TOP
SHOW



 
MERCI DE NOUS AVERTIR DE VOS PRÉSENTATIONS TERMINÉES DANS CE TOPIC.
BIENVENUE Invité !
FORUM RPG BASÉ SUR LA SÉRIE DOCTOR WHO.
REJOINS-NOUS VITE SUR LE TOP SITE DU FORUM !

Partagez | .
 

 Ave Caesar, morituri te salutent - Feat. Marley A. Jones [Rome, 47 av J.-C.] - Terminé

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar

« I can see you... »
« I can see you... »



Traces de mon passage : 3152
Mon arrivée : 01/03/2012

MessageSujet: Ave Caesar, morituri te salutent - Feat. Marley A. Jones [Rome, 47 av J.-C.] - Terminé   Mar 8 Avr 2014 - 17:48



Ave Caesar, morituri te salutent.

Feat. Marley A. Jones


Dormir c'est important, c'est même littéralement vital. L'être humain a idéalement besoin de huit heures de sommeil, pour les Seigneurs du Temps, c'est un peu différent. Ils courent partout, sans jamais s’arrêter, et n'ont besoin que de quelques heures de sommeil pour être parfaitement reposés. C'est ainsi qu'après avoir mit le Tardis en orbite autour des Arabesques et après avoir vérifié que Marley dormait toujours, le Professeur s'était décidé à rejoindre sa chambre. Une fois de plus, la porte avait changé de place mais il ne lui fallu que quelques minutes pour la retrouver. Était-ce son instinct qui lui indiquait le chemin? Ou Bro décidait de la faire apparaître sur son chemin? C'était une simple plaque d'un noir presque parfait faite d'une matière qui n'avait rien de comparable. A son approche, et lorsqu'il avait posé la main sur le bloc noir, il s'était divisé en deux parties parfaitement égales, coulissant à la fois vers le haut et sur le côté et à peine Prof était-il entré que les battants étaient revenus à leur place, reformant un seul et même bloc noir comme si rien ne pourrait jamais le briser. Se déshabillant au rythme de ses pas, il était allé prendre une bonne douche avant de se laisser tomber dans le lit, tirant les draps sur sa peau nue, laissant le sommeil le gagner... C'est donc quelques heures plus tard qu'il s'était réveillé, prenant quelques minutes pour observer l'espace étoilé à travers la baie vitrée, constatant qu'il n'avait même pas prit le temps de mettre un quelconque vêtement pour dormir. La lumière tamisée qui venait de s'allumer lui avait permit de constater que sa peau n'était plus dorée, son corps avait fait son boulot et c'était très bien comme ça. Entre sa couleur de peau normale, la peau dorée, et sa peau noire s'il s'était téléporté... On aurait pu en faire un stylo bic. Se levant, il s'était approché de ses vêtements de la veille pour en sortir le petit bocal plein d'or qu'il avait récolté sur Aurum. La poudre était intacte, elle ne s'était pas tassée, elle ne s'était pas liquéfiée, ni même liée en un bloc complet, c'était tout à fait fascinant. Son regard observait l'or avec avidité mais ce n'était pas la richesse qu'il inspirait en lui... Un simple rappel à ses souvenirs. - Tiens, et si on allait rendre visite à Cléo? - Un sourire avait alors étiré ses lèvres. Il s'était habillé de vêtements qu'elle pourrait facilement lui retirer avant de filer à la console démarrer le voyage, profitant du trajet pour aller dans la chambre de Marley déposer à côté de lui un petit dispositif électronique qui lui permettrait de se diriger jusqu'à l'une des cuisines, il aurait probablement faim en se réveillant. Finalement, le Tardis s'était posé et Prof s'était rué à l'extérieur sans se douter un instant que la suite allait être bien moins plaisante que ce qu'il avait en tête...

