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 [Eté 2008] — Je fuis, tu cherches, ils détruisent ... [Pv | The Professor]

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MessageSujet: [Eté 2008] — Je fuis, tu cherches, ils détruisent ... [Pv | The Professor]   Mar 11 Fév 2014 - 20:36

Se réveillant avec moult douleurs dans le corps, lui apprenant la connaissance de certaines parties de son anatomie qu’il n’aurait jamais suspecté auparavant, l’homme tenta de se relever. Il avait l’esprit embrumé et surtout un espèce de marteau lui tapant dans le crâne, de quoi mettre KO tout un régiment de Sontariens, sans leurs casques, forcément ! Il mit un temps avant de pouvoir se redresser sans fléchir, son sens de l’équilibre ayant bien du mal à se remettre du choc. Car oui, pour une raison qu’il ignorait, il venait de subir un choc violent et pas que. Comprenant vite qu’il marchait sur le plafond de la pièce, il se douta vite que quelque chose ne tournait pas rond, ou alors que le module gérant la gravité à l’intérieur du vaisseau en avait lui aussi prit un coup !

Tout en marchant, Alec remarqua vite que quelque chose clochait chez lui. Bien que son point de vue était légèrement inversé par rapport à la normale, surtout un peu plus haut que d’habitude. Et puis, il marchait tout de même plus vite qu’avant, faisait de plus grandes enjambées malgré le bordel qui régnait au sol … Enfin au plafond quoi. C’est donc avec quelques souvenirs en moins qu’il parcouru les différentes salles du vaisseau, pour finalement arriver dans la principale. Punaise, c’était vraiment le bordel là ! Ne pouvant pour l’instant accéder aux commandes, il pu au moins escalader le plafond voûté et arriver jusqu’aux portes, qu’il ouvrit dans un effort qu’il considéra comme surhumain dans son état. De ce qu’il voyait, son vaisseau s’était effectivement écrasé, le cratère l’entourant faisant office de preuve assez flagrante. Presque rassuré de savoir comment il s’était retrouvé dans cette « position », il s’allongea au sol et se laissa sombrer dans le néant, incapable de tenir une minute de plus.

Bien que lui ignorait tout de ce qu’il s’était passé, son TARDIS en revanche s’en rappelait assez bien. Ayant reçu le signal lançant la procédure de secours, le vaisseau avait fait son possible pour retrouver son propriétaire et l’avait chopé en plein vol, le faisant entrer par le seul endroit permettant d’amortir le choc : la piscine ! Alec avait donc fait le grand saut et un bon plongeon, mais s’en était sorti en un seul morceau, une chance ! Sauf que la chance avait bien vite tourné, lorsque la trace d’un Ange refit surface dans son inconscient. Une image gravée dans sa rétine, qui finit par prendre vie en enlevant celle de sa victime. Toujours sous l’influence des différents protocoles de secours, le TARDIS du quasiment se battre pour éjecter l’indésirable du vaisseau, tandis que le Seigneur du Temps avait perdu de sa superbe, succombant à l’attaque de l’Ange.

Au bout de plusieurs minutes à ouvrir tels ou tels sas, malgré la force de l’Ange qui n’était retenu par aucun blocage puisque personne ne le regardait vraiment, le TARDIS parvint à faire sortir le gros rat par les écoutilles, le lâchant près d’un soleil qui consumerait sûrement la statue. Seulement, entre les dommages subis et le léger bug dans les programmes initialement lancés par Alec, le vaisseau repassa en pilotage manuel et par conséquence logique, se retrouva attiré par le premier objet ayant une force de gravité suffisante pour vaincre l’inertie que possédait l’appareil dans l’espace. C’est donc avec un TARDIS complètement retourné, le corps en morceaux et l’esprit en bouillie qu’Alec s’était réveillé, non sans oublier temporairement sa régénération et ce qui l’avait « tué » un peu avant.

Au bout de quelques dizaines de minutes, l’homme se réveilla, toujours avec un superbe mal de crâne et un TARDIS occulté en plein milieu de son cratère. Sa priorité étant de remettre le vaisseau en état pour pouvoir repartir au plus vite, il se mit en marche à la recherche d’une quelconque civilisation pour quérir de l’aide, ignorant que la chance lui souriait puisqu’il venait d’atteindre une planète à la technologie avancée. Toutefois, il avait eu le bon goût de se crasher  dans un endroit plutôt tranquille et à l’écart du monde environnant, lui laissant un peu de tranquillité avant que certains curieux ne viennent fourrer leur nez dans cette histoire. D’un coup de sonique, il ordonna le verrouillage de l’appareil qui ferma les portes en passant, puis se mit en marche, espérant que personne ne viendrait s’enquérir de ce fichu cratère … Douce utopie qu’il cultivait là, surtout lorsque l’on ignorait que le TARDIS avait activé un autre protocole de sécurité, se résumant à un appel de détresse sur une fréquence réglée par défaut que le Timelord avait oublié de configurer correctement. Il y avait vraiment des jours comme ça, ou rien ne tournait rond, même pas le monde !


Dernière édition par Alec S. Kuro le Mer 12 Fév 2014 - 19:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Eté 2008] — Je fuis, tu cherches, ils détruisent ... [Pv | The Professor]   Mer 12 Fév 2014 - 19:53



Je fuis, tu cherches, ils détruisent...

Feat. Alec S. Kuro

Son regard suivait ses doigts qui s'afféraient à boutonner un à un les boutons de sa chemise blanche et froissée par ces ébats nocturnes, de haut en bas, doucement, jusqu'à ce qu'une main féminine ne se posa sur son torse, entravant son ascension et n'entame l'ouverture lente et excitante de chacun des boutons précédemment rattachés non sans générer un long frisson le long de son dos et la montée incontrôlable d'une chaleur non dissimulable un peu plus bas. Le regard bleuté de l'homme suivit le bras fin à la peau mat de la jeune femme, ralentissant son chemin sur agréables atouts avant de terminer son ascension en rencontrant le regard des yeux noirs de la reine. - Cléo... - Un sourire étira les lèvres du Professeur qui se pencha sur le corps à peine couvert de la monarque avant de l'embrasser doucement. Décollant ses lèvres, il ajouta tout bas... - Tu sais que je dois partir. - C'était pas vrai, mais c'était comme ça qu'il fonctionnait. Elle s'appréta à l'embrasser en retour, à se redresser doucement, à faire tomber le fin drap blanc qui cachait encore à peine ces dernières parties de son corps que son regard ne pouvait percevoir quand une voix d'homme appela "Cléopatra" depuis le couloir, suivit de pas pressés. A cet instant précis, le regard de la reine changea, perdant son aspect amoureux et son intérêt physique pour devenir dur et déterminé avant qu'elle ne dise à voix basse sur un ton sec... - « Dehors! » - Elle le repoussa vivement, saisissant le drap pour en envelopper son corps avant de se lever et de pousser le Professeur jusqu'à la cabine rouge qui trônait dans un coin de la pièce. Il ouvrit la porte, elle le poussa à l’intérieur. - « Non attendez! » - Et elle le tira vers elle pour l'embrasser avant de le repousser à l’intérieur avec un sourire malicieux sur les lèvres. - « Maintenant allez vous en! » - Bro! On décolle! - Sa chemise encore déboutonnée et ses pantalons même pas encore fermé, il referma la porte alors que la dématérialisation était déjà entamée. Un tremblement secoua le Tardis qui disparaissait de la chambre royale dans un courant d'air caractéristique et que la reine Cléopatre se tenait droite, attendant son mari après cette nuit de débauche et d’infidélité dont jamais il ne connaîtrait le moindre détail.

Aiguillant un peu la trajectoire de son vaisseau, le Professeur terminé de se rhabiller, fermant son jeans au moins son jeans qui entravait sa marche en tombant sous le coup de chacun de ses pas. Ce qui le gênait le plus sans pour autant le déranger c'était le ressentit qu'il avait, le ressentit de Bro, il se foutait de sa gueule, se moquait, il pouvait le sentir, il aurait pu entendre son rire dans sa tête. Un sourire avait pourtant étiré les lèvres du Time Lord qui s'amusait de cette situation. En même temps il allait pas en pleurer. Il avait passé une nuit chaude autant par la température ambiante que par leurs ébats qui l'avait fait monter et ce départ en trombe était plus risible qu'autre chose. Un petit bip pourtant attira son attention. Il tira l'écran devant lui lu les informations qui y étaient affichés. C'était un signal de détresse sur une fréquence secondaire, créée et utilisée uniquement par des Seigneurs du Temps. Remontant le signal, il en détermina la date et le lieu d'émission et attendit peut être une quinzaine de minutes pour voir si quelqu'un répondait. Il n'attendait pas seulement pour attendre, il tournait autour de sa console, perdu dans ses pensées. Il n'avait pas rencontré nombre de ses congénères. Il savait que Gallifrey était revenu et que croiser des Time Lord ne serait plus aussi rare qu'avant mais il ne voulait pas y retourner, pas encore. C'était en partit sa faute si la dernière Guerre du temps avait eu lieu, que retrouverait-il là bas... Et plus il rencontrait de Time Lord, plus il y avait de chance que se soit l'un de ceux qui savaient la vérité, même s'ils étaient rares. Une de ses précédentes régénérations aurait pu ignorer l'appel mais il n'était plus cette personne là. Les minutes c'étaient écoulées et il changea sa route pour se rendre sur place. Allons porter secours à un Time Lord en détresse...

Pendant le temps du trajet, le Prof était allé prendre une bonne douche chaude et c'était changé. On ne part pas à l'aventure après une nuit d'amour sans une douche et sans des vêtements propres, c'est pas hygiénique. Les cheveux encore humides, il portait désormais un jeans bleu délavé et un sweet rouge à capuche par dessus un t-shirt noir à col en v, ses indémodables Converse rouge aux pieds. Observant l'écran pour savoir quand ils arriveraient sur place, il fourra dans sa poche son pointeur sonique et attendit la fin du voyage en grignotant un petit déjeuner bien mérité car c'est le repas le plus important de la journée. Bah quoi?

