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 Space, Time... and crash. - Feat. Marley [Leicester 945]

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MessageSujet: Re: Space, Time... and crash. - Feat. Marley [Leicester 945]   Lun 6 Jan 2014 - 3:47





With The Professor & Aedis de Braholt



Space, time ... and Crash.







Quand ils arrivèrent à la pente menant à la colline, il faut bien dire que l'air changea. L'air, l'ambiance... Marley ralentit l'allure. Sans savoir pourquoi, le frisson d'excitation qui l'avait prit tout en bas avait soudainement disparu, remplacé par une sueur froide et une boule d'angoisse lui était tombée dans les talons. Cet orage était bien trop étrange. Il faisait jour et pourtant, là sur ce petit versant, les nuages étaient si sombres et si imposant que l'on pouvait se croire en pleine nuit. Rien de bien agréable en fait... Prenant une grande inspiration, il observa autour de lui et compris aisément pourquoi les habitants de ce petit bourg n'avaient pas tant fait attention à eux. Marley déglutit. Plus ils avançaient, plus la nature devenait hostile. Le sol devenait de plus en plus stérile, les arbres mords et noircit tendaient vers eux leurs branchages squelettiques comme de longues mains prêtes à leurs arracher les yeux.

- Faites attention à ces ronces !

Marley sursauta sous la voix de Prof. Il baissa alors les yeux au sol et aperçut enfin les fameuses ronces.

- Qu'est-ce que c'est que...

Il n'avait pas remarqué qu'il faisait tant froid, la buée qui sortait de sa bouche était quasi opaque. Mais il s'en préoccupa peu. C'est vrai quoi, s'il faisait bien attention...

- Putain mais ça bouge ces conneries !

Il agrippa sa lame à deux mains et trancha même l'une d'elle. Ses yeux le piquèrent un instant et il se sentit défaillir.

La ronce, ou plutôt la racine d'un arbre, gesticula un moment, se recroquevillant sur elle-même avant que le bout tranché tombe enfin au sol, inerte. Mais là, juste devant lui, ce bout d'arbre coupé se mit a saigné. Marley papillonna des yeux. Non, c'était sérieux ? Il s'accroupit auprès de ce mystère et toucha du bout de la lame le végétale inerte au sol qui se vidait de ce liquide rouge si caractéristique aux humains pourtant. Cela ne pouvait être du sang, si ? Touchant la flaque, il la porta a son nez. Taux élevé de fer, c'était bien du sang. Il se tourna vers les deux autres.

- Hey, vous avez vu ç-...

Sautant sur ses pieds, il serra un peu plus fort son arme. Il ne rêvait pas, à quelques mètres derrière Prof, IL le regardait. Cette chose qui l'avait, par trois fois déjà attaqué était ici, a quelques mètres de lui. Oubliant ce pourquoi ils étaient venu ici, Marley lâcha un cri de rage et s’élança dans SA direction, alors qu'IL prenait la fuite.

- Reviens-ici ordure !

Il courut a en perdre haleine, sautant par dessus moult branchage et autres végétaux qui tentaient d'agripper ses jambes, tentant surement par la même occasion de le retenir. Mais Marley était déterminé, hors de question de LE laisser s'enfuir de nouveau ! Pourtant, IL disparut derrière un arbre. Pouf, envolé. Tournant sur lui même, aveuglé par la rage, Marley se mit a hurler.

- Reviens-ici, trouillard ! J'ai deux meurtres à te faire payer, et une enfance gâchée ! Tu crois pouvoir m'échapper de nouveau ? J'ai grandis, je suis plus ce gamin effrayé caché dans le placard !  

Mais il n'y avait plus personne dans les parages. Aucun bruit, aucun vent. Comme si toute vie avait quittée cet endroit.

- C'est ça ! Cache-toi bien ! Parce que si je te retrouve, crois-moi, je vais te faire ta f-...

Alors qu'il continuait de tournoyer dans tous les sens, une silhouette était soudainement apparus. Une femme, le teint clair, les cheveux bruns dans une magnifique robe blanche immaculée. Marley ne pu que se stopper devant cette apparition. Il resta quelques instants immobile alors que la femme lui souriait.

- M...Maman ?

La femme lui sourit.

- C'est de ta faute tu sais.

Le policier sursauta en regardant autour de lui. Cette femme face a lui était bien sa défunte mère, et même si sa voix était la même, ses lèvres n'avaient pas bougées.

- Tout est de ta faute.
- Je... De quoi tu parles ?


Sa mère continuait de sourire, dévoilant des dents tout aussi blanches que sa robe qui pourtant commençait à se teinter de rouge.

- Tout est de ta faute, tu n'as jamais été assez fort pour me protéger.

Marley sentit son souffle lui échapper. Il porta la main a son crâne alors que la voix grinçante y résonnait.

- C'est toi qui m'a tué. C'est toi, rien que toi.
- Tais-toi, tais-toi, tu sais que ce n'est pas vrai !
- Regarde-toi comme tu es pathétique. Te cachant derrière un insigne, te cachant derrière une arme. Mais tu es et resteras toujours un pauvre môme perdu, terrifié et sans aucun courage ni aucune force !


La voix ne voulait se stopper, résonnant puissamment dans tout son être, appuyant sur sa poitrine, appuyant contre son crâne. La douleur était insupportable. Il laissa son arme tombée au sol en prenant sa tête entre ses mains, appuyant contre ses oreilles dans l'espoir de faire taire ce supplice.

- Tu es faible. Tu es faible, tu es faible...

Non... Non, NON !
Hurlant de nouveau pour couvrir la voix de cette chose qui ne pouvait être sa mère, il agrippa son arme et se jeta sur cette apparition désormais couverte de sang, le visage défiguré, des plaies béantes un peu partout. Autant en rajouté une ! Il abattit sa lame vers la tête dont la mâchoire se disloquait et.... Et son arme s'abattit dans le vide et le poids de cette dernière l'embarqua en avant. Il tomba sur le sol dur, roulant sur la terre. Il resta sans bouger, là. La respiration haletante, il tenta de déglutir mais malheureusement sa bouche était trop sèche. Il se redressa, en douceur.
Un œil à droite. Un œil a gauche. Un œil en arrière. Plus d'apparition, plus rien.
Et surtout, plus de Prof ni d'Aedis. Ok, on respire. Il ferma les yeux un instant pour réfléchir. Ok. Ce n'était rien. Rien qu'une hallucination. Une petite hallucination de rien du tout...
Et pourtant il ne pouvait empêcher son cœur de battre la chamade et l'angoisse de paralyser tout son corps. Jamais il n'avait eu aussi peur de sa vie, même lors de la première attaque. Non, jamais...

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MessageSujet: Re: Space, Time... and crash. - Feat. Marley [Leicester 945]   Mar 7 Jan 2014 - 11:12

Quand les ronces passèrent à l'attaque, Aedis batailla sérieusement pour dégager les ronces qui grimpaient le long de ses jambes, erraflant sa peau même à travers ses vêtements. Grognant et soufflant, elle parvint à s'en sortir en coupant de ses saloperies comme elle pouvait. Et il y avait ça près de chez elle ? Quelle horreur, elle aurait préféré avoir un bon briquet et faire un grand feu de joie avec ces plantes qui semblaient si vivantes. De façon un peu glauque, elle se demanda si du coup, elles ne lanceraient pas une longue plainte inhumaine et grisante. Aedis frissonna : ce genre de pensées ne lui ressemblaient pas, et elle devait tenter de lâcher un peu prise et de se calmer. Secouant la tête pour se concentrer, elle tourna les yeux pour chercher le Professeur et Marley, qu'elle avait perdu des yeux en ferraillant contre les plantes vertes.
Sans doute n'aurait-elle pas du bouger les yeux. C'était une mauvaise idée. Une très, très mauvaise idée. A quelques mètres d'elle se trouvait une statue, dont les mains étaient placées sur son visage, comme s'il pleurait. C'était la même statue qui l'avait emmené ici... Presque la même statue, en fait. Des sanglots s'échappaient de derrière le marbre, des sanglots qu'elle connaissait dans ses souvenirs... Tournant lentement autour de la statue, elle put apercevoir un enfant qui pleurait, chouinant le nom d'une femme, l'appelant en tremblant. Aedis recula précipitemment et retourna devant la statue ; elle la fixa deux secondes, puis cligna des yeux. Encore une erreur.
Quand elle rouvrit les paupières, les mains de la statue étaient tendues vers elle, et son visage se dévoilait à elle. Elle se figea, tétanisée : Meleades, son sourire doucereux aux lèvres, se dévoilait devant elle, tel qu'il lui était apparu lorsqu'elle avait fuit un peu plus tôt dans la journée. Elle papillona, et la statue, sans se départir de son sourire, avança jusqu'à elle ; les sanglots s'intensifiaient, et l'adolescente ne pouvait pas bouger. Elle n'y arrivait pas, n'avait pas la volonté.
Si d'autres sons existaient aux environs, elle ne les comprenait pas. Bras ballants, lame touchant le sol, elle était amorphe. Les larmes vinrent à ses yeux, et elle ne put s'empêcher de papilloner quelques secondes. A chaque flash, la statue se rapprochait, sans pour autant changer de visage. Sans qu'elle ne puisse réagir, la statue finit par poser sa main sur son épaule, et de serrer ses doigts. Elle trembla, et ses genoux lachèrent à moitié ; retenue par à la fois le sol sous ses pieds maladroits et par la main de la statue, elle gémit, les yeux dans ceux de la statue.
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MessageSujet: Re: Space, Time... and crash. - Feat. Marley [Leicester 945]   Mer 8 Jan 2014 - 17:46



