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  TERMINÉ • La Dernière des Guerres — [PV The Professor]

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MessageSujet: Re: TERMINÉ • La Dernière des Guerres — [PV The Professor]   Jeu 27 Fév 2014 - 19:18



Une chaleur insoutenable se répandit comme un nuage autour d’eux, et des débris volèrent dans tous les sens tandis que la balise explosait… Le Professeur avait eu le temps de courir se mettre à l’abri, Mendax ? Le Seigneur du temps n’eut pas cette chance, un morceau de métal enflammé éclata et virevolta en ricochant sur le sol jusqu’à son bas-ventre, l’écrasant avec force et s’enfonçant dans sa chair qui se met à saigner en abondance. Il s’écrasa au sol dans un hurlement de douleur si fort que sa voix cassa. Son bras droit avait bondit en arrière pour effleurer le métal planté dans son dos ; c’était un geste incontrôlé et le contact ardent du métal lui brûla le bout de l’index et du majeur, il avait l’impression de sentir sa chair fondre et ses ongles tomber, ses jambes étaient mordues par le froid horrible de la non-sensation, il n’arrivait plus à bouger et sentait bien que sa colonne vertébrale avait été endommagée par le morceau de ferraille. Et pourtant, il ne s’évanouissait pas, une étrange volonté l’animait alors qu’il souffrait tant. Il souffrait trop. Sa vision était trouble, et ses sens s’amenuisait au fur et à mesure que le métal refroidissait en lui ; planté entre ses muscles et ses os. Il aurait souhaité que cela s’arrête si tôt, il l’aurait voulu avec tant de passion. Il n’arrivait plus à crier, il était même incapable de gémir sa douleur et se contentait d’être endolori par terre, recroquevillé contre lui-même, baignant dans son propre sang. L’Univers aurait été bon de le laisser mourir ainsi, il aurait été meilleur de le tuer sur le champ, mais non. Ce n’était pas ce qu’il prévoyait, certainement pas. Le Monstre devait souffrir, il devait vomir ses entrailles, subir la colère de tous ces gens qu’il avait tué, tous ces gens qu’il avait torturé… Et tous ceux qu’il allait blesser. Les yeux du petit garçon étaient embrumés par les larmes de sa souffrance, par les larmes de ses regrets. Il voulait hurler, il voulait s’époumoner dans des cris et des plaintes mais rien n’y faisait, aucun son ne sortait, il ne sentait plus ses jambes et ne pouvait pas les empêcher de remuer contre le sol dur et froid, il voyait ses mains trembler devant lui, couvertes de sang et de débris arrachés au sol alors qu’il rampait pour fuir les autres déferlantes de l’explosion ; ses ongles grattaient le sol, ses ongles se fendillaient à chaque poussée qu’il tentait de faire, il ne bougeait pas d’un centimètre. Il était condamné. Il n’arrivait plus à rien et cessa de s’efforcer à fuir sa mort. Renonçant à tout espoir il laissa son front s’écraser contre le sol, noyé dans ses larmes, sa souffrance et son sang qui continuait d’abonder autour de lui. Il ne pensait à rien, rien d’autre que ses compagnons, ceux qu’il avait tué, ceux qu’il avait abandonné, et à ceux qu’il avait aimé. Il se souvint des grandes épopées qu’il avait vécues. Mais rien ne suffisait à calmer sa douleur, il se souvint de l’humain qui avait été le favori de son incarnation ; Mark. Même celui-là avait été torturé par le Seigneur du Temps, il l’avait forcé à croupir en geôle pendant onze longues années… Pourquoi ? Parce qu’il n’avait pas eu envie de venir le chercher plus tôt, quel genre d’homme était capable de faire cela ? Qui pouvait oser ? Un monstre. Seul un monstre pouvait être aussi odieux. Parce qu’il était prétentieux, Mendax avait fait exploser un système solaire tout entier, simplement pour impressionner Mark, à quoi bon ? Il avait ravagé des milliards de vies en l’espace de quelques minutes seulement pour dire à un humain incapable de vivre aussi longtemps que lui qu’il l’aimait ? Non ce n’était pas juste, c’était horrible. Pourquoi Mendax avait-il le droit de faire cela ? Pourquoi continuait-on à le laisser vivre ? Même sur Gallifrey lorsqu’il avait été emprisonné pendant un millénaire, ils ne l’avaient pas vaporisé, alors qu’ils en avaient tués pour beaucoup moins que ceci ; pourquoi est-ce que lui avait eu le droit d’être épargné ?

L’explosion grandissait et un nuage de flammes et de fumée s’éleva autour des restes de la balise, dissimulant le corps encore animé du gallifreyen qui continuait de pleurer à chaudes larmes. On aurait dit dans ses sanglots qu’il essayait de parler, qu’il essayait de dire à quel point il était désolé d’avoir ainsi été fait ; il avait honte. Nul autre que lui ne l’avait jamais entendu dire qu’il avait honte, sa promesse avait toujours été de mentir, de ne rien révéler sur lui-même, d’ignorer les questions et de masquer ses intentions, il avait choisi son titre pour se protéger des autres, pour se protéger de l’univers, il ne voulait pas qu’on le connaisse, il ne voulait pas qu’on le reconnaisse. Il ne voulait pas exister. Il n’avait aucun but sur Gallifrey, et même après sa formation à l’académie, il ne savait toujours pas pourquoi il était né, pourquoi lui. Il avait toujours ignoré pourquoi on l’avait engendré par les looms, ni pourquoi ses parents ne l’avaient pas conçu naturellement. Et alors qu’il sentait ses vêtements fondre sur sa peau claire et ancienne qui devenait rouge de sang et de douleur, sa vision lui révéla à nouveau cette silhouette de son avenir venue souvent lui prêter main forte, le personnage ne semblait pas être atteint par les flammes et s’approcha de lui. L’être n’était pas une hallucination, il était bien apparu en face du Timelord mourant pour lui apporter quelques mots.

Le seul qu’il prononça fut « Oméga. » Et dès qu’il eut fini de le dire ; l’homme commença à s’illuminer d’une lueur dorée, qui s’écrasa devant Mendax, et vint se glisser entre ses narines et ses lèvres serrées ; il n’avait pas commencé à se régénérer, non, c’était autre chose… Quelque chose qui ne semblait pas venir de notre univers, quelque chose de mystérieux et puissant. L’énergie qui avait été insufflée dans le seigneur du temps était suffisante pour le protéger en grande partie de la mort à ce moment précis. L’explosion traversa Mendax et fit brûler sa chair et ses muscles sous ses vêtements qui partaient majoritairement en fumée, ne cachant plus que maladroitement son sexe et une partie de son torse, il n’avait plus de cheveux tout avait brûlé, et on aurait dit que sa chair avait fondu sur la surface de son crane ; lui donnant un aspect morbide et horrible. Il ressemblait à un monstre de film d’horreur et son visage reflétait la forme étrange de son crâne tandis qu’il se redressait avec difficulté maintenant que l’explosion eut pris fin. Son regard encore sensible se heurta à ses mains brûlées desquelles on ne distinguait plus les ongles des doigts. Sa peau calcinée était couverte de sang coagulé et en partie asséché par les flammes de l’explosion. Le Monstre portait vraiment son titre, désormais. Boitant vers l’endroit où son congénère avait été en sécurité, Mendax regardait autour de lui, l’orage avait cessé et le soleil semblait commencer à scintiller de nouveau dans le ciel. Il n’avait fait que trois pas qu’il était déjà essoufflé et ses jambes l’abandonnèrent, le laissant tomber au sol avec violence. Sa mâchoire se brisa sur le choc, il n’avait même plus la force de s’opposer à sa pénitence. Et silencieusement, il vit ses mains luire. Un sourire glissa entre ses lèvres endolorie et on crut l’entendre murmurer « Je suis désolé… »

Sa chair carbonisée commença à briller de mille feux, et comme s’il semblait léviter, le Seigneur du temps s’éleva lentement sur lui-même sa chair toute entière brillait plus fort qu’on aurait pu voir un soleil irradier autour de lui, l’énergie du Timelord et de son cycle renouvelé était plus intense que l’ordinaire énergie temporelle qu’on avait de naissance, ce n’était pas la sienne qui brillait, c’était celle d’un autre. Celle de l’avenir. Celle d’un renouveau. Le futur seigneur du temps se tenait maladroitement sur ses jambes alors qu’autour de lui virevoltaient des lumières aveuglantes presque blanches ; comme s’il était recouvert par de longs et larges filaments d’or. Le Seigneur du Temps brillait, il changeait. Sa régénération avait finalement commencé. Autour de lui le silence, en lui le bonheur, la joie. Il était heureux, que pouvait-on rêver de mieux que de mourir dans la rédemption et de naître dans la joie ? C’était la perfection autour de lui, tout était agréable, même sa haine contre lui-même venait de s’estomper. Il était heureux. Sa voix revint et il souriait de se savoir changer. Mais aucune régénération n’est indolore, et alors que son ADN se réécrivait pour créer un quatrième Mendax, ses os se réparaient, sa peau perdue réapparaissait et ses cheveux comme ses caractéristiques avaient déjà commencées à s’altérer. Au lieu de cette habituelle couleur noire qu’il avait porté sur le crâne pendant deux incarnations, Mendax était redevenu blond. Son visage s’était aminci en hauteur et semblait plus jeune qu’auparavant. Et dans un long soupir hurlé il tomba à genoux ; dans les mêmes haillons consumés par les flammes, il tomba au sol, changé. « AH ! »

Mendax le quatrième vit.