Le coup de tambour retentit, signifiant que le vaisseau c'était finalement posé. Mettant sa capuche sur sa tête, il activa les protocoles de sécurités habituels et sortit, fermant derrière lui. Il se trouvait au cœur de la ville de San Helios, en 2008, plus précisément juste en dessous des routes aériennes, dans une ruelle au coin d'un immense immeuble parmi tant d'autres. Il se mit à marcher, se fondant dans la masse, passant inaperçu comme toujours. Pourtant au détour d'une autre grande rue il s’arrêta, gonflant ses narines en inspirant un maximum d'air. Sentant... Energie régénératrice!


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MessageSujet: Re: [Eté 2008] — Je fuis, tu cherches, ils détruisent ... [Pv | The Professor]   Mer 12 Fév 2014 - 21:05

Pas après pas, les minutes se suivaient et malheureusement, se ressemblaient. Impatient et surtout excédé en plus d’être toujours sujet à ces saletés de maux de tête, Alec en avait marre. Sérieusement, il ne comprenait toujours pas comment il avait pu laisser son TARDIS se retrouver dans un tel état et cela commençait à le rendre dingue. Pensant au moins à trois ou quatre mille choses à la minute – la grande majorité de façon inconsciente certes – son petit souci mental ne s’arrangea pas à cause de la sur-stimulation nerveuse, et l’homme s’en trouva réduit à faire des pauses, se calmer et tenter de se repérer pour ne pas craquer.

Ce ne fut que quelques minutes plus tard, une fois bien en hauteur comparé à sa précédente position, qu’il comprit enfin pourquoi personne n’était venu s’inquiéter du cratère émanant du crash de son vaisseau : son TARDIS avait absolument TOUT occulté ! Cela lui fit d’ailleurs penser qu’il allait s’amuser lorsqu’il faudrait retrouver l’entrée ! Un peu rassuré en un sens, il se remit en marche et sortit de l’énorme parc où il semblait avoir atterri. Car là où il se trouvait n’avait en rien l’air de la campagne ou du petit cottage avec les quelques hectares de bois aux alentours … Il aurait peut être préféré d’ailleurs ! Il se trouvait apparemment dans une énorme ville, peuplée d’habitants à l’allure tout à fait humaine et pas trop arriérés. Personne ne semblait faire attention à lui, et bien qu’il ignorait si cela était dû à leurs habitudes ou à une quelconque technologie le faisant passer pour un élément du décor – domaine dans lequel son vaisseau excellait – il marcha, l’air un peu plus tranquille que précédemment, se vidant peu à peu la tête comme il le pouvait.

Cherchant un endroit calme, il trouva quelques ruelles peu fréquentées et, une fois parfaitement seul, il laissa son dos se reposer contre un mur et souffla un grand coup, il en avait grand besoin. Chose étrange, il expira une drôle de matière qui se fondit dans l’air environnant, pour disparaître au bout de quelques secondes. Surpris, il le fût encore plus lorsqu’il remarqua que ses maux s’en allaient aussi d’eux-mêmes, comme si expirer ce « mal » lui avait fait grand bien. Jouant machinalement avec son sonique, il se mit à réfléchir, parvenant cette fois à ne pas en devenir migraineux. Il devait trouver un moyen de remettre son TARDIS dans le bon sens, pour accéder aux commandes et ainsi faire un diagnostique au plus vite. Avec un peu de chance, le système de sauvegarde serait intact et il pourrait consulter les logs, lui permettant de comprendre ce qu’il s’était passé. Sauf que pour ça, il devait en premier trouver un appareil capable de repérer son vaisseau et le manipuler, car bien que d’une taille extérieure raisonnable, il était occulté et il faudrait être prudent en le manipulant ! Mais bien sûr, il s’était retrouvé dans un endroit parfaitement inconnu, sans son papier psychique pour jouer les passe-droits au nez et à la barbe de tous, ce qui impliquait qu’il devrait la jouer fine … Mais il n’avait pas envie de jouer aux mini-espions lui ! Tiens d’ailleurs, depuis quand il n’aimait pas ça ?

Se remettant en marche, cette fois à la recherche d’un bâtiment représentant une quelconque autorité – autant commencer par quelque part – il s’arrêta soudainement au bout de quelques mètres, après qu’il eût marché dans une flaque d’eau et machinalement observé ses pieds. Craintif, il fit trois pas en arrière, bloqua quelques secondes, puis … « AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARGH ! » Lorsqu’il s’entendit, il s’arrêta net et bloqua de nouveau, se tripotant le visage comme n’importe quelle personne tout à fait normale qui ne se reconnaissait pas. Utilisant la flaque d’eau comme miroir improvisé, il lâcha un « Mais j’suis … VIEUX ! » dégoûté puis, du tac-o-tac envers lui-même il rajouta « C’est quoi c’te voix ? On m’a shooté à la testostérone ou quoi ? » Fallait le comprendre, sa précédente apparence s’était quasiment figée à la vingtaine et voilà qu’il avait gagné 10 ans d’un coup et surtout perdu bien plus « Et c’est quoi ces yeux ? J’aimais bien le bleu ! Tiens d’ailleurs, j’aime toujours … Et pourquoi j’suis plus grand ? Quoique, c’pas mal aussi tout compte fait ! » Comprenant peu à peu comment il en était arrivé là – mais ignorant toujours pourquoi – trop extasié de sa propre apparence pour s’enquérir de ce qu’il c’était passé ou de ce qu’il y avait aux alentours, il sursauta et fit trois pas en arrière lorsqu’il entendit un bruit douteux et peu discret provenant du bout de la ruelle.

Se saisissant de son sonique et le pointant vers la forme inconnue, il lâcha un « Faites pas un pas de plus, j’suis armé ! » tout aussi convaincant qu’un gamin essayant de se justifier après s’être fait prendre en flagrant délit, puis il le fit s’allumer et vibrer sur quelques fréquences de plus en plus aigües, parvenant par la même occasion à mettre en marche l’éclairage de la ruelle précédemment éteint. Il aurait pourtant juré que ça marchait sur une autre fréquence ce truc ! Hésitant et surtout pris par une trouille bleue, il conserva son sonique pointé et les yeux rivés sur le sol, le plus près possible de l’inconnu sans pour autant trop lever le regard, un réflexe de préservation envers lequel il ne chercha pas à aller contre. En revanche, il paniqua encore plus lorsqu’il vit que la distance entre lui et l’inconnu se réduisait encore et rajouta « J’vous ai dit de pas bouger, sinon j’vous … J’vous fais péter la cervelle ! » toujours aussi peu convaincant, doutant d'ailleurs que son sonique puisse faire un truc pareil un jour. Commençant à se demander s’il se faisait bien comprendre, il envisagea le fait que le traducteur automatique du TARDIS ait lâché et qu’il parlait dans le vide depuis toute à l’heure. Aussi, complètement désabusé, il secoua son sonique et le tapota à plusieurs reprise dans son autre main, grommelant un « Tu vas pas déconner toi non plus … » en constatant que ce n’était vraiment pas son jour !
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MessageSujet: Re: [Eté 2008] — Je fuis, tu cherches, ils détruisent ... [Pv | The Professor]   Jeu 13 Fév 2014 - 0:04



Je fuis, tu cherches, ils détruisent...

Feat. Alec S. Kuro

De l'énergie régénératrice. Outre le fait qu'il pouvait sentir ses congénères, l'odeur, ou en tout cas le ressentit, de l'énergie régénératrice supplantait ça. C'était une caractéristique précise et unique des Seigneurs du Temps et si cette personne venait de se régénérer il y avait peut être un lien avec le signal de détresse qu'il avait reçu. Accélérant le pas, il utilisa son sonique pour pister les radiations et se dirigea dans la ville. Il passa au travers d'un grand marcher dans lequel il espéra ne pas avoir à chercher son homme au milieu de cette foule mais il avait de la chance, il était plus loin. La capuche toujours sur la tête, son sonique à la main, il voulait rester discret mais un grand type qui se balade avec un tel objet et ce bruit caractéristique ça n'aide pas vraiment. De tout façon il ne leur laissait pas le temps de se poser la moindre question puisqu'il ne s’arrêtait pas et marchait plutôt vite. C'était une population humaine à la technologie plutôt évoluée. Les voitures volantes et autres détails environnants permettaient de le déduire. Mais déjà il tournait dans une ruelle et s’arrêtait net car un simple regard sur cet homme lui permit de savoir qu'il l'avait enfin trouvé.

Un homme grand, les cheveux bruns et court, les épaules carrés et le dos bien droit. De là où il était il ne pouvait pas voir son visage mais il pouvait observer quelque chose d'en tout cas plutôt pas mal, son... centre de gravité. Oui, il était arrivé par derrière et pouvait observer la scène de pseudo paranoïa qui se produisait sous ses yeux alors que son congénère menaçait un sans abris avec un objet qui devait probablement être un dispositif sonique. Un sourire en coin étira ses lèvres alors qu'il tapait l'objet dans sa main comme pour le faire mieux fonctionner. C'était un moyen comme un autre de parvenir à un résultat, on fait avec ce qu'on a après tout. Le sans abri de son côté semblait parfaitement s'en ficher et faisait sa vie, étant peut être habituer à des réactions étranges et folles, ou n'y faisant tout simplement plus attention. Rangeant son pointeur dans sa poche, il repoussa sa capuche en arrière et fit quelque pas vers l'homme tout en parlant... - Il n'a pas l'air très réceptif à vos menaces. - Mais ne lui laissant pas le temps de se retourner, il passa juste à côté de lui, le frôlant presque, et se retourna tout en marchant, faisant quelque pas à reculons pour mettre une certaine distance entre eux, au cas ou, peut être un mètre ou deux. Un sourire franc étira les lèvres du Professeur qui observait enfin son congénère de face.

C'était un bel homme à la mâchoire carrée et aux yeux noir, son corps semblait fin mais musclé sous ses vêtements. Bref, on ne va pas s'étaler trente ans sur le fait que cet homme était franchement pas mal et... rangeons maintenant l'esprit pervers du Professeur qui croisa ses bras sur son torse en l'observant de haut en bas, ne camouflant qu'au bout d'une seconde le regard lubrique qu'il avait jusque là. Soyons sérieux deux minutes, même s'il ne pouvait pas s'en empêcher il devait au moins sauver les apparences. - J'ai suivis votre signal de détresse jusqu'ici. - Mais se rendant compte qu'il avait oublié ce détail, il ajouta ceci. - Mais j'en oubli les politesses. Je suis le Professeur.