Space, Time... and crash.

Feat. Marley Alexander Jones & Aedis de Braholt

Le Professeur avait fait un pas en arrière en voyant ces ronces bouger et grossir. Elles avaient le diamètre d'une branche d'arbre, la couleur de l'ébène et les épines acérées, et elles approchaient dangereusement, les empêchant d'aller plus avant. Un regard sur Marley, un regard sur Aedis un peu plus loin. Tout deux étaient prit dedans et taillaient dans la masse. Tout deux... s'embourbait dans des visions invisibles et imaginaires. Un peu en arrière encore une fois, le Professeur les voyait, agoniser, au prise avec des hallucinations si effrayantes qu'elles les tétanisaient. Et puis un monticule de ronces noires l'encerclèrent, lui bouchant la vue. A peine était-il piégé dans cercle sombre qu'une silhouette se dessina devant lui, opaque, presque invisible... une simple silhouette qui restait ainsi, comme un relief de l'air. Il la fixa un instant puis posa son regard sur les ronces. Dégainant son sonique, il scanna ses attaquants et décela une infime quantité de gaz, un hallucinogène intelligent. De par sa constitution, il était résistant à ce genre de choses mais ce gaz était couplé à autre chose, cette radiation, cette sorcellerie. Si jusque là ce n'était pas clair, là au moins c'était confirmé.

Petit à petit, les ronces formaient une paroi en cercle autour de lui qui montait au dessus de ce qu'il pouvait sauter. Il ne voyait que cette silhouette et le ciel sombre au dessus de lui. Les ronces pourtant ne se resserraient pas sur lui, elles ne faisaient que tourner encore et toujours. Juste un piège difficile à contre carrer. On le voulait vivant? Rien d'étonnant, et tant mieux pour lui. Quoi qu'à l'instar de sa seconde version, un coup d'énergie régénératrice aurait eu vite fait de balayer tout ce bordel. Réfléchissons... Ces ronces suintes de ce poison, d'où cette silhouette incomplète. Transmission par contact? Aedis a été blessé par l'une d'elle. Mais Marley non, il l'a tranché avant... et Aedis l'a aussi tranché une fois prise dedans. C'est ça. Comme l'oignon, cette plante avait le système de défense stupide de s'activer après blessure. La ronce expulsait le poison sous forme vaporisé quand elle était blessée. La seule solution? Ne pas blesser ces ronces. Mais comment les faire reculer alors? Le sonique? Non, elles n'avaient pas d'oreilles quoi qu'il pourrait faire vibrer les molécules mais se serait trop long. Il ne pouvait agir de lui même, ces ronces étaient trop fortes à ce moment là... Restait donc l'éclair d'ombre. En même temps, c'était une solution logique. Les ronces étaient constituées d'eau en partie, ça en faisait un parfait conducteur.

Dégainant de son dos le sabre noir, il le retourna, tranchant vers le ciel pour être sur de ne pas tailler par mégarde et en posa la lame sur l'une des parois. Ni une ni deux, un fin rayonnement bleuté parcouru la lame et entra en contact avec les ronces noires. A l'instant précis où le contact se fit, les ronces s'écartèrent, violemment, se recroquevillant sur les même comme les antennes d'un escargot qu'on viendrait de toucher. Les plantes se retirèrent, en à peine quelques secondes, le mur était tombé et le Professeur enjamba la dernière branche pour aller vers Marley et Aedis, ou du moins où il les avait vu pour la dernière fois. Son sabre à la main, les ronces s'écartaient devant lui, ne pouvant cracher leur venin mais pouvant sentir les décharges d'énergie. Donnez une conscience à une plante et la douleur elle sentira.

En premier il retrouva Marley, figé sur place, le regard perdu dans une image disparu. Il était là, debout, planté au milieu de ces ronces qui semblaient s'en ficher de lui... elles avaient déjà fait leur boulot. - Marley? - Approchant, se plaçant juste en face de lui, le Prof rangea son arme et le fixa. Plaçant ses mains de chaque côtés de son visage, il l'obligea à lui faire parfaitement face. La paralysie de la peur était un mal étrange, illogique. Quand on a peur on court, et pourtant certaines frayeurs nous faisaient nous figer. Il fallait simplement le ramener, enfin simplement... Silence. Douceur? Pas le temps. L'attrapant par les épaules, il secoua Marley avant de le lâcher. Une désorientation plus un coup de stress plus la surprise ça le ramènerait... et effectivement, l'air effaré sur son visage en disait long. - Il faut retrouver Aedis! - Laissant à Marley le choix de le suivre ou de reprendre ses esprits encore un peu, il reprit sa marche en quête de l'adolescente... qu'il retrouva comme suspendu en l'air, les pieds à peines posés au sol. Son hallucination semblait agressive. - Aedis! - Avait-il alors crié à son attention, pour la ramener à la réalité. Peut être l'entendre lui ferait prendre conscience que ce qu'elle subissait n'existait pas vraiment...

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MessageSujet: Re: Space, Time... and crash. - Feat. Marley [Leicester 945]   Jeu 9 Jan 2014 - 23:44





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Space, time ... and Crash.







Le policier cligna des yeux pour chasser les vestiges de cette apparition démoniaque. Son esprit s'était perdu quelques instants dans les méandres de ses souvenirs qui semblaient se modifiés. Ça y est, il l'entendait dire que c'était de sa faute. Les yeux vitreux de sa mère le regardait, allongée sur sol alors qu'il n'avait que cinq ans, mais ses lèvres bougeaient tout de même. Tout est de ta faute !

- Marley ?


Cette voix était différente. Ce n'était pas la voix de sa mère. ce n'était même pas une voix de femme, c'était une voix.... D'homme. Il sentit quelque chose de chaud, quelque chose de doux sur son visage, cela lui permit de reprendre définitivement ses esprits. Il loucha en regardant Prof qui se tenait juste devant lui. Oui, c'était bien lui. Ce dernier le regardait, sans rien dire, attendant peut-être que le policier ne réagisse. Il ne pu que lui offrir un petit sourire.

- Prof...

Ce dernier lui attrapa les épaules et le secoua pour le remettre sur terre. Sauf qu'il l'était déjà.

- Il faut retrouver Aedis !

Marley cligna des yeux.

- Même pas un petit bisous ? J'suis déçut...

Mais pour dire vrai, cela avait eu pour effet de le réveiller définitivement. Il sembla retrouver usage de ses membres et reprit même conscience de la lame qui pendait au bout de son bras. Ce dernier était engourdis, parcourut de picotement et il préféra mettre la lame sous son autre bras pour secoué son membre endoloris histoire que toute les terminaisons nerveuses répondent à nouveaux présentes. Il grimaça sous la douleur et trottina en suivant Prof. Il le suivit en observant autour de lui. Les
ronces tout autour d'eux semblaient s'écartées sur leur passage. Marley fronça les sourcils et accéléra le pas pour se rapprocher de Prof, voulant lui demander ce qui pouvait rendre les plantes soudainement si dociles. Mais il n'eu le temps de ne rien dire qu'ils étaient déjà arrivés auprès d'Aedis. Cette dernière semblait aux mains d'une hallucination comme il l'avait été quelques instants plus tôt. Prof cria son nom et Marley accourut à ses côtés. Mais elle était tétaniser, les joues baignées de larmes et le corps soulevé au dessus du sol. Il la regarda sans savoir quoi faire. Il l'appella aussi, mais il ne pouvait que l'observer sans véritablement rien faire. Mais Marley serra son arme dans sa main et il se mit face à elle, quitte a ce qu'elle réagisse mal. Mais là, elle ne pouvait que le voir. Marley fit signe à Prof de venir l'aider et il prit le risque de lui toucher l'épaule.