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MessageSujet: Re: TERMINÉ • La Dernière des Guerres — [PV The Professor]   Mar 4 Mar 2014 - 0:57



La Dernière des Guerres.

Feat. Mendax

La fumée se répandait, les flammes se dispersaient et le Professeur découvrait enfin son visage. La déflagration était terminée, le vent écartait doucement la fumée et son regard se posa sur cette forme sombre rampant sur le sol, cette masse de chair calcinée sous cette peau fondue, ces deux yeux meurtries encore ouverts. Prof se redressa, assit par terre, un peu ahurit. Il n'avait eu aucun mal à reconnaître la structure faciale de Mendax et c'était bien ça qui le laissait ainsi. Son manteau l'avait protégé même s'il avait bien souffert, il n'avait rien... et lui était brûlé si profondément, sans compter son abdomen entravé par ce morceau de métal. Il fixait Mendax avec un regard mêlant la tristesse, la peur et la culpabilité. C'était sa faute. Quand il avait lu les mots du monument, quand il avait visité Charon, quand il avait remonté le temps pour tenter de le sauver, quand il s'était rendu compte qu'il n'y arriverait pas... Comment aurait-il pu seulement deviner que c'est lui qui le tuerait? Que ce serait par sa faute que le Mendax mourrait?

Son regard rivé vers Mendax, il ne le détourna pas quand la lueur dorée commença à irradier chaque parcelle de chair encore accroché à son squelette en miettes. N'importe qui n'aurait pu tenir mais il avait comme une chose à se faire pardonner et même s'il lui sembla entendre quelque chose qu'il n'aurait jamais cru entendre de la bouche de cet homme, il se sentait tout autant désolé, peut être moins, était-ce vraiment quantifiable? Les flammes avaient cessé mais celles qui léchaient le corps du Mendax à cet instant étaient autrement plus chaudes et douloureuses. La vision du Professeur se brouilla, entravée par une tache de lumière, comme s'il avait regardé un soleil trop longtemps. Fermant les yeux le temps de rétablir ça, il sentit la chaleur s'estomper autour de lui, et le froid le gagner. Rouvrant les yeux, il lui fallu un instant pour faire le point sur un visage tellement différent. Ce corps était plus fin, plus jeune que l'autre. Ses yeux étaient plus petits, ses cheveux tellement plus blonds. Un tout nouveau Mendax, plus jeune et plus vieux à la fois.

Le Professeur se releva doucement, rengainant son sabre dans son dos, sans lâcher Mendax des yeux. Ce type avait un corps différent, un caractère différent, un raisonnement différent. Il ne connaissait pas ce gars là, pouvait-il lui faire confiance? Il l'observait en détail mais il était trop tôt pour déceler quoi que se soit chez lui ce nouveau corps encore emprunt d'échos des habitudes du précédent menteur. - Mendax? - Prof se rapprocha, s'accroupissant à côté de lui pour capter son regard. - Est-ce que ça va? - La régénération était un processus compliqué et complexe qui ne se passait pas toujours bien. Valait mieux s'assurer qu'ici, ça allait, au moins pour le moment. Passant son bras dans le dos du nouveau, il l'aida à se relever, à garder son équilibre au début. Sortant son sonique de sa main libre, il le pointa vers la porte et força son ouverture pour qu'ils entrent à l’intérieur se mettre à l'abris dans le couloir avant que la porte ne se referme. Laissant Mendax un instant, Prof alla vérifier les alentours puis revint. Il fallait qu'ils bougent, ça allait pas tarder à grouiller de gardes. Espérons que ce nouveau menteur soit un bon combattant.

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MessageSujet: Re: TERMINÉ • La Dernière des Guerres — [PV The Professor]   Mar 4 Mar 2014 - 22:07



Quand on meurt et qu’on revient d’entre les morts, on ne réapparait jamais sans séquelles, et Mendax n’allait certainement pas surgir en chantant et en dansant dans tous les sens sa joie d’être toujours en vie, au contraire ; le processus avait été douloureux, mais encore plus que la normale, puisqu’il avait perdu toutes ses régénérations avant d’en obtenir de nouvelles aux suites de l’évènement sur Terre et de l’Arche du vide. Il ignorait que recevoir un nouveau cycle se traduisait par une première régénération plus violente qu’à l’ordinaire. Mais ça paraissait logique, ce n’était pas les siennes qu’il avait retrouvé, c’était un tout nouveau cycle fabriqué pour lui ; mais qui ne lui appartenait pas à la naissance. Il savait qu’il venait de changer, il savait qu’il était en vie, il savait qu’il était le quatrième Mendax, mais il avait l’impression de rêver, que ce n’était pas la réalité. Peut-être était-il mort pendant sa régénération, et que tout ceci autour de lui n’était que sa vision de l’autre-monde, il n’en savait rien et était trop sonné pour en avoir le cœur net. Il était en partie dans les vapes et n’avait plus aucune sensation dans tous son corps, mais cette étrange absence était causée par le traumatisme de la brûlure qui lui valut de changer, il avait vu son congénère le porter et l’aider à marcher, mais il n’avait pas senti la pression de ses muscles ou de ceux du Professeur pour le garder droit. Tout semblait muet autour de lui, il avait vu les lèvres de son allié remuer devant lui, mais n’avait rien entendu que le simple bourdonnement causé lui aussi par l’explosion qui le força à changer. Et même si c’était en partie la faute du Professeur, Mendax ne se sentait pas éprouver la moindre haine ou la moindre rancœur à ce moment précis ; il était après tout venu sur Charon pour mourir. Et son vœu avait été exaucé. Le voilà, il avait péri.

Bien sûr, il n’avait pas envisagé de revenir, de se régénérer en un autre Menteur, mais ce qui devait arriver était arrivé. Rien n’avait entravé son changement et le voici qui était encore dans l’Univers. Son allié le laissa seul à l’intérieur du couloir par lequel il était entré, Mendax ne savait pas comment ils y étaient arrivés maintenant ; il était encore trop sonné pour véritablement se rendre compte de son environnement. Le Seigneur du Temps était adossé dans un coin du couloir, sonné et confus. Et comme il était à prévoir, il était trop faible pour rester debout plus longtemps. Alors, il préféra se laisser glisser au sol, et laissa sa tête tomber en arrière, elle se cogna légèrement contre le mur, mais pas assez fort pour qu’il en souffre. Ses oreilles continuaient de bourdonner et de siffler ; mais il entendit très distinctement le son creux qui se dégagea du métal derrière lui. Il retrouvait peu à peu son ouïe. Mais comme aucune régénération ne peut avoir lieu sans conséquences, celle de Mendax n’échappa pas à l’habitude. Et alors qu’il reprenait ses esprits, il vit autour de ses pieds de larges et épaisses chaînes qui l’empêchaient de bouger. Une douleur déchirante lui traversa les chevilles et fit le tour de ses tibias, cette souffrance presque brûlante le fit sursauter lorsqu’il vit autour de ses pieds qu’il ne s’agissait plus de chaînes mais bien des lames métalliques plantées dans ses membres. Mendax se mit à hurler de frayeur et découvrit sa nouvelle voix par la même occasion. Elle était plus grinçante mais toujours à la même tonalité grave que celle de sa troisième incarnation. L’horrible hallucination qui lui fit croire qu’il avait les pieds pris dans des pièges à ours se dissipa lorsque le Professeur revint après avoir laissé Mendax seul ici, le nouveau régénéré avait tourné la tête vers son congénère et ce simple geste suffit à le faire sortir de cette folie post-régénération temporaire. Mais il savait que ce n’était qu’un moment de lucidité, les régénérations sont des phénomènes difficiles à endurer, et encore plus lorsqu’on est un vieillard comme lui. Mendax se redressa difficilement, d’abord en s’appuyant sur le sol, puis en se traînant contre le mur pour finalement se remettre sur ses pieds, il avait un bras immobile, le bras droit duquel il écrivait dans sa précédente vie.

