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 Ladies and gentleman, this world that we live in is full of enchantment for those with eyes to see it.

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MessageSujet: Ladies and gentleman, this world that we live in is full of enchantment for those with eyes to see it.   Mar 11 Mar 2014 - 0:55

“ The Historian

« L'Historien est Tom Hardy »

• Prénoms, Noms; “ Gabrielöy'monosthrian Ôyhëtsu, fils du consul des contrées du Nord, neveux de l'ambassadeur des terres du Sud et ... Ouais mais nan, j'vous sens venir. Simplement Gabriel, ça marche aussi. “
• Date et lieu de naissance; “ Pour ma Time Line, il y a 430 ans, neuf mois et quinze jours sur Gallifrey, à l'orée de la foret de Glace, sur le continent nord. Il y a des années, un humain a voulut me faire une fête, pour le souhaiter, mon anniv'. Nous avons convenu à la date du 21 janvier, date terrestre, calendrier grégorien.“
• âge; “ 430 ans “
• Groupe; “ Time Lord ”
• Race; “ Toujours Time Lord, ça change pas d'une ligne à l'autre. “
• Autre; The Historian étant quelque fois trop pompeux, il aime bien qu'on le prénomme « Story-Boy » depuis sa seconde incarnation. Aujourd'hui, sous les traits de Tom Hardy, il en est a sa troisième.

♦️♦️ TELL ME WHO YOU ARE ♦️♦️

• Who Am I;En tout premier lieux, The Historian fut un Time Lord respectueux des lois et toutes autres règles. Il aimait par-dessus tout sa condition de Time Lord et tout ce que cela pouvait sous-entendre : veiller au bon déroulement de l'Histoire. Celle avec un grand H. L'Histoire de l'Univers, de toutes ses planètes et de ses populations. Il aimait les dates, plus que tout, et il les aime encore. Mais à cette époque, c'était une véritable obsession, bien plus qu'une passion. Le haut conseil de Gallifrey avait même douté au début de sa stabilité psychologique. Et c'est bien sa passion pour les dates et les mystères qui provoqua sa chute. L'Amour, le vrai. La perte de toute chose et en premier lieu de sa personne. Le plus grand mystère de l'Univers. Marquant le premier tournant de son être.
Il devint alors une personne hargneuse, rabougrit, détestable. Il se mit à haïr aussi bien les hommes que ses confrères. Seuls les enfants échappaient à sa haine viscérale. Les enfants, quelle que soit leur race, ne sont pas encore parasitée par tous les codes des adultes. Ils rêvent encore. Et il était encore un spécialiste en Histoire. Alors pourquoi pas en écrire, des histoires ? Pourquoi ne pas l'écrire, l'Histoire ?
Cette fois-ci, il ne perdit pas pied, il perdit la tête. Et pas loin du littéralement.

Aujourd'hui, il a décidé qu'il n'avait plus à obéir aux lois qu'il se mit à considérer comme ce qui lui avait gâché sa vie. Au diable cette doctrine du simple spectateur de l'Histoire. S'il faut observer quelque chose de grand, autant en faire partit. Où serait tout le jeu ? Toute l'excitation ? Toute l'adrénaline et toute la beauté du geste ? Car oui, désormais, il aime rendre les choses plus belles, plus intéressantes en y fourrant son nez. Joueur ? Si peu. Taquin, oui. Gros menteur ? Mais quel conteur ne l'est pas ? Adepte des histoires d'un soir sans aucun lendemain, il aime cette jolie petite fantaisie humaine appelée « Alcool ». On peut dire que cette régénération fut plus que bénéfique. Le sens de l'expression humaine "Nouveau souffle" est bien plus qu'une simple métaphore quant au Time Lords, en particulier Story-Boy. Nouveau corps, nouvelle jeunesse, nouvelles ambitions.

• What I look like;  
Son premier visage fut jeune. Toujours un sourire et un carnet en main, il rejetait ses cheveux bruns un peu long en arrière et levait ses yeux bleus vers les étoiles pour noter tout ce qu'il pouvait y voir. Il ne prenait que peu soin de lui, il ne cherchait pas à plaire. Toujours débraillé, il ressemblait un peu à un chercheur fou. Peut-être l'était-il ? Son deuxième visage était bien différent. Tandis que le premier ressemblait à un ado sortant à peine de la puberté, ayant gardé les rondeurs d'enfance, le second était beaucoup plus anguleux et surtout, adieu le chercheur fou. Toujours propre sur lui, il était hors de question de sortir sans un costard taillé sur-mesure. Coupe parfaite, tenue parfaite, maintient parfait, une seconde névrose quant aux détails, prenant le pas sur la première. Un sourire délicieux, un regard malicieux, et malgré son âge avancé physiquement, il a toujours su comment attirer la donzelle. Jusqu'au jour où son joli petit minois plus tellement que l'une de ces donzelles chercha à la lui prendre et la gardé pour elle toute seule.

Aujourd'hui, il a dû abandonner son image de brun ténébreux en arborant un châtain clair tirant le blond cendré quand le soleil pointe le bout de son nez. Il a gardé ses yeux bleus, mais est passé du petit bonhomme frêle de son premier visage, au majestueux patriarche pour enfin se retrouver en grand blond baraqué. Son sourire d'ange est toujours là et niveau vestimentaire, on sent encore les vestiges de ces deux premières vies. Tantôt en costard, tantôt totalement débraillé, cela semble ne provoquer jamais aucune réaction chez personne, comme si le filtre de perception de son TARDIS s'appliquait aussi à sa tenue vestimentaire. Suite à un pari débile passé avec le même humain qui l'a aidé à trouver une date d'anniversaire, il a sur l'épaule droite deux petites ailes d'ange tatouées, à peine plus grosses qu'une paume de main. Depuis, il a pris gout à ses fantaisies purement humaines et il considère désormais son corps comme une toile qu'il doit recouvrir : omoplate, biceps, haut du bras gauche, etc.

• I'm not human; Gallifrey. 250 millions d'années lumières de la Terre. “ The shining world of the seven systems“. Planète originaire des Time Lords, ces sages anciens. “ The oldest and most mighty race in the universe. Looking down on th galaxies below... Sworn never to interfere, only to watch.“ Ils avaient fait graver cette inscription pour la mettre au-dessus de la porte intérieure du TARDIS, pour lui rappeler sans cesse leur travail. Le rappeler au TARDIS, pas à lui, il n'en avait pas besoin. Car, contrairement à beaucoup d'autres Time Lords ayant échappé à la guerre du Temps, il a acquis ce dernier par un moyen tout à fait légal. Enfin, ce dernier.... Il se révéla être cette dernière par la suite, mais c'est une autre histoire. Après avoir fini ses classes, ses obsessions particulières pour les dates et les anecdotes amenèrent les hauts commissionnaires de Gallifrey à s'intéresser à sa personne. Il fut donc engagé comme archiviste du MATRIX, ce système informatique tenant la totale connaissance de tous les Time Lords jusqu'alors. Et pour que ce système soit réellement performant, il fallait le tenir à jour, vérifier les sources et apporter les preuves quant aux faits décrits. Gabriel, jusqu'alors seulement Gabriel, fut engager par l'escouade Delta 53, avec six autres Time Lord. On lui attribua un parrain, un archiviste bien plus expérimentés et surtout beaucoup moins névrosé que lui. C'est celui-là même qui trouva amusant de l'appeler " l'Historien " pour l'embêter. Tous avaient pour missions de parcourir l'Univers à des endroits et des dates précises pour faire leur rapport.
Sept TLs, et pourtant, ce vaisseau trouvait toujours le moyen de ne jamais aller exactement là où il fallait être. Quelques heures de retards, quelques kilomètres de travers... Rien de bien méchant, mais totalement délibéré. À cette époque, Gabriel savait bien que le TARDIS était une âme vivante, mais a aucun moment, il ne chercha un moyen d'établir le moindre contact. Ce n'était pour lui ni plus ni moins qu'un simple outil de travail, voire un collège de travail quand il était de bonne humeur.