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MessageSujet: Re: [Eté 2008] — Je fuis, tu cherches, ils détruisent ... [Pv | The Professor]   Jeu 13 Fév 2014 - 2:53

Alec soupira et répondit machinalement, du tac-o-tac « Nan, j’vais pas faire long feu à c’t’allure … » avant de capter que quelque chose n’allait pas. Action, réaction ! Comme un chat que l’on surprend, il fit un petit bon en arrière puis deux pas pour bien s’éloigner, lâchant un « Et vous alors ? Vous êtes qui ? Ca … Ca se fait pas de surprendre les gens comme ça vous savez ! » dans la foulée. Pointant de nouveau ce qui ressemblait à un stylo vers le nouvel inconnu, il négligea bien vite l’autre qui en avait profité pour aller se trouver un coin plus tranquille, ou avec moins de cinglés au mètre carré ! Toisant au début cette menace avec mépris et surtout une certaine peur, celle-ci dévia en un espèce de blocage … A force de le lorgner, il avait fini par l’examiner sous toutes les coutures possibles, manquant d’hoqueter un « Oh le salaud … » lorsqu’il vit les prunelles de l’homme. Fasciné ET jaloux, complètement abruti par les deux saphirs desquels ses nouveaux iris noisettes n’auraient pu se détacher, il lui fallu déglutir bruyamment, autant d’envie que de crainte pour qu’il revienne à lui.

Ravalant donc sa salive avec une moue caractéristique, il écouta les dires de l’inconnu et les analysa dans la seconde suivante. Son explication se tenait au premier abord, mais quelque chose clochait : Alec n’avait enclenché aucun signal de détresse ! Et toc ! Il allait le lui faire remarquer, lui en mettre plein la vue et descendre plus bas que terre ce salopard si parfait et fascinant quand celui-ci eût l’audace de se présenter. Ses deux derniers mots eurent le don de calmer illico les ardeurs du jeune Seigneur du Temps, qui bloqua complètement pendant quelques secondes. Hésitant d’abord, se demandant s’il n’hallucinait tout simplement pas, il usa de son sonique qui émit une vive lumière bleue de la pierre située en haut du stylo, pour analyser quelque chose de caractéristique et parfaitement infaillible. « Deux. Deux … Cœurs … » Il dégluti de nouveau et fit cette fois cinq pas en arrière. Sur l’échelle de la crainte, le trouillomètre d’Alec était descendu à zéro et n’était pas près de remonter !

« Vous … Vous mentez, j’ai coupé tous les signaux de détresse ! Impossible que quiconque puisse entendre parler de moi … » Dit sur un ton aussi saccadé qu’angoissé, ça avait un petit goût de psychose tout ça, ou de culpabilité ! Cherchant toujours une explication logique à ce qu’un semblable se ramène et s’enquière de son état, Alec nota que l’allure de l’homme n’avait pas grand-chose à voir avec ce qu’il aurait imaginé pour un espèce de chasseur de prime de l’espace chargé de le ramener de gré ou de force à Gallifrey … Bon, d’accord, à la base il n’avait rien imaginé du tout, mais quand même ! « Pourquoi vous êtes là ? Dites la vérité ! J’veux savoir ! » Même s’il était à la limite de se faire dessus à l’idée qu’il y ait vraiment quelqu’un à ses trousses ! Depuis le début il avait craint pour sa vie, que quelqu’un soit envoyé pour le ramener ou pire, lui régler son compte, et bien qu’en quelques décennies ces idées s’étaient rangées dans une case de son esprit, celles-ci avaient refait surface pile au mauvais moment, là où son esprit en mutation était surtout bien chamboulé par tout ce qu’il lui était arrivé et le peu dont il se rappelait actuellement.

En parlant de chamboulement, Alec en subit un nouveau, toujours au meilleur moment qui plus est. Alors qu’il s’apprêtait à piquer un bon sprint pour fuir l’autre du mieux possible, son corps se rebella et il se mit à tousser. Au début une légère quinte, cela tourna vite à la séance de torture lui déchirant la trachée. Entre son accident de poussette, enfin de vaisseau bourré de protocoles pour gamins sachant à peine piloter, le fait qu’il se soit sûrement blessé durant le crash et la séance de sport qu’il s’était payée dans son état, sa régénération avait du mal à réellement s’achever, intérieurement du moins. Il restait en lui une bonne dose d’énergie à l’état pur qui cherchait ainsi à sortir, mais qui n’y parvenait actuellement pas, le corps à peine soigné faisant tout pour se protéger. Bien qu’il tenta au début de faire quelques nouveaux pas en arrière, il finit par tomber à genoux au sol, à se tenir la gorge qui lui faisait un mal de chien tandis qu’il toussait comme jamais, expirant de temps à autre des petits crachats d’énergie régénératrice qui disparaissaient en quelques secondes dans d’étranges volutes. « C’est vous qui ? » Il toussa de nouveau « Arrêtez ça … » encore, au point d’en laisser son sonique tomber au sol « Par pitié … » Parce que là, ça lui était réellement insupportable et qu’il commençait lui-même à douter de son taux de survie si la situation persistait à prendre une pente descendante.
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MessageSujet: Re: [Eté 2008] — Je fuis, tu cherches, ils détruisent ... [Pv | The Professor]   Jeu 13 Fév 2014 - 23:20



Je fuis, tu cherches, ils détruisent...

Feat. Alec S. Kuro

Prof pencha la tête sur le côté quand il vit son congénères reculer, quand il pu observer la terreur sur son visage. Il ne comprenait pas pourquoi. Il aurait bien fait un pas en avant mais bien sur ça aurait été une mauvaise idée, l'état de l'homme en face de lui était déjà assez précaire d'autant plus qu'il venait de se régénérer, c'était une période assez compliqué à gérer et tout le monde n'y arrivait pas forcément. La chambre zéro? Il avait pas l'air au courant. En même temps Prof ne l'avait jamais utilisé, mais c'était plus parce qu'il n'était jamais à proximité que parce qu'il ne le voulait pas. Ses régénérations ne s'étaient jamais vraiment mal passées, il avait eu de la chance de ce côté là. Enfin la prochaine n'était pas encore arrivée, il ne pouvait pas savoir, même s'il savait qu'il y en aurait une un jour même s'il ne savait pas encore quand... Il en connaissait déjà la face, c'était assez perturbant.

Le jeune Time lord enchaînait les questions comme si son cerveau fonctionnait à plein régime. Il allait faire une crise de panique à ce rythme là et c'était bon pour personne. Et le voilà qui s'étouffait, relâchant quelques particules régénératrices avant de tomber à genoux. Là c'était clair, il faisait une crise d'angoisse. Il semblait persuader pour une raison qui échappait encore au Prof qu'il était là pour lui faire du mal, qu'il l'avait suivit. Pourquoi quelqu'un le suivrait? Il venait de découvrir qu'il était aussi un Seigneur du Temps, pourquoi l'un des leurs le pourchasserait? Prof avait précipité Gallifrey dans la dernière guerre du Temps, se serait plutôt à lui de s'inquiéter non? Enfin peu importe. Sortant de sa poche son pointeur sonique, il visa l'homme à genoux et le scanna de sa lumière verte. La phase post-régénération plus la crise de panique ça ne faisait pas bon ménage. Approchant rapidement pour ne pas lui laisser le temps de bouger, quoi qu'il ne le pouvait pas forcément vu son état, il approcha l'embout du sonique de la gorge du Time Lord avant de l'activer. Les vibrations douces délièrent sa gorge pour qu'il puisse respirer en quelques secondes. - Respirez calmement. - Exaspéré? Non, pas encore. Il était plutôt dans le questionnement, pourquoi se mettait-il dans un état pareil?

Le laissant respirer, ou en tout cas essayer, il recalibra son sonique pour le réactiver, pointé vers le haut, pour lui faire entendre le signal. - Ça c'est le signal de détresse que j'ai capté sur une fréquence utilisée uniquement par les nôtres et qui m'a conduit jusqu'ici. - Puis il modifier un truc et pointa le sonique vers le jeune avant de le réactiver une dernière fois pour qu'il entende un autre signal. - Et ça ce sont les radiations de l'énergie régénératrice que j'ai suivis pour vous retrouver ici. - Sur ses mots, le Prof se releva, faisant quelques pas avant de finalement se retourner vers l'homme et ajouter. - Je n'invente rien et je ne vous ai jamais suivis, j'ai autre chose à faire. Mais si j'ai capté ce signal, d'autres le pourront et il est envoyé uniquement parce que votre Tardis a un problème. Si vous n'acceptez pas mon aide je ne pourrais rien pour vous. - Induire que d'autres peuvent capter le signal donc le retrouver ici aussi simplement pour utiliser sa peur contre lui? Volontaire mais pas dans de mauvaises intentions. Il ne comprenait pas pourquoi il avait peur et voulait en savoir plus mais pas au détriment de la santé de cet homme donc il ne connaissait toujours pas le nom. - Pour commencer, pourquoi ne pas me dire votre nom?

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MessageSujet: Re: [Eté 2008] — Je fuis, tu cherches, ils détruisent ... [Pv | The Professor]   Ven 14 Fév 2014 - 0:05

Complètement paniqué, Alec l’était. A l’agonie ? Ca n’allait sûrement pas tarder ! A force de tousser et se tenir la gorge, tout avait fini par s’encombrer, un peu comme un bouchon que l’on ne peut expectorer. S’il avait pu, il se serait bien pressé le diaphragme pour faire tout sortir de force, mais malheureusement, il ne pouvait pas ! Ce fut à ce moment que l’autre arriva et joua avec son sonique. Apparemment, il avait finalement accepté de le délivrer de la douleur, et en quelques secondes tout fut joué. D’un coup, il expira une grande quantité d’énergie qui se fondit dans l’air comme de l’air chaud par un temps froid … A ceci près que cette fumée là était source d’une douce lueur dorée ! Il lui fallu deux autres expirations pour évacuer complètement le reste et, par pur réflexe exprimant son soulagement, il ne trouva rien de mieux à faire que d’appuyer son front sur l’épaule de l’homme, pour se poser un instant et se reposer, tout court. « Merci … » Fut le seul mot qu’Alec pu lâcher entre deux respirations assez fortes, trop occupé à reprendre son air pour réagir autrement.