Avec une certaine lourdeur dans la mâchoire, car cette bouche était nouvelle et sa construction était totalement différente à la précédente, il eut du mal à prononcer les quelques mots qui suivirent. « Je… Je crois que je suis en train de péter les plombs. » En même temps qu’il s’exprimait, le gallifreyen remuait les mains sans remarquer qu’elles tremblaient, il avait le front couvert de transpiration et semblait recroquevillé sur lui-même bien que debout et difficilement stable, comme s’il était ivre.

Mendax se passa une main sur le front, essuyant la sueur qui coulait jusque ses sourcils et contempla un instant ses doigts. C’était toujours fascinant de se voir être quelqu’un de complètement différent. Mendax pris une très grande inspiration et regarda le Professeur de bas en haut, avant d’être pris d’une douleur dans le bas-ventre qui se traduisit par un autre hurlement de terreur. Le Gallifreyen écrasait ses mains sur le côté de son nombril avant de glisser vers le mur et grinça des dents qu’il avait « perdu mon appendice ! Je, j’ai perdu mon appendice ! Je n’ai plus d’appendice ! » Le Timelord écarquilla les yeux avant de lâcher un très large « Ooooh ! » De constatation. « Je ! AH. NON. Elle est de l’autre côté ! QUOI ?! » Il haussa les sourcils et passa ses mains de l’autre côté de son bas-ventre et murmura les sourcils froncés au Professeur « Qui a l’appendice de ce côté ? Personne ! » Les séquelles de la mort étaient clairement visibles maintenant, Mendax était victime de l’habituelle folie accompagnée d’un excentrisme assez commun aux Seigneurs du Temps… Et puisqu’il en était à analyser son anatomie — Non pas ça — il se mit à compter le nombre de ses doigts et entama un méticuleux décompte du nombre de ses cheveux. Pirouettant sur lui-même il se tourna et se regarda au travers de l’écran qui scellait la porte de l’intérieur comme de l’extérieur.

« Mais. Mais… MAIS JE SUIS BLOND ! » Une autre pirouette, mais ratée, il se cogna contre le mur à sa droite en trébuchant sur ses propres pieds. Et tout en se pressant le front du bout des doigts il ajouta « Je suis blond ! Blond comme ma première incarnation ! » Il se mit à sourire, les sourcils haussés. Et son visage ravala toute joie en quelques secondes lorsqu’il termina par un « On s’en fout. » Le régénéré dégénéré fit quelques saut sur place avant de s’immobiliser et de fixer son reflet dans les yeux du Professeur. « Ding dong, je suis magnifique. » Il se donna une gifle, puis une autre. Les trois Mendax précédents parlaient sûrement au travers de ces deux baffes violentes. Pour le remettre en place et le faire reprendre son sérieux. Ce fut efficace puisqu’il arrêta de divaguer en idioties.

L’air plus sérieux et moins stupide le quatrième Mendax se retourna vers la porte, puis vers le mur où il s’était laissé tomber plus tôt et où sa première hallucination avait eue lieu. Son oreille frôla le mur, et il commença à longer celui-ci en y donnant quelques petits coups qui faisaient résonner les parois en métal, jusqu’à ce qu’une d’elle se mette à sonner creux. Dès lors, le Gallifreyen arrêta ce mécanisme et s’agenouilla devant le mur, avant d’y caresser la surface. Il esquissa un sourire vicieux et frappa avec violence la paroi. L’avantage des évènements post-régénération était qu’alors qu’ils étaient en proie à des crises de démences ou d’autres choses désagréables, les Gallifreyen voyaient leurs capacités physiques renforcée. En l’occurrence, Mendax plia le métal autour de son poing dans un grincement sec et strident, il s’agissait d’un panneau coulissant servant à dissimuler des câbles électriques. Calmement et sournoisement, le Seigneur du Temps arracha un maximum de câbles couverts et les laissa gigoter dans le coin du couloir alors que toutes les lampes et ampoules du bâtiment furent traversées d’un court-circuit, laissant l’endroit plongé dans un noir presque complet.

« Comme ça, on est invisibles ! » S’exclama Mendax en tentant un high-five dans le vide.

Il ne réfléchissait pas énormément, principalement à cause de la folie inhérente à tous les évènements post-régénération qui se produisaient avant que le timelord ait eu le temps de reprendre ses esprits et de se remettre de cette mort traumatisante. Mais toutes les morts sont traumatisantes… Mais celle-ci semblait avoir affecté bien plus Mendax que les précédentes, la première fois il était mort de vieillesse et la seconde fois il s’était suicidé. Mais cette fois, il avait été massacré et brûlé vif, de quoi traumatiser n’importe qui… En tous les cas,  il avait vite retrouvé ce panache d’emmerdeur et cette volonté de foutre le bordel. Heureux d’avoir plongé le bâtiment dans un noir complet, Mendax s’habituait au noir relativement rapidement, encore une fois grâce aux bonheurs d’être nouvellement en vie, mais surtout parce qu’un système de secours avait illuminé les sols. Révélant au passage qu’un groupe de soldats s’approchait dangereusement des deux seigneurs du temps.

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MessageSujet: Re: TERMINÉ • La Dernière des Guerres — [PV The Professor]   Mer 5 Mar 2014 - 23:50



La Dernière des Guerres.

Feat. Mendax

Le cri de terreur de Mendax l'avait bien sur interpellé mais le second cri qu'il poussa en rapport à son appendice disparue le fit sourire. Il pensait à une blague post régénération mais non, il était en fait sérieux... mais la suite ne le poussa pas à cesser de sourire. Il allait bien, compte tenu du contexte et de ce qu'il venait de subir. Les Time lord gèrent la régénération différemment mais habituellement il y a une phase de folie un peu étrange, une excentricité exacerbée, la découverte de son nouveau corps, c'était quelque chose de compliqué. Imaginez vous vous couchez... et vous vous réveillez en ayant un corps totalement différent, sauriez vous si vous êtes vraiment vous? C'est un traumatisme dur à gérer, mais les Seigneurs du Temps étaient biologiquement conçu comme ça, ils pouvaient le gérer, d'autant qu'avec la chambre zero, normalement, ça allait... mais combien d'entre eux l'avaient utilisé? On ne se régénère pas pile au bon moment quand ça nous arrange. Il l'observa découvrir ses mains, sa nouvelle couleur de cheveux, il sourit quand il se qualifia de magnifique mais s'interrogea quand il frappa la paroi. Curieux, il s'était approché pour voir ce qu'il faisait mais n'eut le temps de rien faire, tout l'endroit était désormais plongé dans le noir. Le sol s'éclaira, comme parcouru d'un liquide bioluminescent. Ce n'était qu'une lueur, tirant sur le bleu, suffisante pour se diriger mais pas aussi puissante qu'un lumière artificielle... Et ça donnait à l'environnement un ton assez mystique et sombre.