Jusqu'à Mary. Abandonnant ses compères ainsi que le TARDIS dans lequel ils voyageaient, ce n'est seulement qu'à sa troisième incarnation qu'il le retrouva. Enfin, c'est plutôt elle qui le retrouva, au pied du Big Ben, ayant fait force auprès de son ancien tuteur pour aller a Londres, à cette époque. Elle lui ouvrit son Cœur, son Âme et c'est là qu'il l'aperçut. L'oiseau de feu. Était-ce réellement une apparition surnaturelle qui surgit de sous sa console où n'était-ce qu'une délicieuse hallucination, jamais il ne le saura. Mais c'était comme une barrière qui s'était écroulée. Lui qui avait toujours été le nez fourré dans ses bouquins et dans ses notes, il n'avait pas compris son appel d'aventure. Elle, voulant connaître chaque recoin de l'Univers, sentir de nouveaux airs sur son fuselage, n'était pas apte à comprendre ses obsessions. Mais désormais, Gabriel à totale conscience de l'âme qui s'épanouit au cœur de son vaisseau, ses envies, et même quelques fois ses besoins. Quant à elle, même si elle savait qu'il serait le plus intéressant à kidnapper, a enfin ouvert les yeux quant à son amour pour les anecdotes et ses récits fort précis. C'est après cette compréhension, l'apparition de l'Oiseau de Feu et qu'elle lui a balancé un carnet vierge et une plume de calligraphie au coin du crâne qu'il choisit de lui trouver un nom. Ou peut-être était-ce elle qui lui a soufflé au coin de l'oreille ? En tout cas, elle lui a laissé trois jours pour y réfléchir tandis qu'il cherchait sa chambre dans les nombreux couloirs dont elle changeait toujours la disposition : Fairy Tale.
Quelle joueuse cette Fairy.

Comme tout bon TARDIS qui se respecte, Fairy Tale est plus grande à l'intérieur – qui a dit comme toutes les femmes ? Chut, je vous ai entendus. - De nombreuses salles encore inexplorées et ... Oui, oui, vous avez bien lu. Inexplorées. Gabriel n'était au départ pas vraiment du genre curieux. Trois trajets : sa chambre jusqu'à sa console, puis jusqu'à la bibliothèque puis de nouveau dans sa chambre. Une routine bien huilée et rien de plus, rien de moins. Mais maintenant qu'il Sait, il n'est pas rare qu'il entre dans une pièce, croyant tomber sur la cuisine et... " Oh tient, une piscine ? J'ai ça moi ? " et désormais piquer une tête. Quant à l'aspect extérieur, Fairy a son système caméléon fonctionnant à ravir, mais préfère arborer l'aspect d'une colonne Morris, typiquement parisienne, son nom inscrit en gros caractères, un immense dessin d'un FireBird sur la hauteur ainsi que des décorations en fer forgée et une poignée incrusté de fil d'argent. Si le filtre de perception ne fonctionnait pas, Gabriel aurait vraiment eu à s'inquiéter.





♦️♦️ AND YOU, WHO ARE YOU ♦️♦️

• Prénom/âge/sexe; Win, 19, EN QUOI CA VOUS R'GARDE ?
• Région; Dans mes chaussettes~
• Fréquence de connexion; Maintenant que vous me connaissez, 7/7 8D
• Comment as-tu découvert le forum ? DC !
• Double compte; Voui ! Marley A. Jones~
• Code du règlement;  Wink 
• Autre chose ? Ouech, j'ai une dérogation, biatch !


Dernière édition par The Historian le Mar 11 Mar 2014 - 20:00, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Ladies and gentleman, this world that we live in is full of enchantment for those with eyes to see it.   Mar 11 Mar 2014 - 0:55


♦♦ TESTS RPS ♦♦


• CARNET  N°385 – PAGE 1 A  3
“ Cela fait 319 ans que je n'ai pas trouvé le courage de décrire ce qui s'est passé ce jour-là.
Maintenant, il est temps.

Mon père était Time Lord bien avant moi. C'est lui qui voulait que j'en sois un et qui m'inscrivit à l'académie. Malheureusement, j'ignore exactement quand il a décidé que je suivrais son chemin et son rythme de vie. Mais c'était mon père et il m'avait bercé avec ces récits de voyage depuis ma naissance, et avait l'habitude de me dire qu'il fallait savoir dont l'on vient pour voir où l'on va. C'est lui qui m'a offert ce carnet. Il n'avait pas d'idée cachée, mais maintenant que je suis plus vieux, je comprends. Je comprends pourquoi cela est si important, je comprends qu'oublier est très facile. Dès le premier jour, j'ai griffonné sur ces feuilles. Mais j'ai dû attendre bien longtemps avant de trouver le courage d'écrire ce qui va suivre, bien qu'il soit quasiment impossible pour moi d'oublier ce tournant décisif dans ma longue vie de Time Lord, ce point fixe qui définit tout mon être et qui fait l'homme que je suis aujourd'hui. C'était il y a 327 ans, 5 mois et 16 jours, deux jours avant de fêter mes 8 ans quand mon père m'a appris que j'allais enfin être un Time Lord. Pourquoi ne pas être un simple Gallifreyen ? Mystère. Puis il est reparti aussi vite qu'il était arrivé. C'est maman qui m'a préparé. Jamais je n'avais vu de ma vie un tissu si beau, un mélange de soies et de velours rouge, quelques petites coutures en fil d'or. Et je le portais... Maman m'avait donné son collier pour qu'il me porte chance.

Je me souviens encore du soleil se couchant derrière les montagnes d'or, baignant les plaines d'une couleur ensanglantée et les lunes qui se levaient peu à peu dans le ciel pour veiller sur nous. Ma cérémonie et celle d'autres se passait à la tombée de la nuit, ce qui ne devait pas tarder. J'ai levé les yeux vers les étoiles qui s'allumaient peu à peu et je me souviens même avoir sourit. Même si je n'avais pas choisi l'avenir qui s'offrait à moi, je ne pouvais empêcher mes cœurs de battre la chamade sous l'excitation que je ressentais. Ma cérémonie et celle d'autres se passait à la tomber de la nuit, ce qui ne devait pas tarder. Mais à partir du moment où nous nous avançons seul vers le Vortex, c'est à ce moment-là que la solitude se fait connaître.

Quelle ironie, n'est-ce pas ? Tant de connexions, tant de Time Lord et pourtant, la solitude, toujours. Comme si le destin d'un Time Lord sera toujours lié à la solitude. Je crois que je l'ai compris au moment où je me suis avancé. Les Anciens veillaient sur nous, parfaitement en ligne autour du cercle de pierre.

Contrairement aux autres enfants qui s'amusaient à en apercevoir plus qu'ils ne devraient avant l'heure en se mettant sur la pointe des pieds, moi, je gardais la tête baissée sur l'herbe rouge sous nos pieds. La simple vue de cette pierre argentée parfaitement taillée m'avait excité, tant que j'étais loin ; mais par contre, plus j'approchais, plus mon ventre se serrait et mes cœurs ne voulaient stopper leur danse.

Puis ce fut mon tour. Un Ancien est venu me chercher, me menant jusqu'à ce vortex qui me terrifiait tant. J'ai... Je n'ai pu quitter l'herbe des yeux, jusqu'à ce qu'un Ancien ne me dise de relever la tête. Je n'avais pas le choix, il me devait d'affronter mon destin, je ne pouvais reculer. Alors j'ai relevé la tête et je l'ai vu. Cette brèche contrôlée dans l'espace, dans le temps lui-même. Ce profond trou béant aux reflets argentés et violets, s'agitant comme une mer déchaînée. Je n'entendais plus rien, je ne ressentais plus rien. Il n'y avait plus que moi et le Temps. Je voyais tout, j'avais accès à toutes les informations que l'Univers contenait, de son plus infime début à sa fin extraordinaire. Mais plus que de voir, je le sentais. Dans mon crâne d'enfant, toutes ces dates, tous ces lieux, toutes ses causes à effet, ces plus infimes connexions s'entrechoquaient pour créer le plus grand schéma épistémologicausale quantique.
- Système solaire, planète terre, 12 novembre 1907, refus d'Hitler aux beaux-arts, le poussant à prendre un autre choix de vie -
LE Schéma. D'où provenaient tous ces mots si compli-
- Système solaire, planète terre, 14 juillet 1633, l'idée d'aller sur la lune traverse l'esprit d'un homme pour la première fois -
-qués ? Je n'en avais pas la moindre idée et -
- Système solaire, planète mars, 15 mars 2152, déclaration d'indépendance des colonies de mars - Unité astronomique - Système solaire, planète terre, Hiver 476, chute de l'empire romain - Système du centaure, planète HD188753, 03 février 2453, inauguration de la nouvelle Babylone - Alpha du centaure - Phylogénétique - Phylophylophyloméostasie - siesiesieSIE !

