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  TERMINÉ • La Dernière des Guerres — [PV The Professor]

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MessageSujet: TERMINÉ • La Dernière des Guerres — [PV The Professor]   Dim 15 Sep 2013 - 1:30


♦♦♦♦

« Moi, Mendax.

Quelle arrogance, je me souviens d’un temps où elle n’existait pas. Je me souviens d’une très ancienne époque où je n’étais rien de tout ce que l’univers m’a fait devenir. Il existait un temps où je n’étais rien du monstrueux personnage que les habitants de la galaxie du Cafard dépeignent quand ils racontent les légendes à mon sujet. Je suis le croque-mitaine de leurs enfants, le diable de leurs croyants. Et le plus horrible dans toutes leurs histoires, c’est qu’ils savent que j’existe. Ils savent que je ne suis pas le fruit d’une imagination débordante, je suis réel. Comme j’envie ceux qui ne croient pas en moi. Comme j’envie ceux qui espèrent que je sois inventé de toute pièce. Si seulement. Ô si seulement je n’avais jamais existé, Moi, Mendax. De tous ces gens, je dois être celui qui éprouve la plus complète de toutes les aversions contre moi. Ils me décrivent comme une bête sanguinaire n’ayant nul pardon, pas la moindre compassion. Une bête. Je suis une bête à leurs yeux. Et je pense qu’ils ne se trompent pas en me voyant de la sorte. Il est vrai qu’on peut apprécier les moments de lucidité qui me traversent mais pourquoi devrait-on les élever plus haut que les malheurs que j’ai engendré ? Si l’on devait les rassembler, la pile de destruction réduirait à néant la portion agréable de mes trois millénaires. Trois millénaires… Je ne m’en suis jamais rendu compte. J’ai vécu si longtemps, et je n’ai épuisé que deux vies… Je dois être un sacré veinard. La plupart de mes congénères auraient déjà épuisés leur compteur. D’ailleurs, je me suis toujours interrogé sur cette façon qu’on avait de tricher sur notre destin ; vivre éternellement, quelle foutaise. Je n’ai jamais demandé à ce qu’on m’accorde tant de vie, tant de temps. J’aurais préféré vivre moins d’une centaine d’années plutôt que d’endurer tout ça. Des millénaires de vie, de fuite, de crimes et de cavale. Et la mort, bons dieux, la mort. Je l’ai enduré plus de fois que quiconque, pas seulement la mienne. Celle des autres. Ces quelques mortels qui ont croisés ma route… À quoi bon tenir ma promesse maintenant ? Ces âmes que j’ai côtoyées, ces gens que j’ai aimés, toutes ces personnes. Mortes… Ils ne sont plus que poussière, alors que moi, je continue de fuir dans l’espace, sans rien. Cette torture insoutenable doit cesser. Moi, Mendax, doit mourir. Et si ce n’est pas de la main des autres, ce sera de la mienne. Puisque je dois mourir quoiqu’il advienne… » Il cessa son écrit et leva les yeux sur l’écran lumineux de la baie médicale qui éclairait son visage couvert d’ombre et de larmes. Le bleu immobile de ses yeux plongés dans le rouge de ses prunelles humides fixait les battements de ses cœurs, il se sentait déjà défaillir avant l’heure. Reculant son dos, il s’affala dans son siège froid et se laissa songer pendant de longues minutes, tandis que son TARDIS était immobile, dans le cosmos bruyant de silence. Mendax ne sût que faire, revoyant mentalement toutes les années de sa vie. Pourtant, il se sentait étranger à son propre passé, il ne se voyait pas, il voyait le premier de lui-même, sa première incarnation, celle qui n’avait pas encore eu de titre… Celle qui n’était pas encore devenu le menteur. Peut-être était-cela que son titre signifiait vraiment ? Qu’il n’était plus le garçon qu’il fut à l’origine… Et au fur et à mesure qu’il continuait de se souvenir il ne se reconnaissait plus, il ne savait plus qui il avait été et se demandait s’il n’était pas en plein délire, s’il n’inventait pas une vie antérieure à celle-ci. Après tout, cela faisait plus d’un millénaire qu’il avait eu cette apparence, peut-être était-il devenu complètement fou, et s’était inventé un passé usurpé de seigneur du temps. Peut-être même n’en était-il pas un. Il s’éveilla de ses pensées et passa une main sur son front, essuyant la sueur venue avec ses pleurs. La main tremblante il sera le poing et s’enlaça du mieux qu’il put, pour se réconforter. La solitude le tuait. Étalé contre lui-même il éclata en sanglots, la respiration forte et saccadée, il gémissait des sons qu’il était incapable de changer en mots. Ses cœurs battaient à le tordre de douleur et ses membres l’incommodaient. Il ne remarqua pas que son corps se balançait d’avant en arrière, comme un nourrisson demandant qu’on l’aide, la bête meurtrière était retombée dans une enfance douloureuse en une fraction de secondes. D’un coup de poing il frappa la table métallique qui lui faisait face et gémissant de plus belle, ses pleurs ne cessant pas, il avait du mal à respirer tant sa propre détresse l’étouffait. « Trois mille ans » se répétait-il à n’en plus finir, son poing ensanglanté par le choc. Les coudes sur les genoux et les mains sur le front il cessa de pleurer quelques secondes, respirant trop fort, puis recommença. Il avait l’impression qu’il finirait ses jours ici, dans son vaisseau. Enfermé dans une muraille de solitude et sans aucune autre issue que la folie qui le guettait chaque jour plus en plus, son crâne le faisait souffrir, plus que d’habitude, il entendait les voix de chacun des compagnons qu’il avait amenés à la Mort. Les cris douloureux de certains, les pleurs d’autres, et même le silence de ceux qu’il avait lâchement abandonnés. Ses yeux se fermèrent, reprenant son souffle très lentement, son sanglot cessa. Ses membres paralysés par la peur, il ne pouvait même plus sentir l’extrémité de ses mains et de ses pieds, il resta immobile, dans la même position pendant un long moment.

Une fois qu’il s’en sentit capable, il releva la tête et ouvrit les yeux. Jetant un regard évasif sur l’écran qui continuait d’afficher sa condition mourante il dévia le regard sur cette lettre qu’il avait commencé à écrire. « À qui vas-tu l’envoyer de toute façon ? Ne sois pas stupide » pensa-t-il. Alors, d’un geste il la déchira en plusieurs morceaux. Puis, se redressant sur son siège, il releva le menton et serra la mâchoire. D’un bond, il se dirigea jusqu’à la console du TARDIS, le visage aggravé par la haine et le désir d’en finir il programma une série de coordonnés spatio-temporelles et son vaisseau se matérialisa dans une ville surpeuplée ; avant d’aller ouvrir les portes il s’empressa de dévaler les couloirs du vaisseau qui ne pris pas la peine de lui poser des énigmes ce jour-là. Fait bien rare, mais on peut supposer que le TARDIS avait déjà compris ce qu’avait entamé son pilote. S’enfonçant dans des pièces toutes plus diverses les unes que les autres, traversant une allée de portraits sans-visages, sautant entre des dalles gigantesques et rampant dans une forêt, Mendax s’arrêta finalement en face d’une minuscule porte. S’allongeant par terre, il gratta du bout de l’index le métal argenté et elle s’ouvrit, laissant un chat sortir calmement. Mendax attrapa l’animal dans ses bras et revint jusqu’à la console. « Cher passager, il est temps pour toi de me quitter. Lui adressa-t-il dans le coin de l’oreille. Tu as suffisamment vécu et moi aussi… » Il gratta le sommet de la tête de l’animal et s’approcha des portes du TARDIS, elles s’ouvrirent sans qu’il n’ait à les toucher et tandis qu’il vint déposer le chat devant l’horizon de cette ville où il avait découvert le seigneur du temps et son TARDIS pour la première fois, l’animal tourna la tête dans sa direction et sembla inquiet pendant un court instant. Le Mendax, lui, esquissait un des rares sourires qu’on lui connaissait trop peu. Une fois l’animal disparu dans son environnement propre le seigneur du temps s’adossa contre l’une des portes et regarda la vie humaine. Ses yeux anciens débordaient d’une ancienne nostalgie alors que ses lèvres immobiles reflétaient ce temps trop long à vivre. Les sourcils froncés il observa longtemps tous ces gens défilant sur cette grande allée couverte des deux côtés par de grandes constructions qui frôlaient les cieux. Un léger soupir traversa les lèvres de Mendax, il se surprit à sourire et tournant les talons il s’enfonça dans son TARDIS, le renvoyant dans l’espace. Plus silencieux et moins hyperactif autour de la console qu’à l’habitude, il contemplait les mécanismes en fonction, faisant glisser ses mains sur les extrémités de la machine, tournant autour d’elle et ne constatant rien d’autre que le vide complet de l’univers à travers les écrans. Se privant de toutes pensées il agissait mécaniquement, ne voulant plus entendre la douleur des anciens personnages qu’il avait connu et ne voulant pas plus que cela s’imaginer les cris de ceux qu’il finirait par tuer au fur et à mesure du reste de sa vie. Il se retourna, croyant entendre du bruit, mais ce n’était rien d’autre qu’à l’intérieur de sa tête se disait-il. Continuant sa routine mécanique, il se sentait plus calme. Comme libéré d’un fardeau, il avait l’impression que quelque chose de nouveau s’annonçait pour lui, maintenant qu’il avait fait le deuil de son passé. De ses anciennes vies et de ses anciens compagnons. Une pensée se détacha pour le peu de personnes qui l’avaient aimé en retour. Puis il repensa à ces gens qui le haïssaient. Pressant les derniers interrupteurs le Seigneur du Temps venait d’enclencher un long voyage dont il était certain de la fin. Son TARDIS voyagea longuement dans le Vortex Temporel jusqu’à ce qu’il atteigne la galaxie du Cafard, ce lieu où on le détestait tant. Immobile et sans circuit caméléon d’activé, le TARDIS aurait été à la merci de n’importe quel autre vaisseau de l’endroit, si Mendax n’enclencha pas un système dont son espèce avait le secret. Modifiant le décalage avec le temps de son vaisseau, le TARDIS devint totalement indétectable de tout autre vaisseau. Le Chronarch se pencha devant la console, les poings servant d’appuis, il baissa la tête et prit une grande inspiration. « Une dernière prière. » Marmonna-t-il quelques instants après. Il se dirigea par la suite jusqu’à une petite pièce hermétique du vaisseau aux murs d’un blanc éclatant. La pièce isolée servait autrefois à se restaurer des suites d’une régénération trop violente, Mendax lui, l’avait convertie en petit autel duquel il pouvait, dans les moments de grands doutes et d’incroyable souffrance se tourner vers sa foi. Ainsi, il s’agenouilla et ferma les yeux, priant toutes les divinités auxquelles il croyait. Ses pensées mobilisées par sa prière, il n’entendait plus les voix qui le tourmentaient depuis si longtemps. Le cœur allégé et l’esprit plus clair, il revint auprès de la console après quelques minutes à se répéter des paroles anciennes.

Désormais habité par le courage d’en finir, Mendax commanda à son TARDIS de se matérialiser dans la bonne position temporelle, redevenant visible aux capteurs des mondes à proximités, il fit descendre lentement son vaisseau dans l’atmosphère d’un monde désertique duquel on voyait s’illuminer de nombreuses colonies. Parce qu’il souhaitait protéger le vaisseau plus qu’il n’espérait se protéger, il s’immobilisa dans le désert montagneux. D’un pas vif et bref, il alla se vêtir en toute hâte d’une manière bien plus cérémonielle que l’étaient ces vêtements terriens. Il enfila une longue robe déchirée par-dessus un genre d’amure en métal blanchâtre fissurée et salie par le temps ; elle-même couverte par une autre robe déchirée. Resserrant finalement les gants en cuir qu’il avait ramassé sur une étagère, il s’avança devant les portes du TARDIS… Écrasé par ses émotions, il fit disparaître une larme aussi vite qu’elle était apparue et serra ses mains jointes dans son dos. La voix enrouée il marmonna avec difficulté à son TARDIS les derniers mots qu’il lui adresserait. « Une fois que je serais dehors, verrouille-toi, et ne t’ouvre que si je viens de te le demander… Mais n’y compte pas. Adieux… Tu m’as sauvée plus que tu ne le pense, merci. Mais j’ai trop vécu, et je ne suis plus désiré dans cet univers. Tu pourras retourner sur Gallifrey, si cela te plaît, mais je ne pense pas que je reviendrais. » Et à cet instant, le TARDIS sembla chercher à lui répondre, les moteurs grondèrent et sur les portes d’entrées se gravèrent les mots que la machine ne pouvait prononcer. « Je t’attendrais. » Mendax ne put s’empêcher de sourire. Il sortit du TARDIS et se couvrit la tête d’une capuche. Fixant l’horizon vide et inanimé…
Ou presque.

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Dernière édition par Mendax le Mar 25 Mar 2014 - 19:22, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: TERMINÉ • La Dernière des Guerres — [PV The Professor]   Mer 9 Oct 2013 - 23:02


♦♦♦♦



CHARON – 11 : 25.

La mégalopole unique qui servait de capitale à la Confédération humaine Servex semblait bien agitée ce jour-là. Les employés traversaient les couloirs en tous sens, et l’on se hâtait de terminer une discussion ou une pause, pour se remettre à courir dans tout le bâtiment. Servex était bien moins calme que ses publicités la proclamaient. En vérité, si on avait l’intelligence de tendre l’oreille depuis l’extérieur, on aurait été en mesure d’entendre les sonneries répétées d’une alarme qui hurlait son affaire stridente dans toute la société. Des hommes vêtus de grandes combinaisons débarquèrent rapidement d’une cohorte de véhicules venus s’enrager autour de la grande tour aux vitres désormais blindées par un renforcement en métal étrangement sombre alors que les deux soleils commençaient à partager la même position dans l’horizon orangé qui servait de ciel à ce monde aride mais pourtant si accueillant. Alors que les groupes d’hommes en combinaisons continuaient d’affluer pour s’enfermer dans le bâtiment immense on voyait la foule s’ameuter autour des véhicules placés en un genre de barrage pour protéger l’accès. Visiblement similaire à des policiers ou des militaires, le peu d’entre eux qui n’entraient pas gardaient la foule hors du potentiel danger, puisqu’il devait bien en avoir un pour qu’on décide qu’il soit nécessaire de déployer une telle armada dans les locaux d’une simple société bureaucratique. Entre chaque étage, sur chaque sol s’étalaient des hordes de papiers et autres affaires jetées en l’air, des lunettes cassées trainaient parfois aux côtés de quelques classeurs arrachés, ou parfois étaient étalés contre le sol des chaises défoncées ; se cognant contre des portes démontées par une force visiblement bestiale. Du rez-de-chaussée jusqu’au troisième étage, il n’y avait pas un signe de vie, pas la moindre présence d’un ou plusieurs employés, cachés sous leurs bureaux, dans un coin, derrière une plante. Pas le moindre signe. Les hommes en combinaisons armés de fusils aux allures dignes d’un film de science-fiction se partageaient les chemins à prendre, tandis que certains cherchaient désespérément à trouver quelqu’un dans ce foutoir. Un de ces hommes, visiblement le plus gradé de tous portait une combinaison plus large, et plus lourde surtout, marquée d’un crâne sur l’épaule droite, il portait son fusil sur celle-ci et s’avança lentement vers le bureau situé en dessous d’un panneau clignotant à moitié défoncé désignant l’accueil. Il posa son fusil nonchalamment sur le rebord en plastacier blanchâtre et se laissa tomber sur une chaise de bureau. D’un très léger coup de pied il remit en marche l’ordinateur qui était devant lui et traversant quelques hologrammes il réactiva les caméras de sécurité. Visiblement très accoutumé à la technologie il n’eut pas de mal à traquer la cause de toute cette intervention. Et très rapidement il fit signe aux hommes encore avec lui au rez-de-chaussée, avant de prévenir par radio tout le reste d’entre eux. « Quinta area. Iterum : quinta area. » Répéta le personnage trois fois, avant de reprendre son fusil, de l’armer et de foncer en direction des escaliers. Ses pas bruyants à cause de l’armure trahissaient le plus simplement sur sa position et il continuait de grimper les marches par quatre, suivi de près par deux de ses hommes les plus fidèles, eux vêtus de combinaisons très fines, armés de puissants fusils de précision. Les yeux couverts par des lunettes à vision nocturne et infrarouge, ils semblaient agiles et bien plus maitres de leurs émotions immédiates que l’était leur chef, son visage peint par la haine et la rage lui aurait donné l’allure d’un criminel s’il n’avait pas été le plus étoilé de tous les soldats de Charon. « Haec canis reddam. » Grogna-t-il entre ses dents. Avant de s’arrêter devant une porte à deux battants verrouillée. Accroupi pour ne pas être aperçu au travers des deux petites vitres qui traversaient la porte, il s’étala contre le mur et adressa un signe de tête aux deux hommes qui le suivaient. L’un se mis à couvert contre le mur, tandis que le troisième, à genoux devant la porte arma son fusil en direction de celle-ci. Attendant un nouveau signe de son chef, il tira immédiatement après celui-ci. En plus de déverrouiller la porte, il avait envoyé dans tout le couloir une importante déflagration de fumée rendant toute circulation impossible sans l’équipement qu’ils portaient. C’est-à-dire ces lunettes spéciales fixées sur leurs visages.