Prof avait repéré les gardes bien sur, il s'était déjà saisit de l'un de ses couteaux de lancer. Sans rien dire, il s'avança vers eux, restant dans l'ombre, hors de portée de la lueur et de leurs champs de vision. Se figeant, il cessa presque de respirer quand il observa les silhouettes des soldats passer à quelques mètres de lui, sans le voir. Telle une ombre, il se déplaça de quelques pas et trancha la gorge de l'un des hommes d'un seul coup, dans sa marche, disparaissant à nouveau du visible. Le groupe s’arrêta, tentant d'aider le soldat couvert de sang qui était de toutes façons déjà mort. La peur était un atout de taille, il avait apprit à l'utiliser. Une ombre parmi les ombres, invisible, inaudible, et sanglante. Une seconde fois il traversa le passage, dans le dos de l'un des soldats, sans le tuer, juste frôlant son épaule, disparaissant à nouveau. Le visage de l'homme s'était tordu de terreur lorsqu'il avait fait volte face, arme pointée. Un sourire invisible avait alors étiré les lèvres du Professeur qui observait le petit groupe se placer en cercle. Bonne idée effectivement, mais insuffisante. Utilisant la télékinésie, il se concentra sur le tissus de l'uniforme de l'un des hommes, le faisant bouger comme si une main s'y posait et s'y déplaçait. Il pu l'observer se figer sur place comme si une guêpe s'était posée sur sa main. Des relents de sadisme de sa troisième à l'évidence, qu'est ce que ça foutait là ça? Aucune idée. Peut être était-ce la guerre, il n'avait jamais été en pareille situation, le cinquième n'avait jamais fait la guerre, peut être était-il ainsi?

Se concentrant sur le centre du cercle, il fit un pas en avant alors que l'ombre dans l'ombre l'envahissait. Deux pas encore, et il en revenait, apparaissant au centre du cercle dans un son à peine audible. Un sourire amusé sur les lèvres, il se pencha de quelques centimètres, approchant sa bouche de l'oreille de l'un des hommes sans le toucher et lui murmura doucement... - Je suis là. - Avant de faire un nouveau pas vers les abysses. L'homme se retourna vivement, tirant dans le tas, la peur et la panique prenant le pas sur son entrainement et ses camarades prit sous son feu, s'écroulant un à un sur le sol luminescent, mort. Il ne resta que ce soldat, celui qui avait prit peur, celui qui les avait tous tué. Il restait immobile, constatant avec effrois ce qu'il venait de faire, n'entendant pas ce bruit à peine audible, ne sentant que la lame du couteau du Professeur sur sa gorge avant qu'il ne la tranche. Le corps du soldat s'écroula sur celui d'un autre, son sang se répandant et se mêlant à ceux déjà maculant le sol. Il tourna les talons, retournant pas à pas vers Mendax, mais s’arrêta après quelques uns, une voix s'élevant dans son dos, un voix informe, parasitée, une radio. Tournant la tête, Prof écouta... Déduisant assez vite la suite des festivités. - « Le sang du Démon a été sécurisé. Je répète, le sang du Démon a été sécurisé. Repliez vous au poste B. Dispersion dans 10 minutes. »

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MessageSujet: Re: TERMINÉ • La Dernière des Guerres — [PV The Professor]   Jeu 6 Mar 2014 - 18:56



Encore un autre bain de sang, que demander de mieux ? Sur le même sujet, voilà que les soldats se mettaient à grogner dans leurs radios que le « sang du Démon » avait été sécurisé, amusante coïncidence que de savoir que Mendax était celui que les habitants de Charon considéraient comme Lucifer, comme leur Diable. Ce n’était pas la première fois qu’il était venu sur ce monde, il y était au contraire passé en de très nombreuses reprises, puisqu’il s’agissait de son « terrain de jeux », comme il le désignait, préféré. En n’importe quelle époque, en n’importe quel jour, Mendax apparaissait sur Charon et réduisait de nombreuses vies à néant, pour son simple plaisir. Il n’y passait pas sa vie, et ces absences plus ou moins longues se passaient dans l’angoisse de le voir surgir n’importe où et d’apprendre qu’il avait massacré votre famille parce qu’il en avait eu envie. Mendax regarda les mares de sang par terre et inclina légèrement la tête sur le côté, ajoutant un « Je plains la femme de ménage. » l’air fier de ce qu’il venait de dire il se donna une tape sur le torse et se retint de rire. Parce qu’il se trouvait drôle. Il regardait les égorgés victime du Professeur avec amusement et semblait presque se moquer d’eux dans l’irrespect le plus complet qu’on ait pu voir dans les yeux d’un homme et haussa les épaules au final ; avant de reprendre ses esprits. « Je suis déjà venu ici, de nombreuses fois. » Il renifla « Le secteur B se trouve aux sous-sols. » se gratta le sommet du sourcil droit du bout du pouce et serra le poing gauche. Une course contre la montre était enclenchée, ils avaient moins de dix minutes pour atteindre le fameux secteur B ; et même si la chance avait été de leur côté depuis le début, rien ne présageait qu’elle allait le rester tout du long de cette épopée. Tout en entamant la course, Mendax continuait d’expliquer au Professeur ce qu’était ce secteur B, « C’est un genre de centre de commandes, si on arrive là-bas avant eux, on aura quasiment un contrôle total sur le bâtiment, et hypothétiquement sur le reste de la ville ! » Mendax ne connaissait pas complètement les limites de son nouveau corps et il commença déjà à sentir que cette nouvelle incarnation était moins endurante que la précédente. Il avait déjà le souffle haletant ; mais savait que ce devait être causé par la période d’adaptation obligatoire à tous les régénérés.

« Okay… » Soufflait-t-il entre ses halètements « Nouveau corps, nouvelles limites… » Il pressa sa main sur un point de côté, et continua tout de même, quitte à s’essouffler. « Je devrai être dans ma Zéro, c’est horrible… J’ai l’impression de faire mon âge... » Mendax avait du mal à maintenir la même marche, il était toujours en plein changement même si c’était essentiellement terminé, mais son esprit n’était pas encore concrètement adapté à cette nouvelle apparence et il s’efforçait de repousser comme il le pouvait les hallucinations qui continuaient de lui sauter au visage en même temps qu’il parlait ou au moindre de ses faits et gestes. Mendax était âgé, il avait largement eu le temps d’apprendre à distinguer la réalité de l’illusion, et quoiqu’en voulaient les conséquences de sa régénération, il n’allait pas se laisser tromper par son esprit lui jouant des tours. La douleur était une ancre, et il le savait, en se rattrapant à celle-là, il s’écrasait le poing dans la main et se faisait légèrement souffrir pour pouvoir garder les pieds sur terre. Quand bien même il s’y forçait, cela restait chose très difficile. Mais l’âge et l’habitude semblaient triompher puisqu’il restait décidé tout de même à suivre ce qu’ils devaient faire. Et ce qu’ils devaient faire pour le moment était d’atteindre le Secteur B à temps, qui sait ce que ces gens pourraient avoir fait avec le sang d’un seigneur du temps, avec le sang de Mendax. De nombreuses idées lui traversaient l’esprit à mesure qu’ils continuaient de dévaler les marches et autres pièces pour atteindre ce-même sous-sol, peut-être cherchaient-ils à créer des hybrides humains/timelords, qui sait ? Ou bien ils avaient en tête des choses plus dangereuses encore, comprendre le code dans l’ADN d’un Gallifreyen qui permet de se régénérer et de vivre bien plus longtemps en temps normal. Les possibilités ouvertes avec un échantillon de son sang, de son ADN, sont sans limites. Et c’est bien cela qui effrayait Mendax, il ne savait pas. Il n’avait pas la moindre idée de ce que l’on pourrait vouloir faire de son propre sang, et c’était trop dangereux de le laisser dans d’autres mains que les siennes de toute façon. Alors, il fomenta un plan dans son esprit, une fois qu’il aurait récupérer les échantillons de son sang, il les détruirait, ou bien il les enfermerait dans son TARDIS dans un de ces labyrinthes impénétrables que seul lui connaît.