42h plus tard... Enfin à peu prêt.
Qu'avait-il fait pour se retrouver là? Comment diable avait-il pu tomber si bas, littéralement. Une prison lugubre et sale, des barreaux précaires mais pourtant solides de sa cellule presque souterraine. Il entendait les cris incessants de ses nouveaux congénères mais arrivait à les ignorer. Il entendait surtout les bruits de combat à l'extérieur, à quelques mètres au dessus de sa tête. Sa peau était noire, mais noire de saleté, la poussière et le sang se mêlant à sa transpiration, il brillait comme s'il avait été huilé mais c'était loin d'être le cas. Son arcade gauche avait cessé de saigner mais heureusement que la longue plaie dans son dos avait été soigné car sinon elle n'aurait jamais arrêté tout seule. Un glaive parfaitement aiguisé l'avait causé, une erreur de débutant de sa part. Deux gardes vinrent ouvrir la grille de sa cellule, l'attrapant sans ménagement par les bras, le traînant jusqu'à un groupe, jusqu'à une porte en bois plus grande encore, dans un couloir qui menait à la surface. Ils parlèrent mais il n'écoutait pas, les autres semblaient terrifiés mais il ne les regardait pas. La grille se leva et on les poussa vers la lumière, on leur cria d'avancer. Ses pieds nus se posèrent sur le sable chaud de l'arène et les cris de milliers de spectateurs résonnèrent à ses oreilles. Il était nu pour ainsi dire, on l'avait privé de ses vêtements pour ne lui refiler qu'une jupette en cuir type centurion, rien de plus, rien de moins. Il tenait dans sa main un glaive émoussé, c'était tout ce qu'il avait, le cuir de sa taille à mi-cuisse, et ce glaive presque inutilisable.

Il suivit le groupe et s’aligna à côté d'eux, son regard se posant sur l'homme avec les lauriers sur la tête assit sur son trône à plusieurs mètres au dessus d'eux et alors que les autres parlèrent, il n'eut pour lui qu'un regard noir, chose que l'empereur ne sembla pas apprécier mais qu'il ne releva pas sauf peut être d'un sourire, connaissant la suite des réjouissances. Ils étaient des prisonniers, en tout cas les autres étaient des prisonniers de guerre. Dans leur dos, des hommes bien plus grand, bien plus fort, bien mieux équipés qu'eux se plaçaient. Des gladiateurs. Ils étaient au beau milieu du Colisée de Rome, face à des combattants entraînes, observés par des milliers de spectateurs et César en personne.

Qu'avait-il fait pour se retrouver là? Ah oui, il avait dit à l'empereur qu'il n'était qu'un amateur.

__________________________


Dernière édition par The Professor le Dim 13 Juil 2014 - 1:54, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://creativetear.tumblr.com
avatar




Traces de mon passage : 441
Mon arrivée : 12/11/2013
Localisation : Quelque part sur... Oh, ma chaise !

MessageSujet: Re: Ave Caesar, morituri te salutent - Feat. Marley A. Jones [Rome, 47 av J.-C.] - Terminé   Mer 9 Avr 2014 - 18:06



Ave Caesar,
Morituri te salutent


« Des hommes en jupette couverts de sueurs qui se battent à coup de glaives ensanglantés... Je crois que j'aurais préféré que ça reste un fantasme. »




→ The Professor ←
47 AV J.C. ; ROME


Il se sentait, enfin. La douceur de la taie d'oreiller sur sa joue, la ceinture de son pantalon lui rentrant douloureusement dans la hanche alors que son torse se soulevait sous sa lente respiration, son bras gauche coincé sous son torse, son autre bras sous l'oreiller... Il reprenait enfin pied. Il se sentait enfin. Il roula lentement sur le dos pour prendre une grande inspiration alors qu'un brin de soleil l'éblouis malgré ses paupières closes. Cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas dormit de la sorte, aussi bien et aussi paisiblement. Voire même, c'était la première fois. Un long frisson parcourut ses muscles encore endoloris par le sommeil et il se redressa sur un coude. La bouche pâteuse, l'esprit lent et le corps totalement mou, il cligna difficilement des yeux. Mais le sommeil s'accrochait à lui et il mit un long moment à s'en défaire. Pendant tout son processus de réveil, il chercha à se rappeler où il était, quel pouvait bien être cet endroit et quelle heure pouvait-il être pour avoir un soleil si brillant dans sa chambre. Ce n'était pas sa chambre. Tout du moins, pas celle de Cardiff. Mais il n'avait pas cent cinquante mille chambres... si ? Au bout d'une intense réflexion, il parvint à se souvenir.