Le chef, lui, pressa un bouton sur le revers de son poignet droit, qui fit surmonter une visière à son crâne, se plaçant sur le sommet de sa combinaison, la demi-sphère lui permettait la même chose avec quelques avantages supplémentaires que ce qu’avaient les deux soldats de précision. Le fusil en joug devant lui, il fit d’un rapide signe de sa main libre comprendre aux deux hommes de traverser la pièce par les côtés. « Ego Imperator, Signum Devorantem et Gemileus, Iterum : Signum Devorantem et Gemileus. » Chuchota-t-il dans sa radio tandis qu’il avançait dans la plus grande lenteur. Regardant rapidement de chaque côté, la sueur perlait sur son visage, la combinaison très peu ventilée et toute cette pression lui donnait une très importante poussée d’adrénaline, il sentait que tout ceci allait enfin prendre fin. « Gemileus ! Signan gaia net abidos. Il hurla, La aegid locanstet à té » Il pointa son fusil vers la droite, puis vers la gauche, avant de foncer en avant. « Vale Gemileus, te ego signan locata ! » Cria-t-il de nouveau. Il sursauta et se tourna vers sa droite quand il entendit un hurlement étouffé par une forte pression, suivi immédiatement par le bruit d’un corps tombant au sol. « Sapiens abed ! Iterum : Sapiens abed ! » Répétait-il en accourant vers l’homme. L’un des deux soldats qui le suivaient avait la gorge tranchée, son sang déferlant encore sur son torse, le chef n’eut pas à chercher un quelconque pouls, l’homme était indubitablement perdu. « Gemileus, Ignan pater vas… » Le chef se redressa et replaça son fusil devant lui, traversant la pièce à pas discrets, il se mit à couvert contre une colonne, parce qu’il avait entendu un bruit, une présence avançait dans sa direction. Étouffé par sa propre adrénaline, il sortit de sa couverture et hurla dans la direction de l’homme en même temps qu’il lui tirait dessus. Une vingtaine de coups plus tard, il baissa son fusil et tandis que la fumée de son arme se dissipait de devant lui, il constata avec effroi qu’il s’agissait de l’autre soldat qui l’avait accompagné dans cet enfer. « Christo… » Suffoqua-t-il, alors qu’il tomba à genoux devant la dépouille massacrée de son compagnon d’armes. Se jetant à la gorge de son ami pour chercher cette fois-ci à entendre ne serait-ce qu’un dernier battement de cœur. Rien. Pas même un dernier soupir. Etranglé par sa propre erreur, le chef se laissa tomber à genoux, contre le mur derrière lui, en larmes. Il désactiva sa visière spéciale, et commença à retirer la partie encombrante de son armure. Ne gardant que les parties les plus légères et qui protègeraient son torse et ses jambes. Il ramassa de la ceinture de son compagnon un pistolet qu’il chargea. Le gardant entre ses mains, tandis que le sommet de chacune d’elles ressentaient les balancements répétés de son crâne, il gardait les yeux clos. Ses larmes traversant ces paupières enfermées et sa barbe d’une semaine. « Gemileus ! » Hurla-t-il une nouvelle fois, longuement à s’en époumoner. « Oppugnare mei sin Sapiens ! » traversa sa voix caverneuse tandis qu’il se redressa et tint en joug son horizon. Un long silence s’en suivit, il s’avança lentement dans la brume qui commençait à disparaître. Tendant l’oreille et gardant tous ses sens aux aguets, il n’avait plus de nouvelles du reste de son équipe, et supposa que l’ennemi leur avait réglé leurs comptes. « Gemileus... Sin eta et… » Soudain, il entendit un craquement. Avec une rapidité époustouflante il se retourna et tira en direction du bruit, priant pour ne pas tuer un autre coéquipier, il rata sa cible. Après une longue traque silencieuse, il entendit à nouveau un autre bruit. Cette fois, sans réellement savoir ce qui lui passait par la tête, il préféra rester immobile et attendre. Serrant entre ses mains le pistolet, il suait de plus belle. Lorsqu’il se retourna lentement il aperçut une silhouette masculine. Déglutissant, il regarda l’homme, « Ces types étaient mes amis, Gémélée. » prononça-t-il en levant son arme dans la direction de son unique ennemi. La vapeur finalement dissipée révéla l’ennemi aux yeux du soldat. Les deux hommes se défiaient du regard, la folie dans les yeux du dénommé Gémélée était effrayante, tandis qu’on lisait la volonté de vengeance dans les yeux du soldat. « Tu vas payer, fils de pute. » Grogna-t-il dans la direction de son meurtrier d’ennemi. Gémélée, vêtu d’un smoking regardait le militaire, les mains jointes devant lui, un sourire presque insolant gravé sur ses lèvres. On entendit plusieurs coups de feux, et quand le Chef rouvrit les yeux il fut estomaqué de ne pas voir la dépouille de Gémélée. « PUTAIN ! » Serra-t-il entre ses dents, tandis qu’il laissa tomber son arme déchargée. Une légère pression contre son épaule fit tressaillir l’homme. Sans qu’il ne puisse se retourner il fut projeté en avant et s’écrasa après avoir détruit un bureau en bois.

Tandis qu'il reprenait ses esprits il vit s'avancer la silhouette de Gémélée qui se pencha devant lui, ayant au préalable ramassé un pistolet qui lui était bel et bien chargé. Le froid du canon en métal contre son front lui donna un très long frisson. Les yeux clos, le soldat se mit à réciter une prière. « Mon nom. Retiens-le et hurle-le quand tu approcheras des portes du Paradis. » Le militaire ouvrit lentement les yeux, croisant le regard du jeune garçon, ses pupilles bleues lumineuses et ses cheveux en batailles. Le soldat lui cracha dessus. Réaction à laquelle le garçon ne pu s'empêcher de sourire, même de rire. « Courageux même pour la fin, hein. » D'un geste du pouce, le meurtrier tira sur la petite partie métallique en bout de l'arme et regarda au plus profond des prunelles noires du policier. « Mon nom est Mendax. » Murmura le Seigneur du Temps avant de presser la détente de l'arme. Et tandis qu'il se redressait et époussetait son smoking noir, le commandant de cette escouade venait de s'éteindre. Rangeant l'arme dans une poche, Mendax ouvrit une des fenêtres et regarda quelques instants la ville en panique. Le chaos était partout dans la capitale. Il inspira profondément l'air frais de Charon avant de disparaître par téléportation.

CHARON – 11 : 30.

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MessageSujet: Re: TERMINÉ • La Dernière des Guerres — [PV The Professor]   Ven 11 Oct 2013 - 23:03



La Dernière des Guerres.

Feat. Mendax

Si vous êtes un caillou dans l'espace et que vous dérivez lamentablement du côté de la galaxie du cafard, aux alentours de Charon, alors vous avez pu avoir le plaisir de contempler une cabine rouge disparaître à toute vitesse. Et à l’intérieur s'agitait un Professeur plus pressé qu'à son habitude. Oh oui, il tournait toujours autant autour de sa console, mais là en plus on pouvait lire sur son visage que ça sentait pas bon. Que faisait-il là? Son Tardis l'avait forcé à venir, il avait donc visité un peu pour comprendre. Mais voilà une chose qu'il n'aurait peut être pas dû voir, une plaque commémorative en hommage aux soldats morts dans la guerre qui avait fait rage quelques siècles plus tôt, guerre durant laquelle le Mal avait été éradiqué. Le fait que se soit écrit comme ça l'avait intrigué, pourquoi le Mal? Pourquoi était-ce écrit comme si c'était le démon en personne? Une guerre c'est politique, religieux, et dans ce cas c'était religieux. Mais la religions n'est qu'une doctrine politique et le démon n'existe pas, alors quel était ce Mal? Piqué dans sa curiosité, Prof avait fait quelques recherches pour comprendre, elles avaient duré une bonne journée et autant dire que... à peine avait-il comprit qu'il avait décollé.

Mendax, le Mendax plus précisément. C'était lui le Mal, c'était lui le Démon... Et c'était étonnant. Il se souvenait l'avoir rencontré alors qu'étant humain, il avait traversé un portail spatial et c'était retrouvé sur Metebelis III. Il ne se souvenait pas des détails mais il avait été relativement gentil avec lui, alors que se soit lui le Mal... En même temps, c'était un Seigneur du Temps, sa vie n'avait probablement pas été courte mais qu'il tombe dans une guerre religieuse? Le Professeur n'était pas sortit du Void pour apprendre qu'un de ses frères était mort. Ni un ni deux donc, il avait sauté dans son Tardis et avait disparut. Actionnant les leviers, modifiant seulement la date, il remonta prêt de 400 ans en arrière, se garant dans une ruelle à côté de l'endroit où la plaque serait posée dans le futur. Descendant dans le dressing, il se changea. Vous allez me dire, qu'est ce qu'on se met sur le dos quand on s’apprête à se battre? Pas grand chose. En haut, un tee-shirt blanc col en v moulant pour plus de liberté de mouvement. En bas, un pantalon militaire noir qu'il avait piqué à un soldat du 74ème siècle, en fait c'était un soldat d'élite spécialisé dans les attaques furtives et ce pantalon faisait bien plus que de mettre ses fesses en valeur, il lui permettait aussi de se déplacer plus silencieusement. Ce pauvre gars avait été obligé de retourner dans sa base en sous vêtements... très amusant à regarder. Et donc des bottes militaires piquées avec le pantalon à ses pieds. Il avait bien sur complété toute cette tenue super pratique par un magnifique mais néanmoins usé manteau long, marron foncé/gris, cintré à la taille pour permettre la liberté de mouvement la plus totale et avec une fente dans le dos pour permettre d'attraper le sabre sans pour autant qu'on ne le voit, tout en restant très classe. Bah quoi? Il avait enfin mit dans son dos l’Éclair d'Ombre, dans sa poche le pointeur sonique et sur le flanc gauche un pistolet laser. Ça en tout cas, c'était ce qui était visible.

Dernière chose à faire avant de sortir, protéger Bro. Quelques paramètres de sécurité enclenché et il alla jusqu'à la porte. S’arrêtant un instant, il posa son front contre la porte, fermant les yeux, respirant doucement. Il était prêt pour une guerre alors que dehors, rien encore ne présageait ne serait-ce qu'un simple conflit. Peut être était-ce une erreur que d'être là? Non, il se devait d'y aller. Mendax ne pouvait pas mourir, ça n'était pas logique. Il était écrit qu'il s'était rendu et ça n'était pas concevable. Il lui fallait l'aider. Sortant, il se retourna un instant pour frôler la porte rouge du bout des doigts avant de tourner le dos à son vaisseau. Après quelques pas, le Tardis se dématérialisa, disparaissant, allant... si je vous le dis je serais obligé de vous tuer. Les mains dans les poches de son manteau, le Professeur avançait et rejoignait la rue principale où la plaque serait installée. Discret, il se fondait dans la masse. Maintenant il lui fallait le trouver...

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Dernière édition par The Professor le Mar 4 Mar 2014 - 0:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: TERMINÉ • La Dernière des Guerres — [PV The Professor]   Mer 16 Oct 2013 - 15:10


♦♦♦♦

Un couteau traversant sa gorge,
l'échine tremblante et quelques flots de sang coulèrent autour de lui, salissant le sol et s'agrippant à la plante de ses pieds. Le pauvre homme était attaché sur une chaise, suffoquant entre des cris étouffés et des palpitations qu'on sentait jusque dans la plaie qui perçait sa gorge dans une grande ligne horizontale. On voyait la chair devenue rouge faire des très vifs mouvements de va et vient, comme si la pomme d'Adam du pauvre homme cherchait à s'enfuir de tout les côtés de son propre corps. Mais étrangement, il ne mourrait pas. Une intrigante et étrange technologie l'en empêchait. Il était attaché dans une chaise, le bras droit percé d'un long tuyau transparent qui se prolongeait jusqu'à rejoindre un genre de dispositif aux couleurs métalliques. La pauvre victime s'étouffait dans son propre sang, mais la technologie futuriste refusait de lui accorder le dernier souffle, tandis que tournait autour de lui cet homme vêtu de grands vêtements amples, des robes en mauvais état, une capuche baissée derrière les épaules. Pieds nus, il pataugeait sans gêne et sans craintes dans la mare de sang qui ne cessait de grandir tandis que sa victime perdait son sang et devenait plus blanche à chaque minutes. Le meurtrier faisait les sang pas, il attendait quelque chose. Mais s'il attendait une réponse, il aurait bien fait de ne pas égorger le pauvre garçon, qui à en croire son visage derrière la sueur et la peur ne devait même pas avoir plus de vingt ans. « Soyons clairs, relâcha finalement l'assassin en se tournant vers lui, J'ignore complètement ce qu'il va se passer une fois que j'aurais terminé. » Il s'arrêta un instant pour regarder au loin, à travers une fenêtre. Le très mauvais état et l'isolement de la cabane qu'il avait envahi à lui seul lui avait offert le grand confort de ne pas être inquiet quant aux cris que pousseraient les parents du jeune homme, lorsqu'il les tua l'un et l'autre. Leurs deux dépouilles étaient étendues par terre, baignant dans un fleuve de sang commun. Quelques mouches étaient déjà venues se coller contre les vitres, sentant l'odeur des décédés et du garçon qui allait sûrement finir de la même façon dans très peu de temps. Le monstre qui l'avait attaché s'approcha de lui, et s'agenouilla pour être à sa hauteur. « Tu sais, je ne fais pas ça contre vous tous. » Le visage a demi-levé vers le plafond du garçon gardait les yeux rivés sur le meurtrier, on semblait lire un flot constant d'insulte dans les yeux de l'adolescent. « Je le fais pour moi, contre moi. C'est important. » Il se redressa et s'approcha de la table sur laquelle était posé le dispositif relié à l'adolescent, regardant l'écran de cette même machine, il tourna ensuite la tête vers celui-ci et le regarda un air de compassion traversant la froideur de son expression. « Bien, j'ai récupéré ce qu'il me fallait, je suis désolé mais je dois m'en aller. Tu comprends bien que je ne peux pas te laisser ici. » Et tandis qu'il retirait le tuyau du bras de l'adolescent, celui-ci chercha à résister, à le frapper, l'empêcher de partir. Mais il était trop faible et trop attaché pour y parvenir ; d'un geste de la main qui tenait le couteau il trancha une nouvelle fois la gorge du garçon dans l'autre sens, et s'en alla. Une fois à l'extérieur de la vieille bâtisse il couvrit de nouveau son visage de cette capuche, pour le protéger des soleils. Il grimpa sur un genre de "moto du futur" qui devait sûrement appartenir à ces gens qu'il avait mutilé et disparu au loin.

Traversant les grandes étendues désertes de la planète hostile il fonçait dans la direction de la grande capitale, celle qu'il avait visitée autrefois, à plusieurs reprises et dans laquelle il était rapidement devenu l'un des monstres les plus recherchés. L'un des plus dangereux par la même occasion, puisqu'à la différence de la plupart d'entre eux, lui, ne craignait pas la mort, puisqu'il savait sans se tromper qu'il en reviendrait toujours. Traversant les grandes autoroutes et n'hésitant pas à commettre quelques excès de vitesses, il arriva très rapidement au centre de la capitale, avant de s'engouffrer entre deux bâtiments. Enfoncé dans une allée sombre, il se dissimula dans un coin, posa son derrière au sol et retrouva le moniteur de plus tôt devant ses yeux. Plusieurs cercles Gallifreyens s'entrechoquaient dans l'écran, formant des mots, les déformants et disparaissant pour en laisser d'autres, il referma le boîtier et l'enfonça dans une poche intérieure. Avant de sortir de l'allée, il pris son pouls, constatant sans grande surprise que ses deux cœurs étaient affolés. Battant beaucoup trop vite pour quelqu'un de sain, il soupira, le dos affalé contre le mur; et se marmonna quelque chose dans sa langue natale. Puis lorsqu'il eut finalement terminé ce qui semblait être une prière, il se redressa et s'étira sur tout son être, faisant grincer ses articulations et craquer quelques os. Se préparant visiblement à quelque chose, il fit quelques pas pour sortir de l'allée assombrie, tandis que le sang séché sur ses pieds produisait de légers craquements à chaque pas qu'il faisait. Les poings serrés et le dos très légèrement voûté, il avança quelques pas avant de distinguer la silhouette d'un petit garçon aux cheveux blonds qui lui ressemblait lorsqu'il ne s'était pas encore régénéré. « Eh, salut toi. » Lui lança-t-il tandis qu'il s'approchait du garçon visiblement seul et dont personne ne s’occupait. « Qu'est-ce que tu fais là ? » Interrogea-t-il tandis qu'il était désormais appuyé sur la pointe de ses pieds, à la hauteur du petit homme. Le garçon ne répondit pas et se contenta de le fixer dans les yeux, les siens grands ouverts, qu'on puisse admirer ses pupilles bleues. Étrangement similaire à celles du Troisième Mendax. Le garçon avait le visage inexpressif, presque aussi dur que celui d'un vieil homme. Et tandis que Mendax le fixait dans les prunelles il compris. Sa fausse expression de sympathie avec l'enfant disparu en même temps qu'il marmonna un très enragé « Oh non... Tu ne joues pas à ça, avec moi. » Se redressant la haine au visage, il frappa de toutes ses forces le garçon, qui disparu dans un nuage de vapeur noirâtre. En regardant le nuage s'évaporer dans l'air, Mendax passa ses mains sur son visage et remarqua qu'il saignait de la lèvre inférieure, comme si on venait de le frapper en plein visage. Un souffle s'échappa de ses lèvres alors qu'il regardait son propre sang sur sa main tremblante. Titubant contre le mur à son côté gauche il s'écroula dessus et s'enfonça la tête entre les bras, marmonnant des choses et s'étouffant d'une respiration haletante, balançant son corps. Puis, il ouvrit les yeux en sursaut et se releva, traînant ses pieds couverts de sang hors de l'allée, il fit quelque pas avant de se retrouver face à la ruelle, vide, cette fois-ci. A moitié dissimulé, il se traîna contre l'un des murs et regarda sur les côtés, et ne vit rien d'autre que le trafic sur la route, les piétons manquant à l'appel, comme c'était d'usage dans ce futur lointain. À dire vrai, il n'y avait plus que de très rares piétons, ceux qui devaient parcourir des distances très courtes. Moins d'une dizaine de personnes passait sur les trottoirs à cette heure de la journée, tandis que le ciel était couvert de voitures flottantes.

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MessageSujet: Re: TERMINÉ • La Dernière des Guerres — [PV The Professor]   Jeu 17 Oct 2013 - 18:33



La Dernière des Guerres.

Feat. Mendax

Marcher encore et encore était son genre uniquement quand il y avait du monde autour de lui. Ce monde était futuriste, la fainéantise avait prit le pas sur l'utilisation des jambes et il y avait plus de véhicules dans le ciel que de pieds sur le sol. Pourtant, comme à son habitude, le Professeur se faisait discret, passant parmi les passants. Insoupçonnable et insoupçonné, il marchait, observant, visitant. C'était une ville belle et froide, comme la pluaprt des villes du futurs où la technologie avait prit le dessus sur le reste et où le métal et le ciment avaient remplacé le bois. Dans quelques siècles, la mode reviendrait à "l'ancien" et la technologie toujours omniprésente se ferait discrète, mais pas encore, pas maintenant. Son trajet était indéfini, mais il n'était pas étendu non plus.

Il marchait en suivant la route, restant à proximité de la place où tout devait se passer. Il était à la fois curieux et inquiet mais rien de tout ce qu'il pouvait penser ne se trahissait sur son visage. Première règle, ne jamais influencer les événements. Un simple regard inquiet pourrait alarmer certains attentifs. Oh pas énormément, mais juste suffisamment pour qu'on se pose des questions. Était-ce personnel? Peut être avait-il eu un problème au boulot? Ou alors avec sa femme? Avait-il eu un accident? Avait-il un amant? Était-il malade? Et puis le premier événement se produirait et l'inquiétude deviendrait peur puis panique. Le déroulement des choses n'était pas un problème, c'était leur vitesse qui l'était, car s'il produisait l'inquiétude, il ne pourrait pas la déceler correctement chez les autres, celle qui lui permettrait de savoir s'il se passe quelque chose. Chaque détail était important et ceux qu'il induisait étaient parasites.