Il ne manqua pas une miette de ce que le Professeur avait à lui apprendre et, envisageant que ceci fût un temps soi peu plausible voir réel, le rouge lui monta immédiatement aux oreilles. Il sépara son front du point d’appui sur lequel il reposait et redressa son dos, pour fixer l’homme quasiment droit dans les yeux, ceux du jeune Seigneur du Temps n’osant guère lui faire face. Le second argument parvint à le convaincre, à défaut de le persuader avec de vils mensonges qui l’auraient fait fuir, et ses cœurs se mirent à palpiter, non pas de peur mais réellement de honte. Comment diable avait-il pu croire que quelqu’un lui voudrait autant de mal ? Le fait qu’il ait autant déliré dans un élan de paranoïa ou de psychose lui fit froid dans le dos et il se releva quasiment en même temps que son semblable, toutefois sans bouger.

« D’autres … » Ca, c’était très mauvais ! Si d’autres curieux venaient à se ramener, seuls les dieux sauraient ce qui pourrait advenir de lui ! Il soupira un instant et se focalisa sur l’important : se calmer, illico ! Là, il était en train de péter un nouveau câble et il ne tiendrait pas longtemps ! Alec remarqua enfin un détail important, le passage stipulant qu’un illustre inconnu lui proposait son aide, et dégluti de nouveau, n’en croyant pas vraiment ses oreilles. Il allait lâcher un bon vieux « pourquoi … » en étant bien sur le cul lorsque le TimeLord lui posa une question. Bien qu’il hésita un moment, enfin quelques secondes seulement, le jeune homme finit par lui lâcher, toujours avec le peu de conviction qui lui était associé dans ce genre de situation « Alec, je m’appelle Alec. » Il n’aimait pas son titre et n’en avait jamais fait usage, et il ne comptait pas commencer maintenant !

Toutefois, maintenant que l’autre avait eu sa réponse, c’était à Alec de poser ses questions. Equitable non ? Bon, d’accord, pas vraiment ! « Pourquoi êtes-vous venu m’aider ? Je ne pensais pas que … » Quelqu’un pourrait un jour voler à son secours en cas de problèmes. Le reste de la réflexion n’avait même pas besoin d’être dite, car elle se lisait plutôt bien sur la moue désolée qu’affichait le concerné. Il s’était toujours senti si seul et, pour le peu de temps où il avait eu l’occasion de ne pas l’être, c’était lui qui s’était séparé du monde, se complaisant dans cette solitude qu’il ne semblait pas apprécier tant que cela, ou dont il se plaignait presque. La raison était aussi sotte qu’évidente : il avait peur, peur des autres, peur du monde, peur de … Beaucoup trop de choses, surtout très futiles tout bien réfléchi.

Une main tenant son coude, l’autre ayant récupéré son sonique, il se mit en marche, ne sachant trop quoi dire, trop quoi faire ou comment réagir. Finalement, il se décida enfin à accorder un réel crédit aux dires de son semblable et lui faire un peu confiance, bien que cela représentait une autre de ses peurs. En une soirée, y’en a un qui risquait d’ailleurs d’en apprendre beaucoup sur le trouillard de service ! Ainsi, il finit par lâcher, un peu timidement au début, puis avec un peu moins de crainte une fois lancé « Je … Je crois que j’étais en train de me régénérer quand j’ai perdu le contrôle de mon TARDIS. J’ignore encore comment c’est arrivé, ou pourquoi je ne me souviens pas de tout, mais je sais que je me suis réveillé avec une terrible migraine et une grande fatigue, comme si mon cerveau avait été pétri pendant des heures. J’ai bien tenté d’accéder aux commandes, mais comme je marchais littéralement au plafond, cela m’était impossible. Aussi j’ai essayé de chercher quelque chose d’assez gros pour au moins retourner le vaisseau, que je puisse lancer un diagnostique pour tenter de le réparer au plus vite, mais je crois que j’ai réussi à me perdre. Et puis je suis tombé sur ce … Passant … Puis sur vous. »

Hésitant toujours sur le fait de poser des questions, c’est avec la même crainte dans la voix qu’il demanda « Vous avez une idée de la raison pour laquelle je ne me souviens de rien ? Je me suis régénéré, donc logiquement je ne devrais avoir aucun traumatisme physique non ? Enfin j’suis même pas sûr … Pour tout avouer … » Il baissa la tête en rougissant, vraiment éhonté pour le coup « C’est ma première fois … ». Complètement obnubilé par ses complexes et peur, il oublia de rajouter quelque chose qu’il avait sur le bout de la langue tandis qu’il continuait de marcher, quelque chose de pourtant essentiel s’ils voulaient avoir une chance de trouver son vaisseau sans passer des heures à le chercher … Boh, au pire ça lui reviendrait plus tard hein, avec un peu de chance assez tôt pour que l’autre ne pète pas un câble malgré le boulet cosmique qu’il avait en guise de compagnon d’infortune !
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MessageSujet: Re: [Eté 2008] — Je fuis, tu cherches, ils détruisent ... [Pv | The Professor]   Ven 14 Fév 2014 - 1:13



Je fuis, tu cherches, ils détruisent...

Feat. Alec S. Kuro

Enfin les langues se déliaient. Il était temps. Après cette crise d'angoisse et l'aide qu'il venait de lui apporter pour lui éviter de mourir, encore, en s’asphyxiant tout seul, au moins son nom était déjà une bonne avancée dans leur conversation. Alec. Un Time Lord qui se présente sous son nom et non sous un titre, c'était inhabituel mais pas nécessairement dérangeant. Après tout chacun choisissait comment se présenter, les titres n'étaient pas obligatoire. Ils avaient leurs origines et leurs rôles. Prof avait choisit le siens à l'académie quand il avait commencé à étudier les aspects et concept les plus sombres de la psyché. Il était bien sur beaucoup plus qu'un simple professeur mais à ce moment là, c'était le mot qui lui avait paru le plus opportun. Alec, enfin un nom à placer sur ce beau visage... Non esprit pervers, rentre chez toi!

Alec semblait décontenancé par le fait qu'il veuille l'aider, il lui demandait pourquoi. Avait-il eu une vie si horrible pour en venir à ne pas pouvoir concevoir que quelqu'un puisse vouloir l'aider? C'était autant étrange que stupide. Rangeant son pointeur sonique dans sa poche, il jaugea un instant Alec et le suivit dans sa marche. Il s'était régénéré et son Tardis c'était crashé, à l'envers. S'il avait marché au plafond ça voulait dire que la gravité artificielle ne fonctionnait plus, et c'était un problème. Le crash avait dû déclencher le signal de détresse. Mais il ne put s’empêcher de lâcher un rire quand il avoua que c'était sa première fois. Il ne se moquait pas, c'était juste la connotation ambiguë de cette phrase qui l'amusait. - Les pertes de mémoire, la désorientation, se sont des effets secondaires possible d'une régénération. Ce n'est pas physique, c'est psychologique. Tu dois t'habituer à ton nouveau corps, à son fonctionnement mais aussi à son nouveau processus psychique. Nouveau corps, nouveau caractère, nouvel Alec. - Et s'il n'était pas partit sur un ton sérieux, il lui aurait dit sur le ton de l'ironie de vérifier si ce qu'il avait entre les jambes était toujours là et si la nouvelle taille lui convenait... En tout cas c'était ce qu'il avait fait pour sa second apparence... Et la quatrième... La cinquième il n'avait pas pu y penser et dans la troisième ce qui pendait se trouvait plus haut... Mais ne nous étalons pas sur le temps qu'il lui avait fallu pour s'habituer à porter des soutiens-gorge. D'ailleurs une explication toute simple au fait qu'il trouvait Alec agréable à regarder, c'était que sa toute première apparence lui ressemblait beaucoup, c'était troublant mais vu le bordel génétique de la régénération, c'était bien l'une des seules et uniques coïncidences qu'il pouvait admettre.

Mettant ses mains dans ses poches, Prof observait regardait devant lui mais continua de parler. - On va retourner à ton Tardis, je devrais pouvoir le remettre dans le bon sens, et on essaiera de te remettre en selle. - Double sens? Naaan. - Si tu ne te souviens pas du chemin à suivre, on peut toujours suivre le signal de détresse. - Cacher ce genre de gène à Prof était impossible, comme beaucoup d'autre chose et dans un sens ça l'amusait de le faire remarquer. S'il y avait des maîtres du mensonge, il était le maître qui pouvait les déceler.

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MessageSujet: Re: [Eté 2008] — Je fuis, tu cherches, ils détruisent ... [Pv | The Professor]   Ven 14 Fév 2014 - 1:54

« Mais je m’aimais bien tel que j’étais avant … Enfin j’crois … Ca vous … Enfin ça t’as pris combien de temps pour t’habituer ? » Vu l’assurance avec laquelle son semblable en parlait, il y avait du vécu dans l’air, alors autant passer d’emblée aux choses intéressantes, savoir d’ici combien de temps il cesserait de se faire peur à cause de son propre reflet ou se surprendre en entendant sa voix ! « J’espère au moins que la mémoire va me revenir … Ou alors que le TARDIS a tout enregistré, que je puisse savoir ce qui est arrivé. » Sa plus grande crainte, là, maintenant ? Qu’il n’y ait rien à signaler, ou plutôt rien d’enregistrer. Faire face à l’inconnu était la pire chose, car cela voulait dire qu’il serait toujours vulnérable à la cause de son accident et que par extension, cela risquait de se reproduire sans qu’il ne puisse rien y faire.