Le temps continuait de défiler contre eux, et sans s’en rendre compte, Mendax commençait une nouvelle fois à rayonner d’énergie, mais cette fois-ci, celle-ci était pourpre, comme celle qu’il avait autrefois utilisée pour manipuler l’espace-temps autour de lui. Ce n’était pas volontaire. L’énergie temporelle n’était pas non plus la sienne, mais semblait venir de lui tout de même, peut-être était-ce un effet secondaire qu’il ignorait dans sa régénération, peut-être était-ce une remembrance de ses premières vies, ou de pire encore. Il n’avait jamais réfléchi à la provenance de ces étranges choses qui l’avait fait voir le jour, et ne se souvenait pas pour l’instant de ces hallucinations qu’il avait eu quelques heures avant de mourir. Les derniers instants de sa précédente vie étaient flous et n’étaient que grossièrement résumé dans son esprit, il savait que le Professeur l’avait accompagné, qu’ils avaient été trahis par les Cybermen venu épauler Mendax, et que l’explosion de la balise l’avait tué. Les quelques visions troublées qu’il avait eu de ses précédents lui-même et d’Oméga avaient été éclipsé de ses pensées et il ne pouvait alors pas se souvenir du lien entre l’Ingénieur et cette énergie. Celle-ci avait l’apparence d’une fine couche lumineuse qui traçait les contours de son corps, comme s’il était protégé par cette fine barrière. Mais c’était bien plus, autour du Professeur et de Mendax, les choses ralentissaient et l’énergie qui se dégageait de lui en était la cause, ils ne pouvaient pas s’en rendre compte jusqu’à ce que le long d’un couloir on eut pu voir des fenêtres au travers desquelles on pouvait voir des oiseaux voler à une vitesse extrêmement lente. Un ralenti de science-fiction ! Mendax n’hallucina pas de ceci, puisque ce fut bien le cas ; cependant, il hallucina en apercevant son reflet dans le coin de la vitre, ce n’était pas son visage qu’il avait vu, mais celui de cette bête incendiée qu’il avait été avant de mourir et de devenir celui-ci. Il manqua de trébucher en apercevant ce visage immonde à la chair rougie par le sang et la chaleur, mais se rattrapa de justesse. Pour au final s’écraser contre la porte qui permettait d’accéder à l’espace gardé qui lui ensuite permettait d’accéder au Secteur B. En se redressant il entendit les bruits des fusils s’armer et se préparer à tirer. Dès que la porte allait être ouverte par lui ou le Professeur. « Ils-sont-là-dedans » Mima Mendax en remuant les lèvres sans prononcer le moindre son. C’était lorsqu’il se cogna contre la porte que l’effet de cette étrange énergie pourpre disparue. Mendax n’avait plus l’air d’être le même, comme si le choc avait enclenché une seconde personnalité, celui-ci était plus inquiétant, plus violent, il avait retrouvé ce panache démoniaque propre à Mendax. Un demi-sourire se dessina sur le coin de ses lèvres et tandis qu’il se tenait droit, le Timelord toujours en état post-régénération, donc virtuellement immortel, se positionna devant la porte qui se plia devant lui. Détruite par sa simple volonté, sa volonté était de détruire. Bien entendu, les tirs fusèrent dans sa direction, et les quelques balles qui le touchèrent s’enfoncèrent dans sa chair avant d’en ressortir par son corps qui continuait de se régénérer. « Ahhh, j’adôôôre les régénérations. Je pourrais mourir tous les jours pour être comme ça. » Et tandis que les soldats rechargeaient leurs fusils, Mendax canalisa l’énergie temporelle qui le faisait se soigner entre ses mains et la projeta comme s’il s’agissait de rayons sur le régiment, les faisant tous mourir à petit feu ; vieillissant à vitesse grand V. Jusqu’à ce qu’il ne reste plus que des squelettes dans des armures. Finalement, le Timelord cessa et il fut pris d’une toux violente, laquelle se révéla être la fin de son statut post-régénération puisqu’il laissa s’échapper une buée dorée de ses lèvres, indiquant qu’il était complètement neuf à partir de maintenant. « Plus on est vieux, moins longtemps ça dure… » Marmonnait-il en donnant un coup de pied dans un des ossements qui lui faisait face et ramassant son fusil tout juste rechargé avant qu’il ne meure. Plaçant l’arme contre son épaule, Mendax ouvrit la porte du Secteur B d’un coup de pied et fit signe à son congénère de le suivre.

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MessageSujet: Re: TERMINÉ • La Dernière des Guerres — [PV The Professor]   Mer 12 Mar 2014 - 14:50



La Dernière des Guerres.

Feat. Mendax

Il avait pu observer ce phénomène depuis le balcon du hall mais n'avait jamais pensé pouvoir en faire partit. Tout autour d'eux s'était ralentit alors que cette fine pellicule lumineuse rouge autour de Mendax était apparu. Il pouvait la voir et l'observer, c'était comme une champs de force, si fin et à la fois si... invisible. Mais ça n'en était pas un. Les oiseaux à l'extérieur volaient si lentement, eux allaient-il tellement plus vite? Mendax avait-il pu accélérer leur avancé par une bulle temporelle ou quelque chose du genre? C'était à la fois étonnant et impressionnant, la question important étant comment. Cette nouvelle apparence de Mendax semblait moins endurante que la précédente et même si lui ne souffrait d'aucune fatigue dû à leur course, le blond en revanche soufflait comme un bœuf. Pourtant il tenait le coup, repoussant ses limites, mais quand les atteindrait-il définitivement? Espérons pas trop vite, il ne pourrait pas le porter et les défendre en même temps, pas efficacement. Il pouvait voir qu'il réfléchissait tout en avançant, fomentant un plan dont il ne saurait probablement rien avant le moment final. Ça c'était pas étonnant en revanche. Après tout c'était quoi le sang du Démon? Le sang de Mendax? Ils avaient pu en faire beaucoup de chose et rien qui n'était pas inquiétant...

Ils atteignirent le sous sol et une porte derrière laquelle des hommes s'armaient, ils pouvaient l'entendre. Mendax défonça la porte sans la toucher et entra, recevant des balles sans qu'elles n'aient un quelconque effet. Normal pour un corps en pleine régénération. Le menteur utilisa finalement son énergie pour atteindre les soldats et les faire vieillir à vu d’œil, jusqu'à l'état de squelette en armure. C'était pour le moins original et efficace mais ça sonnait aussi la fin de son immortalité virtuelle. Prenant l'arme de poing de l'un des soldats, il suivit Mendax qui pénétra dans le Secteur B avec fracas. Une paire de scientifique pour quelques soldats. Ils n'étaient pas nombreux mais pour un endroit si petit, enfin pas tant que ça, c'était assez compliqué. Une seule entrée, facilement défendable... Enfin ça aurait été problématique s'il n'avait pas été là. Levant la main, il créa devant eux un bouclier télékinétique qui stoppa les balles en l'air, comme plus tôt sur le toit à l'extérieur, juste le temps d'entrée, puis abaissa sa main pour l'armer du flingue et tira sur les soldats. Il en toucha deux à la tête, un autre à la cuisse car c'était la seule partie qui dépassait du mur derrière lequel il se planquait. Faisant un pas de côté pour se mettre à couvert d'un type avec une arme automatique, il se baissa après avoir disparu de son champs de vision puis sortit juste la tête et son arme pour viser le tibia, cible qu'il atteint pour pouvoir observer le soldat s'écrouler au sol, ne tenant plus sur sa jambe, hurlant de douleur.

Ça tirait toujours dans tous les sens, enfin surtout vers eux, mais ils avaient eu le temps d'entrer, juste le temps de faire un petit nettoyage de printemps là dedans, mais les dix minutes s'écoulaient. Levant la tête, il chercha du regard l'origine de la minuterie, il repéra un écran avec un décompte approchant du zéro et suivit un groupement de câbles vers un appareil éclairé de blanc aux bras métalliques nombreux qui semblait tout neuf comparé au reste. En son centre on pouvait observer une fiole de même pas quinze centimètres de haut, du diamètre d'un doigt peut être, contenant un liquide rouge tirant sur le noir. Poussant sur ses jambes fléchies, les yeux du Professeur s'assombrirent et il disparut dans le vide, réapparaissant juste devant le dispositif de dispersion et extirpant la fiole à quelques secondes de la fin du décompte, non sans briser quelques composants de l'appareil. Le zéro sonna mais l'engin ne dispersa que de l'air dans tout le bâtiment, de l'air et du gaz, rien de dangereux, ni pour eux ni pour les autres. Entendant un cliquetis dans son dos, sa peau encore entrain de reprendre sa couleur naturelle, il se jeta derrière un pilier alors qu'un tireur lui envoyait une nouvelle salve de balle. Ayant laissé son arme de l'autre côté de la pièce, il n'eut qu'un réflexe. - Mendax! Un peu d'aide par ici!