Tournant au coin d'une autre rue, évitant de heurter un autre marcheur, il se fondit dans l'ombre d'une ruelle avant que l'homme ne puisse dire quoi que se soit, disparaissant de son champs de vision comme s'il n'avait jamais été là. Autant dire que niveau discrétion, faudrait repasser. Pour autant l'agacement n'était pas une émotion qui le dérangeait dans ses recherches. Parasite mais pas gênante. L'agacement n'inqu... Un frisson. Un frisson parcourant son échine, violent et agréable. Une odeur titillant son nez. Une inspiration et un regard porté. Balayant la zone, il nota chaque détail mais un seul attira son attention: cette silhouette. Il avait déjà ressentit cette sensation, cette familiarité, mais la dernière fois il était mal tombé. Quelle était la probabilité pour qu'un troisième Seigneur du Temps se trouve sur cette planète à ce moment précis sinon... Avançant, pressant le pas maintenant qu'il n'était visible que de lui, bifurquant dans une impasse, il monta un escaliers en métal et arriva par le côté, sans rien dire, dans un silence parfait. S’arrêtant à peut être deux mètres de l'homme encapuchonné et aux chaussures souillées, le Professeur repoussa sa capuche en arrière, révélant son visage, posant sur lui son regard.

Mendax.

Le ton se voulait amical, se rapprochant de celui qu'il aurait eu sur Metebelis, mais il était corrompu parce qu'il savait désormais...

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MessageSujet: Re: TERMINÉ • La Dernière des Guerres — [PV The Professor]   Mar 22 Oct 2013 - 10:43


♦♦♦♦

Fixant la nouvelle silhouette qu’il ne reconnut pas tant cela faisait longtemps qu’il ne l’avait vu, Mendax inclina la tête tandis qu’il ignorait qui était l’homme connaissant son nom. Les pieds salis de sang, et la respiration forte, son front suait. Et ses yeux cernés dévisageaient avec haine l’homme qui lui faisait face. Silencieux et sans honneur, il recula quelques pas, en le regardant. Les mains tremblantes, il hésitait à prendre l’une des armes qu’il avait sur lui, autant qu’il hésitait à fuir. Quand bien même l’autre membre de son espèce s’était adressé à lui d’une manière tout à fait sympathique, Mendax ne croyait pas en la sympathie de son espèce, il la savait dérangée. Il l’avait connu au sommet de sa noirceur, et l’avait vu disparaître tandis qu’il mourrait pour leur cause. Il avait vu la grandeur de Peylix et avait assisté à la destruction de son vaisseau. Il était présent lorsque Rassilon se couronna Lord President, il avait été là lorsque la Pythie annonça les catastrophes. Et s’il avait pu, s’il n’avait pas été trop jeune et trop faible, il se serait levé contre celui-là et aurait réclamé vengeance au nom d’Oméga. Il fut un criminel exilé de sa propre volonté, parce qu’il avait peur de la prison, parce qu’il avait peur d’affronter ses propres méfaits. Il était revenu lors de la Guerre du Temps ; ses crimes d’autrefois lavés, pour la cause de Gallifrey, on ignora qu’il était un meurtrier et on le traita comme tous les autres soldats du Temps. Il assista les premiers régiments, ceux qui étaient directement sur le front, il était l’un des pilotes de guerre. Son pauvre TARDIS était encore marqué de traces des torpilles de l’Ennemi, lui-même portait encore les horribles traces du Roi-Qui-Aurait-Pu-Être ; de l’Enfant Cauchemar et des autres atrocités de cet Enfer-là. Il regardait son congénère avec un dégoût profond, qu’il ne pouvait plus dissimuler. Il n’avait pas honte d’être Mendax, il avait honte d’être Seigneur du Temps. S’il s’était présenté sur ce monde qui le haïssait, ce n’était pas dans l’espoir d’en revenir, il voulait en finir à tout jamais, ne plus se régénérer, mettre fin à son propre cycle. Mais cela n’était pas du goût de son esprit, qui le torturait avec des visions de ses incarnations passées. Et comme si ce ne fut pas assez, il était aussi torturé par des visions de ses incarnations à venir. Il tourna la tête à la droite du Professeur, et fixa ce qui pour lui était vide, tandis qu’aux yeux de Mendax était un grand homme aux vêtements tout de blanc, celui-ci ne portait pas de marque de la guerre, il semblait en paix. Il avait un regard agréable, et une allure bienveillante, silencieusement, il tendait la main devant Mendax, qui le regardait. « Comment ça ? » Marmonna le seigneur du temps dans le vide. « Pourquoi ? » ajouta-t-il tandis qu’il se redressait, et qu’il approchait à pas prudent vers son congénère. Les yeux tachés de cerne du Mendax se posèrent de nouveau sur le Professeur et il le détailla avant de finalement s’approcher à nouveau, se tenant à une distance suffisante pour qu’ils soient mutuellement en position de se détailler l’un et l’autre. Mendax avait l’air misérable. Ses vêtements déchirés, tâchés de sang et couverts de sueur étaient ridiculement amples, trainant sur le sol, déchirés en quelques endroits. Il semblait s’être déjà battu. Avant même que la réelle guerre de Charon commence. Et c’était sûrement le cas, à dire vrai. Les phalanges de ses poings étaient rougies par ce qui semblait être la force des coups qu’il porta sur quelques personnes, tandis que le bout de ses doigts était noir de terre. Il avait la lèvre inférieure fendue sur la gauche, et le sang précieux des Seigneurs du Temps était visible sur celle-ci. D’un geste buccal il vint à lécher la plaie avant de s’adresser à l’autre homme de son espèce. « Qu’est-ce que vous faîtes-là ? » Son ton n’était nullement amical, ni même hostile. Il était imbibé d’une neutralité qu’on reconnaissait aux hommes souhaitant se suicider. Peut-être Mendax aurait-il souhaité en finir sans personne. Peut-être était-ce là la raison de sa solitaire venue sur Charon. Pourtant, il n’avait pas l’air de ne pas apprécier qu’on soit présent pour le voir mourir. Il semblait même ravi d’avoir au moins une personne qu’il connaissait, même peu, à ses côtés ce jour-là. « Ce n’est pas le hasard qui vous a amené ici, je me trompe ? » Demanda-t-il ensuite, supposant que la rencontre ne pouvait être fortuite, puisqu’il s’agissait du point fixe de sa propre mort, là où sa propre tombe allait être édifiée dans l’avenir. « On ne vient pas par hasard sur le point fixe de la mort d’un homme sans raison… » Le ton de Mendax commençait cependant à devenir plus ou moins désagréable, n’appréciait-il déjà plus qu’on l’aide ? Ou était-il jaloux de l’attention qu’on lui portait ? Lui-même l’ignorait. Et tandis qu’il s’imagina autour de lui d’autres de ses incarnations, qui bien sûr n’étaient certainement pas là, ses yeux étaient immobiles, ne fixant même plus le Professeur, mais pourtant figé devant lui. Peut-être était-ce une absence, ou bien était-ce autre chose…

Cette chose peu importe ce qu’elle fut ravi toute l’attention que Mendax était capable d’offrir en ce sombre jour qu’était le sien. « Sans alliés, ce n’est plus une guerre je suppose… » Grogna-t-il tandis que ses yeux dérivèrent du Professeur pour se glisser vers la rue déserte comme toujours. Il semblait pourtant regarder au-delà de ce qui était visible, ce qui de toute façon n’était guère étonnant pour un être de son espèce. Puisqu’ils étaient de toute façon connus pour posséder des dons et des sens hors du commun. Ainsi, Mendax regarda au loin pendant de longues minutes ; écoutant plus qu’il ne regardait, il comptait les moteurs qu’il entendait au loin. Concentré dans son office, il dépassa de quelques pas le Professeur et s’approcha de la rue, sans sortir pour autant d’entre les deux bâtiments qui formaient cette allée. Très bas, il comptait à voix haute. Dix, puis treize, puis vingt, puis cinq, ça ne semblait pas avoir de sens. Pourtant, il continuait. Et une fois qu’il s’arrêta à un chiffre plus grand ; trente, il se retourna et regarda le Professeur. « Je crains, Seigneur Professeur, que notre présence ne soit pas inconnue de Servex. Et que s’ils vous voient en ma compagnie, n’espérez pas qu’ils vous perçoivent comme un innocent piéton. Ils ne sont pas comme ça, la simple proximité avec moi vous met en danger. Si j’étais vous, je partirai. À moins que vous soyez de ces gens qui s’improvisent héros et veulent à tout prix empêcher une guerre. » Il s’arrêta pour tendre l’oreille. « Hélas, vous ne pourrez l’arrêter ; elle arrive et elle est implacable. C’est un conflit plus vieux que vous ne l’êtes, et je doute que vous souhaitiez y perdre plus que moi. » Mendax leva la tête, tandis qu’un véhicule défila à toute vitesse par-dessus les bâtiments de l’allée, vrombissant très bruyamment. Presque comme un avion à réaction. De l’intérieur de ses grandes robes, Mendax détacha son pointeur sonique d’une poche et s’en arma, comme n’importe qui se serait armé d’une baguette en bois contre des centaines de milliers de canons. L’objet tournant entre ses doigts, le Seigneur du Temps regarda autour de lui. Attendant.

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MessageSujet: Re: TERMINÉ • La Dernière des Guerres — [PV The Professor]   Mar 22 Oct 2013 - 15:52



La Dernière des Guerres.

Feat. Mendax

Alors qu'en temps normal il aurait été discret dans son interrogation et qu'il aurait fait ça sans qu'on ne puisse le voir, là ça n'était pas le cas. Le Professeur fixait Mendax, sans ciller, sans faire semblant d'autre chose. Il l'observait, le scrutait. Il portait sur son visage un air indifférent mais il pouvait voir en son congénère, il pouvait tout voir. Oh il pouvait le fixer autant qu'il voulait, il avait vu les mouvements de ses yeux, il avait remarqué ses mains abîmées et salies par le sang. Il avait remarqué la sueur et le mouvement presque imperceptible du coin de sa lèvre. Un coup d’œil derrière lui lui prouvait ce qu'il avançait: le vide... ou le plein. Que faisait-il là? Il ne pouvait pas lui dire clairement. S'il le devinait lui même, soit, mais il ne devait pas lui dire directement. Mendax passa à côté de lui, revenant dans sa contemplation de la ruelle, ou du moins dans cette direction. Il s'était mis à compter. De l'extérieur ça paraissait incohérent mais vu le regard qu'il avait, c'était logique. Il avait semblé content de voir quelqu'un de familier, surtout en ce jour. Sa simple présence avait changé la donne, mais après tout, c'était le but non?

Le hasard n'existe pas...

Et les coïncidences non plus. S'il n'y a pas de Dieu, il y a au moins l'univers qui chapeaute les choses d'une façon étrange. On dit que le hasard fait bien les choses... mais l'univers fait bien les choses, car chaque chose à une raison, une cause et une conséquence. On ne peut juste pas toujours en voir l’incidence. Mais peu importe, Mendax atteignait le nombre 30 et se retournait vers lui. Servex savait leur présence et il lui conseiller de filer car si on le voyait avec lui, alors il serait pourchassé au même titre. La guerre était en marche, il ne pourrait l’arrêter. Levant la tête vers l'allée, il pu observer le véhicule volant, bruyant, dérangeant. A l'évidence, le calme était terminé. Contournant Mendax pour se retrouver dans son dos alors que lui même avait déjà sortit son sonique, le Professeur observa les alentours puis revint finalement devant le Mendax, croisant les bras sur son torse, observant les alentours, ne sachant pas trop à quoi s'attendre.

La guerre est inévitable, ses conséquences ne doivent pas l'être... Je ne suis pas là pour ça.

Que la guerre arrive, ça n'était pas son problème. L’arrêter n'était pas son but. Ce qui le concernait c'était ce qu'il pouvait lire en Mendax.

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MessageSujet: Re: TERMINÉ • La Dernière des Guerres — [PV The Professor]   Lun 11 Nov 2013 - 17:47



« Non bien sûr que non, il n'y a jamais eu de hasard, nous sommes bien placés pour le savoir... On a façonné l'univers selon notre propre désir. C'est nous qui en avons fait ce qu'il est maintenant, nous l'avons tordus dans les sens qui plaisaient à Gallifrey. » Sous l’ubuesque situation qu’était celle-là, Mendax ne savait que penser. Lui que Gallifrey cherchait tant à évincer, voilà que l’un de ses habitants était venu pour l’y aider. Comment ? Mais surtout, pourquoi ? Qu’avait-il à gagner en empêchant la défaite du seigneur du temps ? Mendax ne comprenait pas, d’autant plus qu’il était bien loin ce temps ancien où l’on dévorait les restes des seigneurs du temps tant ils étaient rares. Il n’y avait rien à tirer du cadavre de Mendax, pas même la réponse à une équation basique. Son cadavre, parce qu’il ne se voyait déjà plus comme un corps, était une horreur paradoxale. Rien ne pouvait en être tiré, il était dégueulasse, selon ses propres mots. La noirceur qui rongeait ses os et ses organes faisait de lui certes un seigneur du temps, mais elle le rendait hideux ; il n’avait rien à perdre et la guerre qui s’annonçait était sienne, pas pluriel. Elle ne revenait à personne d’autre que lui, et les Charonéens. D’un geste de la tête il balaya les mots qu’il avait prononcés et ceux qu’avait lancés le Professeur, le regard vagabond de Mendax continuait de s’affoler en tous sens tandis qu’il refit face à son congénère, marchant dans la ruelle dans les lambeaux de robe qu’il portait, il passait une main pleine de crasse sur son visage tandis qu’il faisait maintenant les cents pas. Toujours nus pieds, couverts d’un sang qui n’était pas le sien, et portant quelques tâches de terre en tout endroit de son corps, il renifla et s’immobilisa. Se tournant vers le Professeur, à l’écoute des choses qu’il prononça. Le visage endeuillé de Mendax se tordit d’une étrange grimace, un sourire étouffé, heureux qu’on cherche à l’aider. Mais rien n’y faisait, il était déterminé et ce jour n’allait pas être un de ceux où il se laisserait affaiblir par la compassion. « Les conséquences de celle-ci sont inévitables, peu importe ce que vous cherchez à empêcher, ça se produira. D’une manière ou d’une autre. Et si ce n’est pas eux qui le font, ce sera moi. » Déterminé, et un poil suicidaire, peut-être même trop suicidaire. La voix grave et la stature droite, il fixait le Professeur, d’un air de défi, parce qu’il était convaincu qu’il ferait ce qu’il devrait faire peu importe si celui-ci s’y opposerait d’une quelconque façon. Mendax voulait cette guerre.

« Je me fiche de vos motivations ou de vos espérances. » ajouta-t-il « Vous n’allez rien gagner à vouloir m’empêcher d’accomplir ce qui doit être fait, c’est nécessaire et c’est important. Et dussè-je vous tuer, j’irai tout de même là-bas. » L’esprit du Seigneur du temps était embrumé, embrumé par la rage, la folie et cette lourde et menaçante destinée qui pesait autour de lui, il ne savait pas ce que c’était, mais il savait qu’elle était là et il ignorait pourquoi elle s’acharnait sur lui. Il pensait que le moyen le plus judicieux de l’effacer serait de mourir ici-même, alors, il se jeta dans la gueule du loup sans avoir envisagé que quelques personnes aient pu se lier suffisamment avec lui pour vouloir l’aider, et peut-être même le protéger de ce sombre saut du Destin sur sa pauvre coquille de chair.

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MessageSujet: Re: TERMINÉ • La Dernière des Guerres — [PV The Professor]   Sam 16 Nov 2013 - 1:39



La Dernière des Guerres.

Feat. Mendax

« ...Et dussè-je vous tuer, j’irai tout de même là-bas. » - Le Professeur fixa Mendax, l'espace d'un instant, les mains dans les poches, l'étincelle du défi dans le regard. - Vous essaieriez seulement. - Et il retourna, en quelques pas, dans la direction du vaisseau bruyant. Discuter ici était inutile, intéressant, mais inutile. - Bon, on bouge? Ça m’intrigue et jsuis pas fringué comme ça pour boire le thé.

Il n'avait pas participé à beaucoup de guerres, au moins une parce que les systèmes solaires n'explosent pas tout seuls. Il en avait provoqué quelques unes. Mais là c'était différent, il ne voulait pas la provoquer, il ne voulait pas l'annuler. Il savait qu'elle allait avoir lieux, qu'elle allait commencer, qu'elle allait se terminer, comment elle se conclurait. Et maintenant encore, la raison de sa présence avait changé. Il avait lu en Mendax, il souhaitait changer, il souhaitait sa mort, comme pénitence. Il était temps.

Tu as choisi d'en finir, je ne peux pas l’empêcher. Mais je ne partirais pas. Tu n'es pas obligé de faire ça tout seul. - Il fixa le bâtiment au loin, et la fumée. - Allez, en marche papy.

En marche. Prof emboîta le pas. Retournant vers la rue principale, approchant du lieu des événements, de la futur place. Le véhicule était là, au sol. On pouvait hésité sur le fait de savoir s'il c'était craché ou s'il s'était posé mais ce qui était sur, c'est qu'il était dans un état lamentable. A l'angle de la ruelle, dos au mur, il observait. Se retournant vers le grand menteur, il demanda:

C'est quoi ce bâtiment? Ça a l'air bien secret tout ce bordel.

Un vaisseau foutu au pied d'un immense immeuble aux allures de bâtiment gouvernemental avec des gardes et tout le peuple que va bien, et un homme sortant du vaisseau, escorté, pressé. Ce vaisseau avait été attaqué, cet homme devait avoir quelque chose qui intéressait du monde. Ça puait le secret. Donnez au Professeur un mystère, il ne pourrait se retenir.