- Miss Aedis, c'est Marley. Est-ce que vous m'entendez ? Rien de tout cela n'existe, il n'y a rien. Ce n'est... Ce n'est rien, c'est faux. Miss Aedis ?


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MessageSujet: Re: Space, Time... and crash. - Feat. Marley [Leicester 945]   Ven 10 Jan 2014 - 17:17

Les efforts conjugués du Professeur et de Marley finirent par payer. Alors que l'illusion dans laquelle elle était engluée la paralisait et lui interdisait tout mouvement, une voix lointaine la rappela à la réalité. Les contours de l'ange pleureur -qu'elle n'identifiait pas comme tel- s'estompèrent progressivement, sans que l'image de son maître d'arme ne disparaisse totalement. Comprenant que ce n'était pas ce qui se déroulait réellement dehors, elle essaya de se dégager, de se mouvoir, mais sans succès. La main sur son épaule la retenait, l'empêchait de s'échapper totalement de son monde imaginaire. Malgré les voix autour d'elle qui étaient clairement réelles, elle n'arrivait pas à franchir la frontière entre rêve et réalité.
Ce fut Marley qui réussit à la faire sortir de son hallucination, en se plaçant devant elle. Telles des brumes conglomérées tout à coup bouleversées, le policier bouscula la structure même de l'illusion, les visages se superposant. Aedis s'extirpa de ce rêve, et, bouleversée, se jeta dans les bras de la personne la plus proche, à savoir Marley. L'adolescente fondit en larmes, et hoqueta de longues secondes. Elle savait qu'elle se donnait en spectacle, et tenta de se calmer. Inspirant profondément, elle recula de quelques pas, et sans réussir à apparaître comme elle l'aurait voulu, elle eut un rictus, et essuya rapidement ses yeux :


    - Je... Je suis désolée...

Inspirant toujours profondément, la jeune femme hocha la tête, et se retourna, marchant quelques pas :

    - Bon, où... Où allons-nous ?

Elle n'était pas particulièrement pressée, mais l'idée d'avoir été aussi stupide et de s'être laissée piégée par une illusion aussi énorme l'agaçait... Alors que les images qu'avec les récents évènements elle était parvenu à oublier lui revenaient en tête. Jetant en direction des ronces des regards assassins qui auraient voulu brûler ces plantes maléfiques. Soupirant, tripota nerveusement la fusée de son arme. Comment maintenant qu'elle avait toutes ces images en tête pourrait-elle regarder son frère, son père, mais aussi son maître d'arme, en face. Ce seraient des moments perturbants qui l'attendaient. Elle frissonna, et se tourna vers le Professeur, l'air -faussement- résolu :

    - Bon. On y va ?

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MessageSujet: Re: Space, Time... and crash. - Feat. Marley [Leicester 945]   Dim 12 Jan 2014 - 0:45



Space, Time... and crash.

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Étirant ses lèvres d'un fin sourire en voyant l'air faussement résolu sur le visage d'Aedis, le Professeur les entraîna plus avant, en haut de la colline. Plus ils avançaient, plus l'orage au dessus d'eux se faisait menaçant et sombre. Les ronces et autres plantes s'écartaient devant eux, ou du moins devant l'éclair d'ombre, mais ça ne présageait pas pour autant de bonnes choses. Au bout du chemin ils allaient rencontrer le bosse de fin, la sorcière, et même si c'était leur destination, ça n'était en rien une promenade de santé. Ils devaient s'y rendre de toute façon, ils étaient les seuls à pouvoir arranger les choses désormais.

Passant les derniers arbres morts, passablement cramés, ils arrivèrent enfin au sommet de la colline. Là se dessinait une immense cercle délimitant la zone à risque. Un cercle mort où la terre sèche et froide n’accueillait même pas les ronces hostiles qu'ils avaient rencontré plus tôt. Au centre de ce cercle trônait une chaudron noir et fumant posé au dessus d'un feu vivace. Au dessus de lui, une silhouette de femme, mais seulement la silhouette. C'était une femme oui, mais déformée. Elle était voûtée, boitait quand elle marchait. Son nez était crochu et sur son bout se tenait fièrement une verrue parfaitement dégueulasse. Ses sourcils épais ne cachaient pas pour autant ses yeux de fouines et ses cheveux noirs et sales ne faisaient que parfaire le tableau déjà bien engagé. Sa tenue n'allait pas ailleurs que dans ce qu'elle représentait, une robe noir, large, déchirée par endroit. Ses doigts crochus parcourant la fumée s'échappant du chaudron n'était qu'ongles longs acérés telles des griffes. Le Professeur mit son sabre dans son dos tout en faisant quelques pas en avant, pénétrant dans le cercle. Une sorcière? Oui, certainement. - Carrionite... - Oui, carrément. Elles étaient à l'origine ou presque des légendes sur les sorcières, provenant d'une planète assez lointaine où régnait la magie noire, le culte du sang et le pouvoir des mots. Un endroit qui serait fascinant si l'on ne s'y faisait pas tuer pour un quelconque rituel.

Dans le ciel commençait à se dessiner des silhouettes, simples images, telles des ombres, effrayantes mais le Prof ne lâchait pas cette sorcière du regard et à vrai dire, elle non plus. Elle les avait vu, elle devait même les avoir sentit arriver depuis un moment. Les ronces c'était elle. En fait toute la colline mourant et se transformant, les nuages d'orages sans pluie, Alédine dans la foret, c'était elle. Faisant encore quelques pas, se stoppant à peut être cinq mètre du chaudron, il s'adressa à elle. - Il suffit, Carrionite! Arrête ou je t'y forcerais!

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MessageSujet: Re: Space, Time... and crash. - Feat. Marley [Leicester 945]   Lun 13 Jan 2014 - 3:11





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Space, time ... and Crash.







Il faisait nuit. Enfin il faisait tellement sombre que Marley avait l'impression que le ciel allait leur tomber sur la tête. Ils se remirent en route et durant leur courte marche, il observa la jeune Aedis qui marchait à ses côtés, la tête haute. Elle s'était effondrée dans ses bras et pourtant, la voilà qui s'avançait la tête haute, comme si tout cela était déjà derrière elle. Malheureusement, elle était en plein déni. Et Marley ne pouvait pas venir la voir, souriant à l'instar des pubs Colgate et lui expliquer toute la petite psychologie de l'humain. Déjà que lui il avait du mal à comprendre à son époque, alors expliquer ce concept à quelqu'un du moyen âge, autant se faire un hara-kiri tout de suite avec sa lame. Au terme de leur ascension, ils se retrouvèrent au sommet de la colline, dont la terre brûlée circulaire n’annonçait rien de bon. Marley se stoppa à la limite de cette brûlure très, voire trop net, pour être naturel. Il regarda à terre, faisant glisser le bout de sa lame sur la terre meurtrie en déglutissant devant ce spectacle morbide. Mais bien pire les attendait. Un ricanement se fit entendre et le policier, relevant la tête, eu un mouvement de recul.

- Carrionite... déclara Prof en rangeant son sabre dans son fourreau.

Carrionite ? C'était quoi ça ? Une marque de lessive ? Il voulait lui faire croire de cette brave femme sortant tout droit d'un cauchemar d'enfant était gentiment et simplement en train de laver son petit linge ?! On peut pas vraiment dire qu'elle était si propre que ça, donc c'était fort peu probable ! Marley prit sa lame a deux mains et la serra pour se donner un peu de courage. Les cambrioleurs, sans problème. Les meurtriers, ça marche. Les violeurs, pédophiles et autres détraqués, ça passe encore. Mais des... des.... Des sorcières, genre des vrais comme ça, en train de faire des potions, dans un gros chaudron en fonte noir, NAN MAIS SÉRIEUX ?! Il déglutit de... de peur, il faut bien l'avouer. Et elle les regardait - enfin, elle regardait plutôt Prof, c'était comme si ils se battaient du regard - et Marley déglutit de nouveau.