« J’espère qu’il n’y aura pas eu trop de dommages … » Un peu gêné par le commentaire du la mémoire défaillante d’Alec, le concerné rétorqua immédiatement, comme pour s’en convaincre lui-même « Non, je m’en rappelle, c’est pas ça le souci ! » Le souci, c’est qu’il ne se souvenait plus de quelle chose il voulait lui parler et qui pouvait être un souci en soi. « Ah, c’par là ! » Et il en était certain ! Il avait fait ce chemin, et en remontant la piste il arriva au moment où il avait fait une petite pause. « Oui c’est bon, j’m’en souviens, on est tout près ! » Il se remémora la scène avec perfection et de ce fait, de la chose dont il voulait lui parler « Ah oui, c’était ça ! Le souci en fait, c’est que … » Un pas de trop plus tard et un « Aaaaaaaaa …. Aïe ! » dans les quelques secondes suivantes, Alec lâcha un « Le Tardis a absolument TOUT occulté, y compris le cratère causé par le crash … » Dégoûté, il sorti son sonique et força le système à se calmer un peu sur le mode caméléon, révélant le trou où le TimeLord était tombé avec grâce … Ou plutôt comme un gros tas !

Il se releva, grommelant quelques jurons dans sa barbe tout en s’époussetant, puis usa cette fois de son sonique pour éviter d’autres mauvaises surprises. « Par contre, n’espère pas voir le Tardis vue de l’extérieur, elle déteste se montrer je crois … » Il parvint au bout de plusieurs dizaines de secondes à se régler sur la bonne fréquence pour déverrouiller les portes et les faire s’ouvrir. Cette fois en bien meilleur état que lorsqu’il était parti – ce qui ne semblait pas être le cas de son vaisseau, malheureusement – il entra et soupira en voyant le foutoir au sol, enfin au plafond. « Normalement c’est plus … Rangé. » Parcourant un peu la salle, il tomba sur sa pièce fétiche qu’il prit entre ses doigts. D’un coup de sonique, il su que son projecteur miniature n’avait rien, ce qui le rassura grandement. Si celui-ci avait été endommagé, Alec ne s’en serait sûrement jamais remis !

Une fois son précieux jouet bien rangé dans sa poche, il passa aux choses sérieuses et demanda à son référent, autant craintif qu’intrigué « Alors … Comment ça se passe pour le remettre en état ? J’ai déjà eu quelques petits accidents de vol, mais jamais de cette ampleur … » parvenant tout de même à ne pas répéter une nouvelle fois qu’il tenait absolument à savoir ce qu’il s’était passé, l’autre ayant sûrement déjà compris à quel point cela devait être important pour le gamin qui s’attendait à presque tout, mais surtout n’importe quoi en cet instant !

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MessageSujet: Re: [Eté 2008] — Je fuis, tu cherches, ils détruisent ... [Pv | The Professor]   Lun 17 Fév 2014 - 15:54



Je fuis, tu cherches, ils détruisent...

Feat. Alec S. Kuro

C'était amusant de voir et d'entendre, d'observer, ce si jeune Time Lord. Fougueux, curieux, perdu mais aussi plein de vie. Des derniers de ses congénères qu'il avait rencontré depuis son come back, le plus jeune avait 1200 ans, ou en tout cas pas beaucoup moins, donc c'était une sensation de fraîcheur cet Alec. C'était agréable d'ailleurs, pouvoir voir cette étincelle dans son regard même si elle était embrumée par l'inquiétude à cet instant précis. Les soucis de mémoire semblaient vraiment le chambouler et c'était compréhensible en soit, ne pas savoir était la pire des tortures et il connaissait cette sensation. Prof ne répondit pas à Alec au sujet de ses précédentes vies, pas tout de suite, elles avaient été mouvementées et méritaient qu'on les attende après tout. Il eut un sourire sans pour autant aller l'aider quand il tomba dans le cratère occulté et n'entra pas immédiatement dans le Tardis quand les portes s'ouvrirent. Juste ça, une ouverture dans le vide, un Tardis invisible, c'était amusant à regarder.

Bonjour. - Avait il dit dans un sourire à l'attention du Tardis. Sautant à l’intérieur, il se laissa aller à la gravité inversée et retomba au plafond, un genoux à terre, prenant quelques secondes pour que son cerveau assimile ce nouveau sens de marche. Le plafond d'un Tardis, il n'avait jamais marché dessus. Se relevant, il remit sa capuche en place et alla vers le centre de la pièce, approchant du tube de la console, et observa les commandes au dessus de sa tête. - « Alors … Comment ça se passe pour le remettre en état ? J’ai déjà eu quelques petits accidents de vol, mais jamais de cette ampleur … »  - Un Tardis retourné, effectivement c'était un soucis mais en soit ce n'était pas gênant, ça se remettait en place. La gravité artificielle par contre était plus urgente car sans gravité, on ne pouvait pas atteindre les commandes et donc pas remettre le Tardis dans le bon sens. Bon ok il pouvait faire ça sans avoir les pieds au sol mais ne brûlons pas les étapes. - Il faut d'abord s'occuper de réactiver la gravité artificielle, peux-tu me conduire jusqu'aux machines? - Et par machine il voulait bien sur dire le dispositif qui gérait la gravité interne du vaisseau. Les moteurs n'avaient rien sinon une alarme hurlerait à leurs oreilles.

Le Sage, l'Alcoolique, la Garce, et le Fuyard. Il avait été beaucoup de choses et avait surtout fait beaucoup de chose. Chaque vie avait eu son lot d'emmerdes et chaque caractère les voyait d'un point de vue différent. - Il te faudra un moment pour t'habituer. La première fois c'est toujours un peu compliqué. Tu dois admettre cette nouvelle réalité. C'est comme un tatouage, tu le fais, tu sais qu'il restera là pour toujours. - Une comparaison véridique même si là se serait plutôt un tatouage intégral. - De part bien des côtés, je n'ai jamais eu ce problème de conflit d'identité. Soit je n'avais pas le temps d'y penser, soit et surtout ça, j'étais curieux d'en savoir plus sur moi même. - Donnez à un psychologue fois mille une nouvelle psyché à analyser et à comprendre, il sautera au plafond. - Tu es mort. C'est l'unique moyen de poursuivre ta route. Vois ce nouveau corps comme une chance de continuer à vivre. Les particularités physiques tu t'y habitueras avec le temps. Ne te plains pas, t'es toujours un homme. - Sous entendu? Pas de seins, pas de seconde tête, pas de troisième jambe... quoi que ça, il fallait vérifier.

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MessageSujet: Re: [Eté 2008] — Je fuis, tu cherches, ils détruisent ... [Pv | The Professor]   Lun 17 Fév 2014 - 17:21

A l’arrivée de son propriétaire, le TARDIS n’avait pas réagi. Il fallait dire qu’elle avait l’habitude à force ! En revanche, elle ne se gêna pas pour exprimer ses salutations à l’unique visiteur qu’elle avait eu en plusieurs décennies – en excluant l’intrus qu’elle avait réussi à éjecter un peu plus tôt – en lâchant un drôle de bruit, d’intensité sonore mesurée, un peu comme un soupir qui fit vibrer une partie de l’appareil. Bien qu’elle n’aurait pu mieux l’exprimer, elle était assez contente d’avoir un peu de visite, et surtout quelqu’un pour veiller, même seulement un temps, sur son gamin de propriétaire ! Alec quant à lui avait pris ça pour un signal annonçant qu’ils devaient se dépêcher de réparer les dégâts, et il se grouilla d’ailleurs de retrouver ses repères lorsque le Professeur lui indiqua la procédure pas vraiment standard !

« Alors … Ah oui c’est vrai on est à l’envers … Donc par là ! » Alec connaissait son vaisseau par cœur, enfin il pensait le connaître plus tôt, ce qui était en soit peu engageant … Mais  une fois à l’envers, c’était encore pire ! « Donc … Là, à droite, tout droit pendant trois croisements … Et … Ah merde, c’pas là … J’ai du confondre puisqu’on marche au plafond et que tout est inversé ! » Le TimeLord perdit vite patiente, et au bout de deux autres échecs il grommela un « Bon, on va y aller autrement ! » sorti son sonique qu’il pointa en face de lui en balayant l’espace pour s’orienter, non sans choper la main de son compagnon d’infortune pour le guider sans que lui-même se perde ! En revanche, rien ne disait que le concerné avait besoin d’aide ou apprécierait ce geste assez direct, mais ça, une fois à bout de patience, Alec n’en avait plus grand-chose à faire !

En revanche, les conseils sur la régénération, ça l’intéressait beaucoup plus. Aussi, il écouta avec attention ce que son professeur lui apprit, grimaça sur les conflits que généraient le processus et articula un « Je suis … Mort ? » désabusé et inquiet, non sans déglutir d’angoisse. Bon, il se doutait bien qu’il avait du y avoir quelque chose de vraiment pas folichon pour qu’il se régénère, mais le constat aussi brutal que direct lui foutu un coup au moral. « Faudra que je pense à regarder ce qui a changé en passant … » Il tenta de penser à tout pour se changer les idées, mais ne pu s’empêcher de toujours revenir à l’image de la tombe, de la souffrance, du néant, qui le firent frissonner un moment ! Une fois arrivé – à l’endroit d’ailleurs, chose intéressante puisqu’il ne se souvenait pas avoir fait la transition plafond-sol auparavant –  devant les machines qu’il n’avait ô grand jamais osé – ou imaginé – trifouiller, il se contenta d’un « J’te laisse faire par contre, j’ai vraiment peur de faire une connerie … » en observant tout ce que faisait son mentor d’un soir.

Une fois le système de gravité remis en place, il se dirigea vers le premier couloir et constata de ses yeux qu’effectivement, bien que le vaisseau était toujours retourné, il marchait bel et bien sur le sol « Y’a pas à dire, c’est tout de suite mieux ! » lâcha-t-il, amusé et soulagé. Toutefois, le plus gros restait à faire et c’est une fois revenu dans la salle principale – en s’y retrouvant un peu mieux, ce coup-ci – après avoir évité le bordel au sol qu’il approcha la console sans pour autant y toucher. Il se sentait déjà bien assez coupable comme ça d’avoir été une cause – directe ou non – du crash de son vaisseau, alors pas la peine qu’il y retouche avant que tout ne soit remis en ligne !

Cependant, lorsqu’il cru comprendre que le système était à peu près opérationnel, il demanda avec une certaine appréhension « Y’aurait moyen d’afficher le journal de bord à l’écran ? Que je puisse enfin savoir ce qui est arrivé … » Non, ça ne le faisait pas du tout flipper … Pas du tout !
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MessageSujet: Re: [Eté 2008] — Je fuis, tu cherches, ils détruisent ... [Pv | The Professor]   Lun 17 Fév 2014 - 19:56



Je fuis, tu cherches, ils détruisent...