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MessageSujet: Re: TERMINÉ • La Dernière des Guerres — [PV The Professor]   Mer 20 Nov 2013 - 10:16

« Aucune idée. » Mettant à profit ses millénaires d’existence et le port de ce doux titre qui lui collait si bien, il détourna son regard de la bâtisse et le posa sur le véhicule à la limite de la ruine.  « Mais si on en croit l’attroupement que ce machin a entrainé », il pointa en direction du véhicule duquel commençaient à se dégager quelques flammes « ça a bien l’air d’être quelque chose de très important. Le fait qu’il soit gardé, ça n’indique rien. Les commissariats sont gardés chez les Sapiens, alors bon… » Les Sapiens, il venait d’appeler les êtres humains des Sapiens. Le voilà qui se mettait à converser comme sa première incarnation… Comme le vieux monstre qu’il était autrefois, le monstre arrogant et xénophobe. Son attitude commençait même à singer celle de son autrefois lui-même. Il se tenait beaucoup plus droit que tout à l’heure et était bien moins facile à lire, regardant le véhicule désormais en flammes au tour à tour avec le bâtiment gardé. De quelques pas il s’avança pour mieux apercevoir le building et y plus déterminer plus précisément ce que c’était. Avant de tourner la tête pour ensuite faire de même avec le véhicule. Agacé de ne rien entendre à l’horizon, il fouilla dans la profondeur de ses robes et y attrapa son dispositif sonique. De même qu’il retira de sa poche droite une oreillette en plastique blanc sans fils. Tandis qu’il plaçait la sienne, d’une simple et brève pression de son pointeur en direction du véhicule en feu il écouta ce qui se disait là-bas, parce qu’il avait aperçu deux hommes trop bien armés pour que ce soit naturel. « Alors, » il se tourna dans la direction de son congénère « apparemment, le pilote s’est fait descendre en plein vol par une flotte ennemie d’après eux. » Le Seigneur des Menteurs s’arrêta quelques instants pour respirer et plisser les yeux dans la direction enflammée du véhicule. « Si je n’avais pas éteint les systèmes de mon TARDIS je penserai que c’est lui qui se serait permis de faire ça… Mais comme c’est le cas, qui ? » Il se gratta le haut de la tête et se mit à réfléchir à voix basse. D’un bref mouvement de tête il approuva sa propre théorie et ajouta d’une façon très claire et très brève ; « Je n’en ai pas la moindre foutue idée. » Il rangea l’oreillette et le pointeur sonique dans ses poches tandis qu’il croisa les bras. « Cette histoire ne me dit rien qui— »


Et Charon trembla quand le véhicule explosa, projetant des débris un peu partout autour de lui. Visiblement, il avait été chargé d’explosifs et grâce à cela, Mendax avait maintenant la  certitude qu’il ne s’agissait pas de son TARDIS ; puisqu’il n’était pas du genre à laisser quelques temps de répit. Le vaisseau avait plus l’habitude de transformer sa cible en une singularité qui disparaissait de l’existence presque immédiatement. Un vrai vaisseau de guerre quoi. Pas le temps de faire dans les détails ou l’explosion théâtrale et dramatique. Un léger soupir d’excitation et d’amusement éclata entre les lèvres de Mendax car la meilleure partie venait enfin de débuter, le début incertain de la guerre ! Il était heureux que l’action commence enfin à se manifester, et sans se faire attendre du Professeur ou même de lui expliquer quoique ce soit, il tourna les talons et couru de là où ils s’étaient tous les deux rencontrés précédemment. Plus vif et plus réactif qu’il y a quelques minutes, Mendax semblait bien plus enjoué peut-être même trop. Sautant à toutes jambes les bras tendus en l’air, il se retrouva accroché à un escalier en métal qui descendit d’un fracas dégringolant jusqu’à ce que ses pieds touchent le sol et qu’il grimpa celui-ci. En vitesse et sans s’essouffler, visiblement, il atteignit le sommet de l’immeuble, qui n’était pas si grand qu’on eut pu le penser en le voyant. Une fois au sommet, il était à moitié à genoux, observant depuis le sommet de l’immeuble les hommes armés qui étaient bien plus nombreux qu’on n’avait pu en compter depuis le contre-bas. Parce qu’il se doutait bien qu’il ne l’avait pas attendu en bas sans rien faire, Mendax marmonna dans la direction du Professeur qui était sûrement à proximité, et s’il ne l’était pas il avait eu l’air vraiment très con à marmonner ceci « Vous avez vu ça ? Une vingtaine là-bas » il pointa du doigt la gauche du grand bâtiment gardé. « Et une autre dizaine de l’autre côté… Je me suis trompé à propos du bâtiment on dirait. » Il se retourna en entendant un bruit métallique derrière lui. S’approchant à pas de loup de la source de celui-ci, il gardait une main à proximité de sa ceinture, où était accrochée une arme à feu à rayons. Prêt à dégainer et à l’utiliser au moindre danger, il se faufila jusqu’à atteindre l’endroit d’où provenait ce bruit. L’arme en main, il chercha autour de lui mais ne vit rien. Plutôt que de retourner là où il était pour observer les troupes armées, il avança de quelques pas et continua de chercher. Aussi soudainement qu’il ait pu s’en rendre compte, une silhouette lui sauta dessus et le projeta à terre, martelant son visage et son corps de coups de poings. Immobilisé au sol, son pistolet avait glissé trop loin pour qu’il ait pu l’attraper sans bouger. Encaissant les coups de cette personne qui était vêtu d’une armure noire dissimulant toute forme et toute possibilité de la reconnaître, Mendax s’appuya sur toute sa masse et fit une longue roulade qui lui permit d’inverser la balance de la personne. A présent c’était elle qui était écrasée par terre, le Seigneur du temps appuyé sur elle, et lui rendant ses coups uniquement au visage. Même s’il se fracassait quelques articulations à cogner un nombre incalculable de fois sur l’espèce de masque qu’elle portait. Il ne s’arrêtait pas et continuait de frapper, de frapper, de frapper et de frapper. Le sang de ses phalanges couvrant aux quelques endroits qu’il tabassait, jusqu’à ce que finalement, la personne cesse de résister et tombent dans l’inconscience à force d’être ainsi frappée. Mendax frappa d’un dernier coup de poing, avant de laisser un très grave et long soupir, essoufflé et la main droite tremblante, car il n’avait frappé que de celle-ci, il redressa la tête et se souleva du corps inconscient de son assaillant. Ramassant son arme, il la tint en main gauche et garda le centre du crâne de ce-même assaillant en joug. Prêt à lui faire exploser la cervelle au moindre mouvement.

Bestial, voilà ce qu’il avait été, c’était effrayant de le voir s’énerver autant. C’était très rare, mais ça lui était propre. Et tandis qu’il gardait son attaquant en joug, il vint à retirer de sa main libre et encore tremblante ce qui couvrait le visage de l’assaillant. Ou plutôt de l’assaillante, il fronça les sourcils tandis qu’il découvrait qu’il s’agissait d’une femme. « Sérieusement ? » Marmonna-t-il, serrant de la main gauche le manche de son arme. « Vous en êtes toutes encore là ? » Ajouta-t-il avant de se mordre la lèvre inférieure, qui saignait déjà à cause des coups de la demoiselle. Il détourna la tête vers le Professeur, et ajouta finalement, « Ils en sont encore à former des assassins pour me buter. L’intention est bonne, mais sérieusement ? Quel âge ont-ils ? On en oublierait presque qu’ils sont un empire colonial et religieux… » Reposant ses yeux sur l’assassin il observa longtemps son visage de façon à se le graver dans la mémoire. Et par mesure de sécurité, il lui tira dans les jambes, on entendit les os de la demoiselle se briser violemment, elle qui était toujours inconsciente aurait hurlé à s’en époumoner sous la pression d’une douleur et d’une souffrance si intense qu’était celle-là. Ses jambes fumaient encore tant le tir avait été à très courte portée. Mendax pointa aussitôt après le canon de son arme sur le visage de l’inconsciente. Demandant finalement, « Qu’en fait-on ? On la torture et on la force à nous révéler ce qu’il se passe sur cette planète miteuse et odieuse ? Ou on l’achève directement ? »

HRP:
 

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MessageSujet: Re: TERMINÉ • La Dernière des Guerres — [PV The Professor]   Dim 24 Nov 2013 - 0:42



La Dernière des Guerres.

Feat. Mendax

L'explosion du vaisseau illumina la place, la déflagration fut violente et Prof en ressentit la poussée, ses cheveux s'ébouriffants au rythme du vent. A peine avait-il eu le temps d'observer le spectacle que Mendax partait en courant, s'agripper à une échelle métallique et monter sur le toit d'un immeuble. Son regard était trop joyeux pour être saint mais à l'heure actuelle, celui du Prof était bien trop calme pour être normal. L'un comme l'autre avaient leurs spécificités et leurs différences, pourquoi s'en étonner. Et puis si lui était un guerrier fou, il avait bien été une salope sans remords, alors bon, que pouvait-il dire... Faisant demi-tour lui aussi, il ne couru pas pour autant après lui et arriva dans son dos après qu'il ai fini de parler, devinant ce qu'il avait dit en observant à son tour l'endroit de ses propres yeux. Une vingtaine de type à gauche, une dizaine à droite, sans compter ceux de devant et ceux qu'ils ne pouvaient pas voir. Le Professeur soupira. Une guerre était une guerre, et il n'y avait pas de guerre sans morts...

Un son dans son dos attira son attention et il suivit Mendax du regard quand il alla voir d'où il provenait. Il eu le réflexe de faire un pas en avant quand il vit l'assassin fondre sur son frère mais il ne pu en faire un autre, un autre assassin lui faisait face, lui bloquant le passage. Pourtant, la silhouette noire ne bougeait pas, elle ne faisait que s'interposer. Arquant un sourcil, le Professeur fit un pas en avant mais elle en fit de même, se décalant même un peu pour bien lui signifier qu'elle ne le laisserait pas passer, et derrière elle, il pouvait voir le Mendax déchaîner son poing droit sur la face de son assaillant. Profitant du moment d'inattention de son obstacle quand il tourna la tête vers son collègue au sol et meurtri, le Professeur fonça droit sur lui, esquivant sa problème un coup de poing maladroit en se baissant un peu et frappa directement à son sternum, se heurtant à la résistance de l'armure noire. Faisant un pas sur le côté, il dévia un nouveau coup de poing et frappa en plein dans les côtes d'un direct du gauche, touchant un point sensible et une faille dans l'armure. Ne perdant pas de temps, il utilisa la faille dans sa défense pour frapper de la paume droite au niveau du menton pour faire sauter le casque de l'assassin et enchaîner par un coup du gauche en pleine mâchoire. Pour finir, il fit un pas en avant pour bloquer ses jambes et la faire basculer en arrière, ne retenant pas sa tête qui heurta le sol de plein fouet, la faisant sombrer dans l'inconscience.

Oui, une autre femme. Des femmes assassins, choix intéressant mais fondé après tout. Il écouta les réflexions de Mendax tout en observant le visage de son adversaire désormais au tapis, un joli visage, mais trop endoctriné pour lui quoi qu'en d'autres temps il aurait pu tenter le coup... - « Qu’en fait-on ? On la torture et on la force à nous révéler ce qu’il se passe sur cette planète miteuse et odieuse ? Ou on l’achève directement ? » - Prof approcha du corps en sang de la femme qui avait attaqué Mendax et se mit au dessus d'elle, littéralement à califourchon sur elle pour bloquer tout mouvement et accaparer son attention. La pression sur son ventre l'avait ramené à la conscience et le Professeur se pencha sur elle jusqu'à ce que son visage soit à quelques centimètres du sien, son regard plongé dans le sien.

Je souhaite savoir ce qui se passe dans ce bâtiment et pourquoi vous nous avez attaqué.
« C'est un bâtiment politique. »
Un regard, un mouvement de la lèvre... - Vous mentez. Personne ne me ment, personne ne le peux.
Le Professor baissa les yeux comme s'il voulait regarder derrière lui et la jeune femme hurla de douleur, même si son cri ne parviendrait pas aux hommes en contre-bas. Il releva le regard vers elle et attendit. - « D'accord! C'est un bâtiment militaire! Nous y faisons des recherches pour exterminer ce monstre!»

Le regard du Prof s'estompa un instant avant qu'il ne se redresse et frappe violemment la jeune femme au visage, la renvoyant dans l'inconscience. Essuyant le sang qu'il avait sur le poing sur son manteau, il se releva, revenant au rebord du bâtiment pour observer la place. Vu de l'extérieur, on aurait pu croire qu'il avait utilisé la télépathie pour obtenir ces informations mais en fait... pas du tout. Il n'en avait pas besoin, il n'avait jamais su utiliser ce talent et il avait trouvé un moyen de contourner ce problème. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant n'était qu'une montagne d'émotions, de muscles. Il n'avait qu'à les regarder pour les décrypter et les lire et personne ne pouvait le berner à ce jeux là.

Très cher... je pense qu'il va falloir qu'on entre... et manière d'aider au projet, je pense qu'il va falloir qu'on passe par la gauche.

Pourquoi passer par le côté où il y avait le plus de gardes armés? Parce que justement ils étaient beaucoup, donc moins attentif... Ou alors y avait-il une autre entrée?

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MessageSujet: Re: TERMINÉ • La Dernière des Guerres — [PV The Professor]   Mer 4 Déc 2013 - 14:46

« Ouuh, c’est moi le monstre ? » Ajouta le Seigneur du Temps sur un ton sarcastique lorsqu’il entendit la proie de son congénère décrire le fonctionnement et l’utilité du grand bâtiment gardé. Les mains jointes et la silhouette un peu penchée dans la direction de la dame, Mendax semblait attendre une autre confession de la femelle endoctrinée, mais elle n’eut pas le temps d’ajouter quelque chose qu’un  poing vif et puissant l’assomma de nouveau. Mendax chantonna un « wouuuh ! Touch-dooooown » lorsque la tête de la demoiselle heurta la surface bétonné du toit. Mendax esquissait un sourire narquois tandis que le Professeur se redressait et qu’il essuyait le peu de sang qui s’était accroché à son poing, Mendax lui à n’en point douter n’en avait rien à faire et avait encore les mains tâchées de son sang et de celui de l’ennemie qu’il avait vaincue. Une manche remontée plus que l’autre, il traversa de quelques pas le toit pour retourner auprès de la chaussée depuis laquelle on apercevait la garde très nombreuse. Les yeux plissés et se dirigeant de haut en bas sur la grande surface imposante de l’endroit, Mendax se détaillait dans l’esprit l’endroit tout entier pour s’en souvenir parfaitement. Il déposa ensuite son regard sur les nombreux soldats armés tandis que le Professeur lui indiqua qu’ils feraient mieux d’emprunter le passage de gauche pour pouvoir pénétrer le bâtiment. « Choix astucieux. Foncer à deux dans la masse. C’est comme laisser une souris traverser un tas de rats dans un tas de foin » Il marqua une pause et répéta sa phrase à voix basse. « Oubliez ce que je viens de dire, ça n’a pas de sens… Donc, s’infiltrer par la porte la plus ouverte, pourquoi pas… » Il leva son regard dans la direction de ladite gauche et inspecta comme il le pouvait la situation de ce côté-là, repérant de sa vision affinée de Timelord les types d’armes qu’ils portaient, des fusils à particules, rien de bien dangereux en somme. La base de l’équipement militaire, à dire vrai. « Au moins, s’ils sont tous armés aussi basiquement, ça ne risque pas de poser problème pour s’infiltrer. » Pensa-t-il à voix haute. Grattant le haut de son crâne, il pensait à nouveau, mais cette fois sans parler. Observant les masses. « Bon ! » lança-t-il après quelques temps de réflexion « Je propose qu’on y aille. » Plongeant sa main dans la poche dans laquelle était enfoui son pointeur sonique, il le fit sauter en l’air et le rattrapa d’un geste. Et ne se fit pas attendre pour redescendre du bâtiment. Traversant l’escalier en métal.

—Et pourtant il s’arrêta. Immobile, la tête fixée vers le ciel, un vrombissement caractéristique à son TARDIS venait de retentir dans les airs. Il écarquilla les yeux et marmonna un « Non… » Avant de reprendre sa course pour remonter les marches en métal et se retrouver à nouveau sur le toit.  La tête rivée sur le ciel, il cherchait son vaisseau des yeux, il l’entendait gronder, il l’entendait crier. Mais il n’arrivait pas à le trouver. « Non, non, non… » Répétait-il tandis qu’il cherchait à le trouver du regard. Et puis, un crissement sonore, un effet larsen, fut entendu dans toute la ville. Suivi presque immédiatement par une voix hurlant dans un microphone « Le Vaisseau du Démon a été intercepté ! Le Vaisseau du Démon a été intercepté ! » Puis, un autre grondement dans le ciel. Une ombre gigantesque traversa quelques instants le ciel, Mendax leva les yeux et reconnu la silhouette de son TARDIS. Ses poings se serrèrent et animé par la rage il poussa un grognement et comme s’il s’agissait d’une arme, il leva son pointeur en l’air, dans la direction de son TARDIS, pressant l’un des boutons de l’objet, un long et insupportable bruit suraigu se dégagea de son pointeur, un son si fort qu’il fit se fissurer les vitres alentours. Mendax serrait les dents, mais ne lâchait pas le bouton. Déterminé à montrer qu’il était là et qu’il voulait en découdre. S’il y avait bien une chose à ne jamais faire  c’était toucher à son TARDIS. Et ça, visiblement, son ennemi l’ignorait. Ou bien c’était un moyen de le localiser. Mais ça n’y changeait rien, Mendax voulait qu’on le voit depuis qu’il était arrivé ici. Mais il n’avait en aucun cas prévu qu’on touche à son vaisseau, et ça le mettait hors de lui. Tandis qu’il continuait d’informer tout Charon de sa présence, son TARDIS semblait se débattre contre les vaisseaux la tractant, et dans un de ces grondements lourds et épais propres aux TARDIS qui atterrissent, le vaisseau alluma ses réacteurs tout seul. Déchargeant des litres et des litres d’énergie autour d’elle, pour se défaire des faisceaux qui la forçaient à être transportée par d’autres vaisseaux ennemis. Mendax pointait désormais son sonic dans la direction des réacteurs, parce qu’il avait compris la détresse de son vaisseau et parce qu’il refusait qu’on y fasse quoi que ce soit. Et alors qu’on aurait pensé que ce ne fut pas possible, il fit augmenter la puissance de ce bruit strident, si fort que l’on commençait à voir des ondulations transparentes surgir de son pointeur jusqu’à atteindre les réacteurs fumants du TARDIS. Mais parce qu’il fallait bien qu’il se passe quelque chose pendant qu’il annonçait son arrivée, les soldats qui gardaient le bâtiment militaire avaient déjà pris en joug le seigneur du temps et commencèrent à tirer, par le plus grand des hasards Mendax fut épargné mais son sonic lui éclata entre les doigts, brûlant l’extrémité de son pouce et son index droit. Il étouffa un « Ah ! » de douleur et s’agenouilla immédiatement après, tandis que les tirs continuaient de fuser. « Il faut se démerder pour quitter ce toit ! » hurla-t-il entre les tirs, tandis qu’il n’avait pas remarqué qu’il avait aussi été touché au bras gauche, lequel commençait à abondamment teinter ses vêtements d’un rouge sombre. Mendax était encore bien loin de la mort, il ne s’agissait que de blessures superficielles pour un Timelord aussi ancien qu’il l’était.

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MessageSujet: Re: TERMINÉ • La Dernière des Guerres — [PV The Professor]   Jeu 5 Déc 2013 - 17:54



La Dernière des Guerres.

Feat. Mendax

Prof avait suivit Mendax dans l'escaliers, autant dans la descente que dans la remontée. Ce bruit, il le reconnaissait et se doutait de ce qu'il se passait et même lui ne voulait pas l'imaginer mais quand il distingua une immense silhouette dans le ciel et qu'il observa le visage déformé par la rage de Mendax, il ne pu que comprendre. C'était son Tardis, dans une apparence pour le moins imposante en fait. A l'époque de Metebilis il était différent, mais là c'était un immense vaisseau, tracté... ou plutôt escorté par la force. Quoi qu'il n'était pas assez lié avec ce Tardis pour comprendre, il pouvait deviner les cris qui trahissait les sons de moteurs et que Mendax semblait percevoir. De son dispositif sonique, un son suraiguë s'échappa, se répandant, brisant les vitres qui se trouvaient le plus proche. A noter que le bâtiment en face d'eux, celui là même qu'ils voulaient infiltrer, venait de littéralement partir en éclat. Le Professeur avait les mains sur ses oreilles pour se protéger autant que possible du son. Mendax avait sa rage pour le tenir, lui n'avait que ses mains et ses yeux pour observer ce qui se passait. Les réacteurs déversèrent leur énergie dans le ciel pour se défaire de ces étreintes alors que les hommes en bas se mettaient en joug.