- Il suffit, Carrionite ! Arrête ou je t'y forcerais !

Marley sursauta en entendant la voix de Prof retentissant juste a ses côtés. Il le regarda et reprit un peu plus confiance en lui. Ok, il était flic, il se devait de faire mieux que ça ! Alors, il profita que cette... Sorcière, ou Carrionite, qu'importe comment on devait l'appeller, ne quittait pas Prof des yeux pour se décaler un peu et contourna le rond jusqu'à se retrouver un peu derrière la femme. Et prenant son courage à deux mains, il s'élança - se retenant de crier " TATAYOYO ! " parce que bon, ce n'est pas très professionnel - en levant l'arme. Bah quoi ? Ils étaient ici pour ça, non ? Malheureusement pour lui, il se trouve que cette madame était vraiment, genre vraiment une sorcière. Alors qu'il courait vers elle, un éclair l'éblouit et quelque chose le percuta - ou plutôt percuta son arme levée devant lui - et il fut projeté en arrière, se prenant un arbre dans le dos qui lui coupa le souffle. Il tomba au sol en cherchant un peu d'air.


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MessageSujet: Re: Space, Time... and crash. - Feat. Marley [Leicester 945]   Mer 15 Jan 2014 - 18:37

A peine la demoiselle eut-elle vu la créature qu'elle décida qu'elle n'y pouvait rien. Elle ne savait pas se battre, elle n'avait eu que quelques leçons qui lui avaient certes enseigné les bases, mais rien d'autre qu'elles. Elle voyait cette femme, qui n'avait pour seul adjectif possible "horrible". Ou répugnante, peut-être, aurait fait l'affaire. Grondant comme un chien apeuré, elle recula d'un pas, de deux. Elle était une femme, elle était une gamine. Jamais elle n'aurait la force de faire quoique ce soit contre les créatures du Mal. Se signant rapidement, la jeune fille apeurée regarda ses compagnons. L'un semblait assuré et si elle osait, flamboyant. L'autre un peu moins, mais son courage contra tout ce qu'elle aurait pu penser de négatif sur lui.
Carrionite ? Etait-ce le nom de la sorcière ? Etrange nom, surtout qu'elle ne connaissait pas telle femme dans les parages. Peut-être venait-elle de plus loin ; peut-être était-ce une sorcière scotte, ou picte. Peut-être même était-elle de ces nations au-delà de l'océan ? Si vraiment elle avait des pouvoirs magiques, elle devait pouvoir venir de n'importe où... Engoncée dans ses croyances bien plus médievales qu'elles n'auraient pu l'être au vu de sa naissance, la demoiselle avait du mal à concevoir... L'inconcevable. Si, l'espace d'un instant pensa-t-elle aux retours en arrière : et si la sorcière venait du futur, d'un futur plus lointain encore que celui de Marley et du Prof, et qu'elle s'était retrouvée là par accident ? Cette idée la terrifia, car si plus personne de son époque n'était arrivé après elle, la perspective de venir de plus loin encore la tétanisait.
Silencieuse observatrice, elle aperçut Marley se ruer sur la sorcière, avant d'être violemment projeté en arrière, comme s'il n'était qu'un fetu de paille. Poussant un cri de surprise et de douleur, un peu à sa place, elle se rua vers l'arbre qui avait plus ou moins amorti sa chute, et s'agenouilla à ses côtés. Lui attrapant la main et lâchant son épée, elle murmura, inquiète :


    - Comment allez-vous ?

Soucieuse, l'adolescente chercha du regard la présence plutôt réconfortante du Professeur. Son calme prouvait qu'il savait ce qu'il faisait, et qu'il n'avait aucun doute quant à l'issue du combat. Cette perspective rassurait la fille, qui n'en menait pas large. Par précausion, elle se releva néanmoins, attrapant l'épée qu'elle avait fait chuter, et se mit en garde...

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MessageSujet: Re: Space, Time... and crash. - Feat. Marley [Leicester 945]   Jeu 16 Jan 2014 - 16:40



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Mais pendant qu'il parlait, qu'il défiait l'alien du regard, Marley avait fait le tour et l'attaquait avec son épée. Grossière erreur puisque elle se retournait à peine pour le renvoyer en arrière, le projetant violemment contre un arbre. Prof étouffa une exclamation pour finalement se reprendre. - Arrêtez! - Et la sorcière me regarda, un sourire mauvais sur les lèvres alors qu'Aedis rejoignait l'homme volant pour voir comment il allait. A peu prêt bien apparemment mais la gamine levait déjà l'épée, en garde. Ça ne servait à rien, ils ne pouvaient rien lui faire comme ça. Ce n'était pas aussi simple. Les sorcières des films étaient des cruches comparées à une Carrionite, des cruches faibles qui jouent avec des baguettes en plastique et des idées qu'elles ne peuvent qu'à peine concevoir. Il s’apprêtait à parler à nouveau, mais finalement c'est la carrionite qui le devança...

« Je suis Lilith! Dernière des Carrionites! Je ramènerais mes soeurs sur cette planète et en ferait une nouvelle terre de sang et de magie noire! » - Elle sortit de sous sa robe une grosse boule de cristal violette et la jeta dans son chaudron alors qu'une lueur tout aussi violacée s'en extirpait. Le Professeur dégainait de nouveau son sabre, inquiet. Il en faudrait plus pour lui faire peur et plus pour transférer ses sœurs sur cette planète mais c'était une chose qui ne devait pas arriver alors autant y mettre fin immédiatement, surtout que cet orage surnaturel n'allait pas arranger la ville en contre bas et les inquisiteurs et les soldats allaient se faire tuer en gravissant la colline. - Vous ne pouvez pas faire ça, je vous en empêcherais.

La Carrionite avait ris, simplement, d'un rire fort et insolent. Elle se fichait de lui et la fumée épaisse sortant de son chaudron prenait une teinte rouge et profonde. Déjà des silhouettes autour d'eux se dessinaient, des silhouettes sombres, voûtées. C'était pas bon tout ça... Gardant un air sérieux et confiant pour autant, le Prof s’apprêta à foncer, le chaudron était peut être la clé pour tout arrêter mais elle leva son doigt, le visant, prononçant des mots... - « Personne. Pas même vous, Professeur, ne saurait m’arrêter maintenant! » - Et son rire machiavélique se fit de nouveau entendre. Comment connaissait-elle son nom? L'avait-elle lu en lui? Pas le moment de se poser la question de toute façon, une douleur vive transperça son cœur, le faisant s'effondrait par terre dans un cri déchirant. Elle venait d’arrêter son cœur, rien qu'en parlant. Et la douleur se faisait de plus en plus forte, s'insinuant dans ses chairs. Un seul cœur... c'était désagréable.

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MessageSujet: Re: Space, Time... and crash. - Feat. Marley [Leicester 945]   Sam 25 Jan 2014 - 23:32





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Son souffle avait quitter ses poumons et pendant plusieurs secondes, un voile sombre s'était abattu devant ses yeux avant que des étoiles ne prennent sa place en dansant. Il s'était rarement prit un coup aussi violent. Il entendit vaguement une voix douce près de lui, ainsi qu'une petite main lui prenant la sienne. Par automatisme, il la serra doucement, comme si ce contact était le point d'encrage dans le monde réel. Puis, quand il se sentit enfin de retour, il roula sur le dos en cherchant son souffle et clignant des yeux. Il avait cette désagréable impression de voir des ombres bougées entre les arbres morts autour d'eux. Bordel, comment cette chose avait fait ça ?! Alors, c'était vraiment une sorcière, Prof avait raison et ne se moquait pas d'eux.... Car oui, pendant un long moment, il avait douté. Toute cette histoire lui faisait penser à un rêve qui l’entraînait un peu partout, ne voulant le laisser en paix. Mais malheureusement, ce choc avait été brutal, et l'avait violent à la raison, lui prouvant la véracité des faits.