Ces phrases, ces mots, ces dates, toutes ces informations entraient dans mon esprit et cherchaient un moyen d'en sortir, sans pour autant y arriver. C'était comme si toutes les sensations qui m'avaient étés retiré dés la vue de ce tout nouveau monde m'étaient restituées, décuplées. Toute l'émotion de milliard de milliards de vies me subjuguait. Un second big bang se passait dans mon corps et pourtant je restais immobile, à hurler ces dates, à hurler ces lieux à cette porte, comme si le hurler allait tout reprendre comme il avait eu la bonté de me le donner/offrir. On m'attrapa alors par-derrière, me cachant la vue de ce monde et pourtant, cela ne voulait quitter mon esprit. Rien ne voulait partir, tout continuait de tourner encore et encore.

Et tu sais quoi, cinquième, septième, dixième futur moi ? Ça tourne encore. "

327ème année, 166ème sommeil, troisième du nom. [/spoiler]



• CARNET N°701 – PAGE 180  A 182
" J'ai enfin passé une nuit dans mon lit. Celui du vaisseau, celui du TARDIS. La meilleure nuit passée depuis longtemps, même si quand je me suis levé, Romni pionçait toujours. Une vraie souche, je vous jure. Il pionce tout le temps ! Pire que tout.... Enfin bref. Je suis allé dans la bibliothèque et je dois avouer qu'elle m'avait manqué. Mes tout premiers carnets étaient là, du premier qui date de mon entrée dans la brigade de la MATRIX, jusqu'à ceux que j'ai ramené de ma sombre période passée sur Terre. En feuilletant le tout premier, j'ai relu les lignes que j'avais écrites suite au premier voyage que j'avais fait dans ce TARDIS. Que j'étais triste, grand dieu. Aucun plaisir, simple... Spectateur. Rien, que dalle. Je l'ai refermé brutalement et l'ai rangé avec les autres. Tout ça est bien triste... Pour la première fois alors, je me suis permis une petite visite du vaisseau. Et le truc le plus marrant, c'est que je me suis perdu. Comment on peut se perdre dans un vaisseau, sérieux ? Et quand j'ai pesté à voix haute quant à cette disposition de merde, la porte que je m'apprêtais à passer s'est soudainement refermée sur moi et je me retrouve désormais avec une magnifique bosse sur la tête ! Merci beaucoup, vaisseau capricieux !
Et c'est là, le plus intéressant. Le vaisseau m'aurait-il compris ? Intrigué, j'ai dit à voix haute, mine de rien, que Zut alors, j'aimerais bien retourner dans la salle des commandes. Et en me retournant, un couloir venait d'apparaître qui menait directement dans la salle des commandes. Je suis resté sur le pas quelques instants sans bouger, regardant le centre de la salle demandée en réfléchissant. Et puis, avec un sourire, je me suis approché mine de rien, commençant a jouer avec les manettes. J'avais l'impression d'être l'un de ces enfants humains qui s'étaient émerveillés devant mes créations théâtrales en carton. J'appuyais sur tous les boutons, tournais toutes les manivelles avec une joie et des rires que je ne me connaissais pas. D'un autre côté, cette vie était toute jeune et je ne connais pas encore mes limites. Je suis joueur donc...
Puis je me suis stoppé, la main au dessus d'un énième bouton. La bouche ouverte en un sourire, je me suis penché au-dessus de la console. J'étais seul, je pouvais encore faire preuve de folie.
" Est-ce que tu m'entends ? " ais-je alors murmurer. Et pendant quelques secondes, je ne savais pas ce que je préférais. Que le vaisseau me réponde, ou non. Mais heureusement/malheureusement, rien. J'avoue avoir été un tout petit peu déçut. Mais bon, a quoi je m'attendais aussi ? Je me suis donc reculé, allant partir à la recherche d'un saut remplit d'eau pour réveiller Romni quand une vibration inattendue m'a fait perdre l'équilibre et je tombais à la renverse, me cognant même la tête contre une rambarde. Qui a idée de mettre une rambarde ici ?!
Presque assommé, je suis resté à moitié allongée par terre à me masser le crâne. Des étoiles dansaient devant mes yeux. C'était violent. Mais avant que je ne me relève, un bruit assourdissant s'est fait entendre et.. et... Mes mains tremblent, j'ai du mal à écrire. Jamais je n'avais écrit aussi vite, je suis totalement surexcité de ce qui s'est passé.
Respire, Story-boy.... Respire....
Ce bruit, c'était un battant du bas de la console qui se tordait, se pliait sur elle-même avant de tomber au sol. Et là, je l'ai vu. Le cœur du Tardis, sa partie organique. Son âme. Cette douce lumière qui m'a soudainement enveloppé. La même lumière que produisent les seigneurs du temps a leur petite morte. Mais en beaucoup plus douce, beaucoup plus lumineuse, beaucoup plus colorées, beaucoup plus belle. C'était.... C'était splendide. Je me suis mis a pleurer. Jamais je n'avais pleuré. Jamais. C'était la première fois, la toute première.... Et au travers de mes larmes, cet Oiseau de lumière est apparu. Un magnifique Firebird qui pris en puissance, s'abreuvant de la lumière de la pièce, grossit, grossit puis déploya ses ailes, tout fait de lumière qu'il était, et lâcha un cri semblable a un chant juste avant de se dissiper en crépitant.
L'instant d'après, c'était fini. Le battant avait même repris sa place, comme si rien ne s'était passé. Pourtant, j'étais toujours au sol, en larmes devant tant de beautés cachées.

Je le sais. Je l'ai senti, c'est la première fois qu'elle se montre à quelqu'un. Oui, elle.
Comment ai-je pu vivre tant d'année en son cœur en étant si aveugle ? Comment...

Je me suis redressé tellement lentement que je n'en avais même plus conscience. Romni a choisi ce moment pour arrivé. Mettant de côté mon émoi, je lui ai demandé si savait quoique ce soit sur notre vaisseau. Il m'a regardé bizarrement.
" C'est un véhicule. Que veux-tu savoir de plus ? Son année de fabrication ? Story-boy, va falloir que tu calmes ta névrosé sur les détails, ça devient inquiétant. "

Lui ne savait rien. Et cela m'a étonné. Lui qui m'avait tout appris, voilà que je connaissais quelque chose qu'il ignorait ? Ça ne collait pas. Alors que nous la pilotions pour aller faire un tour au fond de l'univers, deuxième étoile à droite et tout droit jusqu'au matin, je me suis surpris avec un sourire sur les lèvres en caressant la console. Était-ce moi ou cette dernière vibrait sous mes doigts ?
" Ce sera notre petit secret. " Lui ai-je murmurer. Romni a bien vu que j'avais dit quelque chose, mais je sais qu'il n'a pas compris. Et il n'a pas relevé. Je doute. Dans un sens, je pense vraiment que la rambarde a eu raison de moi. Que pendant un instant, j'ai vu que je voulais voir sans que pour autant que cela soit vrai. Et d'un autre côté, une infime partie de moi espère que c'était une forme de réponse. Ou encore la folie m'ayant caractérisée lors de ma seconde personne ne m'a pas tout à fait quittée. Dans tous les cas, Romni ne saura rien. Parce que même avec tout le respect que je lui dois, il ne comprendrait pas.
380ème année révolue, 81ème sommeil, troisième du nom."