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MessageSujet: Re: TERMINÉ • La Dernière des Guerres — [PV The Professor]   Lun 17 Mar 2014 - 12:40



Il avait toujours eu le don de se mettre dans des positions des plus surprenantes, c’était bien une chose qu’on retenait de Mendax ; il n’était jamais étonnant de savoir qu’il était celui qui avait fécondé Marie de Nazareth ou que son sang avait été prélevé en des quantités suffisantes qu’on aurait pu en faire une arme contre sa propre personne. Il ne savait pas réellement, à dire vrai, à quoi son sang pourrait servir dans les mains de scientifiques humains, et encore moins dans celles de ces gens qui l’érigeaient au rang de Satan. C’est en fixant la fiole de son propre sang que le Quatrième commença à émettre mentalement diverses hypothèses pour deviner le but de cette fiole et le désir derrière cette étrange façon de faire. Pour tuer un seigneur du temps il n’y avait pas besoin d’autant se fatiguer, une balle dans le crâne, puis une dizaine ensuite lorsqu’il se régénérait. Même encore plus simple, il suffisait de leur donner un cachet d’aspirine et ils étaient complètement hors d’état de nuire ; un poison aussi ordinaire qu’il est devenu médicinal chez les singes. Cette pensée fit sourire Mendax qui était encore dans ces hypothèses à propos de son sang et secoua aussitôt la tête en se rendant compte qu’il était toujours aussi peu aimant. C’eut le don de le rassurer, de savoir qu’il était toujours un immonde petit personnage. Et puis son allié temporaire vint à récupérer la fiole de sa prison mécanique dans un de ces grands gestes ‘magiques’ de traversée du Void. Cela extirpant Mendax de ses hypothèses dès que la fiole disparue entre les mains de son congénère qui fut aussitôt la cible de tirs ennemis venus de derrière eux. D’un pas vif et accompagné d’un presque saut Mendax se jeta au sol, pour glisser tête la première derrière une table métallique qu’il renversa pour se fabriquer une barricade artificielle tandis qu’en tombaient des conteneurs en verre et d’autres choses propres aux scientifiques, rien de bien intéressant en somme. L’avantage d’une table renversée, c’est qu’on peut s’en servir comme d’une carapace mobile, alors, Mendax se mit à la pousser pour s’avancer suffisamment pour être à un bon angle d’où il pouvait voir les ennemis. Il avait entendu l’appel à l’aide de son allié et s’était déplacé en conséquence. Ramassant en toute hâte l’arme de poing laissée au sol par le Professeur, Mendax en inspecta très rapidement la provenance et le fonctionnement avant de se préparer.

Il inspira profondément et se redressa dans l’autre sens, à genoux contre la table, les poignets joints sur le côté devenu sommet, serrant dans sa main gauche la main droite qui tenait l’arme. Il était toujours droitier, tant mieux ! Et visant comme il le pouvait, parce qu’il était dans la hâte, tira à plusieurs reprises, non pas légèrement surpris par le recul qu’il ne pensait pas si fort ; c’était sûrement du à son nouveau corps, et se remit à couvert aussitôt. Il se remémorait mentalement les positions de chacune des personnes qui leur tiraient dessus, la mémoire intacte et quasi-parfaite d’un seigneur du temps fait toujours plaisir. Concentré et à l’abri derrière sa barricade épaisse il entendait les tirs s’enfoncer dans le métal et y créé des cratères ronds ; fort heureusement, à la différence du Professeur, les soldats de cette planète étaient armés de balles beaucoup moins sophistiquées, mais suffisamment avancées pour rivaliser avec les deux Seigneurs du temps cela dit. Mendax revoyait en plusieurs étapes ce qu’il avait pu apercevoir de ces soldats lorsqu’il tira quelques minutes plus tôt. Il avait compté le nombre de personnes, l’état de leurs armes et armures et avait mis en place plusieurs possibles lignes de tirs suffisamment efficace pour que lui s’en sorte indemne. Mais il ne pouvait pas laisser son congénère ici, pas sur cette planète. Ils auraient pu le capturer et utiliser son sang à la place de celui de Mendax. Alors, plutôt que de l’omettre de ses idées, Mendax se mit à réfléchir à nouveau. La pièce d’où tiraient les soldats de Servex était grande, mais depuis l’entrée de là où lui et le Professeur étaient, ils ne pouvaient pas tous passer d’un seul coup, leurs armures étaient bien trop épaisses. Il allait donc falloir les éliminer un par un, jusqu’à ce qu’il ne reste plus de soldats pour les empêcher de partir. Non, c’était trop long se marmonna Mendax à l’esprit, il fallait autre chose, plus rapide, plus précis. Plus efficace. Il leva lentement la tête et observa une seconde fois l’environnement d’où tiraient les ennemis. Il observa le plafond, puis le sol, puis les murs. Ah ! Il y avait quelque chose contre les murs. Des extincteurs. Ce n’était pas exceptionnel, mais c’était suffisant, il avait juste besoin de viser correctement et ce qu’il espérait faire aller fonctionner.

Fort, il se mit à parler, « Vous savez, je suis déjà venu ici bien avant de vouloir y mourir. De très nombreuses fois dans le passé, mais aussi dans votre futur et votre présent. Par exemple, je sais que vous êtes des colons et pas des natifs de ce système. Et je sais que vous utilisez encore les vieilles consignes de sécurités du Projet Utopia. » Il marqua une pause, se redressa et tira quatre salves dans les jambes d’un des soldats, qui fut projeté en arrière et s’écrasa le dos dans l’un des extincteurs, tombant aussitôt et s’actionnant. Tout en se dissimulant à nouveau, Mendax ajouta « Notamment, celles contre les incendies. Qui consistent à charger vos extincteurs d’Azote liquide. » Il se redressa à nouveau et tira dans les jambes d’un autre qui s’écroula aussi contre un extincteur. Le choc des deux hommes tombant mis en marche les extincteurs qui commençaient à siffler distinctement. Tournant la tête sur le côté Mendax hurla à son congénère « Met-toi à l’abri, ça va exploser ! » Et tira avec précision dans l’un des extincteurs. A peine avait-il pressé la détente qu’il se laissa tomber derrière la barricade et se recroquevilla en boule par terre. Et aussitôt une explosion froide et glaciale se dégagea du premier puis du second extincteur, répandant de l’azote partout autour des deux corps immobiles de soldats. Tout le régiment fut partiellement congelé sur place tandis qu’un froid insupportable s’était répandu dans le bâtiment. Les autres composants chimiques contenus dans les extincteurs avaient ajouté à ce givre tenace une épaisse couche d’une matière presque identique à la neige. Certains soldats étaient plus congelés que d’autre et certains ne ressemblaient même plus à des êtres humains tant le froid avait déformé leurs visages. Tout était rapidement devenu silencieux.

« Aussitôt dit, aussitôt fait. » Ajouta Mendax en s’appuyant sur la table pour se relever.


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MessageSujet: Re: TERMINÉ • La Dernière des Guerres — [PV The Professor]   Mer 19 Mar 2014 - 16:32



La Dernière des Guerres.

Feat. Mendax

A vrai dire, une fois avoir appelé à l'aide, Prof n'avait plus rien regardé, trop concentré à se protéger derrière le pilier. Il entendait tout, surtout les impacts de balles et les tirs des soldats, mais ne voyait rien. Il entendit une table s'écrouler, du verre cassé, il entendit aussi la voix de Mendax et les tirs de sa propre arme avant qu'il ne lui dise de se mettre à l'abri. Faute de pouvoir bouger, il se recroquevilla sur lui même avant d'entendre l'explosion retentir, un son métallique. Rapidement, il commença à avoir froid, jusqu'à se demander s'il n'était pas mort, mais quand il ouvrit les yeux alors que le silence s'était installé, il remarqua le blanc qui recouvrait le sol et le souffle sortant de sa bouche. Son regard vira au what the fuck quand il cru voir de la neige et c'est d'ailleurs là qu'il sortit de derrière son pilier. La pièce entière était recouverte de cette fausse neige, pleine de ce froid, et jonchée de ces corps gelés, certains étaient même méconnaissables. - « Aussitôt dit, aussitôt fait. » - Ah oui, ça c'est clair. - Si on m'avait dit qu'un jour quelqu'un ferait neiger sous terre... - Accompagné d'un sourire amusé. C'était pas de la vrai neige mais vous savez, les légendes, les mythes, les rumeurs... C'est comme ça que ça marche.