Feat. Alec S. Kuro

Suivant Alec dans les couloirs inversés de ce Tardis qui lui était inconnu, agrippé par la main, Prof observait ce qu'il pouvait voir de là où il passait plus par curiosité qu'autre chose. Il leur fallu plusieurs minutes avant qu'Alec ne retrouve son chemin, surtout que chaque Tardis étant différent il n'aurait pas su s'y retrouver lui même, du moins pas tout de suite. Fait étrange, la salle où ce trouvait le dispositif était dans le bon sens, je veux dire par là qu'ils se retrouvèrent sur le sol non sans une chute bien gérée. - « J’te laisse faire par contre, j’ai vraiment peur de faire une connerie… » - Approchant de l'engin, il bidouilla deux trois trucs en parlant. Le problème n'était pas le fonctionnement car dans cette salle tout allait bien, c'était l'étendue. - A force de vivre dans le vortex du Temps pour ainsi dire, notre ADN a muté et nous permet de tromper la mort. Notre corps meurt, et se régénère en un autre tout neuf. C'est un processus assez traumatisant je te l'accorde mais... - Et il déplaca un truc qui entravait un autre truc et une légère vibration se fit sentir alors qu'on entendait les choses retomber lourdement par terre un peu partout dans le vaisseau. - ... tu es en vie, c'est l'important. Ton corps et ton caractère changent, tes souvenirs demeurent. C'est bon pour la gravité artificielle, retournons dans la salle des commandes.

Et il suivit son hôte jusqu'à la console, les mains dans les poches. Comment il avait su réparé le bordel alors qu'il n'avait jamais eu ce problème? De la logique surtout. Il avait eu d'autre trucs à réparer depuis le temps, la mécanique était en partie logique, même pour quelque chose d'aussi compliqué qu'un générateur de gravité artificielle. Enfin bref... - « Y’aurait moyen d’afficher le journal de bord à l’écran ? Que je puisse enfin savoir ce qui est arrivé … » - Prof passa une main dans ses cheveux. Là encore, bonne question. Il ne connaissait pas ce Tardis, ni son système interne et pas non plus son système d'exploitation informatique même si en soit, ça devait pas être compliqué de trouver un parallèle. Se penchant sur l'écran, il tapota un peu sur le clavier. Journal de bord... Journal de... Trouvé!

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MessageSujet: Re: [Eté 2008] — Je fuis, tu cherches, ils détruisent ... [Pv | The Professor]   Lun 17 Fév 2014 - 21:24

« Merci, j’te guide ! » Reprenant aussitôt le fil de la conversation, il poursuivit « J’avais jamais vu la chose comme ça … Mais finalement ça parait logique. Et t’as raison, j’suis en vie, c’est l’important ! » Non sans s’extasier du fait de pouvoir marcher de nouveau au sol. C’était drôle comme on pouvait parfois se réjouir des petites choses de la vie ! Une fois de retour devant la console, Alec eût son petit lot de frayeurs là aussi, surtout à l’idée de rester dans l’inconnu. Mais en voyant le journal s’afficher, il soupira de soulagement et reprit espoir, jusqu’à ce qu’il y lise ce qui était écrit du moins …

« Ca, d’accord … Ca j’me souviens … » Puis, subitement, il cessa ses murmures, pour se taire immédiatement. Ses yeux se rivèrent sur l’écran et décryptèrent chacun des symboles avec appréhension. Son corps se raidit à tel point que ses bras commencèrent à trembler. Il resta comme ça durant quelques dizaines de secondes, avant de décrocher son regard de l’écran, soupirant plus pour se convaincre que tout allait bien, à défaut que ce soit de soulagement. « Apparemment le TARDIS n’a pas subi de gros dommages, mis à part le problème de gravité j’veux dire. Normalement, il devrait même … » Alec actionna quelques manettes et le Tardis s’exprima à quelques reprises par la suite « Décoller ! » puis le jeune Seigneur du Temps soupira de soulagement. Bien que le vol en soi ne dura que quelques secondes, pour extraire le vaisseau de son lieu de crash et le faire atterrir ailleurs, ce fut une véritable bénédiction pour le jeune homme qui vit ses espoirs renaître.

« Finalement, y’a eu plus de peur que de mal ! Je te dois beaucoup, encore merci pour tout ! » Il ne savait trop comment le remercier, lui n’étant guère tactile ni très à l’aise tout court avec les autres. Finalement – bien que cela allait dans son intérêt en passant – il proposa, avec un certain engouement « Dis, tu connais bien cette planète ? Ca te dérangerait si on visite un peu ? » Non, ceci n’était pas une invitation, enfin pas du point de vue d’Alec du moins ! En rien dérangé par le côté débraillé de son apparence, c’est avec une joie non dissimulée qu’il sortit du Tardis pour se retrouver dans une autre ruelle de la ville, assez proches des grandes artères. Jouant avec sa pièce à laquelle il tenait tant, il se mit en marche, non sans s’intéresser de près à son sauveteur maintenant que les principaux soucis étaient réglés. Et puis, pour tout avouer, cela lui permettait de ne plus penser à ce dont il s’était rappelé grâce au journal de bord et qui l’avait terrifié … D’ailleurs il espérait que son semblable n’avait rien repéré de tout ça, avec un peu de chance, ça passerait comme une lettre à la poste !

« Ca fait longtemps que tu voyages ? Combien de planètes t’as visité ? Et euh … T’as quel âge en fait ? » Oui, on ne demandait pas son âge à une dame … Mais comme il semblait bien que le Professeur n’était actuellement pas une dame, il pouvait se permettre, et toc !

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MessageSujet: Re: [Eté 2008] — Je fuis, tu cherches, ils détruisent ... [Pv | The Professor]   Lun 17 Fév 2014 - 23:41



Je fuis, tu cherches, ils détruisent...

Feat. Alec S. Kuro

Prof observa Alec en silence, il remarqua ses tremblements, sa respiration saccadées et ce regard fixé sur l'écran sans pouvoir lire ce qui y était écrit. C'était pas bon signe mais pour lui, ou uniquement pour Alec? Après tout il n'était pas télépathe et il ne pouvait pas décemment regarder ce journal de bord comme si ça le concernait directement. Il avait vu que quelque chose n'allait pas, le tout était de savoir pourquoi. Sans décrocher un mot, il suivit Alec à l’extérieur après ce rapide trajet. A vrai dire il n'avait pas eu le temps de rappeler au grand brun qu'il n'avait pas donné son accord pour filer loin et vite qu'ils s'étaient déjà posé, un trajet si court n'amenait pas loin, il ne s'était donc pas inquiété. Enfin... de toute façon même s'ils étaient partit au loin il aurait pu s'y retrouver.

Ils avaient effectivement bougé, sortant du lieu de l'accident pour atterrir à l'endroit cette fois, à proximité du centre ville. San Helios était une grande ville, une technologie plutôt avancé, beaucoup de monde vivant là, dans des bâtiments extrêmement haut et pourtant c'était un endroit agréable, aéré, avec beaucoup d'arbres. Les routes étant aériennes, elles n'entravaient pas le sol qui était uniquement piéton et la pollution minime était dans le ciel, loin d'entraver la vie des habitants. Au bien sur à l'ombre des immeubles ça restait très citadin, métallique et pour le moins cimenté mais ça restait un endroit très agréable. Une population humaine uniquement même si au vu de l'avancée technologique, il devait forcément y avoir une collaboration avec des Aliens, secrète ou non. Comme sur Terre quoi.

Tu poses beaucoup de questions. Disons que j'ai eu mon lot de pérégrinations et que mon âge... importe peu. Quand au nombre de planètes visitées, mon Tardis doit avoir ça en mémoire même si je ne compte pas... - Pourquoi compter? Oh peut être au début comptait-il mais il avait vite arrêté, il ne s'en souvenait même pas. On ne demande pas son âge à une dame. Il en avait été une, ne pas le révéler devait être un truc qu'il avait conservé de cette version là... Après tout quand on approche des 1600 ans on peut se permettre certaines choses. Genre rester vague, surtout quand on peut déduire la vie d'une personne d'un simple regard. Le beurre, la crémière, et le fric caché dans la crèmerie que la crémière garde au cas ou son crémier de mari se taperait la laitière. Tout un programme. Mais une chose importait encore, l'état dans lequel il s'était mit tout à l'heure. Laissant dériver son regard sur ce qu'il pouvait voir, un immeuble luxueux derrière un petit parc parfaitement vert, il dit... - Alec? - Il se tourna vers lui, plantant son regard dans les pupilles du jeune homme. - Qu'est ce que le journal de bord t'as révélé?


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MessageSujet: Re: [Eté 2008] — Je fuis, tu cherches, ils détruisent ... [Pv | The Professor]   Mar 18 Fév 2014 - 19:01

Alec voulait tout voir, tout découvrir, avoir des réponses à toutes ses questions, ainsi qu’à celles qui en découleraient par la suite. En soi, il ressemblait plus à un gamin avide d’aventures et de connaissance qu’à un homme de deux siècles et demi ! Maintenant parfaitement remis de sa régénération, l’esprit plus léger du fait de voir – au sens second du terme, forcément – son vaisseau en bon état et en un seul morceau, il allait beaucoup mieux. Enfin … C’est ce qu’il laissait prétendre et qu’il aurait aimé que l’on pense. En réalité, il était aussi en train d’angoisser, une partie de son esprit ne pouvant mettre de côté tout ce qu’il venait de se rappeler. Entre deux pensées d’émerveillement, il se souvenait tantôt de la souffrance qu’il avait ressenti, tantôt de son état mental lorsqu’on l’avait poussé à bout et surtout, surtout il se souvenait de toutes ces chutes et des regards que lui avaient lancé les anges.