Grognant, Marley chercha a se redresser mais son dos le rappela à l'ordre. Il opta plutôt pour l'option " On roule sur le ventre et on ne demande pas trop à son corps. " Il soupira, retrouvant eu à peu son souffle et réussit a se redresser un peu. Il jeta un coup d’œil alentour. La sorcière était  toujours ratatinée sur elle même, ricanant de sa puissance non loin de son chaudrons. Il fallait bien l'avouer, c'était loin des sorcières qu'il s'était imaginé étant enfant. Cette affreuse donzelle se proclama Lilith, dernières des carionnites, affirmant vouloir ramener toute sa petite famille sur leur planète pour jouer de la magie noir. Marley déglutit. En temps normal, il aurait trouver cela bien cocasse, mais dans l'état actuel des choses, il ne pouvait se permettre de rire de la situation qui lui semblait soudainement périlleuse. Il termina enfin de se redresser et toucha le bras de la jeune Aedis près de lui qui resserrait sa garde.

- Ne fait pas de folie comme moi. Ce n'est pas la meilleure solution.

Il lui offrit un sourire et reporta son attention sur l'action principale. Le Professeur faisait face à la sorcière, toujours près de son chaudron dont s'échappait désormais une épaisse fumée couleur rubis. Une branche craqua derrière eux. Sur la défensive, Marley se retourna en brandissant son épée. Ce qu'il aperçut lui arracha un hoquet de surprise : Ce qu'il avait pris tantôt pour les ombres trompeuses de son esprit engourdit par le choc se révélaient être de véritable ombres. Toutes courbées à l'instar de leur invocatrice, on pouvait toujours voir au travers mais elle prenaient constance et cela ne prévoyait rien de bienveillant.

Un rire fut rapidement recouverts d'un hurlement de douleur qui déchira la plaine et attira l'attention de Marley une fois de plus vers le chaudron. Son cœur rata un battement. La carionnite avait toujours la main levée alors que Prof venait de s'écrouler devant lui. Marley retint un cri, attrapa Aedis par le bras et se laissa tombé à côté du blessé et peut-être même mourant. A genoux a côté de lui, il l'entendit gémir et il voyait sa cage thoracique se soulevé laborieusement. Marley lui attrapa le poignet et fut soulager de sentir un pouls relativement régulier. Le policier lui attrapa l'épaule sans quitter la Carionite des yeux, marmonnant des dialectes qui lui étaient inconnus penchée au dessus de son chaudron.

- Prof, non pas que tout repose sur toi, mais disons que tu es le seul a sembler être un minimum au courant de la marche a suivre. Qu'est-ce qu'on fait ?

Il risqua a quitter la sorcière des yeux pour observer autour d'eux et remarquer avec effroi que les ombres ne cessaient de croître en intensité. Bientôt, elles seraient surement sur eux. Marley déglutit et se redressa, jeta un regard vers la vielle femme. Si la logique était avec lui, la "magie" provenait du chaudron. Mais comment l'approcher ?

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MessageSujet: Re: Space, Time... and crash. - Feat. Marley [Leicester 945]   Lun 27 Jan 2014 - 8:47

La demoiselle se sentait perdue et profondément inutile. Marley avait raison, alors qu'il lui serrait le bras pour l'empêcher de faire elle ne savait quelle folie. Se battre, comme ceci en tout cas, n'était pas la solution tout court ; malheureusement, si même se battre elle le faisait mal, elle n'avait guère d'autres atouts dans sa manche. Demoiselle habituée à devoir coudre, apprendre à compter et à lire et à gérer quelques comptes, ses compétences étaient très limitées. C'était intensément frustrant, mais elle dut se résoudre à baisser son arme. Qu'est-ce que ça changeait de toute façon ?!
Aedis eut un hoquet en voyant le Prof s'effondrer. Et ils étaient censés faire quoi maintenant ? Marley était sans doute dans le même état d'hébétement qu'elle : la prenant par le bras, ils se ruèrent sur le Professeur. Apparemment, il était encore en vie, ce qui ne pouvait être qu'un avantage. Sous le choc, il devait néanmoins sans doute avoir besoin de temps pour se remettre. Et du temps... Elle pouvait faire ça, non ? Sourire narquois sur le visage, elle se releva et lâcha Marley. Avançant de quelques pas faussement assurés, elle leva la tête fièrement et parla, sans que sa voix ne tremble trop :


    - Vous n'avez rien à faire ici. Il y a suffisamment d'endroits vides pour que vous fassiez revenir vos soeurs. Lilith, Carrimachin, quoique vous soyez, vous n'avez rien à faire ici. Allez-vous en.

Elle savait être pitoyable, elle savait que les choses allaient mal se passer. Mais si elle donnait du temps aux autres, peut-être trouveraient-ils une solution ? L'adrénaline qui courait dans son corps l'empêchait de trembler et de s'effondrer. Etrange comme elle ne craignait pas ce qui allait se passer. Quelle stupidité, aussi.

    - Qu'est-ce que cet endroit a de plus qu'un autre ?

Ses genoux menaçaient petit à petit de se dérober sous son corps ; pour éviter que ça n'arrive, elle avança de quelques pas. Mains en avant, alors qu'elle s'approchait du chaudron, elle voulu toucher celui-ci. Peut-être pouvait-elle essayer de renverser cette chose ? Ca lui paraissait une bonne idée. Enfin, encore fallait-il qu'elle parvienne à atteindre le chaudron : la Carritruc n'était peut-être pas du même avis...
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MessageSujet: Re: Space, Time... and crash. - Feat. Marley [Leicester 945]   Mar 28 Jan 2014 - 10:33



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Prof fixait le sol, à genoux par terre, seuls ses bras tremblant le maintenant. Il ne pouvait se résoudre à se laisser tomber et la douleur qui étirait sa cage thoracique était dure à supporter. Son regard se brouillait, son cerveau n'était pas assez irrigué. Le sang dans son corps ne circulait pas assez vite et assez loin, un seul cœur n'était pas suffisant. Il pouvait tenir, rester en vie, mais il était amoindris. Ce n'était pas une condition qu'il pouvait tolérer. Il entendit Marley lui parler, lui dire qu'il était un peu nécessaire en pareille situation, mais tout ce qu'il pu dire, difficilement c'est: - Mon cœur s'est arrêté, tu permets! - Comment ça il était désagréable? Vous êtes de bonne humeur vous quand vous faites une crise cardiaque? Pour le moment, il avait besoin d'une chose, d'une seule chose... un choc. Posant son regard embrumé sur l'éclair d'ombre, il le fixa un instant et... se jeta dessus, la lame entrant en contact avec sa main. L'énergie bleutée, visible durant une courte seconde, entra en lui, le choqua. Comme une électrocution, c'est comme ça que son corps avait réagit. D'abord parcourut de convulsion, il devint vite immobile, comme inerte. Prof ne bougeait plus, étalé par terre, la main toujours posée sur la lame temporairement vidée de son énergie...

« Qu'est-ce que cet endroit a de plus qu'un autre? » - La Carrionite tournait toujours autour de son chaudron pendant qu'Aedis parlait. Elle semblait proprement s'en ficher de ce qu'elle pouvait bien dire, elle n'était pas une menace pour elle, loin de là. Pourtant cette phrase sembla l'interpeller, autant que l'humaine s'approchant d'elle et de son précieux chaudron noircit par les flammes. La sorcière s'était alors retournée, avait fixé l'adolescente, pour finalement étirer ses lèvres d'un sourire mal-saint. - « Des cobayes! » Avait-elle crié en allongeant le "aye" avant de se jeter littéralement sur Aedis. La masse voûtée de la sorcière fit céder l'humaine sous son poids avant de se saisir de sa gorge, comme pour l'étrangler. Mais elle n'en fit rien et alors qu'un nouveau sourire étirait ses lèvres, elle se pencha rapidement sur elle et la mordit au cou. Pourtant aucun sang ne coula, juste la douleur, et une marque rouge, sa peau en relief. La jeune fille sombra dans l'inconscience alors que le même sortilège qu'avait subit Alédine venait de lui être jeté.