Dernière édition par The Historian le Mar 11 Mar 2014 - 19:57, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Ladies and gentleman, this world that we live in is full of enchantment for those with eyes to see it.   Mar 11 Mar 2014 - 0:55


♦♦ TELL ME YOUR STORY ♦♦


Suit quelques extraits de journaux fort étranges retrouvés aux abords de ce qui semblerait être une tombe antérieure aux premiers colons sur PSRB1620-26C, plus communément appelé Mathusalem Delta.



• CARNET  N°385 – PAGE 153 A 156
" Aujourd'hui, le haut conseil de Gallifrey m'a convoqué pour une réunion importante. Mère ne voulait pas que j'y aille, que je prenne plutôt la fuite. Je n'ai pas compris pourquoi elle prenait ce signe comme quelque chose de néfaste. Elle m'a dit en pleurant que s'ils me contactaient, c'était pour me punir de ma maladie. Foutaises. Je ne suis pas malade. Je vois juste certaines choses que d'autres Time Lords ne perçoivent pas. Mais elle et Père ne le prennent pas cette manière. J'y suis pourtant allé, le plus confiant du monde. Pourquoi devrais-je fuir ? Mère m'a dit adieu, Père n'a rien dit. J'avoue que leur réaction m'est encore maintenant incompréhensible.
Quand j'ai passé les lourdes portes de marbre, j'avoue avoir été impressionné, et je me suis juré de rencontrer celui à qui l'on doit cette merveille, de savoir quand il l'a fait, combien de temps cela lui avait pris, mais malheureusement, je n'étais pas là pour ça. J'ai donc fait face à plusieurs Time Lords, nos anciens. J'ai tenté d'être le plus respectueux possible, mais je ne pouvais cacher mon émerveillement. Ils savaient tant de choses, contrairement à moi qui est encore très jeune. L'un d'eux m'a demandé de m'asseoir sur une chaise qui semblait m'attendre. Ils m'ont alors dit presque mot pour mot ce que Mère m'avait dit quelques heures plus tôt. Que ma maladie pouvait leur coûter du tort, que c'était peut-être dangereux. Je n'en croyais pas mes oreilles. Je leur ai alors expliqué en quoi ils étaient aveugles, comment ils semblaient seulement survoler les événements importants... J'avoue m'être un peu laissé emballer par ma passion. Ça les a déconcertés, il me semble.
J'ai attendu pendant deux heures qu'ils décident ce qu'ils allaient faire de moi. Je dois avouer que je ne comprenais pas leur peur. Ne voyaient-ils pas toute la subtilité des variations temporelles que pourtant ils affirment protéger. Ils m'ont alors proposé quelque chose de surprenant : Un poste de collecteur d'archives pour la MATRIX. Ils ont affirmé que ma passion pour les détails était ce qu'il manquait à leurs brigades. Ils m'ont présenté Romnicartolual, celui qui allait devenir mon parrain. Nous sommes repartis ensemble, il m'a expliqué dans les grandes lignes ce qu'ils faisaient : Plusieures esquades composés de sept Time Lords étaient envoyés aux quatre coins du temps et de l'espace, s'installant à des dates et lieux importants pour faire un rapport complet sur ce qu'il allait se passer, puis déposer ce rapport aux grand Archivistes de la MATRIX.

Alors nous y voilà. Mes qualités ont enfin été remarquées à leur juste valeur. Demain, je pourrais enfin exploiter mes compétences au maximum. Père sera fier de moi.

201ème année révolue, 23ème sommeil, premier du nom. "




• CARNET N°592 – PAGE 75 A 78
" Ces cent dernières années et comme je l'ai déjà écrit précédemment, être docile est important. Toujours observer, jamais interférer. J'ai suivi avec un intérêt et excitation non feins nos enquêtes et Romni ne cesse de me charrier avec ça. Il me dit qu'être sans arrêt aussi joyeux quant à notre travail est étrange. Et pourtant, nous avons vu tant de choses, nous formalisant sur l'espèce humaine : la conclusion de la guerre de sécession, l'implantation du drapeau américain sur la première colonie humaine hors du système solaire, autant de dates et de situation délicieusement intéressante. Mais en relisant quelques notes dans le carnet n°406, je suis parti dans la bibliothèque du TARDIS pour retrouver une copie du rapport quant à la signature des accords de Genève. Cette pièce est bien ma préférée. C'est vrai, c'est la plus intéressante et la plus utile. Enfin, je me comprends. Un tel puits de savoir....
Je me suis laissé aller dans la lecture de dossiers qui n'avaient plus rien à voir avec mes recherches initiales et je suis tombé sur CE dossier. Les plus grands secrets et mystères de l'espèce humaine encore irrésolu. L'assassinat d'un président américain aimé, la zone 51, la mort subite de leur pape Jean-Paul premier, l'affaire Roswell, la bataille des plaines d'Abraham.... Mais ce qui à retenu mon attention fut l'Homme qui est entré dans la légende. Jack the Ripper. Le tueur en série ayant tellement attisé la curiosité des foules que tout un imaginaire lui est consacré. J'ai quelques fois entendues parler de lui, mais savoir que jamais personne n'a su expliquer précisément le pourquoi de cette soudaine folie meurtrière qui fut stoppé aussi brutalement qu'elle a commencé me fascine énormément. Un homme ne se met pas à tuer sans raison et ne cesse pas aussi brutalement. Ce n'est pas que ce n'est pas possible, c'est tout juste que ça n'existera pas. Il n'y a pas de logique dans tout cela. L'univers entier est logique. Et ce comportement ne l'est pas.
Je suis allé voir Romni pour lui demander quelques explications. En plus de continuer de m'affubler de ce surnom idiot "L'Historien" -
"Mais tu verras ! " m'as-t-il dit en riant. " C'est un titre de TL. Un jour, tu verras, tu le prendras au sérieux ! " Il rêve oui ! - il m'a dit que cette période était trouble et les TARDIS n'aiment pas y aller. Je sais bien que les TARDIS ont aussi une partie organique, mais tout de même. Cela reste des machines et ils se doivent de faire ce qu'on leur demande, non ? Mais apparemment, ce n'est pas comme ça que cela fonctionne. Foutaises ! Ne se rend-il pas compte que ce mystère si grand peut-être résolu si simplement en atterrissant durant un de ses meurtres, regarder par la vitre et savoir enfin qui il est ! Ses motivations peuvent être trouvées par la fouille de son passé. Son brut arrêt, en observant dans sa time line les événements suivant son dernier exploit - sûrement une arrestation pour autre chose, une mort ou un accident bête - . Les humains sont si fragiles...
Mais encore une fois, ça ne fonctionne pas comme cela. Des fois, je me demande ce ce qu'ils ont bien dans la tête. "

304ème année révolue, 157ème sommeil, premier du nom. "




• CARNET N°701 - PAGE 102 A 103
" Enfin ! Enfin, ce jour que j'ai TANT attendu arrive enfin ! Après avoir saoulé Romni et les autres sur Jack depuis que j'ai découvert ce dossier, il y a bientôt 50 ans de cela, ils ont enfin accepté de me faire une faveur. D'ordinaire, je note le compte-rendu de ma journée quand je m'apprête à dormir, mais là, je n'ai pas pu attendre. Je ferrai donc un second compte rendu tout à l'heure. Mais l'excitation est à son comble et il serait dommage d'y passer outre. Comme je disais donc, bientôt 50 ans et cette fois, avant d'aller rendre le rapport sur les révoltes des colonies de la constellation d'Huxboros devant la grande instance et la première royauté de la terre - qui mènera dans deux ans à l'indépendance et d'ici 100 ans,le plus puissant empire autonome depuis la Rome antique -, ils ont accepté de faire un saut à Londres, la veille du dernier meurtre de Jack et ils viendront me rechercher au pied du big ben le lendemain en fin d'après-midi. Ils prennent beaucoup de risque en faisant cela, et je ne les remercierais jamais assez. Maintenant, il est temps de poser ma plume jusqu'à ce soir et prendre de maigres dispositions quant à ce qui m'attend.

