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 Should I stay or should I go ? (ft. The Brother ; Paris 2014)

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MessageSujet: Should I stay or should I go ? (ft. The Brother ; Paris 2014)   Ven 14 Fév 2014 - 18:46

« Voler une fleur. » Théodore soutint sans ciller le regard profondément perplexe du policier. Oui, il avait volé une fleur... et alors ? Entre une minuscule jonquille rabougrie qui n'aurait jamais été vendu et sept heures en garde-à-vue, il y avait un monde quand même. La journée n'avait pourtant pas mal commencé pour le petit artiste. Il avait filé en douce de l'appartement où il avait élu domicile pour la nuit, avait fait une prédiction à une petite vieille et avait joué un peu de musique dans une rue passante. Lorsque le propriétaire d'un magasin l'avait prié d'arrêter ce vacarme, Théo avait juste mis les voiles. Et puis il y avait eu la jonquille. Sans trop savoir pourquoi, cette fleur solitaire et presque fanée lui avait fait de la peine, là, enfermée dans son pot. Comme il n'avait pas un rond pour la sauver, il l'avait simplement prise avant de s'éloigner comme si de rien était. Après tout, ce n'était qu'une fleur et il y avait peu de chance qu'on lui dise quoi que ce soit. Les gens ne lui disaient jamais rien de toute façon, même lorsqu'il faisait le mariole. Il n'y avait que quand il fallait qu'il la ferme que les autres étaient au rendez-vous. Et puis il avait fini au poste le plus proche sans avoir rien compris à ce qui lui arrivait. En gros, un policier un peu trop zélé l'avait vu prendre la fleur, lui avait passé les menottes, avait rendu la jonquille et l'avait jeté en garde-à-vue pour quelques heures. Et son supérieur était à présent assis en face de Théodore. « La fleur... » « La jonquille. » « La jonquille a donc été rendue à sa propriétaire. Vous n'aurez rien cette fois-ci - ce n'est qu'une plante - mais c'est noté dans votre dossier, vous savez ? » C'est ça, qu'on lui parle comme s'il était idiot, aussi. Bien sur que Théodore le savait, ce n'était pas exactement la première fois qu'il se retrouvait au poste. Il y avait d'abord eu le chien, ensuite la poule et aujourd'hui la jonquille. Il s'était fait pincer les trois fois et avait également eu les mêmes reproches de la part de types similaires. Bref, il connaissait la musique.

Un quart d'heure plus tard, Théodore était planté sur le trottoir, juste en face de la jonquille. Même avec le passage des voitures et des autobus, il la voyait. Cette pauvre fleur qui attendait un potentiel sauveur, quelqu'un qui serait là pour la sortir de cet enfer. Attendez, mettre une fleur sur une fenêtre, là où le monde entier jetait ses mégots ou s'appuyait pour attendre le bus... Inhumain. Alors Théo récupéra la pauvre jonquille pour la seconde fois de la matinée. Et pas de policier pour l'arrêter cette fois-ci. Le petit artiste louvoya dans plusieurs ruelles, plante et sac de voyage en main, trompette sur l'épaule. Il fallait qu'il ressuscite sa nouvelle amie maintenant, sinon elle ne ferait pas long feu. Alors il eut une illumination en croisant des toilettes publiques. Dans les toilettes, il y avait souvent des robinets. Et les robinets... Eh bah ça faisait de l'eau, c'était bien le principe. C'est très fier de son idée qu'il poussa la porte et cru qu'il devenait fou. « Oh mon dieu, je deviens fou. » Il y cru tellement qu'il rebroussa chemin, revint jusqu'au coin de la rue avant de faire de nouveau volte-face et pousser de nouveau la porte. « Mon dieu, je deviens vraiment fou. » Le petit artiste lança un regard suspicieux à l'innocente jonquille qui patientait dans ses bras - car oui, une jonquille patiente, c'est bien connu - et se hasarda à faire quelques pas supplémentaires. « Bonjour...? Ce sont bien des toilettes publiques ? » Pas de réponse. « Ouh ouh...? Ici Isidore et Joliflore ! » Eh bien quoi, ça rimait, c'était joli. La porte de cet étrange endroit se referma derrière Théodore qui sursauta et se retourna avec un cri étranglé. « Ah ! Juste une porte, juste une porte. » Théodore posa lentement ses affaires au sol, calant juste Jonquille sous un bras, et opta pour la solution la plus sûre : faire le tour des lieux. Le petit artiste se colla contre un mur qu'il longea lentement en prenant soin à ne pas faire le moindre bruit (inutile après le barouf qu'il avait fait en entrant). C'était peut-être l'entrée des invités du ministère de la magie français ? Ou un moyen d'entrer en communication avec des intra-terrestres ? Ou... Ou. Ou il fallait qu'il arrête de rêver, ça marchait aussi. Alors il le vit. Et il se contenta de hurler un bon coup car il ne s'y attendait pas. Mais Théodore avait le mérite de ne pas avoir lâcher Jonquille.
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MessageSujet: Re: Should I stay or should I go ? (ft. The Brother ; Paris 2014)   Dim 16 Fév 2014 - 17:20