Ianto et ses conneries. Sa propre connerie en partant en chasse seul. Sa chute puis l'arrivée miraculeuse de Prof, ainsi que le voyage qu'il lui avait offert. Un sourire éclaira ses traits alors qu'il se laissait de nouveau tomber dans les draps. Cette cité pleine d'or, dont il allait pouvoir gardé un souvenir sur la commode juste face à lui. Toujours souriant, il s’étira, dissipant définitivement son état cotonneux. Il grogna un peu en tirant sur sa chemise. Il n'avait même pas eu le temps de se défaire de ses sapes avant de s'endormir. D'ailleurs, on en revenait toujours à la même question : Combien de temps avait-il dormit ? Son ventre lui donna une petite idée en grognant très peu discret : Bien trop longtemps. Marley secoua la tête puis bailla une dernière fois avant de sauter sur ses pieds. Il tangua quelques instants puis se baissa pour récupérer sa veste en tissus qu'il avait envoyé valser durant son sommeil. Puis il passa la porte pour regarder dans le couloir. Personne. Hm, Prof devait surement être en train de... De... De faire quelque chose. Sans aucun doute. Il prit d'abord la gauche avant de revenir sur ses pas. En fait, il ne savait pas ou aller. Son regard fut attirer par une porte non loin de la sienne et y pénétra. Un nouveau sourire fleurit sur ses lèvres. Grand dieu, une salle d'eau ! Parfait. Il se permit un long moment sous une douche brûlante, puis retourna dans sa chambre pour y trouver une commode qu'il n'avait pas remarquer la première fois et y trouva un seul jeans et un seul t-shirt propre. Son regard s’attarda sur la chambre et tomba sur un petit... Truc bidulle (?) qui traînait près de son lit. Il s'approcha, l'attrapa et y jeta un coup d’œil.

A peu près gros comme une main, ça avait l'air d'être un portable... Sans en être un. Des traits avec deux points : Un rouge et un blanc. Marley resta quelques instants interdit devant cet étrange machine, puis tourna sur lui même pour constater que l'écran bougeait avec lui. Une boussole ? Un plan ? Un GPS ? Les trois à la fois ? Qu'importe. Il le serra et sortit de la pièce, les yeux sur l'écran pour suivre le point blanc qui se déplaçait vers le point rouge. Fort bien, il allait pouvoir trouver Prof avec ça !
Au bout de quelques minutes, il se retrouva devant une porte et glissa l'écran dans la poche arrière de son jeans. Il n'allait plus en avoir besoin désormais, il avait trouver ce qu'il cherchait et les deux points avaient fusionné. Il entra. Il ne s'était pas vraiment attendu a une cuisine mais quand son ventre se remit à gargouiller, il se dit que Prof avait eu une bonne idée de déposer ça pour lui. Après avoir farfouiller et manger quelques denrées fort agréable, il sortit de la pièce et se dit que Prof devait être dans la salle de contrôle. Alors il se mit en route et... Aha, tourna longtemps avant de réaliser que c'était une très mauvaise idée de se trimbaler dans un vaisseaux plus grand à l’intérieur sans avoir fait un plan rapide des lieux... Au bout d'un long moment à dériver dans les couloirs vides, il retrouva enfin la salle de contrôle. Marley jeta un regard par dessus son épaule, se demandant si le vaisseau ne changeait pas la disposition des pièces... Tout seul...

Il secoua la tête et s'avança jusqu'à la console, laissant sa main glisser contre celle-ci puis tournoya sur lui même.

- Prof ?  L’appela-t-il.

Attendant une réponse, il jeta un regard à l'écran mais ne comprit pas vraiment ce qu'il y avait d'écrit, si ce n'était que le vaisseau était posé, que tout semblait aller et que Prof n'était définitivement pas là. Il fronça les sourcils quelques instants puis se tourna vers la porte. Etait-ce une bonne idée de sortir seul ? D'un autre côté, Prof ne devait pas être très loin. Alors il redressa le col de sa veste et s'avança pour sortir.
La lumière l'aveugla quelques instants quand il referma la porte derrière lui, faisant quelques pas dehors. Tout de suite, l'air beaucoup plus pur le prit aux narines. Il cligna des yeux pour adapté sa vue et réalisa que non, ses vêtements n'allaient définitivement pas faire l'affaire dans la Rome antique. Un frisson d'excitation le parcourut et il regarda autour de lui. Pas de traces de Prof, un Colisée plus beau que jamais, un combat en cours... Prof allait pas partir sans lui, il ferait pas ça. Alors Marley allait profiter de se retrouver dans le plus grand empire jamais existé pour faire un peu de tourisme.




__________________________
H E Y , G U E S S  W H A T ?


I don't need to be rescured anymore.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://makethatdreamatruth.tumblr.com/
avatar

« I can see you... »
« I can see you... »



Traces de mon passage : 3152
Mon arrivée : 01/03/2012

MessageSujet: Re: Ave Caesar, morituri te salutent - Feat. Marley A. Jones [Rome, 47 av J.-C.] - Terminé   Jeu 10 Avr 2014 - 18:24



Ave Caesar, morituri te salutent.