Voilà. Première journée seul sur Terre. Habituellement, j'aurais été heureux de la situation, mais ce n'est pas vraiment le cas. Disons que tout ne s'est pas vraiment passer comme prévu. Romni m'avait prévenu, que notre TARDIS avait vraiment du mal a attiré à cette époque et c'était bien la première fois que je voyais ce vaisseau trembler comme s'il y avait une explosion. Deux fois, il s'est posé, mais n'est resté que quelques secondes en place. Au bout du troisième essai, Romni m'a dit que c'était bon, on s'arrêtait après ça. Mais je ne l'ai pas écouté. Quand j'ai senti cette secousse caractéristique atterrissage, j'ai ouvert la porte et ai sauté dans la rue. À peine avais-je posé le pied au sol que le vaisseau repartait presque sans bruits. Mais je m'en fichais. J'avais réussi ! Quels que soient leurs dires, quel que soient leurs doutes, j'avais réussir à me retrouver à la fin du 19e siècle, sur la terre, à Londres, et la possibilité de percer ce mystère. Mais mon enthousiasme est très vite retombé. Passant devant un kiosque à journaux, j'ai très vite compris que tout n'était pas si parfait. J'étais bien le 8 novembre, certes, mais non pas en 1888, mais 21 ans plus tôt.
Un poil en avance. Dommage. C'était si bien partit. "
359ème année révolue, 77ème sommeil, premier du nom. "




• CARNET N°701 – PAGE 141 A 144
"Deux semaines que je traîné dans les rues. J'ai un endroit où dormir certes, mais je commence déjà à m'ennuyer. Enfin, m'ennuyer... J'ai fait une rencontre pour le moins inattendue. Je traînais dans une rue et ai débouché sur un boulevard. C'est une petite musique qui a attiré mon attention. Sur un trottoir se trouvait un homme, faisant jouer quelques personnages de carton sous la forme de petit théâtre. Je crois que c'est la chose la plus primaire et à la fois la chose la plus adorable qu'il m'est été donné de voir jusqu'alors. Et pourtant, j'en ai vu des choses. Mais le visage illuminé des enfants est un spectacle fabuleux. Je ne connaissais pas cette tendresse dont j'étais capable au fond.
Et puis elle est arrivée. Si un visage souriant d'un enfant est adorable, son sourire a elle est un éclat d'étoile brisée. Je l'ai d'abord observé de loin, mais elle avait aussi un intérêt pour le petit théâtre et c'est approché. J'ai eu l'audace de venir lui parler. Nous avons longuement discuté. Les contacts me manquaient et je dois avouer que cela faisait vraiment du bien d'avoir une conversation. Son rire est le son le plus doux que j'ai entendu jusqu'alors. Elle m'a dit, mine de rien, qu'elle allait revenir le lendemain pour assister à un autre de ces spectacles de rue. Une invitation à nous revoir. J'avoue être impatient...
Mais il faut que je fasse attention. Elle m'a dit mon nom et je le connais. Mary Ann Walker. La toute première victime de Jack... Elle n'a plus que 21 ans à vivre et elle l'ignore. Je ne dois pas interféré. Je suis un seigneur du temps. Mais pourrais-je respecter cette règle toutes ces années ?
359ème année révolue, 89ème sommeil, premier du nom. "




• CARNET N°701 – PAGE 153 A 154
" Ces deux dernières années étaient une idylle incroyable dans la campagne de Londres. Moi, et Mary Ann. Nous avons fuit Londres pour nous marier. Je ne pouvais la laisser à Londres en sachant ce qu'elle allait devenir et ce qu'elle risquait.
Oui, j'ai transgressé ma propre règle. Mais je l'assume totalement.

Même si tout allait bien au départ ... Quelque chose a changé. Je sens que quelque chose ne va pas. Avant, elle et moi travaillions tous les jours sur nos créations théâtrales - car oui, c'était nos créations et pas seulement les miennes. - mais elle a cessé de m'aider.
Cela fait bien longtemps que je n'ai pas écrit un compte-rendu de journée passable. Mais il se trouve que j'ai tellement de choses à faire, peu de situations a géré, mais... Mary Ann veut des enfants. Je ne peux pas lui en donner, elle ne sait pas ce que je suis. Avoir un enfant Seigneur du temps... J'ai bien peur qu'elle en perde l'esprit. Et tout cela a jeté un froid entre nous. Maintenant, elle disparait des heures entières, j'ignore où elle va et je m'inquiète. Quand elle reviendra ce soir, je veux lui parler et mettre les choses au clair, lui expliquer. C'est pourquoi j'écris ce petit passage, pour marquer le coup.
J'espère que tout va bien.
362ème année révollue, 15ème sommeil, premier du nom."




• CARNET N°701 – PAGE 154 A 159
" Je m'étais déjà fait cette réflexion, des années plus tôt.
" Les humains sont si fragiles..."

Mais nous, Seigneur du temps, le sont tout autant, d'une autre manière seulement. Et les humains, nous prenant comme leurs égaux, pensent savoir se débarrasser de nous comme s'ils se débarrassaient d'un de leur congénères. Ils sont si puérils...

Hier, je voulais marquer le coup, mettant quelques notes dans ce journal et reprenant une vieille habitude qui s'était effacée durant les deux années aux côtés de ma Mary Ann bien-aimée. Je voulais tout lui avouer, le pourquoi de ma venue à Londres lors de notre rencontre, pourquoi je lui avais demandé sa main aussi vite, pourquoi je l'avais embarqué dans ma fuite hors de la capitale, ce que j'étais vraiment et pourquoi j'angoissais tant à l'idée de lui offrir une grossesse qu'elle désirait pourtant. Mais je n'en ai pas eu le temps.
Elle est rentrée, oui. Et cela faisait longtemps que je ne l'avais pas vu aussi souriante. Je me suis approché, lui rendant son sourire que je croyais aimant. Je me fourvoyais. Ses longues heures d'absences injustifiées... J'aurais du m'en douter. J'aurais dû le sentir arriver. J'aurais dû comprendre. Ma candeur me perdra.
Non.
Ma candeur m'a perdu.

C'est quand j'ai vu l'éclat de soleil se refléter dans l'arme qu'elle tenait que j'ai compris. Et l'homme qui se tenait derrière elle m'a un peu aidé, je dois l'avouer. Je n'ai pas senti la balle. Du moins, pas tout de suite. C'est quand je me suis écroulé au sol que la douleur m'a terrassé. J'ai senti mon sang s'écouler lentement sur le sol alors qu'elle claquait la porte derrière elle. J'ai entendu l'homme lui crier qu'elle était folle, qu'elle n'aurait pas dû me tuer, et elle lui répliquer que je ne l'aurais jamais laissé partir, parce que je l'aimais trop.
Me tuer...

Ils étaient déjà loin quand je me suis régénéré.

Je me suis écroulé, jeune et plein de vie. Et quand je me suis redressé, j'étais désormais d'âge mur et désillusionné. Adieu la candeur. Adieu la douceur. Adieu l'enfance. Bonjour, second Gabriel.

L'amour ne mène a rien, la gentillesse non plus.
363ème année révolue, 16ème sommeil, deuxième du nom."