Should I stay or should I go ?





Le Frère se regardait dans le miroir de l'une des salles de bains de son TARDIS. Cela faisait quelques jours qu'il n'avait pas rasé cette petite barbe trop juvénile pour être virile, il fallait y faire quelque chose. Il étala donc la mousse à raser sur ses joue. Tandis qu'il prenait le rasoir qu'il avait acheté dans l'un des magasins du coin, il se demanda ce qu'il allait faire aujourd'hui, à part rester retrancher dans son vaisseau. Car oui, c'était devenu une habitude un peu dérangeant qu'il avait prise ces dernières années. Surtout ces derniers mois, même... Il vivait comme un ermite dans son TARDIS qui ne voyageait pas beaucoup. Cela faisait combien de temps qu'il créchait à Paris ? Sept mois ? Huit ? Oui, il s'était lassé de Moscou, où il n'y était resté pas bien longtemps... La Russie, ça n'avait pas été son truc... La capitale française avait déjà plus de classe, plus de charme, que la ville russe. Enfin, ce n'était que son goût personnel. Tout est relatif, après tout. En revanche, même si il faisait pays en pays, capitale en capitale, villes en villages un peu partout aux quatre coins du globe, il ne voyageait jamais dans le temps. C'était l'un de ses principes. Il ne savait jamais sur quoi il allait tomber si il revenait en arrière ou partait devant. Et il ne préférait pas le savoir. De plus, il ne savait quelles complications -parce qu'il y en avait toujours, avouons-le- allaient lui tomber dessus. Non, il était bien à se terrer là où il était. Pas de problèmes, pas d'ennuis.

Il passa le rasoir sur sa joue avant de le tapoter dans le lavabo. C'est alors qu'il entendit un grand bruit qui venait d'une autre salle du TARDIS. Elle qui était toujours silencieuse, cela l'étonna. L'intrigua, même. Et voilà, il se satisfaisait de ne pas avoir de problèmes, les voilà qui venaient. Et ils eurent un nom : Isidore et Joliflore. Mais qu'est-ce que c'était ce bordel...? Il avait pourtant fermé la porte de la machine en rentrant... À moins qu'il n'ait encore oublié, comme presque à chaque fois... Mine de rien, il y avait bel et bien un intrus chez lui et ça, il ne pouvait le tolérer. Il passa rapidement une serviette autour de son cou, pris le rasoir comme seul moyen de défense, étant le seul objet vraiment dangereux qui lui passait sous la main et ne prit même pas le temps de se rincer le visage. Couvert toujours de mousse, les pieds nus, il n'avait même pas fait attention qu'il n'avait pour habit qu'une seconde serviette attachée autour de la taille. Car oui, il aurait bien aimé prendre une douche. Mais il avait le mauvais pressentiment que l'intrus allait bouleverser tous ses plans pour la matinée. Il se précipita dans la salle de contrôle du TARDIS, qui était la salle d'entrée par la même occasion, et le vit. Lui et sa fleur. L'intrus cria. Quoi ? Il n'avait jamais vu un mec se raser ? Tandis que l'autre imbécile donnait de la voix, il baissa les yeux pour se regarder rapidement. Certes, il n'était pas très vêtu. Mais il l'était suffisamment pour que cela ne choque pas, non ? Il ramena rapidement son regard noir sur l'inconnu.