NON!

Un tir fusa, atteignant le bras de Mendax, projetant quelques gouttes de son sang sur le visage du Professeur. Se redressant d'un bond, le Professeur se plaça juste à côté de Mendax et se concentra pour créer une barrière télékinétique devant eux. Les paupières plissés, les mains placées devant lui comme pour pousser un mur, les tirs explosaient en l'air comme s'ils étaient tirés dans un mur de métal si dense qu'il ne laissait rien passer et alors qu'une goutte de sang coulait du nez du Professeur, le sonique du Mendax sauta. Tout deux étaient à genoux, à l'abris des tirs. - « Il faut se démerder pour quitter ce toit ! » - Bah bien sur qu'il faut! L'idée d'entrer par la gauche supposait qu'ils devaient rester invisible, là c'était raté! Bon, restons calme... Descendre.

Le Professeur se déplaça vers l'autre bord, côté escaliers, pour voir s'ils pouvaient l'utiliser et ils pouvaient. Le seul soucis c'était qu'ils étaient visible durant la descente. Une diversion? Pourquoi pas. Retournant côté tirs, il sortit son pointeur sonique et activa l'option pointeur (oui pour un pointeur, le point laser est en option) et balisa le vaisseau déjà explosé en bas comme un militaire balisant pour un tir aérien. Un appuie aérien? Pas du tout, mais une surenchère sans aucun doute! Fixant le point, il activa le sonique et envoya un signal au morceau d'ordinateur de bord encore en marche, enfin à peu pret. Il avait déjà explosé pour des raisons techniques... mais le système d'auto destruction était toujours viable et si les réserves d'explosifs d'urgences étaient protégés comme dans un vaisseau normal... Et tout ce bordel explosa, une seconde fois, leur laissant une petite minute le temps de se barrer de ce toit bien trop exposé pour descendre par l'escaliers et se mettre à couvert dans une ruelle adjacente.

Bien, et maintenant on entre comment? On peut foncer dans le tas éventuellement, au point où on en est de toute façon! Une idée?

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MessageSujet: Re: TERMINÉ • La Dernière des Guerres — [PV The Professor]   Jeu 19 Déc 2013 - 13:53


♦♦♦♦

Tandis que son congénère faisait exploser une seconde fois le véhicule spatial, Mendax remarqua finalement son sang coulant le long de son bras ; trop chargé d’adrénaline il n’avait rien ressenti, et la brûlure des tirs commençait à lui donner l’impression que sa chair était tirée, tendue, grattée presque arrachée couche par couche de peau. Il serrait les dents en inspirant longuement tandis qu’il écrasait la plaie avec son autre main, pour empêcher son sang de couler plus longtemps. L’explosion du vaisseau avait engendrée une imposante diversion, qui leur permis presque aussitôt de fuir par les escaliers qui avaient permis aux deux Timelords d’atteindre le toit, Mendax était plus lent, parce que concentré pour ne pas faire s’aggraver sa blessure, il arriva quelques très courts instants plus tard en bas de l’immeuble, suivant à tâtons le Professeur. La main toujours écrasée contre sa plaie, il avait le long du bras coloré de ce rouge sanglant, quelques gouttes avaient atteintes l’extrémité de son majeur et de son index, tintant le sol de quelques tâches. L’armée ne plaisantait pas. Silencieusement il se remettait de la douleur et essayait, comme il le pouvait, de faire abstraction de cette lancinante brûlure. Recroquevillé contre lui-même, pour être le moins en vue par les soldats qui devaient déjà être en train de se remettre en place ou de se préparer à venir les chercher ; Mendax eut d’abord du mal à entendre son congénère, sa voix lui semblait lointaine autant qu’il entendait un bruyant et insupportable sifflement dans les oreilles, sûrement causé par la blessure. Et quand il arriva enfin à l’entendre, il n’entendit qu’une fin de phrase. Se redressant avec peine et difficulté, il leva un regard vers le ciel, où son TARDIS continuait de faire brûler ses réacteurs, toujours immobile. Il avait du mal à garder les yeux ouverts et semblait sur le point de s’écrouler. « Le… » Peinait-il à articuler, en écartant les paupières comme pour forcer ses yeux à rester ouverts. Sa vision troublée, il n’essayait même plus d’articuler et regardait avec lenteur autour de lui, voyant Charon se déformer, changer de tons et d’apparence. Les grands immeubles se changeaient en arbre tandis que la route s’effaçait et devenait un grand fleuve ; le ciel lumineux s’assombrissait et était désormais caché par de gigantesques feuilles qui s’étendaient bien plus haut que tout ce que l’on avait connu. Mais ce n’était pas une hallucination, oh non. En vérité, son TARDIS s’était libéré des rayons qui la retenaient captive et s’était immédiatement dématérialisée, pour reparaître autour de Mendax et du Professeur ; les emmenant dans la Forêt dans laquelle était dissimulé son cœur. L’œil d’Harmonie. L’air bien plus frais et moins aride du cœur de son vaisseau semblait le réveiller, puisque la vision du seigneur blessé s’éclaircissait tandis qu’il se redressait, appuyé contre le tronc d’un arbre qui vibrait et vrombissait calmement. « …TARDIS ? » termina-t-il finalement en reprenant lentement ses esprits. Regardant autour de lui parce qu’il avait l’impression de rêver ou d’halluciner, il n’était pas sûr d’être dans son vaisseau, jusqu’à ce qu’il sentit le sol froid et métallique qui était caché sous les branches et feuillages au sol.

Comme s’il avait été victime d’un électrochoc, il se redressa, la main toujours appuyée sur sa blessure qui saignait bien moins qu’avant, il regarda plus vivement autour de lui ; « Ahah ! Elle a réussie, elle s’est libérée des rayons tracteurs ! » Scanda-t-il avant d’étouffer un grognement de douleur venant de son bras. « Il faut qu’on aille dans la salle de ma console, il y a une infirmerie à côté… » Il marqua une pause pour reprendre son souffle. « Je pourrais faire soigner vite fait bien fait cette saloperie et on y retournera. » Ajouta-t-il ensuite, l’humeur redevenue celle d’un conquérant. Il s’appuya contre le même arbre pour reposer ses jambes et regarda en l’air, là où les troncs n’avaient pas l’air de se terminer. « On est à six cent mètres de l’œil d’Harmonie, donc la console doit se trouver… » Hésitant quelques instants, il pointa de son bras blessé vers l’Ouest et entama sa marche bien rapide, écrasant brindilles et feuilles sous ses pieds. Sans jamais s’inquiéter ou se demander comment son TARDIS avait pu se sauver toute seule et se matérialiser ainsi autour d’eux, sans personne pour la piloter. Du moins, il n’en parlait pas ailleurs que dans son esprit. Il y pensait, c’est évident, n’importe qui aurait trouvé cela étrange, mais Mendax avait l’habitude de l’étrange, la timeline de sa propre famille était un exemple pur de l’étrangeté, alors quelque chose de plus ou de moins n’allait pas faire de mal. La Forêt était silencieuse, même s’il arrivait parfois qu’on distingue le bruit de quelques oiseaux, ou d’autres pas, comme s’il s’agissait d’une véritable forêt et pas d’un camouflage pur et simple engendré par une machine cherchant à protéger son moteur, son cœur. Mendax y était habitué et trouvait cela presque relaxant. Et en même temps qu’ils se dirigeaient vers l’Ouest où devait être sa console, ils suivaient sans vraiment s’en rendre compte le trajet de cette rivière qui tranchait la grande forêt en plusieurs parties. S’arrêtant quelques fois pour reprendre son souffle, il s’affalait souvent contre un de ces immenses arbres vibrant et vrombissant. La main constamment appuyée contre son bras, il ne la retirait jamais de la plaie, si bien qu’il commençait à sentir sa chair et le sang séché se coller contre la paume sensible et fragile de sa main brûlée par l’explosion de son sonic. Finalement, après quelques minutes de marches ; le sol caractéristique de la forêt commençait à s’effacer et à redevenir de grandes dalles de métal grisâtre, suivant celles-ci, il arriva devant une grande porte en métal sur laquelle était inscrite une énigme. Mendax soupira qu’il n’avait pas le temps mais son TARDIS l’ignora. « Joh foh noh koh lo roh poh ? » Lisait-il sur la porte. Agacé il ne répondit pas à l’énigme et hurla contre la porte, et sûrement contre l’interface de son TARDIS « Protocole 228. » Aussitôt, l’énigme s’effaça et ils purent atteindre la console. Contre laquelle Mendax s’affala un moment avant de se redresser difficilement pour atteindre la baie médicale. Tandis qu’il titubait dans la direction d’un grand système automatisé muni d’aiguilles et d’autres instruments de chirurgie, les écrans qui encadraient la baie continuaient de faire défiler des informations sur son état de santé, la plupart indiquant en bas de leurs examens des « Etat Critique » et « Mort Imminente ». On voyait une radio complète de son corps, montrant diverses fractures et autres blessures, de même que l’on pouvait voir sur un autre écran, une série de données toutes catégorisées comme des « Alerte Rouge, Situation Critique ». Tout ça pour une blessure au bras, vraiment ?

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MessageSujet: Re: TERMINÉ • La Dernière des Guerres — [PV The Professor]   Dim 22 Déc 2013 - 13:37



La Dernière des Guerres.

Feat. Mendax

Accroupit aux côtés d'un Mendax se sentant partir, le Professeur sentit la brise autour d'eux, il sentit l'air changer et les images défiler. Il observa les arbres se dessiner et la lumière s'atténuer alors que Charon disparaissait au profit d'une foret. Ce silence était apaisant, cette obscurité tamisée reposante. Il avait reconnu le type de matérialisation mais s'étonnait que le Tardis apparaisse comme ça, il s'était surtout qu'il ai réussit à se défaire des autres vaisseaux mais après tout c'était un Tardis, le plus puissant des vaisseaux et avec une conscience. Le truc le plus étonnant était que Bro n'était pas le seul à pouvoir le faire, peut être était-ce en lien avec le pilote? A quel point le lien entre le vaisseau et le pilote était développé? Après plusieurs centaines d'années de voyage, Bro et lui pouvaient presque converser, il l'avait piéger dans une bulle du néant pour le sauver sans qu'il ne lui ai rien demandé. Ça n'était pas tout à fait commun ce genre de choses mais très appréciable... Après quelques secondes, ils avaient commencé à marché, Mendax lui avait dit qu'ils devaient rejoindre la console et l'infirmerie par conséquence. Il suivait le maître des lieux, ne connaissant pas l'endroit, mais appréciant les vibrations rassurantes qui secouaient doucement les arbres. Ici ils étaient en sécurité. Ils atteignirent la salle de la console non sans l'évocation d'un certain protocole 228 qui devait être un protocole d'urgence pour des situations du genre... Ou alors on a un Tardis suspicieux qui piège les gens dans des illusions temporelles pour les tester... chacun sa sécurité.

Ils entrèrent, le sol fait de métal contrastant avec la foret de tout à l'heure, et alors que le Professeur s'attardait sur la console pour chercher à voir l'extérieur, il observa Mendax rejoindre la baie médicale et... son regard fut attiré par ses constantes vitales et autres informations. Ses radios étaient... un bordel monstre. La bouche entrouverte, il ne lacha pas du regard les écrans et s'en approcha pour mieux voir. - Mais... - Des radios il en avait vu des centaines depuis le temps, et Mendax était fracturé de partout, blessé, brisé. Mort imminente, état critique, chaque constante portait cette précision rouge et clignotante. Un scanner en temps réel montrait ses cœurs et son cerveau et c'était loin d'être bon. Il était... - Mourant... - Se rendant compte qu'il avait dit ça à haute voix, le visage déjà fermé par ce qu'il venait de constater, il passa une main dans ses cheveux. Pourquoi est-ce que ça le chamboulait autant? Il savait ce qu'il venait voir en faisant ce voyage, il connaissait l'histoire. Le Mendax était mort durant cette guerre, y mettant faim, pour la gloire de Charon. Rien de tout ça n'était étonnant, rien n'était... imprévisible. Allant jusqu'à la console, il alluma les écrans et observa l'extérieur... Bien évidemment, les soldats étaient là, entrain de s'organiser. Pas compliqué de repérer un vaisseau qui se matérialise, surtout quand il disparaît du ciel. Deux options: soit ils savaient comment ouvrir mais c'était peu probable, soit ils avaient du coup encore un peu de temps pour trouver une solution.

Les blessures de Mendax...  Il n'allait faire que se remettre sur pieds pour quelques heures. Sa guérison était temporaire, la mort le guettait et il ne pouvait rien y faire, rien dire. Ça faisait partit des choses qu'il n'avait pas le droit de révéler même si c'était une évidence. Des choses pourraient changer. Après tout, la planète était encore dans le ciel... Se retournant vers Mendax qui se faisait soigner, il pointa les écrans du doigt et dit: - Ils sont juste dehors et il faut qu'on entre dans ce bâtiment. - La solution toute trouvée serait d'utiliser ce Tardis pour entrer, quitte à le mettre encore plus à découvert... Et c'était une solution qu'il ne préférait pas proposer de lui même. Peut être avait-il autre chose en réserve? Un Seigneur du Temps de plus de 3000 ans avait surement quelque chose dans sa hotte pour leur permettre d'avancer...

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MessageSujet: Re: TERMINÉ • La Dernière des Guerres — [PV The Professor]   Ven 10 Jan 2014 - 12:21



Maintenant que ses blessures superficielles étaient finalement soignées et complètement oubliées, Mendax constata le ridicule de sa tenue et grommela au détour de son reflet, ses vêtements étaient lourds, amples et épais, et ne lui permettaient pas par conséquent d’être un crédible combattant. Il observait avec dédain son reflet et marmonna à un interlocuteur imaginaire qu’il était mécontent de son apparence ; et comme si son interlocuteur s’était trouvé être son TARDIS l’une des grandes dalles du sol se souleva, révélant quelques uniques vêtements suspendus à un cintre en plastique blanc. Retirant les épaisses robes qu’il portait par-dessus des sous-vêtements ordinaires bien qu’originaires de Neue-Berlin ; le Seigneur du Temps, presque nu mais certainement sans la moindre pudeur, enfila cette nouvelle tenue tout à fait banale, un simple jean noir, un t-shirt gris-bleu et par-dessus un gilet bleu-nuit. Resserrant les boutons de ce-même gilet par-dessus son ventre et son torse, Mendax regardait un écran en face de lui, qui indiquait l’état pitoyable de son organisme et de ses organes.

« Mourant, oui. » lança-t-il dans la direction du Professeur qui l’avait constaté quelque temps plus tôt ; il ajouta, sur le même ton uniforme et désintéressé « Je n’ai plus d’autres régénérations. Celle-ci, ma troisième incarnation, est la dernière. Le Conseil m’a retiré le reste. » Mendax n’avait pas l’air rancunier, ni agacé de cela. Il semblait s’y être fait. « Cependant, ils m’ont promis tout un nouveau cycle. Récompense qui me fut accordée en même temps que la liberté. » Le Seigneur du Temps se tut, il regarda le Professeur et hésita à détailler l’histoire de sa liberté et de sa récompense. N’étant pas sûr que lui et son congénère soit sur la même ligne temporelle, le Professeur pouvait ne pas avoir encore vécu cet évènement… Alors, plutôt que d’expliquer les raison qui lui firent gagner ce nouveau cycle, il resta vague.

« Mais vous ne l’avez sûrement pas encore vécu. »

Toujours de ce même ton monocorde, Mendax ne laissait plus rien paraître, maintenant qu’il était en parfait état, ou du moins suffisamment stable pour se battre et prendre part à la Guerre de Charon. Il éteignit l’écran en face de lui d’une pression sur le côté, et s’en retourna dans la direction du Professeur qui lui fit remarquer qu’ils avaient encore du pain sur la planche. Mendax hocha calmement la tête avant de se diriger vers la console de son vaisseau, laquelle était silencieuse et ne produisait pas la moindre vibration comme elle le faisait à son habitude, son propriétaire ne semblait pas intrigué, et avait sûrement connaissance de ce phénomène. Phénomène qui fut confirmé comme étant le « mode furtif » du TARDIS, puisqu’une notification en Gallifreyen le signalant était présente sur l’un des écrans de la machine. Mendax trop calme et trop détendu, presque indifférent des ennemis qui étaient sûrement en train de s’armer pour bombarder le TARDIS, tournait autour de la console, pressant des boutons et tirant sur quelques manivelles dans la plus grande des tranquillités. Tout aussi calmement, il leva la tête de ses commandes et dans la direction de son congénère lui dit

« Ils vont bombarder l’extérieur ; dans 3…2…1. » Et comme il l’avait compté, on se mit à entendre des détonations bruyantes et brûlantes, si puissantes que c’en était étonnant que le TARDIS ne soit pas pris de tremblements ou de turbulences, « Mais j’ai des boucliers, bien sûr. » S’exclama-t-il entre deux explosions qui produisirent un vacarme monstrueux. « TARDIS de guerre, Mark Oméga. » Indiqua-t-il en croisant les bras, adossé contre sa console. « Ils vont user leurs tirs et ça nous donnera suffisamment de temps pour traverser le régiment et atteindre le bâtiment. » La notification sur l’écran, qui indiquait « mode furtif » n’était plus depuis que les bombardements avaient commencés, à la place on pouvait lire « mode manuel. » Les détonations continuèrent encore quelques minutes et quand elles se turent finalement, Mendax redevint la boule d’excitation et d’énergie qu’il avait été plus tôt, tournant autour de sa console avec une hâte splendide et manipulant ses commandes avec une telle précision que c’en était presque drôle par rapport au contraste qu’il maintenait en virevoltant dans chacun des axes de ses commandes. On entendit les moteurs du TARDIS émettre un lourd vrombissement, si grave qu’il fit trembler le métal même du vaisseau et alors qu’il tira avec force un levier qui ne voulait pas descendre, Mendax fit se propulser son TARDIS ; si on avait été à l’extérieur du vaisseau, on l’aurait vu descendre en piquet très dangereusement vers le bâtiment ; comme si… Et apparemment, c’est ce qu’il voulait. Le Vaisseau traversa le régiment en rasant le sol avec une telle force que les malheureux soldats qui étaient sur son passage furent projetés en tous sens, de même que les véhicules de guerre ou bien la route elle-même, le malheureux sol goudronné explosa sous la force du TARDIS qui continuait de foncer dangereusement vers le bâtiment visé. Faisant s’élever un gigantesque nuage de poussière et de débris, le TARDIS n’avait même plus l’air de flotter ou de raser le sol, il semblait s’être écrasé par terre et glissait comme un météore sur la terre. En vérité, Mendax avait bien perdu le contrôle de sa « chute contrôlée » comme il l’avait décrite.