• CARNET N°701 – PAGE 161 A 164
" Que les humains sont futiles. Sans goût. Sans intérêt. Fades. Londres est finalement bien triste. Je regrette vraiment de m'être embarqué dans cette histoire. Pourquoi ma première personne s'intéressait-elle tant a l'espèce humaine ? Je ne comprends vraiment pas cet intérêt.
Seuls les enfants sont dignes d'intérêt. Je regrette un peu leur émerveillement enfantin. Je continue de faire des petits théâtres, juste pour m'abreuver de leur joie devant ces petits bouts de carton. Et a Londres, il est simple d'avoir un public attentif. Tellement attentif qu'ils en veulent toujours plus. J'ai monté de nombreuses histoires avec trois bouts de carton et quelques bouts de bois. Mais avec un peu de travail, j'ai pu en faire plusieurs et commence même à les vendre. J'ai racheté d'autres carnets. Je les griffonne d'histoires enfantines et autres contes. Je les vends au même établi que les théâtres. Chaque carnet est unique.
Et mon capital commence à augmenter. Je peux désormais louer non plus une simple chambre, mais un véritable appartement. Et plus je vends, plus j'amasse d'argent. - D'ailleurs, je ne pensais pas un jour me découvrir une passion pour ce qu'ils appellent "Costards". Quelle invention tout de même. -

Aujourd'hui, un homme est venu me prendre a part près de mon petit théâtre de rue. Il voulait savoir d'où me venait toute cette inspiration et comment j'arrivais à tenir l'allure. Il m'a même proposé d'acheter mes concepts et de m'en donner un pourcentage permanent. J'avoue n'avoir aucune connaissance dans la finance, le commerce et autres concepts qui me sont flous. Mais je vais m'y intéresser.
366ème année révolue, 87ème sommeil, deuxième du nom."




• CARNET  N°701 – PAGE 164  A 167
" Je ne pensais pas un jour me retrouver dans cette situation. Le temps a passé, mon capital a augmenter et me voilà a côtoyer la petite bourgeoisie. Les humains sont si étranges. Les femmes notamment. Elles sont si marrantes, ont glousser et chercher à me charmer. Le corps d'une femme n'est même plus agréable sous mes doigts. On peut dire que cette nouvelle vie est un changement radical. Le seul attrait que je peux avoir est la douceur de leur peau du cou quand ma main s'y attarde. Les humains sont si fragiles... Si je serrais d'un seul coup, que se passerait-il ? Elles tomberaient raides morte, sans aucune régénération possible. Et si je sérais le cou maintenant, je changerais l'histoire non ? Elle ne mettrait pas au monde tel ou tel enfant, n'engendreraient pas tel ou tel riche famille destinée a changer la face de leur petit monde étriquer, ou que sais-je encore ?
Si je les tuais maintenant, est-ce qu'on m'attraperait ?
372ème année révollue, 187ème sommeil, deuxième du nom. "




• CARNET N°701 – PAGE 167 A 170
"Mon esprit continue de me jouer des tours. Je ne peux prendre mon pied avec le corps d'une femme que quand mes mains se resserrent sur leur cou fragile... Aucune n'a encore succombé, certaines ont même pris leurs pieds et en redemandent. Tout est si étrange désormais. Je vis ma vie comme dans un rêve. Tout est si flou. Tellement flou... Et mon esprit ne me répond plus et fait revenir les fantômes du passé. Au croisement d'une rue a putes - de charmantes demoiselles en sommes : elles se laisseraient étrangler jusqu'à expier leur dernier soupire pour une poignée de pièces... Et j'adore ça - j'ai cru la voir. Ou plutôt non, je n'ai pas cru. Je l'ai vu. Elle était là, faisant le tapin. Mary Ann, L'univers sait rattraper les gaffes des seigneurs du temps. Je l'ai éloigné de Londres pour la sauver. Elle m'a tué. Elle est de nouveau à Londres, faisant ce travail fort intéressant qui va la conduire à sa perte. L'univers rattrape toujours nos gaffes.
Je ne lèverais pas le petit doigt pour te sauver, chérie. Ne compte pas sur moi. Je me délecterais d'ailleurs de ta mort, tu n'auras que ce que tu mérites. Dix-neuf jours, ma chérie. Dix-neuf jours...
379ème année révollue, 356ème sommeil, deuxième du nom. "




• CARNET N°701 – PAGE 170  A 175
" L'odeur du sang d'une pute est tellement agréable. Jamais je ne pensais sentir cette excitation, celle puissance. Je me suis approché. Elle ne m'a pas reconnu. Je l'ai payé. Je l'ai tué. J'ai vu l'étincelle s'éteindre dans ses yeux. Les humains sont si fragiles. TROP FRAGILES. Je n'ai pas le temps de me délecter de ma vengeance. Mais j'avais tellement lu le rapport de sa mort que je savais exactement quoi faire. Je savais ce que j'avais à faire. Le couteau a glissé. La peau s'est tranchée. Quelle douce sensation que de prendre une vie. Mais ce n'est pas assez. Ma vengeance n'est pas assouvie. Mary Ann vient d'être découvert et je ne me suis pas encore détaché de tout le sang qui a imbibé mes vêtements, taché ma peau et salit le papier. Ce n'est pas assez. Ce n'est pas assez. Il m'en faut plus. PLUS. TOUJOURS PLUS !380, 10, deuxième"



• CARNET N°701 – PAGE 175  A 180
" Nouvelle vie. La seconde fut courte. Mais me voilà avec un nouvel air, un nouveau corps, une nouvelle personnalité.... Et je suis enfin débarrassé de ces pulsions. L'univers est intéressant, non ? Je suis venu sur Terre pour enquêter sur Jack the Ripper et par une étrange succession d'événements, il se trouve que c'était moi, Jack the Ripper. Je dois avouer que maintenant que j'en suis libéré, cela fait froid dans le dos.
Ce fut une loooongue journée. Ginger, la petite dernière, venait a peine d'expiré. Comme les autres, je l'ai... Je l'ai... Mutilé, mais ma soif de sang n'était pas encore assouvie. Pire, c'était comme si cette soif grandissait à chaque acte. Je ne pouvais me stopper seul. C'est en sortant dans la petite ruelle qu'elle m'est tombée dessus. Une silurienne. J'ignorais qu'ils étaient toujours en vie. Mais je n'ai pas vraiment eu le temps de réfléchir, cette silurienne m'a sauté dessus et j'ai senti le froid de sa lame pénétré mon cou et s'enfoncer un peu. Je me suis de nouveau écroulé a terre. Elle allait se jeter sur moi pour m'achever quand le processus de régénération s'est activé. Et en moins de temps qu'il ne fallait pour dire, je me suis retrouvé assit sur le sol, un sourire sur le visage et libéré de toute obligation. Je l'ai enlacé, l'ai remercié. Elle avait fait ce qu'il fallait. Mais elle semblait soucieuse, me tenant loin d'elle avec son arme. Mais apparemment, cette Madame Vastra savait a qui - enfin plutôt a quoi - elle avait affaire, bien qu'il lui fallut quelques minutes d'arguments de ma part pour la convaincre que j'avais changé du tout au tout. Elle m'a donc laissé m'en aller, sautillant et de nouveau heureux, après m'avoir fait jurer de ne plus jamais revenir à Londres, ou j'aurais affaire à elle.
Je ne m'en fais pas. Parce que le temps avait passé et si tout s'était passé comme prévu, mon bon vieux Romni m'attend à bord de notre vaisseau au pied du Big Ben.
Et en effet, à 10 heures du matin, j'ai vu atterrir à quelques mètres de moi le vaisseau, sous sa forme habituelle de colonne Moris. Je n'ai pas réfléchi, me souvenant de la difficulté avec laquelle nous avions atterri 21 ans plus tôt et ai ouvert brutalement la porte, sautant à plat ventre dans le vaisseau. Et j'avais bien fait, parce qu'a peine la porte claquée derrière moi, le vaisseau repartait. Je suis resté allongé au sol, haletant, un sourire sur les lèvres. La tête de Romni s'est placée juste devant moi. Il fronçait les sourcils.
" .... Vous êtes qui vous ? " Mon éclat de rire ne lui a pas plus et que je lui saute au cou non plus.
Alors je me suis calmé et lui ai expliquer la situation. Le fait que les soubresauts du TARDIS m'avaient laissé 21 ans trop tôt, que je m'étais régénéré, que j'avais quelque peu... Péter les plombs. Il s'en est voulu le pauvre, malgré le fait que je lui ai expliqué que ce n'était pas si grave que ça. J'avais mûri. On a tous besoin d'épreuves dans une vie, non ?
C'est là que j'ai remarqué qu'il était seul, et son air grave ne me disait rien de bon. Il m'a expliqué à son tour. La guerre, sa fuite et la soudaine disparition de Gallifrey. Cela faisait 30 ans qu'il fuyait et il m'a avoué, honteux, qu'il m'avait oublié et que ce n'était que par hasard qu'il s'était retrouvé ici.
" Erreur de manipulation. Je n'ai pas compris comment, mais c'est le TARDIS qui s'est posé ici. "
Je ne lui en veux pas. Je comprends même. Je ne lui en tiendrais pas compte. Nos vies sont trop longues pour nous encombrer avec de tels sentiments néfastes. Je sais de quoi je parle.
380ème année révolue, 80ème sommeil, troisième du nom. "