Approchant, il tendit la fiole dans sa main. - Faisons l'échange si tu veux bien. Mon arme contre ton sang démoniaque. - L'ironie, ou pas, Prof récupéra son arme et la rangea à sa place. Le silence qui régnait désormais était presque bizarre, inhabituel. En même temps, ça faisait combien d'heure qu'ils entendaient les tirs de leurs ennemies? Leurs oreilles allaient siffler pendant longtemps. Approchant des écrans bien amochés, Prof observa les débris faute de pouvoir lire les donner informatiques. C'était une pièce morte, des cadavres et le froid, même s'il n'était pas contre le froid et le fait qu'il camouflera l'odeur des cadavres plus tard... Posant machinalement sa main sur son bras pour conter ses couteaux, il revint vers la sortit, tendant l'oreille. D'autres allaient venir, il n'entendait juste pas encore le bruit de leurs pas précipités et emprunts de peur. Finalement il se tourna vers le blond, l'observant en silence pendant quelques secondes avant de finalement ouvrir la bouche. - Il est temps d'en finir. - Qu'en serait-il de la suite? La fuite? La retraite stratégique? L'offensive discrète ou l'attaque explosive? Ce qui était sur c'est qu'ils devaient filer maintenant, d'une façon ou d'une autre, avec ou sans un dernier cadeau pour Charon.

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MessageSujet: Re: TERMINÉ • La Dernière des Guerres — [PV The Professor]   Jeu 20 Mar 2014 - 19:24



Mendax contempla la fiole de son sang, comme s’il l’observait au travers d’un microscope il semblait analyser chaque goutte, chaque molécule et chaque atome qui composait ce liquide sale et sombre qui flottait dans cette fiole entre ses mains. Il la secoua un court instant devant son visage, en l’élevant vers ses yeux avant d’esquisser un sourire derrière des sourcils froncés. Il semblait déceler quelque chose dans le contenu. Et sans se faire attendre, il déboucha la fiole d’un geste du pouce  et renifla son contenu quelques cinq secondes avant de la refermer en grommelant. Il ne se prononça pas sur ce qu’il avait trouvé, des nano-robots. Servex avait implanté dans son sang de la nanotechnologie, de petites et minuscules machines creusaient les molécules de son sang alors même qu’il était entre ses mains, sans doute pour pouvoir ensuite faire de même sur une plus grande échelle et manipuler complètement un seigneur du temps à travers de milliards de petites machines faisant circuler le sang à travers son être tout entier. C’était comme pratiquer une lobotomie et reprogrammer quelqu’un sans devoir perdre son temps à lui implanter de nouveaux ordres et ainsi de suite, il suffisait de le faire en quelques touches et l’on pouvait contrôler un Timelord à sa volonté. C’était odieux, et malsain, même aux yeux de Mendax, qui plongea la fiole dans une de ses poches sans fond qu’il porte toujours sur ses vêtements. Une extension dimensionnelle pratiquée par son TARDIS qui elle-même coud et assemble les tenues du timelord depuis qu’il a appris à la piloter. Sans doute par compassion ; car aucun vaisseau de guerre n’est censé faire ce genre de choses. Mendax souffla légèrement, le plus gros de toute cette histoire était terminée, et regarda la vapeur s’échapper de ses lèvres s’élever vers le plafond pour y disparaître. Après avoir rendue son arme au Professeur, Mendax se sentit pendant une fraction de secondes très vulnérable. Il aurait pu être tué par son congénère à ce même instant, peut-être était-il du côté de son ennemi finalement, peut-être allait-il lui trancher la gorge comme il l’avait fait à tous les autres soldats. Mendax ne lui faisait plus confiance à cet instant même, mais en l’observant pendant un bref moment il perdit cette impression d’imminente trahison.

« Des putains de singes… » Disait-il en regardant les cadavres qu’il avait congelés jusqu’à la mort. Mendax était toujours aussi raciste et peu tolérant, c’était une bonne chose. Dans un sens. Il donna un coup de pied dans l’une des dépouilles déformée par la glace qui l’avait tuée et observa celle-ci se fissurer légèrement, prenant une très légère teinte rougeâtre, celui-ci n’était pas encore mort, mais le coup de pied de Mendax avait suffi pour faire exploser les veines fragiles à l’intérieur de ce cocon congelé. Il redressa la tête quand il vit le Professeur se tourner vers lui pour ajouter qu’il était temps d’en finir. Ce que c’était dramatique. Ça fit sauter les cœurs de Mendax dans sa poitrine, ils allaient partir. Un autre sourire, plus inquiétant, se dessina sur son visage. « Oui… » Et il avança le long du couloir calmement, macabrement. Jusqu’à se retrouver dans le grand hall encore jonché de morts et de débris en tout genre, sa grande entrée complètement réduite en ruines par son TARDIS toujours écrasé devenu porteuse de tout l’édifice. À moitié enfoncée dans des débris de pierre et d’autres matériaux de construction, le TARDIS ne semblait pas vraiment être en mesure de bouger, voire même hors-service. Ça-et-là pendaient des câbles tombés du plafond, des morceaux de verres, de bouts de ferrailles et tout sortes de choses brisées et cassées gisaient sur, dessous, et autour de l’épave. Personne ne l’avait déplacée, et personne n’aurait pu, pas plus qu’on avait essayé de la piloter pour la faire dégager des débris. Là non plus, c’aurait été impossible.

« Oh ma petite beauté… » Marmonna Mendax en la regardant. Il s’approcha d’elle en toute hâte et observa les dégâts avec précaution. Il n’était pas plus étonné qu’indifférent face aux morceaux de tôle pliée par le choc du crash qui tombaient de son TARDIS et passa sa main sur la gigantesque carcasse qui lui donnait l’air d’être un insecte à côté. Il donna une brève tape chaleureuse sur le métal et en fit le tour, inspectant son TARDIS, cherchant à voir si elle était encore consciente. Se penchant devant un panneau pivotant, il s’agenouilla et regarda le métal dans lequel il pouvait voir son reflet. Il passa sa main sur celui-ci pour en retirer la poussière causée par le crash et observa la portion de la machine. Sans vraiment se regarder lui-même, il avait plutôt l’air de chercher au travers de ce reflet autre chose. « Hey, c’est moi. » Dit-il, il leva la tête un instant et resta silencieux quelques secondes avant de reprendre d’une voix tremblante. « Je ne sais pas si tu m’entends, mais j’espère que oui. Je me suis rendu compte… Là-haut, quand je me suis régénéré, que je… Que… » Il marqua une pause une nouvelle fois ; cherchant ses mots, bafouillant ceux qu’il avait prononcé. Il se redressa et fit quelques pas vers le côté, pour finalement se laisser tomber contre la machine écrasée, dos appuyé contre la surface du TARDIS, affreusement froide qui n’émettait pas la moindre vibration contrairement à son habitude. Il regardait le sol, et jeta finalement un regard vers la portion de métal amovible dans laquelle il pouvait voir son reflet et recommença en inspirant profondément.  

« J’ai été misérable, d’accord ? » Il observait le métal immobile, ne s’attendant pas à une réponse ni même à quoique ce soit et ferma les yeux, penchant la tête en arrière, silencieux. « J’ai été le pire pilote de tous les temps, je t’ai trimballée à travers l’univers d’une horrible façon. Je ne t’ai jamais traitée comme tu aurais dû l’être. Tu es avec tes sœurs l’une des machines les plus intelligentes et les plus puissantes de l’univers, et qu’est-ce que j’en ai fait depuis le début ? De la merde. Je t’ai utilisée comme une arme, comme un moyen de transport plutôt que comme une amie. Comme ma seule et véritable compagne. Tous ces gens qui avec moi t’ont utilisée, jamais je n’ai pris la peine de leur dire que tu étais vivante, que tu étais un individu à part entière. Ils t’ont tous toujours vue comme une machine simplement très avancée, parce que je n’ai jamais pris la peine de te présenter à eux. Jamais. Et tu sais pourquoi ? Parce que j’étais un abruti fini. De ma première à ma troisième vie. Je n’ai jamais pensé à toi, juste à moi. Et pour ça, je tiens vraiment à m’excuser. Je ne sais pas si je dois le faire, mais tant pis. Mourir avec autant de violence m’a fait comprendre. Ça m’a fait comprendre que je te tenais trop comme un acquis, que j’avais réellement besoin de toi, alors s’il te plait, je te demande une dernière faveur, contre tout ce que tu as fait pour moi dans le passé, pour tout ce que j’ai fait. Réveille-toi, s’il te plaît… » Mendax baissa la tête et se releva lentement, appuyé contre le TARDIS qui se mit à vibrer et qui commença à se remettre en marche. Dans ce vrombissement caractéristique, l’apparence du vaisseau commença à devenir instable, et morceau par morceau le métal commença à changer. Comme s’il s’agissait de retourner des plaquettes de fer, elles se déplaçaient et se réassemblaient, devenant plus sombres, plus grandes,  et plus vivantes. Le TARDIS de Mendax changeait d’apparence comme s’il se régénérait à son tour, devenant un nouveau vaisseau spatial plus large et plus imposant. Il avait l’air plus dangereux qu’avant. Et dans un coup de canon étouffé, on entendit les réacteurs du vaisseau se mettre en marche. La détonation fit trembler la structure que le vaisseau portait et commença à faire tomber d’autres débris. Le bâtiment menaçait de s’écrouler à tout moment.