« Elle a compris, elle refuse ! » Hurlait-il alors que le TARDIS avait coupé ses moteurs ne voulant pas foncer dans le bâtiment. « Encore une de ces conneries de points fixes, ou je ne sais quoi ! » Il s’accrochait à la console tandis que la machine continuait de grincer et de glisser sur le béton. Puis, plus rien, le silence complet s’écroula à l’intérieur du vaisseau. Les lumières chancelèrent un instant, s’éteignirent puis se rallumèrent. Lentement le silence angoissant qui régnait dans le TARDIS disparu et l’intérieur de la machine se remit à vibrer, le vaisseau était immobile, et il avait cessait de s’écraser. Mendax avait l’air de se retenir de bouger, attendant quelque chose, peut-être un dernier grognement métallique, qui sait ? Mais rien ne se produisit. Il lâcha finalement sa console, sur laquelle il s’était accroché pendant toute cette chute incontrôlée.

Mendax se redressa, parce qu’il s’était cramponné dans une position inconfortable et regarda vers les portes de son TARDIS, qui étaient frappées depuis l’extérieur pour être ouvertes. Le vaisseau déjà endommagé par la chute ne pouvait pas maintenir ses boucliers et était désormais vulnérable ; armé de son pointeur sonique, il le tenait en avant vers les portes, comme s’il s’agissait d’une arme et attendait. Il attendait que l’ennemi ouvre finalement les portes et débarque pour attaquer. Mendax était inquiet, il ignorait combien allaient surgir une fois les portes ouvertes, il ignorait s’il aurait le temps d’en désarmer ou si le Professeur aurait le temps de se battre lui-aussi. Et soudain, les portes furent défoncées et surgirent un régiment d’une dizaine de soldats, fusils pointés sur Mendax ; prêts à faire feu. Mais avant même qu’ils eurent le temps de tirer, des mains métalliques écrasèrent leurs nuques en même temps que des décharges statiques furent projetés dans tous les sens. On ne distinguait rien, les soldats fumaient tant les décharges avaient été puissantes. Puis, silencieusement, une silhouette se distingua. Puis une autre, puis six autres. Cybermen.

« L’allié a été sauvé. » Grogna l’un d’eux dans sa voix artificielle. « Le Siège de Charon peut maintenant commencer. » Ajouta ce même Cyberman de Mondas. Saluant Mendax avec un respect presque infini.  Mendax abaissa son sonic, et s’exclama d’un « wouhou » en direction des Cybermen venus l’aider. Et avant d’être stoppé net par les interrogations de son congénère, il ajouta, « Je vous l’ai dit, je suis un criminel. En tant que tel j’ai des alliés. Ceux-là sont d’une légion dissidente de Mondas. Ne vous inquiétez pas, ils ne chercheront pas à vous ‘’deleeeete’’, ajoutait-il en imitant les Cybermen de Cybus Industries. Ils sont libres, et sont mes alliés. » Mendax salua les Mondasiens et fit un clin d’œil suivit d’un pouce levé dans la direction d’un des soldats métalliques.

« La guerre peut commencer. »

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MessageSujet: Re: TERMINÉ • La Dernière des Guerres — [PV The Professor]   Dim 12 Jan 2014 - 1:46



La Dernière des Guerres.

Feat. Mendax

Tout s'était passé assez vite finalement. Du moment où Mendax c'était retrouvé en sous vêtements et où le Prof n'avait pas du tout regardé sans discrétion au moment de l'atterrissage incontrôlé durant lequel il s'était agrippé tant bien que mal à la console en passant par la chute étrangement stable et aux multiples bombardements extérieurs qui ne produisaient qu'un bruit insupportable. Un Tardis de guerre, il en avait visité plus d'un, d'autant plus durant la guerre du Temps, mais c'était peut être la première fois qu'il en voyait un depuis des années. C'était un Tardis oui, mais bien différent du siens qui était surtout conçu pour l'exploration. Oh il pourrait le modifier et y ajouter quelques outils bien utiles mais à quoi bon puisqu'il ne faisait aucune guerre et qu'il le mettait à l'abri la plupart du temps? Quoi que du coup il n'aurait plus à le mettre à l'abri mais là encore, aucun intérêt concrètement. N'oublions pas cette histoire de nouveau cycle et d’événement qu'il n'avait pas encore vécu. A ce moment ci de la conversation, le Prof avait fixé Mendax d'un air... largué. Il l'avait vu? A quelle occasion? Pourquoi? Quand? Des questions fusaient dans sa tête mais tout s’enchaînait et il n'avait pas le temps de les poser. Enfin, pour ceux qui auraient pas compris la subtilité du truc, si si, le Prof s'est bien rincé l’œil sur le torse hairy et musclé du Mendax autant que sur... ses sous vêtements ordinaires... Faut que j’arrête avec l'ironie. Rien de jetable, pourquoi pas une petite fête de victoire plus tard..  Bref! Suite à ça, on avait tambouriné à la porte, chose peu rassurante. Elle avait refusé d'aller plus loin, comprenant ce qu'il avait en tête, mais s'être écrasé avait aussi endommagé les boucliers et désormais une régiment de gardes entrait, dans le Tardis. Des type entraînés à tuer le Mendax dans un Tardis! Ça inquiète personne? Le Prof avait bien sur dégainé l'éclair d'ombre dans la seconde mais dans la suivante, une masse métallique s'était abattue sur les soldats. Des Cybermen. Dans le Tardis! Ça inquiète personne?! En tout cas pas Mendax qui sembla se détendre un peu, enfin à peine. Une branche dissidente de Cybermen qui étaient donc ses alliés? Classe, fallait l'avouer en toute objectivité.

« La guerre peut commencer. » - Les préliminaires étaient sympa, allons-y pour les choses sérieuses. - Combattre aux côtés de Cybermen était quelque chose de nouveau pour lui, probablement unique, et une méfiance compréhensible s'imposait à son esprit. Il allait devoir en faire fit pour pouvoir se concentrer correctement. Surveiller les hommes de fer en combattant n'était pas quelque chose de bon, c'était même dangereux. Caressant d'une main la console tout en s'en éloignant, en guise de remerciement au vaisseau, il passa finalement sa main dans son dos pour en dégainer l'éclair. Il était temps de s'y mettre. Posant un pied à l'extérieur, il pu constater que le Tardis s'était arrêté juste avant de toucher le bâtiment, évitant par conséquent de le détruire ou du moins de l’abîmer. Un point fixe? Effectivement dans le futur, ce bâtiment existait toujours mais ils auraient très bien pu le reconstruire entre temps... Pas plus curieux que ça cependant pour le moment, le Prof se dépêcha de passer les portes d'entrées.

Autant le dire clairement, c'était un bâtiment militaire, et en tant que tel il y avait du monde armé pour les accueillir. Du coup, il ne savait plus où donner de la tête, accroupit derrière un pilier pilonné de balles. La seule pensée qui lui vint à l'esprit était ce mot "Lâches" car oui, cette bande d'imbéciles avec leurs armes à feu, ils se planquaient derrière la distance, pas foutu d'attaquer et de venir à sa rencontre. "Lâches" était le mot qui convenait. Si c'était comme ça... se saisissant de son pointeur sonique, il en fit tourner la plus grosse partie pour en élargir le champ d'action et se pencha pour l'utiliser. Visant la zone des tireurs planqués avec, la lueur verte sembla se propager. Calibré, ciblée, même si l'endroit sembla se teinter de vert un instant, le son ne s'attaqua qu'à une chose: les armes. Les armes à feu des soldats s'enraillèrent où alors se chargèrent en électricité, leur sautant entre les mains. Des effets divers mais une conséquence commune, armes à feu hors jeu, enfin les choses intéressante pouvaient commencer.

Se levant d'un coup, entamant une course rapide, le Prof se saisit d'un couteau de lancé caché en haut de sa manche gauche et tira, touchant l'un des gardes en plein cœur. Profitant du désordre, il sauta sur un pilier qui longeait un escaliers et se hissa sans problème à l'étage, sur la terrasse où étaient les gardes donc. Se tenant debout sur le rebord, il dégaina lentement l'éclair avant d'ajouter... - Vous faites moins les malins maintenant hein? - Et il sauta dans la mêlée. L'éclair frappa le premier garde, le repoussant sur le côté droit, puis un autre vers la gauche. Il ne semblait pas pouvoir s’arrêter, semblait se frayer un chemin au milieu des corps. Il effectua un mouvement circulaire, blessant plusieurs gardes d'un coup, ce qui aurait dû n'avoir que peu d'effet sauf que l'éclair d'ombre était un sabre spécial et à son contact, les gardes furent choqués d'une énergie électrique violente qui les projeta en arrière. Vu du dessus, c'était une vision assez spectaculaire. A la fin de ce mouvement, ou du moins dans son prolongement, le Prof se raidit en arrière et projeta tout son poids en avant sans bouger ses pieds, lame en avant, plantant sans autres possibilités l'éclair dans le corps du dernier garde encore debout autour de lui. L'homme l'observait tout en rendant son dernier soupir et le Prof retira sa lame. Il n'était pas prompt à prendre des vies mais la guerre était la guerre. Essuyant le sang sur son visage, il se baissa pour récupérer le couteau qu'il avait lancé un peu plus tôt, le retirant du cœur de l'homme qui n'en avait plus besoin de toute façon...

Tranquille pour un temps, il jeta un œil en contre bas, cherchant du regard le Mendax...

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MessageSujet: Re: TERMINÉ • La Dernière des Guerres — [PV The Professor]   Mar 14 Jan 2014 - 13:33



TARDIS en mauvais état maintenant qu’il s’était écrasé, le vaisseau semblait servir de colonne au bâtiment qu’il avait partiellement défoncé ; on aurait dit qu’il supportait l’édifice de tout son poids, en temps normal l’immeuble se serait écroulé, mais la situation n’avait rien d’un de ces ‘temps normaux’. Le TARDIS de Mendax servait de soutien au bâtiment où la plus grande partie de la Guerre allait se dérouler. Et plutôt que d’épuiser ses ressources, ses moteurs et d’être sous la potentielle menace de l’ennemi, le vaisseau décida de mettre hors-service tous ses systèmes ; moteurs, commandes, boucliers, et caetera. Le TARDIS s’éteignit totalement et fut désormais un simple et gigantesque morceau de métal au renforcement blindé. Tandis que les dizaines de Cybermen retournaient au combat et que le Professeur se heurtait à quelques autres soldats, Mendax était encore devant la console du vaisseau, il s’arma de peu de choses. Un nouveau pointeur sonique, sorti de sa console, et ses propres forces renouvelées, animé par sa haine et sa rage ; autant qu’il l’était par sa volonté de mourir ici. Il lança un regard vers son congénère qui se battait, puis regarda les Cybermen échanger de puissants tirs vers les véhicules de sièges qui arrivaient depuis l’extérieur. Etonnamment, les Mondasiens contenaient avec aise et facilité les tanks et autres blindés en approche. Mendax vit son congénère se transformer en véritable guerrier, un soldat remarquablement agile d’ailleurs. Il ne put s’empêcher de hausser les sourcils, voyant la dextérité de son jeune allié. Mendax, lui, descendit calmement de son TARDIS. Le sonique glissé dans sa main droite, la main gauche serrée. On aurait eu l’impression que la scène se déroulait au ralenti, et ce fut partiellement le cas, l’énergie temporelle que Mendax  s’était mis à dégager semblait faire effet sur une zone autour de lui, on aurait un court instant cru qu’il était couvert de rubans dorés et pourpres ; autant que certains d’entre eux semblaient avoir l’air d’ailes et remuaient derrière lui tandis qu’il avançait.

Ses pas lents avaient pourtant l’air plus vifs que ceux du contingent armé qui se ruait vers lui, avec une telle lenteur que c’était éprouvant de les regarder avancer, presque immobiles dans l’air, leurs jambes battant avec un tel manque de vivacité. Seul Mendax et les soldats contre qui il allait se battre étaient pris dans cette zone de lenteur. Les Cybermen et le Professeur étaient trop éloignés pour être affecté par cette étrange capacité dont faisait preuve le vieillard aux trois millénaires ; et l’on ne semblait pas pouvoir approcher de cette même zone, puisqu’un genre de champ de force invisible enfermait le seigneur du temps et ses ennemis, comme une gigantesque sphère transparente qu’on ne peut briser. On distinguait des formes autres que Mendax et les ennemis, on croyait apercevoir des genres d’ombres mouvantes qui accompagnaient le Timelord, trois silhouettes. L’un était à peu près aussi grand que lui, et semblait, quand on s’y concentrait, être un jeune garçon aux cheveux blonds à peu près de la même forme physique que l’était le Troisième Mendax. La seconde silhouette était plus petite et plus ventripotente, tandis que la troisième était derrière ces trois-là, semblait plus grande que Mendax et avait l’air d’être un jeune homme approchant de la trentaine, vêtu de blanc. Celui-là avait bien moins l’air d’un guerrier que Mendax et ses deux autres silhouettes. Mendax eut l’air de commander aux trois silhouettes, mais seules les deux premières se ruèrent vers les soldats. Elles n’avaient pas l’air d’être affectées par l’énergie qu’il dégageait, et celle-ci semblait d’ailleurs s’évaporer. Finalement, quand les silhouettes du passé de Mendax furent en train de se battre avec les militaires, tout avait repris sa vitesse normale et Third et l’image vêtue de blanc accoururent vers un débris qui leur servit d’abri un court instant, pour se protéger des tirs qui fusaient dans leur direction. Quand bien même on aurait pu croire qu’il était en mauvaise posture, le Seigneur du Temps se redressa et sa silhouette compagne aussi, tous deux pointèrent leurs soniques, qui étaient identiques, vers les soldats. Une onde provoqua un strident grincement sur leurs armes jusqu’à les faire exploser dans leurs mains. Un soldat fut plus blessé que les autres et hurla « Démon ! »

« Fais-en un mythe ! » Répondit Mendax tandis que les deux silhouettes qui avaient vaincus la plupart des soldats disparaissaient comme si elles étaient balayées d’un geste violent. Seule celle vêtue de blanc était encore là, devenue plus physique qu’avant. Comme s’il s’agissait d’une véritable personne. Elle ne parlait pas et ne semblait pas vouloir le faire, alors que le Troisième Menteur faisait tournoyer son Sonique entre ses mains, un sourire malsain aux lèvres. L’adrénaline lui faisait beaucoup de bien. Peut-être trop. Et tandis qu’il se réjouissait et ramassait une arme qu’il remonta en quelques secondes d’un geste de son sonique, il entendait l’air siffler. Puis…

Une brûlure terrible… Quelque chose de douloureux… Mendax hurla si fort qu’il s’en brisa la voix ; mais il n’entendit même pas son hurlement, tout était devenu silencieux. Si vite. Si vide. Sa jambe venait d’être perforée par un tir, son genou droit avait éclaté, répandant sang et chair autour de lui. Écrasé au sol dans la douleur, la brûlure et le silence… Le mystérieux personnage de blanc vêtu regardait tout autour de Mendax et de lui, cherchant le tireur ; il ne voyait rien. Puis, il leva la tête et remarqua la fébrile lueur d’un rayon rouge. « Un sniper… » Prononça-t-il d’une voix identique en tout point à celle du Seigneur du Temps. En moins de temps qu’il fallut pour cligner des yeux, la silhouette avait disparue dans une détonation qui laissa un nuage pourpre là où elle était. Elle réapparue dans la même détonation et le même nuage plus haut ; sur une poutre où était logé le tireur qui venait d’handicaper son allié. D’un geste si fort l’étrange personnage attrapa le sniper par la gorge et le jeta de la poutre. Il s’écrasa violemment au sol tandis que réapparaissait à côté de Mendax ce personnage mystérieux. Il s’agenouilla devant le Timelord, tellement sonné par la douleur qu’il semblait endormi. Sa jambe droite était dans un sens anormal, des morceaux de chair collés sur le sol et sur les vêtements ; une grande et épaisse flaque de sang au sol. Mendax n’était pas mort ; oh non il se serait régénéré si c’était le cas. Le tir avait pour but de le blesser, de l’évincer suffisamment longuement pour qu’on puisse vaincre contre lui. Le Sniper tremblait par terre ; ses os brisés, il était en train de mourir. L’allié et sauveur de Mendax se redressa et vint écraser la gorge du soldat. Le tuant finalement. Il retourna auprès de son allié. Les deux personnages semblaient entretenir un étrange lien. Il retourna Mendax sur le dos et le redressa contre lui ; une main par-dessus la blessure. Une lueur dorée se manifesta de la silhouette comme elle s’était plus tôt manifestée au travers de Mendax, et répara son genou. Et au fur et à mesure que la blessure disparaissait, et que la balle ressortait de sa jambe, la silhouette devenait de moins en moins visible. Finalement, quand la blessure se referma et que la balle fit un bond hors du genou réparé de Mendax, la silhouette disparue, et lâcha Mendax. Qui tomba au sol ; avant de se réveiller grâce à cette sensation de chute.

Il se releva avec difficulté, mais pouvait marcher. Sa jambe lui lançait encore un peu, un léger picotement. Mais rien de bien grave. Il ramassa son sonique par terre et constata que plus personne n’était debout autour de lui. « Oh sérieusement ? J’ai loupé toute l’action ?! » S’exclama-t-il d’un ton agacé, mais qui témoignait d’un humour très ironique. Il se souvenait parfaitement de tout ce qui venait de se passer. Mendax leva la tête et distingua le Professeur. Il cria dans sa direction « Il faut atteindre le toit, il y a une balise ! Plus vite on détruira ce machin, plus vite on pourra se casser ; et plus vite la guerre sera terminée ! » Mendax baissa la tête et esquissa un sourire bien caché à la vue de son congénère, puis il fit signe aux Cybermen de le suivre. Ils grimpèrent jusqu’à atteindre le Professeur pour ensuite continuer la course contre la montre pour atteindre le toit.

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MessageSujet: Re: TERMINÉ • La Dernière des Guerres — [PV The Professor]   Mar 14 Jan 2014 - 17:50



La Dernière des Guerres.

Feat. Mendax

Le Professeur restait immobile, presque figé, fixant les événements en contre bas. Il avait fait le ménage autour de lui et était tranquille, il ne s'inquiétait pas pour ça, non, il s'inquiétait pour ce qu'il voyait en bas. Toute l'attention était tournée vers Mendax, l'unique ou pas tout à fait. Autour de lui, un semblant de champ temporel c'était déployé et à l'intérieur le temps semblant ralentit, ou accéléré, c'était étrange et difficilement descriptible en fait. Sans ciller, surpris, il observait. Des silhouettes autour de lui c'étaient formées, comme semi existante, et étaient allés combattre les soldats en face, laissant l'une d'elle avec Mendax, celle la plus étrange et mystérieuse. Ce n'était pas de simples doubles de lui même, ils étaient bien différents mais dans un sens ils étaient aussi étrangement similaire. Il reconnaissait l'énergie qui se diffusait autour du Menteur, l'énergie temporelle, mais il ne comprenait pas comment c'était possible. Il n'avait que la moitié de son âge, certaines subtilité devaient encore lui échapper et c'était frustrant. Un tir! Prof leva les yeux d'un coup, repérant le sniper perché sur sa poutre au niveau du plafond du hall. Il s’apprêta à s'en occupé mais à peine avait-il levé la main que la présence blanche apparaissait dans le dos du tireur et le poussait dans le vide avant de disparaître. Tournant son regard de nouveau vers Mendax, il ne voyait que le sang s'écouler autour de lui et cette forme peu naturelle que sa jambe prenait alors que la silhouette réapparaissait à côté de lui. C'était quoi ça! Et encore mieux, la silhouette semblait guérir la blessure du Mendax à l'aide d'énergie temporelle qui lui était propre? Comment était-ce possible. Il était sur pied mais désormais toutes les apparitions avaient disparues. Le Professeur le fixait, sans aucune peur dans le regard, juste une interrogation vivace doublé d'une inquiétude presque apaisée.