- Sortez de là !

Oh, il n'avait pas envie d'être poli. Il avait été dérangé et avait horreur qu'on le dérange. Que faisait cet idiot avec une fleur dans la main, d'ailleurs ? Il avait vraiment l'air d'un illuminé comme ça... D'un fou échappé de l'asile le plus proche. Il avait d'ailleurs une tête bien particulière. Un Anglais très certainement. Oui, définitivement un Anglais. Il suivit le regard de l'intrus, se demandant bien ce qui pouvait l'intriguer autant. Ce n'était qu'un TARDIS, qu'est-ce que cela pouvait avoir de si insolite...? Il se rappela alors que les humains n'étaient pas forcément habituer à découvrir une telle installation dans une cabine de toilettes publiques... Ah, les humains... Il est vrai qu'il n'en invitait pas beaucoup... Et c'était peut-être parce qu'il y avait une raison ! Il s'approcha de l'intrus tout en agitant machinalement son rasoir, comme si cela pouvait l'apeurer d'une quelconque manière et une fois qu'il fut à côté de lui, il posa une main sur son épaule et tenta de le pousser vers la sortie.

- Dégagez, je vous dis ! D'où on entre chez les gens, comme ça ?!


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MessageSujet: Re: Should I stay or should I go ? (ft. The Brother ; Paris 2014)   Sam 12 Avr 2014 - 14:30

Leur grande frayeur passée, Théodore et Jonquille examinèrent l'individu d'un peu plus près. Il collait parfaitement aux lieux : insolites, décalés et en train de se raser. Bon certes, l'endroit n'était pas n train de se raser car des toilettes publics n'en avait pas souvent l'occasion. Mais tout de même, ils se correspondaient plutôt bien. Le petit artiste recala Joliflore sous son bras et se hasarda à faire un pas de plus tandis qu'il détaillait cette grande pièce. C'était bizarre, c'était chouette et ça faisait un peu peur. D'ailleurs, il avait vraiment l'impression de partir à l'aventure. Maman et papa, non, il ne les avait point trahi et ne leur avait pas menti. Et non, il ne sortirait pas de là car Théodore avait envie de comprendre pourquoi et comment cet endroit était ainsi. Ça défiait ce qu'il avait étudié à l'école, ça défiait... Ben toute logique en fait. Théodore recul vivement lorsque le type au rasoir se rapprocha vivement de lui. Punaise, mais c'est qu'il était dangereux - et armé ! - en plus. « 'Tention avec ça, c'est dangereux ! » Le petit artiste serra Jonquille contre lui, comme si elle allait brusquement sortir de son pot pour le protéger. Ça aurait été sympa mais hélas, Joliflore n'était pas un Pokémon et lui-même n'avait pas de pouvoirs magiques permettant d'animer une fleur. « Alors d'abord, c'est pas chez des gens, c'est des chiottes, hein ? Ça semble utile de le préciser au vue de la tronche de votre maison extra-terrestre. Ensuite, c'était même pas fermé à clef, et pour finir il n'y avait pas de panneau interdiction d'entrer, que je sache. Z'avez qu'à mieux vous organiser. » Là tout de suite maintenant, Théodore était incroyablement calme... en apparence. Intérieurement, il se sentait bouillir, il était même proche de l'irruption. « Et puis d'abord c'est quoi, ce chez-vous ! Une soucoupe volante ? Un passage vers le pays d'Alice au Pays des Merveille ? » Explosion réussie. Après son bref éclat de voix, sans prévenir, Théodore passa sous le rasoir incroyablement menaçant, sous le bras du type presque à poils qui le tenait l'épaule et fonça. « On dégagera pas, d'abord. On veut comprendre. » Enfin lui avait bien envie d'y voir clair. Il parlait au nom de Jonquille mais il n'était pas certain qu'elle veuille en savoir plus. La plante était sans doute terrorisée, elle qui avait commencé une paisible journée sur un rebord de fenêtre à inhaler tous les gaz toxiques de la ville. Presque désolé pour elle mais pas assez pour la poser dans un coin, Théo détala par le premier passage qui s'ouvrait à lui. Oui parce qu'en plus de ne pas être des toilettes publics - enfin il ne les avait pas encore croisé, l'endroit était grand. Genre vraiment vaste. « Mais c'est grand ! » En fait, le petit artiste commençait presque à avoir peur. La curiosité et l'incompréhension prédominaient, bien sûr, mais ce n'était pas normal du tout. Et l'absence de sa trompette ne le rassurait pas. « Expliquez-moi ! » Théodore n'avait aucune idée de si le type au rasoir était proche ou loin mais il avait probablement dû le suivre. « Vous êtes qui ? C'est quoi, ces toilettes publiques ? Répondez. » Un ton impérieux qui cachait mal sa frayeur.