N’imaginant pas qu’il existe quelqu’un capable de réellement s’inquiéter pour lui – même s’il avait eu la preuve du contraire récemment – il toisa avec surprise son compagnon de route lorsque celui-ci l’interpella, réagissant au quart de tour, comme à son habitude lorsqu’il y portait un certain intérêt ou que ses pensées ne déviaient pas trop ! Alors son regard croisa les deux pierres précieuses auxquelles son esprit tout entier s’accrocha, négligeant le reste. Par tous les deux, soit la nature était parfois vraiment bien foutue, soit ça devrait être franchement interdit d’être aussi captivant, parce que là ça n’allait pas tarder à tourner à l’obsession ! C’est alors que le Seigneur du Temps articula quelques mots, qui calmèrent immédiatement les ardeurs du jeune homme. Aussitôt, tout son corps se remit à trembler, d’une façon quasiment imperceptible, mis à part cette peur dans le regard, qui voulait tout dire.

Il s’était attendu à tout et vraiment à n’importe quoi. Qu’il lui dise « Je t’aime » et Alec l’aurait embrassé. Qu’il lui dise « Epouse-moi » et il lui aurait sauté dans les bras, comme un gros koala pour lui voler le plus long baiser de tous les temps – surtout qu’il ne fallait pas concourir contre des TimeLords en performances d’apnée – et lui dire oui. Qu’il lui lâche un « T’as pété ou quoi ? » et il aurait explosé de rire, non sans vérifier s’il n’avait pas quelques soucis intestinaux ou le système digestif inversé à cause de la régénération. Mais ça … Il aurait préféré ne jamais l’entendre. Pourtant, sa question était légitime, tout autant que son droit de savoir. Autant par curiosité que dans son propre intérêt, au cas où, il méritait de savoir. Aussi, après avoir gardé le silence durant quelques secondes, il soupira et marcha jusqu’à un banc sur lequel il s’assit, se massant la nuque de temps à autres pour se convaincre que tout allait et irait bien … Si seulement.

« La dernière planète où je me suis posé faisait partie de ma liste d’escales. Je ne me souviens plus du nom … » Ou il ne voulait plus s’en souvenir plutôt « Mais je sais pour l’avoir vu que cette planète possède les plus belles cascades et falaises de l’univers, ou parmi toutes celles que j’ai visité du moins. Ce que je ne savais pas en revanche, c’est que je n’étais pas seul. Il y avait des statues, qui m’ont vraiment intrigué. Je me suis approché, je les ai regardées et, en un clin d’œil, elles avaient changé. J’ignorais ce qu’elles étaient, aussi je n’ai pas vu de suite le danger et j’ai eu le malheur d’en fixer une dans les yeux, pas longtemps, mais assez pour … » Il soupira de nouveau, les deux mots suivants n’étant pas difficiles à comprendre « Après qu’elles eurent joué avec moi et que j’en sois quasiment devenu fou, j’ai pu leur échapper, mais pas complètement. L’image de l’une d’elles s’était gravée dans ma rétine, elle a grandi en moi et a fini par me tuer. C’est comme ça que ma régénération s’est déclenchée. Sans pilote, mon vaisseau a déclenché une procédure pour évacuer l’intrus et a réussi, mais elle a aussi subi des dommages en éjectant l’ange. Alors, une fois le danger écarté, le TARDIS est repassé en pilotage manuel et … La suite tu la connais … »

« J’suis vraiment con … » Il lâcha un soupir plus proche d’un rire nerveux assez bref qu’autre chose et reprit, dégoûté de lui-même « Deux cent cinquante balais et même pas foutu de voir le danger arriver … T’imagine si ce truc était resté à bord, il aurait pu me tuer, encore et encore, voire pire s’il était arrivé sur cette planète … » Il s’en voulait, c’était évident. Heureusement pour lui, ce cas de figure ne s’était pas présenté et, avec un peu de chance, il ne retomberait plus jamais sur ces saloperies. Sauf qu’il y avait encore bien des monstres dont il ignorait le danger, lui le curieux, le téméraire prêt à tout pour satisfaire sa curiosité, même à se jeter droit dans la gueule du loup s’il le fallait …
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MessageSujet: Re: [Eté 2008] — Je fuis, tu cherches, ils détruisent ... [Pv | The Professor]   Mer 19 Fév 2014 - 0:01



Je fuis, tu cherches, ils détruisent...

Feat. Alec S. Kuro

Le Professeur s'installa sur le banc à côté d'Alec, l'écoutant en silence, son regard parcourant chaque parcelle de son visage, observant. Il le laissa finir bien sur, ne pas interrompre un récit, mais quand il commença à se blâmer, il intervint. - On peut faire beaucoup de chose avec des "Si". Ce n'est pas ta faute, ils sont... comme ça. - Qui? - Les Anges pleureurs. Une entité aussi dangereuse que forte. Si tu les regardes ils ont l'air de statues, tout ce qu'il y a de plus normal et en fait c'est vrai... Mais dés que personne ne les observe, ils peuvent se déplacer à volonté. - Saleté de bestioles. La défense ultime, cachés aux regards de tous, le tout est qu'au moins une personne les observe... - Ils se nourrissent d'énergie temporelle en déplaçant leur proie dans le temps. Tout ce qu'ils auraient dû être, vivre, tout ce temps est absorbé. Des gens disparaissent d'une époque, réapparaissent à une autre antérieure, c'est courant, et la seule façon de neutraliser un ange c'est de le placer en face d'un autre, ils se regardent alors mutuellement et son bloqué ainsi. - Ouais sauf que voilà, c'est plus facile à dire qu'à faire, ils sont intelligents en plus d'être fort et rapide. - Et puis l'ange que tu as regardé... On dit que les yeux sont les portes de l'âme, ils entrent comme ça. - Il disait des choses qu'Alec avait vécu et donc savait, mais il était parfois utile et agréable de savoir que ce qu'on avait vécu était réel et censé et qu'on était pas fou ou unique, dans le mauvais sens du terme.

Mais c'est quand il s’apprêtait à parler du fait que l'image d'un ange devient un ange qu'une suite de bip aiguë se firent entendre depuis sa poche. Fermant la bouche, il sortit son sonique qui clignotait au rythme du signal. Arquant un sourcil, Prof fit pivoter l'objet, révélant un genre d'écran, fin et parcourut de symboles totalement indescriptible mêlé de points et de traits avec en prime des symboles gallifreyens qui tel quel ne voulaient strictement rien dire. - Oh... - Remettant le pointeur en place, il se leva et observa les alentours sans un mot, tournant sur lui même comme s'il cherchait quelque chose du regard. Pointant le sonique un peu n'importe ou, il chercha à localiser le signal ou du moins savoir d'où il provenait. Signal ou plutôt énergie, trace énergétique, un truc puissant et pas du tout prévu ni prévisible, d'où l'alerte. Localisation... à une ou de rue peut être, en tout cas c'était pas loin, en pleine ville. Observant le ciel et les oiseaux qui s'envolaient en masse, fuyant quelque chose, Prof tourna la tête vers Alec. - J'espère que t'as repris des forces parce que tu risques d'en avoir besoin.

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MessageSujet: Re: [Eté 2008] — Je fuis, tu cherches, ils détruisent ... [Pv | The Professor]   Mer 19 Fév 2014 - 23:49

Dire qu’Alec s’en voulait était un euphémisme, vraiment. Cette nouvelle version de lui semblait hyperémotive et tout ce qu’il avait vécu récemment lui étant revenu dans la face d’une drôle de manière, il ne parvenait même plus à contrôler ses émotions ou même ses élans de nervosité, ses tremblements en étaient la preuve. Toutefois, les mots de son semblable le rassurèrent réellement et lui firent grand bien. Il semblait comprendre ce qu’il avait vécu, ce qu’il avait traversé et à quel point ce genre d’échec cuisant pouvait faire mal. Aussi, savoir comment et pourquoi fut plus qu’une délivrance. Pendant un moment, Alec s’était demandé quelles étaient les raisons qui avaient poussés ces Anges à le tuer, encore et encore, mais cela semblait expliquer bien des choses.

Bien qu’ils furent interrompus par le sonique du professeur, Alec, soulagé par ce que son mentor du jour lui avait confié s’était enfin décidé à ne plus se morfondre, pas pour l’instant du moins. Il essuya ses yeux qui le démangeaient à cause de sa nervosité et suivit du regard l’appareil qui semblait en furie. « Qu’est-ce qu’il se passe ? Pourquoi il fait autant de bordel ? Il ne devrait pas faire ça en temps normal … » Il avait étudié la technologie sonique durant des années et il aurait pu démonter n’importe lequel de ces appareils et le remonter, les yeux bandés, enfin presque ! Toutefois, il ne se souvenait pas avoir vu, entendu ou lu que ces trucs pouvaient faire une telle cacophonie sans raison apparente, chose qui ô combien intrigua le jeune Seigneur du Temps.

Ainsi, il se leva, essayant de comprendre ce qui avait pu causer une telle réaction sur ce genre d’appareil, suivit toujours le prof du regard et les quelques signes naturels montrant qu’il y avait vraiment quelque chose qui clochait dans les parages ! « Est-ce que tu pourrais m’expliquer, dans un langage compréhensible par des incultes, ce qu’il se passe dans le coin et qui a pu faire dérailler ton sonique de la sorte ? » Son ton n’avait rien d’énervé, simplement impatient et un peu mécontent de ne pas comprendre. Chose étonnante, son sonique se mit à son tour à vibrer dans sa poche, comme si quelque chose l’avait actionné à distance … Alors que c’était légèrement l’inverse qui se passait en temps normal ! Il le sortit vite et écouta patiemment les signaux sonores que celui-ci émettait. Aussitôt, son visage se ferma et bien qu’il avait toujours besoin d’explications claires pour comprendre, il venait au moins de saisir l’ampleur de la situation, qui sentait vraiment le roussi.

Comme tout bon TimeLord qui se respecte, il n’en fallu pas plus pour qu’il se mette à courir droit vers la source de ce qui affolait son sonique, n’ayant aucune idée de ce qu’il devait ou même pouvait faire dans ce genre de cas … Il était de toutes façons bien trop jeune pour ça, car aucune théorie n’avait avancé pareille chose et de sa courte vie, il n’avait encore jamais eu à faire face à cela. Et il aurait préféré que cela n’arrive point en passant !
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MessageSujet: Re: [Eté 2008] — Je fuis, tu cherches, ils détruisent ... [Pv | The Professor]   Mer 26 Fév 2014 - 15:26



Je fuis, tu cherches, ils détruisent...