« Il faut atteindre le toit, il y a une balise ! Plus vite on détruira ce machin, plus vite on pourra se casser ; et plus vite la guerre sera terminée ! » - Prof ne bougea pas de suite, continuant de fixer Mendax même après qu'il ai détourné le regard. Oh, en le voyant il aurait surement compris qu'il faudrait lui expliquer tout ça plus tard. Ne prêtant pas spécialement d'attention au garde entrain de l'attaquer par derrière qui venait de se faire défoncer par un Cyberman allié, Prof attendit que toute la troupe rejoigne l'étage où il se trouvait pour finalement avancer, silencieux, perdu dans ses pensées, se repassant en tête ce qu'il venait de voir. Le toit était loin, cet immeuble était grand et très haut. Utiliser un ascenseur? Pas bête, même s'ils pouvaient se retrouver bloqué dedans, les cybermen pouvaient pirater et annuler tout blocage de l'engin, ils pourraient gagner du temps. Ou alors prendre l'escaliers mais être plus lent et aller plus vite que les cybermen. Les deux choix étaient possible... enfin fallait-il atteindre tout ça. La terrasse était comme un second hall, assez vaste, et ascenseurs comme escaliers étaient juste en face, de l'autre côté. Déjà des tirs étaient échangés entre des soldats qui faisaient barrage et les cybermen. Le Prof quand à lui s'était trouvé un petit coin à couvert, derrière un gros pilier métallique. Sa respiration était lente, ses yeux fermés, il écoutait les sons... Enfin les tirs, il les comptait, pour savoir quand serait le bon moment.

Il ouvrit finalement les yeux et sa peau fut parcourut de formes noires, comme une fine fumée sous l'épiderme, ou une énergie filandreuse. Se retournant vers la pièce, il fixa les gardes et fit un pas en avant puis... rien, le noir, le vide. L'intense néant dans toute son existence. Le Prof ne pouvait même plus voir son propre corps, il n'était que regard, il n'était rien car il n'y avait rien à voir, avait-il seulement des yeux, voyait il cette infini inexistence où ne voyait-il rien car il ne pouvait plus voir? Entendait-il ce silence où n'y avait-il juste rien à entendre? Le Void, le vide entre les mondes, c'est là qu'il se trouvait. Faisant quelques pas en avant, ou du moins en avait-il l'impression, il concentra sa volonté et une lumière opaque sembla se dessiner dans le vide, lumière dans laquelle il se précipita. Le vide c'était emparé de son cœur et de son âme, il lui fallu un instant pour ressentir de nouveau, entendre les sons, voir le hall dans lequel il se trouvait de nouveau, mais pas au même endroit, derrière un autre pilier. On pouvait le voir de là où se trouvaient encore Mendax et les hommes de fer mais les gardes lui tournaient le dos. La noirceur sous sa peau c'était dissipé et il marcha vers les soldats, doucement. Extérieurement on pouvait croire que tout était normal, que tout allait bien, mais intérieurement il était encore entrain de récupérer ses sensations. Il avait fait un seul voyage et regardez son état... Peut être plus tard pourrait-il en faire plusieurs? Peut être arriverait-il mieux à supporter ça avec l'expérience?

Pas le temps d'y songer pour le moment cela dit. Le Prof accéléra le pas, récupérant enfin de sa détermination, visible dans son regard. Lançant deux couteaux, il élimina deux des soldats mais ne prit pas le temps de les considérer plus que ça. Dégainant son sabre, il se mit à courir et prenant appuie sur une chaise, il se sauta en l'air. Les hommes n'eurent que le temps de se retourner pour le voir leur fondre dessus. L'éclair se planta dans le ventre de l'un des gardes et dans le même mouvement rotatif en sortit pour aller se planter dans celui d'un autre. Le Prof esquiva sans mal un coup de crosse de fusil pour asséner à l'homme, en arrière, un coup de pied en plein genoux, le poussant à s'effondrer de douleur. Retirant la lame du corps du garde toujours debout, il l'utilisa comme pare-balle pour avancer vers le dernier tireur debout. Jetant le cadavre de son collègue sur l'assaillant, le Prof lui sauta dessus, profitant qu'il reculait pour éviter le "projectile". Il se retrouva posé sur ses épaules, le faisant tomber au sol sous son poids, brisant ses cervicales dans le même temps. Se relevant doucement, le Prof rangea son sabre et récupéra tranquillement ses couteaux alors que les autres pouvaient avancer vers lui, il se rapprocha finalement du dernier garde de ce barrage encore en vie, à genoux au sol, souffrant de cette rotule... enfoncée, le sang se répandant probablement dans sa jambe, une hémorragie et des lésions graves internes. Il ne pourrait plus jamais marcher sans béquille ou canne. Autant l'achever pour lui épargner plus de souffrances... Se saisissant d'un couteau à son bras, il fini par le planter directement en plein cœur, le tuant sur le coup dans un geste presque cérémoniel. Remettant finalement le couteau à son bras, il se redressa et retourna avec les autres. Le passage était libéré, maintenant il fallait monter. Pourtant il garda le silence, le regard dans le vide, son esprit était en train de se reconstruire, ça ne prendrait que quelques minutes mais ça devait être fait.

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MessageSujet: Re: TERMINÉ • La Dernière des Guerres — [PV The Professor]   Sam 18 Jan 2014 - 2:00



Mendax aurait pu, et aurait dut, être surpris lorsque le Professeur se teinta de noir et disparu pour réapparaître plus loin. Mais pendant sa longue vie, il en avait vu des choses étranges. Une de plus ou de moins n’aurait pas bien d’impact sur lui. Et certainement pas ici. Ainsi, alors qu’ils étaient en train d’avancer plus loin dans leur longue guerre solitaire, un autre contingent armé vint tenter d’arrêter les seigneurs du temps et leurs impossibles alliés ; c’est en ce moment précis que le Professeur devint comme une ombre et disparu quelques instants avant de réapparaître pour massacrer un à un chacun des soldats tandis que Mendax restait, là, immobile. Les Cybermen assurant leurs arrières de tirs dirigés vers l’entrée du bâtiment. Lorsque le dernier fut assassiné par le Professeur, qui les avait tous neutralisés d’une façon agile et sûrement très surprenante, Mendax roula des yeux, bras croisés en s’approchant de son congénère et le targua d’un « Frimeur. » Passant par-dessus l’un des cadavres Mendax repris la tête de file du groupe et avança avec tranquillité le long de cet immense couloir que le groupe ennemis était venu les empêcher d’atteindre. Il n’y avait rien de très remarquable, quand bien même les murs semblaient mesurer plus de cinq mètres de haut, qu’on voyait quelques bannières rouges suspendues au plafond et qui trainaient jusqu’au sol sur lesquelles étaient cousu le logo de Servex. Un aigle qu’on appropriait souvent aux empires colonisateurs. Mendax en frôla un du bout des doigts tandis qu’il s’arrêta au milieu de la grande pièce vide. Ses yeux regardant devant lui, allant de gauche à droite, il observait ce qui l’entourait et restait parfaitement stoïque. Rien. Il n’y avait strictement rien dans ce grand couloir, pas une porte, pas la moindre machine, rien du tout.


Dans le coin de son œil.


Cependant, il remarqua quelque chose, quelque chose de très furtif, presque invisible. Il s’y concentra en gardant sa vision fixée sur l’horizon vide qui était devant lui et distingua pendant une brève seconde l’allée d’une autre pièce. Il esquissa un sourire, et ajouta « filtre de perception. » Dégainant son nouveau sonique, il le positionna dans la direction qui était dissimulée à la vue de tous et pressa la commande principale du gadget, envoyant une secousse sonore qui déstabilisa la projection du filtre et la fit surcharger. Rendant la chose inapte à camoufler ce qu’elle devait dissimuler. Une fois qu’il fut finalement dissipé, il se révéla que le filtre servait à cacher à la vue de tous une salle si gigantesque que c’était impossible pour de simples humains d’en avoir été les créateurs. Elle était beaucoup trop grande pour que ce soit ‘normalement’ possible. Elle ne pouvait résulter que de la présence, ou des connaissances volées, d’un seigneur du temps. Mendax ne reconnaissait pas la ‘patte’ de celui qui avait permis d’obtenir cette technologie du caractéristique bigger on the inside ; et cela le troublait fortement, peut-être même en était-il frustré. Il fronça les sourcils et commença à détailler la gigantesque pièce. C’était si grand qu’on avait presque du mal à voir le plafond grisâtre qui avait l’air d’être nimbé de nuages opaques, les dalles métalliques du sol étaient rectangulaires, et sur chacune était tracé un triangle qui semblait s’effacer, provoquant un étrange effet de profondeur lorsqu’on les fixait trop longtemps, au centre, comme s’il s’agissait d’un vieux stéréotype de film, il y avait un immense vide, lequel était fendu d’un pont en son centre, lequel atteignait une plate-forme qui rejoignait la pièce où Mendax, le Professeur et leurs alliés se trouvaient pour en atteindre une autre, ou rien ne semblait avoir posé le pied pour l’instant. Le Menteur ne se fit pas prier pour traverser l’espèce d’arche qui séparait le grand couloir de cette pièce mystérieuse et posa le pied entre la délimitation imaginaire qui séparait le pont de la plate-forme en acier blanc grisâtre. Il baissa la tête pour regarder dans ce gigantesque vide, qui se révéla ne pas être si vide que cela, il s’agissait d’une sorte de cuve pleine d’eau dans laquelle on apercevait tout au fond des machines très hautement avancée dont le bleu lumineux et électrique ondulait en quelques endroits de cette mer artificielle.

« Des cuves de refroidissement, ooooh, astucieux mais casse-gueule. » Se lança Mendax à lui-même, plus qu’à un autre, en observant le fin fond de ce vide plein.

Il releva la tête et regarda au bout de ce pont assez large pour que trois personnes puissent passer sans qu’aucune ne soit écrasée par l’autre et fixa un instant son reflet qu’il pouvait apercevoir dans un écran éteint, ancré dans une grande machine aux allures d’ordinateur primitif. Les yeux plissés, pendant un bref instant, il eut l’impression d’apercevoir une silhouette trop familière qu’il aurait eu l’air de vouloir étrangler avec passion. Mais ce ne devait être que dans son esprit, puisque personne d’autre ne vit d’homme en robe cérémonielle, vêtu d’une étrange coiffe dorée. Il désaxa son regard de son minuscule reflet au loin et traversa finalement le pont. Une fois qu’il eut atteint l’autre plate-forme, tout était encore silencieux, et pourtant l’électricité présente dans l’air ne cessait d’être inquiétante. Quelques étranges sensations continuaient de se faufiler entre le Seigneur du Temps et la fin de cette guerre, quelque chose allait se produire, il ne savait pas quoi et n’appréciait pas de ne pas savoir. Et tandis qu’il lançait un regard dans la direction de la cuve pleine d’eau et de machines lumineuses, il eut l’impression d’être observé, par autre chose qu’un de ces alliés. Quelque chose de plus sombre, de plus éloigné… Quelque chose d’ancien et d’absent. Mais ce sentiment étrange s’effaça rapidement lorsque l’action de la guerre se mit à reprendre. Un cylindre de la taille d’un poing glissa jusqu’à ses pieds, crachant un nuage de fumée blanche et épaisse, des bombes fumigènes. Du haut du plafond descendaient des dizaines de soldats et des dizaines de fumigènes étaient lancées autour du Mendax, du Professeur, et des Cybermen. Chacun se retrouvant séparé des autres, une tactique efficace et bien pensée. Tout fut très rapides, et voilà que d’un silence complet on se retrouva plongé de force dans une action qu’on ne pouvait arrêter que d’une seule façon, tuer ou être tué. Chose qui n’eut pas l’air de poser problème à Mendax puisqu’il égorgea sans broncher un des soldats qui lui sauta au cou avec sa propre arme. Fermant simplement les yeux pour se protéger de la projection qui éclaboussa son visage. Il utilisa le cadavre comme un bouclier humain en se relevant et le jeta contre un autre soldat qui se prépara à lui tirer dessus, par chance il n’eut pas le temps, et le militaire fut écrasé par le poids de son camarade mort, avant de trébucher sur le rebord de la plate-forme et de tomber dans l’immense cuve d’eau. Qui apparemment n’était pas inoffensive, puisqu’aussitôt que le mort et l’autre soldat tombèrent dedans, les machines en profondeur projetèrent des décharges statiques sur les deux plongeurs involontaires, faisant carboniser leurs os et fondre leur peau. Ne laissant plus que des os désarticulés et détachés de leurs carcasses flotter à la surface. Une odeur insupportable de viande brûlée mélangée à une désagréable odeur de vomis commençait à napper les bords de la plate-forme. Mais le combat n’était certainement pas fini.

Toujours embrumés, même si la fumée se dissipait bientôt avec une certaine lenteur, Mendax était toujours en proie à des soldats dont il ignorait des armements et des protections. En toute logique, ils portaient des lunettes spéciales qui leur permettaient de voir à travers ce nuage opaque ; muni de ses seuls sens, il ferma les yeux et se concentra avec détermination. Se concentrant sur son ouïe. Sa cervelle de seigneur du temps devait sûrement avoir un moyen d’accentuer ce sens-là et de minimiser les autres. À sa grande surprise, oui. Il commença à entendre la respiration contrôlée et très faible d’un soldat approchant derrière lui, avec — disons-le — une certaine classe il lui écrasa son poing dans le visage et fit glisser ses pieds pour se tourner de quelques degrés sur sa droite, baissant la tête et évitant un autre arrivant dans sa direction qui cherchait à lui écraser son fusil en plein nez. Cette fois-ci, l’adrénaline seulement lui donnait l’impression de se mouvoir dans un espace au ralenti. Et d’un geste vif et calculé, il frappa de son autre poing dans l’estomac du second soldat, avec une telle force qu’il entendit ses phalanges grincer et sentit l’os de l’un de ses doigts se fendre. Le majeur. Serrant les dents pour retenir la douleur, il fut parcouru d’une décharge de douleur à l’intérieur de son corps, sentant la fissure dans son doigt le traverser de tout son corps avant de déclencher un interminable picotement dans sa main droite, comme s’il avait la main morte et pleine de fourmis. Il fit un bond en arrière pour se protéger d’un troisième homme qui l’attrapa tout de même par le torse et le plaqua contre la machine dans laquelle il avait vu son reflet plus tôt. Fissurant au passage l’écran de celle-ci ; pour lui écraser le ventre à coup de poings. Les coups sonnant sur son corps comme ceux d’un géant faisant trembler la terre Mendax avait du mal à reprendre le dessus jusqu’à ce qu’il aperçoive entre sa vision floutée par la douleur à nouveau cette silhouette au casque étrange, comme un spectre lui hantant l’esprit. Il entendit la voix grave et résonnante de cet être qu’il vénérait lui ordonner de combattre. Et c’est sourcils froncés qu’il attrapa son opposant par les cheveux et lui frappa l’entre-jambe de son genou droit. L’opposant était un homme. En se redressant difficilement, quelques morceaux de verre écrasés contre le dos il se traina avec lenteur vers le soldat qui se tordait de douleur, mains sur les valseuses au sol et lui attrapa le crâne avec une telle force qu’il fut traversé par une autre décharge venant de son majeur brisé. D’un geste si rapide et si brutal à la fois, il désarticula le cou du soldat, lui brisant la nuque d’un coup mortel. Le crac résonna dans les oreilles de Mendax et dissipa la silhouette qu’il continuait de voir.

« Oméga ? » Marmonna Mendax sans s’en rendre compte. Sonné par la violence des coups de l’homme qu’il venait de tuer. Et de la même façon qu’il venait de tuer celui-ci, Mendax alla tordre le cou des deux autres hommes qu’il avait neutralisé précédemment. Avant de pointer son sonique vers les murs et d’enclencher un système d’urgence qui fit aspirer les vapeurs des fumigènes. Révélant ainsi le Professeur et l’issue de son combat contre les soldats ; et les Cybermen qui avaient été en très grande partie neutralisés. N’en laissant plus que trois, tandis que le sol était baigné de morts humains ou mécaniques.

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MessageSujet: Re: TERMINÉ • La Dernière des Guerres — [PV The Professor]   Mar 28 Jan 2014 - 11:10



La Dernière des Guerres.

Feat. Mendax

Suivant la troupe, Prof se remettait doucement, le regard dans le vide mais tourné vers le sol, il ne disait rien, et manqua même de rentrer dans un Cyberman quand ils s’arrêtèrent tous, Mendax le premier. - « Filtre de perception. » - Hein? Et le Time Lord actionna son pointeur sonique qui détruisit le mécanisme. Se révéla alors à eux une immense salle, immense étant un mot petit à côté. Une salle qui était bien trop grand pour le bâtiment qui la contenait. Plus grand à l’intérieur. Comment était-ce possible? La bouche du Prof était entrouverte, sous le coup de la surprise autant que de l'incompréhension. Comment avaient-ils pu obtenir cette technologie inventée, comprise, et uniquement utilisée par les Seigneurs du Temps? En avaient-ils un avec eux? Si c'était le cas ça changeait la donne et d'un autre côté ils l'auraient sentit, peut être que tout aurait été différent. Étrange... Ils traversèrent finalement ce pont, étrange structure, pour entrer dans la salle à proprement parler. Il y avait toute ces machines et ce vide plein d'eau mais le Prof ne décrochait pas son regard de Mendax, perdu dans son propre reflet... Avait-il vu quelque chose?

Pas le temps de se poser la question de toute façon, un tube roulait par terre, libérant sa fumée blanche partout autour de lui, et bientôt il fut rejoint par ses copains... et leurs lanceurs. Des dizaines de gardes descendaient du plafond, haut plafond, envoyant leurs fumigènes partout autour d'eux, les séparant. D'un coup de main, le Prof les éloigna de lui, repoussant les murs de fumées bien plus loin, lui laissant une zone de manœuvre plus importante, en tout cas comparé aux autres c'était déjà mieux, il pouvait voir. Des fumigènes... C'était bien pour les aveugler car ce genre de gaz ne l'inquiétait pas du tout, il ne toussait même pas, ses yeux ne le brûlaient même pas. La fumée se répandait mais avoir écarté les sources lui permettait de n'avoir qu'un voile opaque, à travers il pouvait distinguer les silhouettes qui approchaient. Brutes épaisses, ils fonçaient droit sur lui. Laissant passer le premier à arriver tel un taureau dans un corrida, il laissa passer le second pour attraper ses épaules, par derrière, et utiliser la force de sa course pour le renvoyer dans l'autre sens dans une cascade assez acrobatique. Atterrissant, il fléchit les jambes pour arriver au niveau du sol et rebondit pour frapper un autre directement sous la mâchoire, faisant claquer ses dents, en brisant probablement certaines. Il entendait les bruits de tirs et de combats, les cris et il sentait l'odeur de la chair brûlée même s'il ne verrait qu'une fois la fumée aspirée que ça provenait de l'eau et des machines sous le pont.