Aaaaaaah - Un nouveau cri déchirant dans le silence de la mort. Le Professeur venait d'ouvrir les yeux, ce cri de douleur étant pour la douleur en mémoire de l'électrocution. Le choc avait relancé son cœur stoppé et ils battaient désormais tout deux à l'unisson. Parfait! Se relevant doucement, il posa son regard sur le corps immobile d'Aedis et sur la Carrionite qui se relevait pour retourner jusqu'à son chaudron dans un ricanement sadique. Deux ombres autour du chaudron se solidifièrent plus que les autres, elles passèrent au travers de l’épaisse fumée, tournèrent autour de Lilith, avant de disparaître dans le sol... C'est alors que l'épaisse fumée sembla aussi s'extirper du sol et l'endroit où les ombres avaient disparut venait de laisser apparaître deux nouvelles Carrionites, à l'aspect encore plus typique que Lilith. - « Mère Doomfinger. Mère Bloodtide. Venez à mon aide pour ramener nos sœurs! » - Elles étaient désormais trois. Ils étaient deux, et en mauvaise posture.

Le regard de Prof était... noir, genre mauvais. Il avait laissé Aedis se faire avoir et Marley était quasi sans défenses. Et pendant ce temps, elles étaient passés de une à trois sorcières. Il fallait arrêter ça et vite. - Marley, prend Aedis et va au Tardis. Met là dans un lit et attend moi... Je vous rejoindrais. - Il avait dit ça en lui donnant la clé de la cabine, une petite clé cuivrée. A son arrivé, un nouveau lit serait apparut, ou une nouvelle porte donnant sur une nouvelle chambre médicale. Bro aurait fait le nécessaire, il savait ce qui se passait. Et même si sa survit n'était rien de moins sur, il basait son espoir sur le fait que Bro ne venait pas le sauver, c'est que ça devait aller... ou alors que le moment était venu? Il préférait la première option... - Bouge! - L'éloigner du danger, c'était ça l'idée... Encore fallait-il qu'il obéisse.

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MessageSujet: Re: Space, Time... and crash. - Feat. Marley [Leicester 945]   Mar 28 Jan 2014 - 13:02





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Tout se passa un peu trop vite pour que Marley ne puisse réagir. Premièrement, Prof l'avait envoyé un peu chier. Comment ça son cœur s'était arrêter ? Avait-il fait un battement raté comme il lui arrivait quelque fois ? A ce moment là, sa réaction était quelque peu exagéré. Par contre, si son cœur s'était véritablement arrête, sa réaction était VRAIMENT minime. OK ! Que choisir ? Mais il n'eu pas le temps de réagir, le voilà qui se jetait sur l'éclair bleu que produisait son sabre, se faisant électrocuter sur place et retombant sur le sol, immobile. Marley papillonna des yeux. Deuxièmement, voilà Aedis qui s'approchait de la sorcière, voulant toucher son chaudron tout en lui parlant. On aurait dit qu'elle cherchait a gagner du temps.
Mais gagner du temps pour quoi ?

Les ombres devenaient de plus en plus présentes, Prof venait de s'écrouler et lui, il se retrouvait tétaniser avec sa lame a la main et le poignard a sa ceinture. Et de nouveau, avant qu'il ne cherche a bouger, voilà la sorcière qui lui susurra que ce que cette endroit avait de plus que les autres, c'était les cobayes. Puis elle se jeta sur la jeune fille et elles tombèrent toutes deux sur le sol, la sorcière accroché à son cou.
Marley lâcha un cri. Quoi, c'était un vampire maintenant ? Mais quand la vielle femme se releva, non seulement Aedis ne saignait pas, mais aussi et surtout, elle ne se redressa pas, tomber dans les limbes. Marley ne servait véritablement à rien, il n'était là que pour regarder ses compagnons tombés les uns après les autres. Mais vers qui devait-il se précipiter en premier ? Aedis ou Prof ? Un cri lui répondit. Prof venait de rouvrir les yeux. Comment ça il n'était pas mort ?! L'esprit de Marley cherchait a comprendre, il bouillonnait de l'intérieur. Il se précipita aux côtés de Prof, la sorcière beaucoup trop proche d'Aedis pour qu'il ai le courage d'aller la chercher. Il serra son arme en tremblant.

- Est-ce que tu vas bien ? Marmonna-t-il d'une voix toute aussi tremblante que ses bras.
- Mère Doomfinger. Mère Bloodtide. Venez à mon aide pour ramener nos sœurs !

L'attention de Marley était de retour vers la sorcière et son chaudron et il déglutit difficilement en se rendant compte que désormais, elle n'était plus seule. Deux autres femmes l'avaient rejointe et ricanaient autour du chaudron. Marley jeta un œil a Aedis, toujours au sol, mais désormais inintéressantes pour ces monstres.

- Marley, prend Aedis et va au Tardis. Met là dans un lit et attend moi... Je vous rejoindrais.
- Quoi ? Tu crois vraiment que je vais te laisser tout seule avec ces folles ?!

Mais le regard de Prof et son " Bouge " sombre le dissuada de continuer à tergiverser. Il déglutit, hocha la tête et après lui avoir marmonner un " T'as intérêt à revenir ! " , se rapprocha d'Aedis lentement pour ne pas attirer l'attention. Il la souleva, l'enroulant dans sa cape pour que personne ne comprenne que c'était une jeune femme dans ses bras et déglutit en réalisant a quel point elle était légère et beaucoup trop pâle pour son bien. Jetant un dernier regard a Prof, il resserra sa prise sur la jeune femme et disparu dans la forêt.
Cette fois-ci, les racines empoisonnées ne les empêcha pas de partir, elles les laissèrent plutôt passés en s'écartant, comme si elles comprenaient qu'ils ne représentaient aucun danger. Il traversa le village désormais totalement vide, sans compter le petit groupe de soldat qui les regardèrent passer sans réagir, trop effrayer par ce qui se passait en haut de la colline.

Marley pensait ne pas retrouver le vaisseau, mais c'est comme si tenir la clé de ce dernier au creux de son poing le guidait jusqu'à lui. Haletant, il se retrouva sans vraiment le réaliser face a la boite rouge. La main tremblante en tenant toujours Aedis dans les bras, il passa la clé dans la serrure et déboula dans le vaisseau plus grand à l'intérieur. La porte conduisant à l'infirmerie était toujours là, la pièce blanche aussi et la jeune femme qu'ils avaient récupéré dans la foret aussi. Un autre lit était apparu. Il y déposa Aedis et observa sa blessure a son cou. Il se mordit la lèvre devant la couleur violette qui s'était étendu jusqu'à la joue. La jeune femme respirait mal et Marley recula alors qu'un dôme la recouvrait.

Marley chercha a retrouvé son souffle, lâchant son arme qui tomba au sol dans un bruit métallique fortement désagréable. Qu'est-ce qu'il fichait là ?! Pourquoi il n'était pas rester auprès du Professeur pour l'aider ? Il avait fui, c'était indigne d'un policier ! Et maintenant quoi ? Il allait le laisser se faire tuer ? Il secoua la tête, reprenant son arme et retournant à la console pour sortir. Malheureusement, la porte refusa de s'ouvrir. Marley fronça les sourcils et se retourna vers la console. Il avait vu Professeur parler a son vaisseau, celui-ci possédait-il une intelligence artificielle ?

- Pourquoi tu m’empêche de partir ?! Tu ne veux pas que j'aide Prof, t'es sérieux là ? Et tu vas rester là sans rien faire, le laisser se faire tuer par deux calgonite, cario... Cari... Bref, ces putain de sorcières, hein ? Tu dois bien faire quelque chose ? A part provoquer des hallus bizarres, tu sais faire quoi, hein ?

Un bruit métallique lui répondit, comme un ricanement. Marley serra son arme en grognant mais avant qu'il ne continue de l'insulter - bah quoi ? Il avait beaucoup de frustration a relâcher - un tremblement prit tout le vaisseau et il du s'accrocher a une barrière pour ne pas tomber. Puis plus rien. Qu'est-ce qu'il venait de se passer ?