Feat. Alec S. Kuro

Prof s'était mit à courir, suivit de prêt par Alec qui avait capté le même signal sur son propre sonique. C'était un sous logiciel du sonique qui envoyait une alerte en cas d’événement du genre, ces événements qui arrivent sans prévenir, sans être prévisible, et qu'on ne peux pas voir, pas encore. Des trucs énormes et pourtant insondable à cet instant. Insondable sauf pour un Tardis. Le Tardis avait capté les traces énergétiques et avait envoyé le relevé sur le sonique. Enfin bref c'était pas important, l'important c'était de trouver le point d'origine, comprendre ce qui se passait et tout stopper car un tel truc apparaissant en plein centre ville c'était catastrophe assurée. Pourtant Prof ne répondit pas à Alec, pas de suite, à vrai dire qu'aurait-il pu lui dire, il n'en savait pas plus que lui.

Ils traversèrent le parc ainsi que deux rues avant d'attendre une petite place. Les gens continuaient de marcher tranquillement sans se soucier du vent qui venait de se lever et agissant en bons humains, prenant en photo les oiseaux qui déguerpissaient sans se poser la question de savoir pourquoi. Le vent s'était levé oui, mais uniquement à cet endroit précis. Quelque chose faisait courant d'air mais quand on est déjà à l’extérieur, comment peut on savoir ou faire la différence? - Regarde. - Au centre de la place, un espace vide, un espace où personne ne marchait et où personne ne semblait vouloir marcher, sans vraiment s'en rendre compte. De part la poussière et les feuilles par terre on pouvait voir le mouvement du vent, il en sortait. Le vent provenait littéralement de cette zone vide. Oh bien sur Prof s'en étonna mais il comprit vite ce qui se tramait ici. - Un vortex est entrain d'être ouvert, un portail entre deux lieux. - Mais par qui? Pourquoi? Le Prof leva le sonique vers le vortex pas encore ouvert et l'actionna, tentant d'inverser la polarité pour le refermer mais rien à faire, la chose qui générait le passage était beaucoup trop puissante. Aux grands maux les grands remèdes?

Prof sortit de sa poche un téléphone portable, appareil de communication du vingt et unième siècle, rien d'exceptionnel en soit, et pointa son sonique dessus avant de l'activa. L'écran se brouilla un instant puis revint à la normale, un appel avait été lancé. Portant l'objet à son oreille, on décrocha. - Je sais que vous pouvez localiser ce téléphone alors faites le. Un vortex est entrain d'être ouvert en plein centre ville, je ne peux pas le fermer et je ne sais pas ce qui va en sortir. Je veux l'armée prête à agir au plus vite. - On sembla l'interrompre. - Regardez avec quelle facilité j'ai été capable de vous contacter, je me contre fiche de qui vous êtes. Agissez et peut être que je vous offrirez une médaille. Vos scientifiques ont dû capter l'énergie maintenant, ne perdez plus de temps en politique et bougez vous! - Avait-il dit à son interlocuteur avant de raccrocher. Un ton sec, agacé, comme s'il donnait une leçon à un gosse. A l'échelle de son âge c'était pas tout à fait faux en fait mais peu importe. Tournant la tête vers Alec, il le regarda un instant puis dans un sourire innocent lui dit: - Oh, c'était le Président mondial, un peu long à la détente comme type. - Mais son attention fut attiré par un bruit au centre de la place. Le vent qui s'était fortifié avait poussé les gens à se poser des questions et le bruit soudain et inquiétant, métallique, avait mit tout le monde en fuite. Les gens courraient dans tout les sens, enfin. Est-ce que ça allait les sauver? - Mais je crois qu'on arrive trop tard...
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MessageSujet: Re: [Eté 2008] — Je fuis, tu cherches, ils détruisent ... [Pv | The Professor]   Jeu 6 Mar 2014 - 11:45

Alec regardait, et au bout d’une dizaine de secondes, il comprit pourquoi on l’avait fait poser son regard sur du vent … Il n’avait rien de naturel à ceci, ce qui n’annonçait vraiment rien de bon. « Un … Vortex ? » Aussitôt, les images du pire moment de sa vie lui revinrent en tête, et bien que cela ne fût plus qu’un souvenir lointain, une boule de crainte plutôt difficile à avaler se ramena dans sa gorge. Le jeune Seigneur du Temps était perdu, il ne savait que faire contre quelque chose qui le dépassait et se sentait réellement impuissant. Mais à quoi bon se morfondre ? Et que pouvaient-ils faire pour éviter que tout cela ne devienne le chaos ?

Apparemment, son semblable avait déjà une idée en tête et fut très rapide à la réaction. Il écouta un peu indiscrètement ce qu’il se disait – ou qu’il se gueulait – et n’osa même pas l’interrompre. Les yeux ronds et le souffle court, il fixa le Professeur, qui sembla trouver utile d’expliquer un peu la situation, ce qu’Alec apprécia grandement. « Ah ouais … Rien que ça … Et je suppose qu’il a eu du mal à y croire ? » Il imaginait bien le truc : quelqu’un qui vous contacte sur une ligne sécurisée et qui vous annonce le chaos, ça fait toujours drôle ! Bon, sauf si bien sûr on est habitué au chaos, mais dans ce cas c’est plus vraiment la même chose !

C’est alors qu’ils perçurent de nouveaux bruits, beaucoup moins engageants … Et un peu plus flippants ! Pour couronner le tout, quelques créatures parfaitement inconnues apparurent et exprimèrent rapidement leur point de vue … Si dévorer les premiers passants permettait d’exprimer quelque chose de la sorte ! Se demandant si annihiler ces quelques créatures – ou au moins les isoler – était possible, il comprit que tout était voué à l’échec lorsque des dizaines sortirent du vortex pour imiter leurs congénères. Là, c’était vraiment peine perdue. Malgré ça, Alec articula tout de même, entre une crainte non feinte et un espoir quasiment perdu « Y’a un moyen d’aider les autres, ou c’est vraiment … » Mort ? Et dans tous les sens du terme !

Pour l’heure, leur survie à tous les deux importait, car s’ils mourraient, leurs chances de pouvoir aider les autres pencherait inéluctablement vers le néant, ce qui était assez peu productif ! « Faut qu’on retourne au Tardis, de là bas on pourra peut être faire quelque chose … » Même lui n’y croyait pas vraiment, complètement dépassé par tout ça et rongé par un étrange sentiment, entre peur et culpabilité, mais il ne perdrait pas grand-chose à essayer. Alors il se remit à courir, de nouveau dans une fuite sans fin, pour retrouver le seul endroit qu’il considérait encore comme sûr. Ne sachant pas où son semblable avait garé son vaisseau, il ne trouva rien de mieux que lui annoncer « J’te dépose où ? » en sous-entendant clairement que le seul endroit fiable pour le Prof serait son propre Tardis.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: [Eté 2008] — Je fuis, tu cherches, ils détruisent ... [Pv | The Professor]   Mer 12 Mar 2014 - 22:53



Je fuis, tu cherches, ils détruisent...

Feat. Alec S. Kuro

Le Professeur observa les carpes métalliques sortir du vortex, l'air interdit. Il ne bougeait plus, fixant ce trou béant et invisible, la bouche entrouverte. Il était trop tard, l'invasion avait commencé, les morts s’additionnaient. Ils ne pouvaient rien faire, ils ne pouvaient que fuir, sauver leurs propres vies. Évitant l'attaque de l'une des carpes volantes, il entama sa course, suivant Alec de prêt, s'éloignant de l'épicentre du problème. Il pouvait entendre les cris des gens, de douleur, de terreur, il pouvait entendre les fracas des véhicules qui tombaient du ciel ou des bâtiments détruits. - Nous ne pouvons rien faire. Même si on refermait le vortex, les créature sont déjà là et nous ne pouvons pas les combattre. - Il continuait de suivre Alec, se retrouvant à son niveau, toujours entrain de courir, s'éloignant des cris même si ce n'était que temporaire. Ils tournèrent à droite et Prof conclu. - Nous devons fuir, nous sauver nous même. - Seule l'armée pourrait combattre ces bestioles, pas eux, mais auraient-ils le temps de se coordonner, de venir pour combattre? Combien étaient-elles? Un coup de sonique en courant, pour finir de se faire souffrir, lui révéla qu'il y avait déjà plus de deux cents créatures en ville, et le nombre augmentait à grande vitesse. L'armée n'aurait pas le temps d'intervenir.

Ils coururent pendant de longues minutes, gardant le rythme mais étant hors de portée des créatures, en tout cas pour le moment. Ils atteignirent le parc et le Tardis d'Alec toujours là, il n'avait pas bougé. - « J’te dépose où ? » - Le Professeur observa Alec, puis son Tardis, avant de finalement sortir son pointeur sonique de sa poche et chercher un signal bien précis, un signal jumelé à son sonique, qu'il était le seul à pouvoir localiser. Et il le trouva. Gardant la trajectoire, il fit pivoter son sonique de quelques degrés tout en accentuant son action, déclenchant un sous système. Un courant d'air se fit sentir, doux et violent à la fois, accompagné du son si caractéristique d'un Tardis qui atterrit alors que la cabine rouge apparaissait juste à côté de lui. Un fin sourire sur les lèvres il se tourna vers Alec. - J'ai déjà mon moyen de transport. - Mais déjà les créatures approchaient d'eux. Posant sa main sur la poignée de la porte, il s'adressa à son congénère. - Heureux de t'avoir rencontré très cher mais nous avons de la visite et peu de temps pour nous en défaire, je te dis donc à la prochaine. - Bah quoi, fallait bien clôturer cette longue conversation non? Et il poussa donc la porte et la referma derrière lui, se précipitant vers la console du Tardis, actionnant un levier qui déclencha la dématérialisation.

Il se rematérialisa en orbite autour de San Helios. Ouvrant la porte, Prof pu observer d'en haut le carnage en bas. Il pouvait voir les éclats, les explosions, les bâtiments disparaître. Oh bien sur pas un par un, il était trop loin, mais avec le temps il pouvait observer tout ça disparaître. Il ne pouvait détacher son regard de ce chaos et pourtant il le fallait. C'est ainsi qu'il vécu la fin de San Helios, la fuyant, détournant simplement son regard.

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