• CARNET N°702 – PAGE  10  A  15
" J'ai eu de longues journées dans ma vie. Mais celle-ci est sûrement la plus longue et la plus douloureuse. Il y a quelques jours, nous avons décidé d'un commun accord de nous poser quelque temps sur une planète pour nous reposer quelque temps. Nous avions donc choisi la planète Ximinglio habitée par une race d'alien semblable aux humains, en étant beaucoup plus intéressante. Ils ont cette particularité d'avoir une peau délicieusement douce quand il se met a pleuvoir - Hmphr, je m'égare.... Au fond, pas tant que ça. - Je le sais, parce que je me suis trouvé un amant-là bas. Et pas n'importe qui.... Le fils du baron Yid'kaje. La vingtaine, plutôt beau garçon, sur de lui... Et condamné a épouser la princesse. Quand je dis princesse, tout de suite on pense à la jeune damoiselle, douce et pieuse, blablabla.... Mais en fait, pas du tout. Elle ne porte Princesse que le titre. Elle n'a aucune allure, aucune classe et surtout est de 30 ans son aîné. Je sais. D'habitude, c'est le cas inverse. Le vieux prince croupi, épousant la douce et frêle damoiselle a peine a l'âge adulte. Enfin bref. Je m'amusais bien avec ce baron. Personne ne le savait, on était discret. Ça n'allait pas aller bien loin, quelques jours plus tard, ils allaient être mariés. Mais cet abruti est venu me voir pour me remercier de lui avoir ouvert les yeux. Et il est allé voir la princesse pour décliner le mariage.
Ça n'a pas vraiment plus.

Entre Jack the Ripper et la guerre civile que j'ai déclenché, je crois que je porte la poisse.
Mais le pire, c'est Romni.

Personnellement, je voulais retourner auprès de Fairy, mais lui - se comportant étrangement depuis quelques mois - s'est jeté corps et âme dans une bataille. J'ai eu beaucoup de mal à le ramener dans le TARDIS. Il voulait y retourner, mais il s'était pris plutôt coup de couteau dans le ventre. Il s'est effondré dans mes bras, pleurant la perte de Gallifrey, sa couardise, sa lâcheté, son envie d'en finir... Et alors qu'au creux de mes bras, il se régénérait, j'ai constaté avec effroi que son esprit s'était encore plus perdu que le mien a Londres. Alors j'ai fait ce que tout ami aurait fait. Je lui ai accordé sa demande. Fairy et moi lui avons donc un lourd verrou psychique, peut-être un peu trop lourd, de telle sorte qu'il n'ait aucun souvenirs. Aucun. Je n'ai même pas réussi à lui implanter de faux souvenirs. Je lui ai glissé la montre dans la poche de sa veste.

J'ai observé le nouveau Romni, petit humain tout neuf.
" Qui êtes-vous ? .... Qui suis-je ? " Je lui ai souri, lui ai dit que tout irait bien. Qu'il s'appelait Romain, qu'il n'avait pas à s'inquiéter et que j'allais m'occuper de lui. Je lui ai donné quelques vêtements, de l'argent. Il est resté assit sur le siégé à me regarder m'affairer à la console, le cœur lourd de perdre un tel ami. Fairy s'est posé sur Terre, Londres, année 2011, calendrier grégorien. Puis j'ai ouvert la porte et lui ai proposer d'aller boire un café. Il n'en n'avait jamais goutter et n'aimait pas du tout cela. Il voulait savoir qui j'étais, qui il était, ce que nous faisions là, tout cela... Je lui ai offert un sourire et lui ai promis de tout lui expliquer juste après mon cours passage a la salle d'eau.

Je suis sorti par la porte arrière et suis retourné auprès de Fairy.
J'ai pleuré pour la seconde fois de ma vie. Et j'espère vraiment pour la dernière fois.
405ème année révolue, 225ème sommeil, troisième du nom. "




• CARNET N°707 – PAGE 117 A  123
" Je m'ennuie. Je m'ennuie, je m'ennuie, je M'ENNUIE ! C'que c'est CHIANT de voyager seul putain ! Pas d'idée de voyage ! Au moins à deux, on peut s'amuser. Je me suis posé sur la face cachée de la lune histoire d'aller me poser dans la bibliothèque histoire de trouver une situation historique n'importe où et n'importe pour aller y assister en vrai. Et je suis tombé sur ce bouquin. Un truc énorme. C'est le délire humain appelé la Bible. J'ai feuilleté quelques pages. C'est marrant. Vraiment. Et je suis tombé sur la naissance de leur messie, avec une annotation rajouter par la main de Romni - enfin Romain -. " Père : Mendax. " .... J'avais déjà entendu parler de ce Seigneur du temps. Mais s'il est vraiment le père de cet enfant... Il a fait fort. Owi, il est fort. J'éclate de rire.
Il a fait pire que moi pour le coup !

De retour dans la salle des commandes, j'ai donc entré les coordonnées, chantonnant à l'adresse de Fairy qu'on allait bien s'amuser pour le coup.

Je suis donc arrivé près de la jolie ville de Mathusalem et ai commencer à me promener. Et je suis tombée sur elle. La fameuse Marie. Je n'ai pas pu m'empêcher d'aller la voir, lui offrant un magnifique sourire.
" Félicitation ! " Lui ai-je dit.
" Pour quoi ? " M'a-t-elle demandé.
" Et bien, pour votre fils bien sûr. Je m'appelle Gabriel. Je suis très heureux de vous rencontrez. " Ce n'était pas tout à fait vrai, ça m'amusait plus qu'autre chose, mais qu'importe. Quand je l'ai vu écarquiller les yeux, j'ai su que j'avais fait une gaffe. Encore une.
" Mais je ne peux être enceinte ! Je- Je suis toujours vierge. "
Oh. Pas encore au courant....
" ... ... Oui. Oui oui. Oui bah.... Grossesse surprise ! " je n'ai pu retenir un rire nerveux. Elle a commencer a pleurer.
" Je ne peux être enceinte, je ne peux pas ! Je vais me faire lapider ! "
" Mais... Mais non. Le père ne le permettrait pas. " Quoique... Si tout ce qui est dit sur lui est vrai, il serait surtout du genre à jeter la première pierre, mais nous passerons cela sous silence.
" Le... Le père ? Mais qui est le Père ? "
" Oooh. Euuuh... C'est un vrai mystère si vous voulez mon avis. "
" Un... Un mystère ? Mais.. Mais... Est-ce une grossesse divine ? "
.... Elle était un peu conne quand même hein. Il ne sait vraiment pas les choisir, je crois.
" ..... Ouiiiiiiiiii. Voilà, c'est ça. Mendax, Dieu, Grand Mystère... Il aime bien les surnoms. Dites le quand on vous demandera comment c'est possible. ' C'est la volonté de Dieu ! ' "
" Oh, quelle grande nouvelle ! Je dois l'annoncer à mon époux ! "

Je l'ai regardé partir en sautillant de joie.
Je crois que jamais je n'avais eu affaire à demoiselle aussi conne...
En tout cas, je connais un Seigneur du Temps qui ignore jusqu'à mon existence et qui pourtant me doit un verre. Voire même, une bouteille.
Après Jack The Ripper, voilà que je suis l'archange Gabriel. Acclamez-moi.
408ème année révolue, 277ème sommeil, troisième du nom. "