« Vite, il faut sortir de là ! » Hurla Mendax à son congénère, avant d’entrer dans son TARDIS dont l’intérieur aussi venait de changer. Cette allure argentée que portait le précédent n’était plus et à la place les murs étaient plus sombre, souvent bruns. La colonne centrale était toujours là, toujours holographique, la nouvelle console était essentiellement identique à la précédente, seul le design était différent. Contre les murs et le plafond pendaient de très larges câbles électriques qui convergeaient dans cette pièce vers le sommet de la console, tandis que des éclairages latéraux parsemaient les colonnes qui étaient ancrées dans les murs. Ces colonnes servaient à garder derrière des vitres de très grands compartiments encore vide dans lesquels Mendax savait déjà qu’il mettrait tout et n’importe quoi. Le couloir qui permettait d’accéder à la console était circulaire et brillait d’un blanc presque solennel duquel on sentait les vibrations provoquées par cette-même console. Mendax se jeta dans la direction de la console et en fit le tour pendant un instant, vérifiant que tout était en place et que rien n’était différent. Il souriait. Autour de la console, contre les murs il y avait de nombreux sièges ou de nombreuses machines. Mais la visite touristique était pour plus tard, Mendax voulait partir, immédiatement. Et sans se faire attendre, il pressa de nombreuses touches et tira sur un levier. Le vaisseau tout entier se mit à vibrer et décolla ensuite. Laissant derrière lui s’effondrer le bâtiment dans lequel il s’était crashé plus tôt. En toute hâte et à fond la caisse, le TARDIS s’envola et traversa l’espace aérien pour finalement se mettre en orbite autour de Charon.

« On va finir en beauté, si tu permets. » Lança-t-il en regardant sa console. Il actionna une autre touche du TARDIS et fit défiler plusieurs sortes de choses sur l’hologramme projeté par sa console. Pour finalement s’arrêter sur un genre de torpille en pointe. L’hologramme se mit à indiquer ce qu’était le genre de l’armement, ses propriétés et ainsi de suite, rien que Mendax ne lut, parce qu’il savait déjà ce que c’était et à quoi cela servirait. « Torpilles temporelles, lancées dans le cœur de la planète, elles seront désynchronisées avec la réalité et traverseront la croûte de la planète pour finalement atterrir dans le centre et tout faire péter, ça leur apprendra à jouer avec mon sang. » Mendax appuya du poing sur le bouton de lancement. Un léger tremblement suivi d’un sifflement traversa le TARDIS et les torpilles furent lancées sur Charon. Le TARDIS venait de tirer une volée de dix torpilles, mais alors que la planète commençait déjà à mourir, la cloister bell du vaisseau se mit en marche, partout sur les machines on lisait « paradoxe détecté » en Gallifreyen. Mendax leva aussitôt la tête de l’écran qui lui montrait en temps réel la destruction de Charon et regarda autour de lui, inquiet.

Mais il était seul.

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Yesterday was a million years ago ; in all my past lives I played an asshole. Now I found you, it's almost too late... And this earth seems obliviating, we are trembling in our crutches. High and dead our skin is glass. I'm so empty here without you, I know it's the last day on earth ; We'll never say goodbye.
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MessageSujet: Re: TERMINÉ • La Dernière des Guerres — [PV The Professor]   Mar 25 Mar 2014 - 16:42



La Dernière des Guerres.

Feat. Mendax

Le Professeur suivait Mendax, silencieux. Il avait eu le temps de voir les graphiques et les schémas sur les écrans avant que tout ne soit détruit. Il avait eu le temps de comprendre ce qu'ils avaient fait avec ce sang. Et maintenant qu'il prenait le temps d'y réfléchir, il comprenait à quel point c'était horrible et dangereux. Était-ce ça? Leur conséquence? Etre bon et adulé, ou détesté et alors les armes biologiques pleuvraient sur leurs têtes telles des bombes en tant de guerre? N'étaient-ils que ça? Des expériences? Des armes sur pattes? Marchant juste derrière Mendax, Prof ne disait rien. Bien sur le menteur avait dû faire bon nombre de choses moches ici, mais de là à créer quelque chose leurs permettant de contrôler le seigneur du temps... Ce n'était pas un moyen de se venger ou de se défendre, c'était bien un moyen d'utiliser le seigneur du temps contre son grès à des fins tout aussi moches. C'était de la torture, de l'esclavage, et quelque soit ce que Mendax avait fait pas le passé, il ne pouvait tolérer ça. Mais ils arrivèrent dans le grand hall et Prof pu observer le menteur tourner autour de son Tardis inactif. Cette immense machine, inerte. Machinalement, ses mains s'étaient croisées dans son dos alors qu'il voyait le blond tenter de rétablir le contact. Oh bien sur il fut touché par ce qu'il dit, comment ne pas l'être face à ce changement radical et à ces excuses plus que bienvenue.

C'est à ce moment là que le Tardis se remit à vibrer et que la coque se mit à bouger. Comme une multitude de petites pièces métalliques se mettant en mouvement en même temps, telles des vagues sombres, la coque changea, s’élargissant, le vaisseau devenant plus imposant, semblant plus dangereux. Mais cette modification avait sa conséquence elle aussi et le bâtiment commença à tomber. Suivant Mendax, se dépêchant d'éviter de rester coincé sous les décombres, il entra dans le Tardis, la porte se refermant derrière lui. Il se retrouva dans un ce couloir blanc et pus voir la nouvelle salle de la console. Prof eu un temps d’arrêt en découvrant ça, surpris l'espace de quelques secondes par le changement auquel il ne s'attendait pas. Elle avait changé en même temps que Mendax, comme s'accordant à ce nouvel esprit. Faisant les quelques pas qui les séparaient, il alla jusqu'à la console. - « On va finir en beauté, si tu permets. » - Mais je t'en pris. - Il avait dit ça sincèrement mais quand Mendax détourna le regard, son air sur de lui prit une teinte un peu triste, une expression plus fermée. Mendax allait détruire cette planète avec les torpilles temporelles, directement au noyaux, ne laissant aucun doute sur l'éradication de Charon, sa disparition complète. Plus de futur pour cette planète, mais aussi plus de monument commémoratif sur la grande victoire de l'Eglise et la mort du Mendax, plus rien lui permettant de savoir et donc aucun événement le poussant à remonter le temps pour aider Mendax dans cette bataille. Un paradoxe.

Il entendit le sifflement des torpilles, ferma les yeux, sentit les vibrations et le son de l'explosion temporelle. Une dernière inspiration avant de disparaître, un flash blanc qu'il ne put voir, une brèche qui se referma. Le Professeur n'était plus là. Il n'était même plus sur Charon, il n'était pas plus à cette époque. Retour en arrière, ses yeux se rouvrirent et son regard se posa sur le plafond de son propre Tardis. Se redressant, il s'appuya sur ses bras en arrière et respira un instant. Sa tenue avait changé, ses blessures avaient disparue. Il se releva, s'aidant de la console pour se tenir debout. Il allait parfaitement bien mais tout ça l'avait chamboulé. Lançant un rapport, il constata que tout allait bien. Le Tardis était immobile en plein milieu d'un système solaire, là où il se trouvait avant d'arriver, là où aurait dû être Charon, là où elle était en fait. C'est dans un sourire qu'il fit disparaître Bro, la cabine rouge s'estompant petit à petit de cet espace mort. De par ce paradoxe, le Professeur n'avait jamais été sur Charon, il n'avait jamais participé à cette bataille, il n'avait jamais aidé Mendax... Mais pourtant il l'avait fait.

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TERMINÉ • La Dernière des Guerres — [PV The Professor]

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