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MessageSujet: Re: Space, Time... and crash. - Feat. Marley [Leicester 945]   Mar 28 Jan 2014 - 22:50

Mauvaise idée. Très mauvaise idée qu'elle avait eu. Rien qu'elle fasse n'aller changer les choses. Au pire, il lui arriverait la même chose qu'à prof, elle serait touchée par les pouvoirs de la sorcière et allait chavirer comme lui le faisait actuellement. Au moins ne serait-ce pas une mort tout à fait stupide... C'est ce qu'elle essayait de se faire croire, avant que ses pensées communes ne lui reviennent à la tête : quand on meurt, on meurt, qu'importe la façon dont ça arrive. Et Aedis aurait bien aimé que ça n'arrive pas, justement : elle comptait bien vivre encore un peu ; toutes les déconvenues qu'elle pouvait vivre, même les plus énormes, ne valaient pas la peine qu'on termine l'aventure si abruptement. Qui sait si n'est pas demain que l'aventure la plus belle de la vie allait se présenter ? Ce serait bête de la rater pour si peu... Bref, pas pessimiste pour un sou, la demoiselle continuait ses paroles sans queues ni têtes ; apparemment sans grand succès, ce qui la rassura d'une façon mitigée. Néanmoins, à sa dernière question, elle eut droit à une réaction, particulièrement surprenante au vu de l'apathie dont la sorcière avait fait preuve jusque là. La soi-disant Lilith s'était retournée brusquement, souriant d'un air impénétrable à la jeune fille ; cette dernière se tourna doucement vers Marley et le Prof, une lueur d'interrogation dans les yeux. Etirant la commissure de ses lèvres comme pour parler, elle fut interrompu par le cri de la créature, un mot étiré à l'infini entre les deux de cette chose malsaine. Surprise et mal à l'aise, alors que le mot "cobaye" s'éteignait brusquement dans la gorge de la Carrichose, elle ne s'attendait pas du tout à ce que la vieille femme lui saute dessus, tous crocs sortis. Et même si elle s'y était attendu, rien n'aurait pu la préparer à ce qui allait suivre ; le poids même de la vieille femme était plus que surprenant à côté de la finesse presque candide de l'adolescente. S'écroulant, destabilisée, elle lâcha un cri, et riva ses yeux dans ceux de la personne la plus proche, à savoir Marley. Terrorisée, figée, elle espérait comme un miracle, qu'il se place devant elle, qu'il lui dise que ce n'était qu'un rêve, une illusion... Peine perdue. La douleur l'assaillit, longue et brûlante. Sentant le contact malsain de Lilith contre son cou, elle n'eut pas même le réflexe de se débattre, bien trop surprise. Fermant les yeux et mordant l'intérieur de ses joues pour ne pas crier, elle sombra dans l'inconscience avec le goût métallique du sang dans sa bouche, et l'idée indistincte et lointaine d'une douleur cuisante et persistante dans son cou. C'est terrible, comme façon de mourir, pensa-t-elle avant de sombrer dans un coma sans rêve, où seule persistait l'idée de douleur... Douleur, qui petit à petit, se faisait plus présente, mais moins connue. Pourquoi, d'ailleurs, avait-elle mal ? Que s'était-il passé.. ?
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MessageSujet: Re: Space, Time... and crash. - Feat. Marley [Leicester 945]   Mer 29 Jan 2014 - 18:52



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Le Professeur regarda Marley partir avec Aedis dans ses bras, inconsciente. Il était sauvé, elle était en sursit. Les Carionites étaient autour du chaudron et déjà des ombres  s'approchaient, devenaient de plus en plus visibles, de plus en plus pesantes... La douleur à sa cage thoracique s'estompait doucement mais il avait encore un peu de mal à respirer et entendant les pas de Marley qui s'éloignaient, il ne faisait que fixer les sorcières s'agiter et cet orage menaçant au dessus d'eux, comme si l'épaisse fumée alimentait les nuages. Plusieurs longues minutes c'étaient écoulées, il ne les avait pas compté, avant qu'une sensation le prenne, un frisson le long de son dos, une chaleur étrange et certainement pas lié à son environnement proche vu le bordel ambiant. C'est seulement là qu'il décida de se lever. Ils étaient arrivés. Saisissant l'éclair par la garde cette fois, il le rangea dans son dos. Il n'en aurait plus besoin. Allait-il se sacrifier pour al cause, laisser tomber et entrer dans la ronde? Pourquoi ranger les armes? Parce que les armes n'étaient qu'accessoires, il fallait savoir s'en défaire.

Parce qu'après tout il avait temporairement perdu un cœur pour ça, du moins il utilisait cet événement car il n'avait certainement pas perdu son cœur exprès pour ça, fallait pas non plus déconner. Dégainant son pointeur sonique, il le pointa sur lui et l'activa, se scannant lui même. Quel intérêt me direz vous, pourquoi pas scanner autre chose de plus inconnu. Et bah justement. Il avait été une victime lui aussi, son cœur s'était arrêté parce qu'une Carionite l'avait voulu, les radiations était donc sur lui aussi. Scanner, analyser, cible, contrer. - Allé, maintenant on arrête de jouer. - Oh bien sur l'une de nouvelles venues tenta bien quelque chose mais l'activation du sonique en même temps annula son "sortilège" et le se retrouva bien bête avec son bras levé et son air ahuri. Profitant de cet instant, il se dépêcha non sans se pavaner un peu de réduire la distance entre eux et n'hésita pas à les menacer de son sonique pourtant inoffensif, enfin en théorie. Il avait été conçu comme un outil mais pouvait être bien utile en combat. - « Retirons nous mes sœurs, allons trouver... l'homme des mots. » - Réponse mystérieuse, Prof ne compris pas alors qu'il les regardait partir comme si elles flottaient au dessus du sol. Sans pouvoirs sur lui elles n'avaient plus aucune chance, elles avaient préféré fuir, judicieuse idée, mais il fallait en finir, les empêcher de remettre ça. Pourquoi les poursuivre de toute façon. Elles avaient embarqué cette boule violette, probablement la clé du portail, le point d'encrage, mais le chaudron semblait d'origine Carionite, sans lui elles seraient coincés et devraient trouver un nouveau catalyseur, impossible à trouver en gros, enfin c'est ce qu'il pensait à ce moment là, thanks William...

Rangeant le sonique, il dégaina finalement le sabre dans son dos et en abattit la lame sur le chaudron noir qui se fendit de haut en bas sans aucun effort, l'énergie dans l'éclair d'ombre suffisant à dégrader les quelconques pouvoirs que cette grosse marmite pouvait avoir. Pourtant cet objet était semble-t-il plus puissant que prévu et l'énergie fut renvoyé à la terre et c'est un violent tremblement qui secoua toute la ville. Prof aux premières loges en haut de la colline fut projeté en arrière, sonné. Le chaudron était hors jeu, c'en était fini, et il se releva doucement pour partir. Tout l'environnement qu'avait généré Lilith, les ronces, les arbres morts tout ça était encore là mais inerte, plus rien de toute ça n'était animé de magie ou de vie, il faudrait tout brûler dans le doute mais les inquisiteurs devaient déjà y avoir pensé... Traversant les ruines végétales, il se permit de couper à travers ville sans pour autant passer par la rue principale, ça lui évitait quelques obstacles bien retardant. La douleur à son cœur était encore présente et c'est la main sur le torse, les regard vers le sol, qu'il poussa la porte du Tardis peut être quelques cinq minutes après les tremblements mais il n'avait pas le temps de parler, il fallait s'occuper d'Aedis!

Entrant dans la chambre médicale qui comprenait désormais deux lits, il approcha vite des moniteurs pour voir dans quel état elle était. Ca ne faisait qu'une quinzaine de minutes qu'elle avait été atteinte, Alédine avait été touché bien plus longtemps avant qu'ils ne la trouvent... peut être était-ce pour ça que le son tragiquement continu de son moniteur vrillaient leurs oreilles. Elle était morte. Mais pour Aedis ça allait être différent! De sa poche le Professeur sortit un fragment noir et métallique, un morceau du chaudron qu'il avait récupéré en haut de la colline et qu'il passa au scanner. La radiation fut analysée, encore une fois mais plus en détail, avant que le Prof ne sortent d'un tiroir un objet bizarre, blanc, long, avec un bout plat et un autre en forme d'étoile mais avec des crochets acérés. Une barre de chargement apparu à l'écran, se remplit, puis disparue, alors que l'objet dans la main du Professeur vibrait une fois. Ne perdant pas une seconde, il plaqua l'embout denté sur les rougeurs du cou d'Aedis... et le planta. Chaque dents métallique pénétra la chair et un son aiguë se fit entendre alors le processus se lançait. Le moniteur affichait des analyses complètements à l'envers, ne voulait strictement rien dire, parfois bonne, parfois mauvaise, mais finalement quand il retira l'objet, ne s'afficha que du vert sur l'écran, enfin métaphoriquement parlant. Quelques gouttes de sang habillaient le cou de l'adolescente mais un coup de pointeur sonique permis de refermer les cinq petites plaies, ne laissant strictement aucune traces.