Pas de réponse. Théodore courrait vite mais il ne pensait pas s'être aussi éloigné de son point de départ que cela. Devenait-il fou ? Il en avait bien l'impression en cet instant. Il était un rêveur par nature mais il savait reconnaître les phénomènes étranges et celui-ci en était un. Un putain de phénomène qui lui arrivait maintenant. Il passait des mois sans rien d'intéressant et le même jour, il s'improvisait sauveur des fleurs maltraitées et explorateur de zones improbables. « Tu fais très fort, Théo, très fort. Tu viens de te perdre dans... » Ben oui, voilà. Dans quoi ? était une excellente question puisqu'il ne pouvait pas y répondre. « Ouh ouh ! » Théodore leva Jonquille et l'agita, espérant que quelque chose ne se passe, que le type au rasoir apparaisse brusquement - tant que ce n'était pas pour l'égorger...
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MessageSujet: Re: Should I stay or should I go ? (ft. The Brother ; Paris 2014)   Lun 21 Avr 2014 - 10:44





Should I stay or should I go ?





Comme il s'y attendait, l'humain ne bougea pas. Tout ce qu'il fit, c'était de le mettre en garde que son rasoir était dangereux. Non... Sans blague... C'était peut-être précisément pourquoi il l'avait dans la main ? Justement pour lui faire peur et le menacer avec quelque chose représentant un danger pour sa petite anglaise de gorge ? Car en plus, l'intrus se révélait complètement débile. Aussi bien dans sa tête qu'en apparence... L'expression "l'habit de fait pas le moine" n'a jamais été aussi fausse. Et comme il s'y attendait encore une fois, ledit Isidore se mit à le bombarder de questions, faisant profondément soupirer le Frère qui n'eut qu'une envie, lui gueuler dessus et le faire sortir à coups de pied de son TARDIS. Mais il se retint. Il garda son calme. Ou du moins il essaya. Surtout quand l'autre se dégagea et commença à vagabonder dans la salle de contrôle en disant que la porte n'était pas fermée, etc. Oui, le Frère le savait, qu'il oubliait un peu trop souvent de fermer la porte à clef... C'était une erreur qu'il n'arrivait décidément pas à se faire rentrer dans le crâne. Peut-être penserait-il à mettre une pancarte pour dire que oui, c'était interdit au public ? Il allait oublier. Comme à chaque fois... Il faudrait vraiment qu'il songe à se coller des post-it un peu partout mais il était certain que même cela, il allait oublier. Des fois, il se demandait si il était vraiment pourvu de mémoire...

Plongé dans ses pensées, le Frère n'écoutait plus ce que disait Isidore jusqu'au moment où celui-ci prononça le mot "extraterrestre". Il avait su ? Bon, il fallait dire que c'était presque évident quand on voyait la tronche de l'intérieur de la cabine de toilettes publics. Il était évident qu'il se trouvait dans un vaisseau de technologie alien mais est-ce qu'il pouvait vraiment lui affirmer... Il n'était vraiment pas sûr de lui faire confiance et... Il s'interrompit une fois de plus dans sa réflexion, voyant l'intrus commençait à s'aventurer comme si tout lui était autorisé. Mais pour qui il se prenait enfin ? Il semblait déterminer à ne pas vouloir se sortir du TARDIS. L'inconnu continuait à le harceler de questions sans sembler se lasser un seul instant. Et pour une raison que lui-même ignorait, le Frère ne répondait pas. Non, il le regardait simplement faire, la mousse à raser toujours sur les joues, incapable de répondre à ses questions. Mais il ne voulait pas y répondre en fait. Il n'avait pas envie que tout le monde sache qu'il y avait un extraterrestre caché dans des WC dans les rues de Paris. Non, il était tranquille dans son TARDIS et cela ne devait pas changer. Oh, il pourrait toujours essayer de se débarrasser de cet importun mais il ignorait la manière de garder son silence. Oh, de mauvais âmes l'auraient probablement exécuté sur place, mais ce n'était pas dans sa façon d'agir. Absolument pas. Tout ce qu'il trouva à dire en voyant Isidore s'exclamer sur la taille insoupçonnée du vaisseau, était un petit :