Feat. Marley A. Jones

Ses doigts se serraient un peu plus encore sur la garde du glaive qui ne pourrait bien couper que du beurre fraîchement baratté. Il tourna la tête vers César, sentant son regard inquisiteur rivé sur son dos nu, et revint à leurs adversaires à quelques mètres en face. Il n'avait pas à regarder ses autres congénères prisonniers pour sentir leur peur, ils n'avaient qu'une envie c'était fuir en courant mais ils ne pourraient quitter l'enceinte de cette arène, c'était impossible. Des gardes étaient postés tous les cinq mètres le long du mur intérieur, et deux étaient en poste devant chaque grilles. Des milliers de romains criaient et attendaient le spectacle, excités par le sang qui allait couleur sur le sable du Colisée. Il y avait dix prisonniers contre sept gladiateurs, des hommes aussi grands que larges aux muscles saillants et puissants, équipés d'armures de cuirs solides et d'armes aussi exotiques que parfaitement aiguisées. Le signal de l'arbitre n'avait pas encore été donné. Les combats de gladiateurs étaient un spectacle. Il y avait peu de mort dans l'arène, ils devaient avant tout combattre pour les yeux du monde plus que pour s’entre-tuer. Ils se jaugeaient, les cris avaient diminué pour laisser place à une attente palpable alors qu'un glaive fendait l'air pour aller loger sa lame émoussée en plein centre du torse musculeux du gladiateur du milieu qui s’effondrait au sol, crachant le sang dont ses poumons s'engorgeaient, mourant quelques secondes plus tard d’asphyxie avant tout. Il était mort, mais au moins ça avait été assez spectaculaire.

Les bras écartés dans les airs, le Professeur les défiait tous, même si le défi s'adressait plus à l'imbécile sur son trône. L'arbitre donna un signal précipité comme pour ne pas perdre la face et les quelques prisonniers décrétant n'avoir plus rien à perdre foncèrent en courant vers la mort, les autres ne sachant que faire, Prof restant parfaitement immobile, observant la scène. Bien vite, même les prisonniers qui n'avaient pas foncé vers les gladiateurs étaient assaillit, certains se liguant ensemble contre un seul ennemie pour garder un relatif avantage. Ces grands types étaient forts, puissants, mais ils étaient du coup diminués en vitesse et agilité. Ils portaient des coups puissants mais lents. Pourquoi alors se presser pour combattre? Prof faisait les cents pas, ne lâchant pas les différents combats qui se déroulaient sous son regard, analysant chaque mouvement se portant à sa vue. Une lance fila, se plantant sans effort dans le ventre d'un des prisonniers qui tomba sur le dos, son corps à peine surélevé par la pointe qui dépassait de sa peau. Prof fit quelques pas vers lui sans pour autant se baisser pour l'aider, il était déjà mort de toute façon. Les combats se poursuivaient, les blessures s'accumulaient mais elles n'avaient aucune importance, elles n'avaient aucune gravités. Elles faisaient partit du spectacle. Un gladiateur venait de se faire battre par une alliance de trois prisonniers qui n'étaient d'ailleurs plus que deux vu que la tête de l'un d'eux venait de rouler par terre. C'était un spectacle oui, mais dans ce scénario écrit d'avance, les prisonniers perdaient.

Le spectacle dissimulait une chose: la peine de mort. Car si les gens s'amusaient de voir ces jeux, la réalité était tout autre, c'était la sentence d'un procès aussi rapidement expédié qu'un verre vidé ou qu'une prostituée agenouillée. Les nombres s'égalisaient, bientôt il n'aurait plus d'autre choix que d'entrer dans la danse. Se saisissant de la lance plantée dans le cadavre du type juste à côté, il l'en extirpa et la maintint en diagonale dans son dos, attendant la suite, suite qui ne se fit pas attendre trop longtemps. L'un des gladiateurs, armés d'une lourde épée, approcha d'un pas décidé. Prof ne lui laissa pas le temps de faire quoi que se soit, faisant un peu, il tourna sur lui même, projetant la lance en avant pour la ramener vers lui après l'esquive du gladiateur. Il répéta l'action plusieurs fois, chaque fois à un endroit différent, mais toujours au niveau de la tête, avant de finalement parer une attaque avec le bois de la lance, bloquant l'épée en pleine course, fragilisant sa propre arme. Suivant un grognement, il tira sur la lance qui se brisa et enfonça le pieu de bois dans la gorge de son assaillant, le sang jaillissant violemment, peignant son torse de rouge. Ramassant le morceau de lance qui était tombé, celui avec la lame, il s'éloigna du corps portant à nouveau son attention sur le reste des combattants. Des prisonniers étaient mort, beaucoup en fait. Il restait encore trois gladiateurs debout et seulement deux prisonniers en plus de lui. Trois contre trois, les effectifs étaient égaux, les forces pas du tout. Il fallait en finir, il fallait qu'il se barre de là et vite.