Elle était sauvé, mais Adéline était morte et le Prof se surpris à la fixer tristement. Marley devait probablement le regarder faire mais la défunte imposait le silence, c'était comme ça. - Aide moi tu veux. - Il laissa à Marley le soin de prendre une nouvelle fois Aedis dans ses bras alors qu'il appuyait sur quelques boutons pour que le lit se soulève dans les airs, flottant, et passe la porte tout seul. Ils déposèrent les deux femmes à l’extérieur, à même le sol. Aedis mettrait peut être quelques heures à se réveiller mais on la trouverait avant. Alédine avait été recouverte d'un drap blanc. - Elle aura tout oublier à son réveil, et je n'y peux rien... - Mais pas le temps de rester, des gens venaient, il leur fallait partir. Le Professeure retourna à l’intérieur du Tardis, laissant à Marley quelques minutes. Une fois tout deux à l’intérieur, l'air perdu du Prof accompagna ses paroles puis le silence, un adieu, ou un au revoir, puis la solitude et la réflexion, intense, étrange, mauvaise pour son moral... - Je te ramène à Londres, t'as eu ta dose je pense.

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MessageSujet: Re: Space, Time... and crash. - Feat. Marley [Leicester 945]   Ven 7 Fév 2014 - 6:17





With The Professor & Aedis de Braholt



Space, time ... and Crash.







Quand les secousses se stoppèrent, Marley resta quelques instants sans bouger, de peur qu'une réplique vienne pointé le bout de son nez. Mais il n'en fut rien. Au contraire, après le bruit infernal du mini séisme, c'était comme si toute vie avait quitté le vaisseau tant le silence était profond. C'est pourquoi quand un son interminable, étouffé comme à l’arrière d'une porte se fit entendre, Marley crut tout bonnement a une hallucination auditive, un écho du vacarme qui persistait à son oreille. Il n'en fut rien : Ce son avait bien une provenance, et Marley sentit son cœur se serrer quand il comprit. Lentement, comme lors d'une procession, il retourna dans l'infirmerie - tout du moins, la pièce où les deux jeunes femmes avaient été transportées - et ne pu que constater la mort d'Alédine. Abattu, Marley n'eu aucune réaction ne serait-ce que se pousser quand le Professeur revint a son tour, s'affairant autour du corps d'Aedis sans un regard pour la défunte. Que pouvait-il faire d'un autre côté, il n'était pas dieu. Il ne pouvait rien faire quant a ceux qui avaient déjà quitté ce monde.

Marley, de par sa condition et de par son passé, avait assisté à de nombreux décès, de nombreux corps et toutes autres joyeusetés. Mais là, c'était... Trop bizarre pour lui. Pourquoi cela le touchait énormément alors qu'il ne la connaissait même pas ? C'était une bonne question, à laquelle il ne pouvait pas répondre. Peut-être son humanité, qui refaisait surface, peut-être était-ce le fait qu'il savait qu'Aedis allait être dévastée quand elle reprendrait conscience - si elle reprenait conscience et ne rejoignait pas son amie -, peut-être encore était-ce-- Un claquement sec se fit entendre, faisant sursauter Marley, le ramenant brutalement à la réalité. Il regarda autour de lui curieusement, comme si pendant un instant il ne savait plus où il était. Il fixa son regard sur la machine reliée à Aedis tandis qu'elle s’affolait. Prof était toujours penché au dessus d'elle, maintenant un objet cylindrique contre son cou, tout près de sa blessure et bien qu'il voyait de ses yeux la boursouflure causée par la morsure de cette... Cette... Chose diminuée a vue d’œil ainsi que perdre en couleur inquiétante, il ne pu empêcher l'angoisse le prendre. Perdre deux personnes serait bien trop pour son moral. Aedis ne le méritait pas, elle avait été courageuse, brave et ne méritait pas une fin comme celle-ci. Son avenir dans cette époque ne lui promettait rien de bon, mais elle devait vivre. Elle le devait !

Le Professeur se redressa alors, refermant les plaies sur le cou de la jeune fille. Il ne dit rien. Marley non plus. Ce n'était pas le moment. Ils restèrent quelques instants comme ça, a fixer les deux lits et même si Marley voyait bien la poitrine d'Aedis se soulevé, l'angoisse ne voulait plus le quitté.

- Aide-moi, tu veux. Murmurra alors Prof, se poussant pour le laisser prendre Aedis dans les bras, ce qu'il fit après l'avoir observé de pied en cape.

Si elle ne se trouvait pas inconsciente dans ce lit, c'était comme si rien de tout ce qui venait de leur arrivé ne s'était passé. Peut-être un peu de terre sur ses vêtements... Et encore.
De nouveau Marley pesta sur la légèreté de la jeune femme - est-ce qu'on la nourrissait vraiment ?! - et suivit Prof à l'extérieur où ils posèrent les deux femmes à même le sol. Le Professeur avait recouvert Alédine d'un draps blanc et Marley déglutit en le voyant le faire. Il posa son regard sur leur jeune amie.

- Est-ce qu'elle va... Enfin...
- Elle aura tout oublier à son réveil, et je n'y peux rien...


Marley soupira de soulagement et ses muscles se détendirent d'un seul coup. Prof retourna dans son vaisseaux et Marley, même s'il savait qu'elle ne l'entendait pas, se permis quelques mots.

- C'est bien dommage que tu ne gardes aucun souvenir de cette journée. Je ne sais ce que tu as vécut avant de nous tomber dessus, Mais sache une chose : Tu t'es comportée en héro aujourd'hui. Tente de... De.... De ne plus te laisser marcher sur les pieds. Si tu dois te rappeler d'une seule chose, rappelle-toi ça.

Il caressa les cheveux de l'endormie et après un dernier regard vers la foret où des voix d'hommes se faisaient entendre un peu plus fortement a chaque secondes qui passaient, Marley retourna dans le vaisseaux. Fermant la porte derrière lui, il s'adossa a cette dernière, prenant une grande inspiration. Maintenant que tout cela était fini, l'adrénaline tombée et le choc de la mort d'une des deux femmes passée, il se trouvait bien lasse et eu même l'audace de se laisser glisser contre le bois (HRP : C'est du bois la porte ? xD), ses jambes n'ayant vraiment pas la force de le porter jusqu'au fauteuil.
La voix de Prof lui proposant de le ramener a Londres força son attention sur sa personne et égoïstement, Marley fut... On ne peut pas vraiment dire heureux, donc soulagé fera l'affaire, de constater que Prof était au moins aussi chamboulé que lui, si ce n'est plus. Quant à sa question, il ne trouva rien a dire, il ne pu qu’opiner du chef et du attendre. Mais comme il l'avait prévu, ou pas d'ailleurs, Prof le regarda, lui faisant comprendre qu'ils étaient arrivés. Avec un haut le cœur, Marley se précipita a l'extérieur, prenant une très grande inspiration de cet air pollué de la capitale britannique. Il marmonna un espoir de se revoir dans d'autres circonstances, n'eu même pas le temps d'avoir une réponse que Prof et son vaisseau était déjà repartit. Le policier fixa l'endroit où quelques instant plus tôt, cette drôle de boite était encore posée. Il n'y avait désormais plus que du bitume, le bitume d'une petite rue noirâtre. Glissant ses mains dans ses poches, espérant se vider la tête pour ensuite prendre pleinement conscience de ce qui venait de se passer, il se mit à déambuler dans les rues. Ses pas le conduisirent au pied du Shard, dont la rue était full of policeman. L'un d'eux lui expliqua qu'un homme avait sauté du toit, mais qu'ils n'arrivaient pas a trouvé son corps.

La mine soucieux de son collège anglais lui arracha un sourire et Marley s'éloigna. A l'instar d'Aedis, c'était comme s'il n'avait jamais quitté la capitale. Alors il prit pleinement conscience du voyage extraordinaire qu'il venait de faire et ne pu effacé son sourire que devant la porte du motel dans lequel il était descendu. En effet, quand il glissa sa main dans sa poche en quête de ses clés, son visage se décomposa.

- .... Il a gardé mes affaires... Ma plaque... Mon arme de serviiiiiiice !

Et bien, il était dans de beaux draps...



T H E
E N D
biatch


Spoiler:
 


Thème par Maguitte2008


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Space, Time... and crash. - Feat. Marley [Leicester 945]

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