• CARNET N°711 – PAGE 22 A 25
" Voilà deux semaines que je me suis permis ses vacances sur Terre. Je ne pensais pas prendre autant plaisir sur cette planète avec mon passif, mais hé, que voulez-vous. Les gens changent. Et oui. J'ai pris du plaisir. Je ne me suis pas attaché, je n'ai pas fait de grosses bêtises... Je profite de la vie offerte par l'humanité au maximum.
Et aujourd'hui, pour continuer dans le cliché du "On recommence comme par le passé", j'ai fait une rencontre pour le moins inattendue. J'étais dans un bar plutôt sympa, avec de beaux mecs un peu partout - le premier qui dit que je suis un obsédé, je le jette dans le soleil, compris ? - quand on m'a agrippé par le col et non pas pour faire des cochonneries surprises comme dans mes rêves les plus fous, mais plutôt pour m'emporter à l'extérieur et tenter de me défaire la mâchoire à coup de poing. Quand j'ai réussi à me défaire de cette folie passagère, j'avoue ne pas avoir pu répliquer.
Devant moi se trouvait Romain, me fusillant du regard. Mais lui s'est de nouveau jeté sur moi et nous nous sommes battus pendant quelques longues minutes tout de même. À la fin, tous les deux épuisés de ne pas avoir gardé l'avantage assez longtemps pour mettre l'autre KO, on s'est retrouvé assit par terre, en nage et sang, riant comme deux grands gamins.
" Et bah putain. Un an pour aller aux chiottes et revenir. Ça va, tu prends a peine ton temps, toi. "
Même humain, il gardait cet humour noir de merde. J'aurais voulu repartir, j'aurai DU repartir sans le regarder. Mais que voulez-vous. Même humain, il reste celui qui s'est permis de m'affubler d'un titre que je ne voulais pas et dont je ne peux plus me passer maintenant. C'est Romain qui m'a tout appris. C'est Romain qui.... Enfin, c'est Romain quoi. Je ne devrais pas, c'est la seule personne que je me dois d'éviter dans tout l'univers - en plus de Madame Vastra bien sur - et il faut que je tombe justement sur lui.

L'univers est logique. L'univers est bien fait. Tout a toujours un sens. Alors oui, on a passé la nuit ensemble. Oui, je ne vais sûrement pas réussir à me débarrasser de lui aussi facilement. Mais que voulez-vous.
C'est Romain.
424ème année révolue,124ème sommeil, troisième du nom. "




• CARNET N°712 – PAGE 54 A 56
" Je savais que ça n'allait pas durer. Mais au moins, je n'ai pas voyagé seul durant les cinq dernières années. Je venais le chercher, on voyageait quelques mois ensembles, puis je le re déposais comme s'il n'avait pas quitté la Terre. J'attendais un bon mois, puis revenais le chercher et lui me disait avec un rire que cela ne faisait qu'une heure que l'on s'était quitté.
Ce que je peux aimer son rire. Alors oui, pour moi, c'était cinq ans, mais pour lui seulement trois ans et quelques mois. C'est moi qui ai décidé qu'il était temps d'arrêter. Romni voulait une vie humaine normale, loin des tribulations Time Lordienne et voilà que j'embarquais Romain de nouveau. Je ne le respectais pas.

Alors voilà. Je l'ai laissé au coin d'une rue Londonienne. Il m'a souri en me disant à la prochaine. Oui, j'ai fait comme la première fois. Je ne suis pas revenu.
429ème année révolue, 111ème sommeil, troisième du nom. "




• CARNET N°714 – PAGE 144 A 147
" Je n'ai pas pu tenir. Et je dois avouer que j'ai bien fait... Même pas un an que j'ai laissé Romain derrière moi, mais il m'était difficile de voyager sans lui. Alors avec Fairy, nous sommes allés en 2045 pour le revoir. Une dernière fois, promis. Je l'ai cherché un peu partout et j'avoue n'avoir jamais pensé le trouver à l'hôpital. Il était là, dans ce lit. Alzheimer, m'ont dit les infirmières. Un peu précoce. À 51 ans... Peut-être le verrou psychique que je lui ai apposé des années auparavant n'est sûrement pas étranger à son état. Quand il m'a vu, il m'a souri, me reconnaissant. Je ne sais pas s'il avait une passe de lucidité ou il se souvenait vraiment de moi. Qu'importe. Je lui avais apporté du chocolat. Je sais qu'il aime le chocolat.

" Je sais que je perds totalement la tête, mais je sais que tu es retard. C'est ta marque de fabrique ou quoi ? "

Il est con cet enfant. Mais il sait me faire rire. Nous avons longuement parlé, ressassant le passé avec beaucoup de nostalgies et de tristesse de ma part. Il m'a osé... Il m'a osé me dire que les plus belles années de ma vie étaient celles qu'il avait passées à mes côtés. Je l'ai regardé pleurer de bonheur. J'étais juste à côté de lui, assit sur le bord du lit, à le regarder regretté inconsciemment. Il m'a attrapé par le bras et m'a embrassé comme il l'avait fait de nombreuses fois auparavant.
Ce qui s'est passé ensuite ne regarde que nous.

Et je suis de retour sur la route.
429ème année révolue, 257ème sommeil, troisième du nom. "



Dernière édition par The Historian le Mar 11 Mar 2014 - 19:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ladies and gentleman, this world that we live in is full of enchantment for those with eyes to see it.   Mar 11 Mar 2014 - 2:06

       Franchement ça vallait le coup d'attendre parce que c'est juste trop bien Very Happy     .
Je te redis pas bienvenue vu que je suis entrain de te parler sur la CB, c'est juste pour squatter ta fiche parce que j'aime ça xDD   
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MessageSujet: Re: Ladies and gentleman, this world that we live in is full of enchantment for those with eyes to see it.   Mar 11 Mar 2014 - 10:33

Très belle fiche vraiment. Un Time Lord beau gosse avec de l'humour, que demandez de plus ? Hâte de te voir rp avec ce perso.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Ladies and gentleman, this world that we live in is full of enchantment for those with eyes to see it.   Mar 11 Mar 2014 - 11:08

(re) Bienvenue  I love you 
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MessageSujet: Re: Ladies and gentleman, this world that we live in is full of enchantment for those with eyes to see it.   Mar 11 Mar 2014 - 11:19

Meurchi a touuuuus (a)

Well, petit message pour les admins : J'ai un doute quant au TARDIS, le fait qu'elle écrive sur l'écran "JE.SUIS.LA", donc si au cas où cela ne fonctionne pas pour vous, pas de problème, j'aurais une petite pirouette qui reviendra au même sans être Exactement une communication directe.

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MessageSujet: Re: Ladies and gentleman, this world that we live in is full of enchantment for those with eyes to see it.   Mar 11 Mar 2014 - 20:26

J'ai fini toutes les modifications~ J'espère que ça conviendra

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MessageSujet: Re: Ladies and gentleman, this world that we live in is full of enchantment for those with eyes to see it.   Mar 11 Mar 2014 - 20:56

Mouhahaha! Allez c'est bon =)

“ welcome in the game !

Félicitations, ton personnage est validé ! Tu peux désormais commencer le jeu en créant tout d'abord tes fiches de topics et de liens, en remplissant bien ton profil et en faisant recenser ton avatar ici. N'oublie pas de nous prévenir en cas d'absence, ici. Si tu as la moindre question ou réclamation à faire, adresses-toi aux administrateurs et modérateurs, ils se feront une joie de te répondre. Bon jeu à toi !

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MessageSujet: Re: Ladies and gentleman, this world that we live in is full of enchantment for those with eyes to see it.   Mar 11 Mar 2014 - 20:59



            

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MessageSujet: Re: Ladies and gentleman, this world that we live in is full of enchantment for those with eyes to see it.   

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Ladies and gentleman, this world that we live in is full of enchantment for those with eyes to see it.

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