__________________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://creativetear.tumblr.com
avatar




Traces de mon passage : 441
Mon arrivée : 12/11/2013
Localisation : Quelque part sur... Oh, ma chaise !

MessageSujet: Re: Ave Caesar, morituri te salutent - Feat. Marley A. Jones [Rome, 47 av J.-C.] - Terminé   Mar 20 Mai 2014 - 14:38



Ave Caesar,
Morituri te salutent


« Des hommes en jupette couverts de sueurs qui se battent à coup de glaives ensanglantés... Je crois que j'aurais préféré que ça reste un fantasme. »




→ The Professor ←
47 AV J.C. ; ROME


Marley aurait bien aimer s'éloigner un peu plus de la cabine téléphonique... Enfin, du vaisseau spatiale - y a pas a dire, c'est la grande classe ! - mais il ne voulait pas risquer de rester coincé à cette époque. Non pas qu'il pensait Prof capable de l'abandonner sur place, mais sait-on jamais. Et puis, le Colisée de Rome tout propre, ça avait quelque chose d'excitant. L'agent de Torchwood, bien décidé à profiter de l'endroit et de l'époque, se fit tout petit pour se glisser dans l’amphithéâtre. Discrètement, il chercha comment atteindre le centre, où tout l’intérêt du public était concentré : Non seulement il n'était pas vraiment en ce que l'on pourrait appeler vêtements d'époques et puis, qui dit que son intervention, aussi minime soit-elle, ne changerait pas le cours des choses ? Marley n'était pas idiot, il avait vu l'effet papillon - comment ça référence à chier ? Oui, et alors ? - et il ne voulait pas être au centre d'un conflit quelconque. Ne parler à personne, se faire tout petit, et profiter du spectacle, voilà ce qu'il avait prévu de faire.

Un large sourire sur les lèvres, il ne pu s'empêcher de lever les yeux pour observer cette merveille architecturale. Y a pas a dire, les romains savaient y faire niveau " J'en mets plein la vue, j'suis l'plus grand empire au monde, BIATCH. " Il n'avait que peu voyager dans sa vie. Cardiff-Londres, Londres-Cardiff, quelques campagnes alentours, ce n'était pas vraiment ce que l'on pouvait appeler de grand et fabuleux voyages - bon, ceux qu'il faisait avec Prof étaient... Hors catégories. - et jamais il n'avait mis le pied hors de l'Angleterre. Il avait bien regarder plusieurs bouquin de voyage, mais jamais il ne s'était décidé - surtout que maintenant qu'il était à Torchwood, il pouvait faire une croix sur des vacances digne de ce nom.... Qu'importe - . Alors se retrouver en plein Rome - surtout à cette époque - avait quelque chose de grisant. Le plus silencieusement et discrètement possible, il se glissa a travers les arches pour s'avancer vers les festivités. Il savait vaguement ce qu'il pouvait y trouver : Chasse au lion, un semblant de cirque, combat de gladiateurs. Comme on dit : Panem et circenses. Oh, Marley n'était pas vraiment particulièrement friand de violence. Mais il n'était pas dupe : c'était une autre époque, une autre mentalité. Il n'avait pas à interféré et--