Se redressant, il repéra sa nouvelle cible, et tira un couteau qui atteint le centre du torse, le corps tombant, laissant à l'homme juste derrière le soin d'attaquer à son tour. Trop rapide, le Prof fut happé par le soldat, jeté au sol sous le poids du militaire. En d'autres situations... Mais pas là. Réflexe, il attrapa les lunettes qu'il portait et les lui enlevant, laissant le soin au fumigène d'attaquer ses yeux et de le mettre hors jeu à sa place. Accroupit, il rejoint l'homme qu'il avait tué au couteau, récupéra le dit couteau, et revint à celui qu'il avait laissé se faire gazer pour l'achever en l'égorgeant. - « Oméga ? » - Entendant sans prendre en compte pour le moment, il se releva et lança une nouvelle fois le couteau dans le dernière soldat encore debout autour de lui, le regardant s'écrouler alors que la fumée étaient aspirée, révélant le carnage. Des corps partout, du sang, des Cybermen aussi. Ils n'étaient plus que quatre et c'est seulement là qu'il prit en compte ce qu'il avait entendu. Oméga? Le regard qu'il lança à Mendax traduisait cette question. Récupérant son couteau, il le remit à son bras et fit craquer son dos, comme s'il s'échauffait. En fait ouais, c'était vrai, il avait chaud, et rien à voir avec le garde qui s'était retrouvé sur lui.  - Et maintenant? On traverse? - Question ironique, vu la taille de cette salle. Il y avait peut être un raccourci? Ou alors étaient-ils arrivés? Ils savaient seulement où ils allaient? En temps de guerre, tout ça ne le dérangeait qu'à moitié mais il leur fallait bien un but, un objectif.

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MessageSujet: Re: TERMINÉ • La Dernière des Guerres — [PV The Professor]   Mer 12 Fév 2014 - 22:18



Le silence autour d’eux, les cadavres massacrés, les restes enfumés flottants dans le bassin électrifié, des carcasses vides de Cybermen étalés par terre, d’autre debout, ne lançant même pas un regard vers leurs congénères morts ; Mendax passa une main sur son front pour faire dégager les gouttes de sueur qui commençaient à perler. Il baissa les yeux sur le dernier garde qu’il avait tué et les releva en entendant le Professeur. La respiration légèrement haletante, Mendax prit une grande bouffée avant de lever la tête et d’observer le plafond, et les espèces de plates-formes qu’avaient utilisés les soldats pour les atteindre. Il les montra d’un geste du menton et ajouta entre quelques souffles
« Par là. On traverse par le haut. »

Il se dégourdit le poignet et serra le poing puis le desserra à plusieurs reprises, ses os grinçants à chaque fois, en même temps que son majeur brisé lui envoyait des décharges douloureuses dans le corps entier, il serra la mâchoire  un instant et garda le poing droit fermé, utilisant une bribe d’énergie régénératrice il répara son majeur cassé et secoua légèrement la main.

« Ils sont arrivés par là-haut, donc autant s’y rendre. Ça parait le plus logique. » Fit-il remarquer ensuite, alors qu’il ramassait un des fusils par terre, vérifia le compteur de munitions et le posa sur son épaule. « Allons botter des culs, camarade. » Il passa la tête entre la sangle du fusil et l’arme et se débrouilla pour attraper de sa main encore engourdie mais soignée un des larges câbles qui pendaient à la plate-forme, elle-même reliée au plafond. Mendax l’enroula autour de son bras et tira d’un coup sec dessus en grimaçant une espèce de sourire amusé. Il savait ce qu’il faisait, c’était certain, et ça sembla l’être encore plus puisque le mécanisme qui reliait le câble à la plate-forme s’enclencha et souleva le Seigneur du temps jusqu’à ce qu’il puisse atteindre celle-ci et s’y poser en douceur. Le fusil toujours sur lui, il retira le cable de son poignet et le laissa tomber en contre-bas, avant de se tenir sur une des deux barres qui maintenait la plate-forme en hauteur, sans la rendre instable. Il observait devant lui, et vit clairement que ‘’l’étage’’ était presque abandonné. Il attrapa l’arme, y donna un petit coup de Sonic, et tira silencieusement sur les quelques gardes encore présents là-bas, quatre balles en moins, quatre personnes en moins. Peut-être avaient-ils une famille, peut-être étaient-ils de très bonnes personnes. Mais Mendax n’en avait clairement rien à battre. Il se redressa sur la plate-forme et garda un air majestueux, digne d’un héros, accroché sur cette barre de fer, droit comme un imbécile. Et les yeux toujours fixés devant lui il regardait l’entrée désormais sans gardes et se mit à réfléchir. Sa cervelle en pleine activité fumait presque tant il réfléchissait et un éclair de génie le traversa, il regarda dans la direction des derniers Cybermen et lança son sonic au chef de ceux-ci, en leur intimant à forte voix qu’ils devaient
« …l’utiliser contre les serveurs, dans les sous-sols ! »
Les Cybermen saluèrent Mendax et son congénère d’un salut typiquement Mondasien, en se frappant le torse, avant de faire demi-tour et de revenir sur leurs pas. Disparaissant par là où ils étaient arrivés.

« S’ils les désactivent au bon moment, on sera libéré des caméras de sécurité, et des autres conneries en tout genre qui les font nous trouver. » Ajouta Mendax dans la direction de son congénère. Il releva la tête et mécaniquement, tendit le bras comme s’il tenait son pointeur, sauf qu’il ne le tenait plus et soupira.

« Bravo Mendax, bravo. » Ajouta-t-il en grommelant dans sa mâchoire. Il reprit le fusil dans ses mains et bombarda de six tirs précis une espèce de coffre métallique qui selon toute vraisemblance contenait les circuits électroniques reliés aux plates-formes. Se faisant, il avait actionné le mécanisme qui fit se déplacer celles-ci, mais comme il venait de le faire à l’aide d’une arme à feu, et donc sans la moindre précisions, les plates-formes dont celle sur laquelle ils se tenaient se mit à se déplacer plus vite qu’il ne le prévoyait, manquant presque de les projeter en bas, et risquant au passage de faire un plongeon mortel dans les bassins électrifiés. Mendax s’agenouilla tout en restant accroché à la même barre et inspira un grand coup, se forçant à tenir pour ne pas tomber et crever si tôt.

« Il reste plus qu’à réussir à traverser cette saloperie ! » S’écria Mendax au-dessus du bruit vrombissant et mécanique des plates-formes qui continuaient d’osciller dans tous les sens.

HRP:
 

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MessageSujet: Re: TERMINÉ • La Dernière des Guerres — [PV The Professor]   Jeu 13 Fév 2014 - 0:35



La Dernière des Guerres.

Feat. Mendax

On traverse par là haut? Et bien soit, montons alors. Suivant l'exemple de son aîné, il enroula une fois le câble autour de son poignet et tira d'un coup sec. Le mécanisme se mit en marche et le hissa dans les airs. Mendax avait éliminé les derniers gardes gênants et avait tiré dans un boitier électronique, ayant refilé son sonique aux Cybermen. Le bordel des plateformes s'était alors activé. Oh ça fonctionnait oui, mais beaucoup plus vite que prévu. Toujours accroché à son câble, il se sentit emporté par la plateforme et semblait voler à travers la pièce. Le câble c'était même bloqué et il ne montait même plus, pendu là dans les airs. Merci Mendax!

Se dirigeant autant que possible, soit pas tant que ça, il esquiva une colonne en se faisant basculer sur le côté mais du coup le mouvement se répété à cause du balancement. Il fallait qu'il réactive le câble. Utilisant sa main libre il attrapa son pointeur sonique et visa le haut du câble pour relancé l’ascension et après quelques secondes pour bien viser, ça fonctionna. Maintenant qu'il recommencé à monter, il fallait trouver un moyen de ralentir la plateforme car s'ils arrivaient à l'autre bout de la salle à cette vitesse, ils allaient tout les deux se crasher contre le mur et le dit mur n'était plus si loin que ça à force. Il tenta bien sur d'utiliser son sonique pour ralentir les plateformes mais rien à faire, il se balançait trop et le boitier était trop loin. Rangeant donc le pointeur, il observa les alentours, semblant profiter de la balade aérienne. De là où il était il pouvait voir le passage gardé par les soldats que Mendax avait supprimé, leur prochain objectif. Il devait forcément y avoir un autre boitier de contrôle des plateformes de ce côté de la salle alors autant tenter le coup! S'inclinant un peu en avant, il repéra un passage et lâcha le câble. A nouveau la noirceur s'étira sous sa peau et ses yeux avant qu'il ne disparaisse. La vitesse de chute le propulsant, il sortit plus vite du Void et roula sur le sol à l’intérieur du couloir et se releva au plus vite, revenant dans la grande salle pour trouver le boitier.

Et effectivement il avait vu juste. Dégainant une nouvelle fois son sonique, il visa et l'activa. Le son manipula l'électronique qui rétablit la vitesse normale des plateformes au dernier moment, à quelques mètres de la collision. Soufflant de soulagement, il dit assez fort à Mendax pour qu'il puisse entendre... - La prochaine fois, laisse faire les professionnels. - Vengeance pour le "Frimeur" de tout à l'heure? Oui, probablement. Enfin peu importe, il détourna le regard pour observer la suite de leur route. Un large couloir qui les mènerait à quoi? Il attendait Mendax pour le découvrir. Les Cybermen avaient pendant ce temps peut être réussi leur mission? C'était à espérer.

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MessageSujet: Re: TERMINÉ • La Dernière des Guerres — [PV The Professor]   Sam 22 Fév 2014 - 18:22



Mendax posa l’extrémité de son pied sur le crâne d’un des cadavres qu’il venait de tuer pour s’assurer qu’il était bel et bien mort, une fois que le cadavre prouva qu’il était bien inanimé, Mendax se pencha au-dessus de lui et passa ses mains autour de sa ceinture, le retournant ensuite sur le dos, il arracha un badge électronique qui était serré par une petite attache de la ceinture du soldat et l’observa un instant. Tiens, amusante coïncidence, le mort venait de Neue-Berlin. Le Seigneur du Temps avait en tête le plan du bâtiment et savait que cette carte magnétique allait servir. Comment le savait-il ? Principalement parce qu’il y avait une porte. Et en général, quand il y a une porte et qu’on est attaqués, nos portes sont fermées… En général, quand on a un peu de jugeote c’est ce que l’on fait. Qui laisserait entrer son ennemi chez lui, hein ? Enfin bref… Mendax laissa le mort être mort et se reposer par terre et se redressa vers son congénère, sans dire mots, ne relevant même pas le petit pic qu’il lui avait lancé en référence à celui que Mendax lui avait lancé plus tôt encore, et s’avança vers ce couloir au bout duquel ils pouvaient apercevoir une porte métallique verrouillée, ou du moins fermée. Le timelord ne se fit pas prier et s’y dirigea. Mais plutôt que de passer il se colla contre un mur et regarda brièvement vers l’intérieur, ses yeux virevoltants vers les caméras de sécurité qui pendaient au plafond, une lumière bleue clignotante sur le sommet de chacune d’elles. Puis, une à une s’éteignaient dans un grésillement électrique, comme s’il y avait court-circuit. Ce qui était d’ailleurs sûrement le cas.

« Ils l’ont fait, ça ne devrait pas durer longtemps, allons-y ! » S’exclama Mendax en fonçant illico presto le long du couloir jusqu’à cette porte métallique au fond. Contre laquelle il manqua de se cogner s’il ne s’était pas arrêté un peu plus tôt, aussi vite qu’il le pouvait, il passa la carte magnétique dans une fente qui était tracée dans le mur, et juste au-dessus de laquelle on pouvait voir une interface holographique. Au passage du badge, une série d’informations défilèrent sur l’écran-hologramme et la porte s’ouvrit dans un grincement mécanique. Révélant le sommet de l’immeuble sur lequel on voyait s’élever une grande colonne métallique couverte de barbelés et de câbles aux longueurs et aux largeurs plus ou moins grandes ; ils semblaient être tous traversés par de l’électricité, si bien que certains produisaient parfois de petites étincelles qui ricochaient contre l’espèce de cage en fer qui encadrait la grande balise. Mendax leva les yeux au ciel, et constata que la balise s’était activée pendant qu’ils étaient encore à l’intérieur, un grand faisceau s’en dégageait et il traversait les nuages jusque sûrement bien plus haut dans l’atmosphère. La balise vibrait et semblait dérégler la météo, en effet, un vent assez déstabilisant soufflait sur le toit et on sentait qu’il allait bientôt pleuvoir.

« Si on la désactive, ça coupera les communications des forces armées ! » S’écriait Mendax en haussant la voix pour être entendu à travers ce vent bruyant. « C’est relié aux satellites qui  encerclent la planète ! Sans ça, on sera libre de se casser ! » Partir ? Mendax avait donc changé d’avis ? Ou était-ce une autre manigance qui n’avait aucun sens sauf pour lui ? Et bien lui seul le savait. Et à mesure que le vent soufflait le ciel s’assombrissait, il faisait bien plus noir qu’avant qu’ils n’entrent. Il se mit à pleuvoir. D’abord quelques gouttes, puis une averse tonitruante se révéla au fur et à mesure. Bruyante et contraignante la pluie traversait le toit et sembla couvrir toute la mégalopole qu’ils n’avaient pas visitée. Le seigneur du temps se couvrait les yeux d’une main levée pour voir devant lui et ne pas être aveuglé par la pluie et fit quelques pas vers la balise avant d’entendre le craquement d’un éclair dans le ciel et son grondement ensuite ; il leva la tête et chercha à voir où il avait frappé par un astucieux calcul entre la distance qui sépara les deux bruits. Pourquoi ? Allez savoir… Ce qu’il fait n’a jamais eu de sens, il improvise toujours au fur et à mesure. En inventant des prétextes. Quoiqu’il en soit, il fixait le sommet de la balise et se mit à réfléchir. Comment allaient-ils la désactiver ou la détruire ? Et ensuite, comment allaient-ils s’en aller ?

« Une idée ? » Demanda Mendax en gardant la tête rivée sur la grande pièce de technologie humaine. Un autre éclair frappa à proximité, se heurtant sur la pointe métallique d’un gratte-ciel, vint ensuite son vibrant coup de tonnerre à en faire frissonner plus d’un. La porte derrière eux se ferma et se verrouilla d’elle-même, les enfermant sur le toit à la grande surprise du seigneur du temps qui se retourna aussitôt et accouru vers celle-ci en observant l’interface holographique qui servait à indiquer le verrouillage. Une fenêtre s’ouvrit sur l’interface et révéla le dernier de tous les Cybermen venus aider Mendax. Celui-ci, droit et imperturbable regardait son écran et lança dans la direction de Mendax à travers sa voix mécanique et grave. « Ma légion est morte. Vous mourrez. » Le vieillard Gallifreyen donna un coup de poing dans la porte en grognant.

« Comme par hasard le Cybermen fait preuve d’émotions et elles se retournent contre nous ! Rah ! » Et un coup de pied dans la porte s’en suivi. Il se retourna et reposa ses yeux sur la balise dont les câbles semblaient être isolés à l’humidité de cette pluie. Était-ce un champ de force ?

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MessageSujet: Re: TERMINÉ • La Dernière des Guerres — [PV The Professor]   Mer 26 Fév 2014 - 16:31



La Dernière des Guerres.

Feat. Mendax

Le Professeur suivit Mendax, non sans un regard en arrière pour être sur que personne ne les suivait. Une à une les caméras s'étaient éteintes, preuves que les Cybermen avaient réussit, et il suivit son congénère à l’extérieur, là où une pluie battante leur tomba sur la tronche, orage et éclairs en prime... Un temps que le Prof adorait plus que les autres. Aux dires de Mendax, la balise était reliée aux satellites, le faisceaux d'énergie était actif, et la détruire couperait les communications ce qui leur permettrait de fuir. Cette phrase sonna faux aux oreilles du Prof qui ne dit rien sur le moment. La porte derrière eux se ferma et se verrouilla, le Cybermen criant la mort au Time Lord. Non sans un sourire, il ne pu s’empêcher de se moquer - Faire confiance à des Cybermen? Doit y avoir une blague sur ça qui trouverait sa place à cet instant. - Une mauvaise blague sans doute. La pluie ne semblait pas atteindre la balise, elle était probablement protégée et effectivement, quand Prof approcha la main du métal, un faible courant électrique le choqua. Tournant la tête vers Mendax, il paru outré. - Ils sont sérieux là? ... Pathétique... - Sortant son sonique de sa poche, il l'activa tout en parcourant de haut en bas l'immense tige de métal et le champ de force disparut. Ils n'avaient rien de mieux? Peut être avaient-ils la prétention d’arrêter Mendax bien avant en cas d'attaque?

Et pourquoi en pas laisser faire le beau temps? - Pointant son sonique sur les câbles qui maintenaient la balise en l'air, il les brisa un à un dans un son désagréable. Sans aucune stabilité, la balise était à la merci du vent violent qui soufflait et sans aucun protection elle était aussi à la merci des éclairs et de la pluie, un immense para-tonnerre. Elle commençait déjà à bouger, d'abord doucement, puis petit à petit on pu voir les mouvements s'amplifier et les éclairs se rapprocher. Le tonnerre s'étendait sur la ville, les éclairs, de plus en plus, gagnaient du terrain, la pluie se faisant plus forte, encore et encore. - C'est trop lent... - Rangeant le sonique, il dégaina son sabre et le tendit en l'air. Laisser faire la nature était amusant mais lent, gagnons du temps en utilisant un para-tonnerre naturel. L'éclair d'ombre captait l'énergie, ça marcherait pareil sauf qu'il ne faisait qu'aiguiller les éclairs qui frappèrent la balise de plein fouet.

Un silence retentissant se plaça là et Prof n'eu que le temps de se retourner pour se jeter à terre que le trop plein d'énergie faisait rage. Le faisceau s’arrêta net et l'énergie de la balise couplé à l'électricité de l'éclair causa une saturation. Un son étrange se fit entendre avant qu'une explosion ne retentisse, d'abord au sommet de la balise puis une multitude de petites explosions suivirent la tige métallique avant d'atteindre sa base et son générateur qui explosa. Une déflagration de flammes et de résidus énergétiques bleutés se répandit sur le toit. Prof caché sous son manteau, la tête dans ses bras, ressentit la chaleur même si son sabre absorbait l'énergie autour de lui ce qui lui évita l'électrocution. Heureusement qu'ils étaient des Time Lord. Quoi que vu l'ampleur, est-ce que ça avait été réellement suffisant?

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