- Mais veuillez sortir, je vous prie !

L'agacement était maintenant plus que présent dans sa voix. Ce n'était plus de la colère mais juste un petit ton agacé et légèrement déstabilisé. Car oui, il ne s'entendait pas à ce que l'Humain se mette à vagabonder comme ça, chez autrui, sans aucune gêne. L'intrus posa encore quelques questions d'un ton passablement énervé mais encore une fois, le Frère ne répondit rien. Il se contentait de le regarder dans les yeux avec un air irrité, mais sans plus. Pas de haine ni de rage, rien. Mais il sentait que le petit homme commençait à avoir peur. Cela s'entendait dans sa voix. Une idée lui vint alors. Il pourrait continuer à faire peur à l'Humain jusqu'à ce que celui-ci soit complètement mort de peur et qu'il finisse par fuir ? L'idée n'était pas mauvaise... en théorie... Car en pratique, cela s'annonçait bien plus difficile. D'une part parce qu'il ne savait pas se servir de son TARDIS, de l'autre parce qu'Isidore pourrait très bien raconter ce qu'il a vu dans cette cabine de toilettes publiques.

C'est alors que l'intrus s'enfuit dans le TARDIS. Sans prévenir. Le Frère fronça les sourcils et commença à courir derrière lui, le rasoir dans une main, tenant la serviette autour de sa taille de l'autre, ses pieds claquant doucement sur le sol du vaisseau. Au moins, il avait un avantage sur l'Humain : il connaissait l'endroit presque par cœur. Il se savait incompétent dans de nombreux domaines, mais on ne pouvait pas lui enlever le fait qu'il était très doué pour s'orienter. Ce qu'il fit qu'il le retrouva rapidement, surtout qu'Isidore semblait se parler tout seul. Il le retrouva alors dans un carrefour de couloirs, l'air visiblement perdu. Le Frère se décida de sortir de l'ombre avec un sourire pas peu fier sur les lèvres. Il releva hautainement le menton et regarda d'un air arrogant l'intrus.

- On est perdu à ce que je vois !

Il resserra l'emprise qu'il avait sur le rasoir tout en se rapprochant d'Isidore. Il ignorait si il aurait suffisamment peur pour partir sans rien dire, mais ça valait tout de même le coup d'essayer. Le Frère posa alors doucement sa main sur l'épaule de l'Humain et, en faisant glisser la partie non-coupante du rasoir sur sa joue puis sur sa gorge, il lui murmura :

- Effectivement, je ne suis pas humain. Et je suis même grandement hostile envers ceux de votre espèce... En effet, je suis un espion venu d'une autre planète afin de recueillir des informations sur votre race. Mes supérieurs vont être ravis de voir qu'un autre cobaye est encore tombé de lui-même entre mes mains.

Il continua de lui sourire. Il se doutait que son apparence était peu crédible avec ce qu'il disait car il ressemblait en tout point à un humain. À un humain à moitié nu et en train de se raser, même, mais bon... Ça valait le coup d'essayer. Il retira le rasoir du visage d'Isidore et recula de quelques pas, croisant les bras sur sa poitrine.

- Mais comme je ne suis pas de trop mauvaise humeur, je vous laisse deux choix : soit vous partez d'ici et vous ne dites à personne ce que vous avez vu -car nous vous retrouverons sans aucun problème-, soit vous restez ici mais vous risquez de mourir lentement et douloureusement. À vous de voir, Isidore.


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Should I stay or should I go ? (ft. The Brother ; Paris 2014)

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