... Avait-il besoin de lunettes ?
Il était enfin arrivé au cœur même de l’amphithéâtre et s'était approché du rebord en pierre pour jeter un coup d’œil en contrebas - soit à peine deux mètres - et voir la piste de sable qui s'étendait face à eux. A en juger par ces bonshommes bien taillés et fort peu couvert, ainsi que les flaques rouges encerclant presque artistiquement les corps dépourvus de toutes vies sur le sable. Malgré son statut de policier et de tout récent agent de Torchwood, il n'avait que rarement assister à un bain sang - oui, a un tel stade, ce ne pouvait être appeler que Bain de Sang - . Mais ce n'était pas cela qui l'avait statufier. C'était plutôt le visage connu d'un des combattants en contrebas. Il sentit ses yeux s'ouvrir en grand, comme si cela allait faire partir cette drôle de vision. Sauf que ce n'était pas une vision. Il se colla au rebord et cria le nom du seigneur du temps en contrebas. Ce dernier ne sembla pas réagir - ou bien ce n'était pas lui, ou bien son cri avait été étouffé par les cri d'exaltation de la foule. - D’accord. Réfléchir intelligemment. Sauter dans l'arène pour aider Prof ? Non, mauvaise idée. Enfin, c'était une idée, mais malheureusement il n'avait ni arme, ni plan pour s'enfuir. Son regard parcourut l'arène, cherchant une autre idée. Il y avait bien ces hautes et imposantes grilles de métal. L'une d'elles devrait bien conduire vers une sortie non ? Il reporta son attention sur l'action. Non, oui, ce n'était pas une vision, c'était bien Prof en contrebas. Ses dents se serrèrent et il tourna les talons pour repartir dans le couloir par lequel il venait d'arriver. Durant de longues minutes qui semblèrent être une éternité, durant lesquelles à chaque vagues d'hystérie de la foule, il sentait son cœur faire une embardée.

- Prof, t'as vraiment pas intérêt à crever, c'est VRAIMENT pas l'moment, putain ! grinça-t-il.

Il réussit à descendre au même niveau que l'arène, se cachant quand des gardes passaient un peu trop près. L'angoisse lui rongeait le ventre et rendant pourtant son esprit clair, il réussit a se munir d'une torche de métal, se cachant dans un renforcement sombre après avoir éteins sa torche. Il resta là quelques instants, cherchant à calmer les embardées de son cœur et cherchant un moyen d'aller plus loin. Bah oui. C'était bien joli, il était... armé ( ? sérieusement ? Une torche en fonte ? ), tout près d'une des grilles de l'arène, donc près de Prof et... Et après ?
Son salut se présenta à lui en la personne d'un garde romain... seul. Alors il tenta sa chance, sortant de sa cachette et s'approchant silencieusement derrière le garde. Puis, quand il pensa être assez près, il inspira, et siffla.

- Hey, jupette !

Le garde se retourna et, serrant presque douloureusement son arme de fortune entre ses mains, Marley l’abatis de toutes ses forces contre le crâne du pauvre garde qui, au fond, n'avait rien fait d'mal. Il s'écroula dans un bruit mat et Marley se permit quelques secondes pour retrouver son souffle. Jetant un regard autour de lui, il se pencha sur l'homme assommé, le délestant de son arme qui-- Oh il ne pensait vraiment pas qu'un glaive romain pouvait être aussi lourd ! Il la coinça sous son aisselle avant d'attraper celles de l'homme évanoui pour, il l'espérait, encore un moment, le traînant vers l'endroit où il s'était caché quelques instant plus tôt, s'excusant même s'il ne pouvait pas l'entendre.

- C'pas contre toi, dude. Vraiment hein...

Il le jugea quelques instants, et une idée fit son bout d'chemin. Heeeeey ! Un sourire éclaira son visage. Ça promettait d'être fun.


Quelques minutes plus tard, le voilà affublé de toute la belle panoplie du gentil petit romain. Et il ne voulait vraiment pas savoir si ça lui allait... Pas de temps pour ça !
Marley déglutit pour se donner du courage et commença à marcher d'un pas assuré, histoire de paraître crédible, tourna à quelques couloirs pour enfin de trouver au bout de celui menant à la grille de métal menant à l'arène. Un autre garde. Bien... Enfin, question de point de vue. Il resserra sa poigne contre le pommeau de son arme et s'avança un peu plus. Le garde lui jeta un regard.

- Et bien, enfin. Lui grogna-t-il

...Quoi ?

- Hein ?

Pour le coup, Marley perdait - littéralement - son latin. Grand dieu, quel humour, n'est-ce pas ?

- J'ai soif moi a rester debout et j'aimerai aussi pouvoir profiter du spectacle. A ton tour maintenant.

Et le laissant près de la grille, le garde disparu au détour d'un couloir. .... Wuuut ? Combien de chance avait-il d’assommer surement un des seuls homme venant prendre la relève à la garde d'une des grilles de l'arène, sérieux ?! Il se permit un sourire puis se colla à la grille, cherchant des yeux le seigneur du temps. Il aperçut un des combattants se pencher au dessus d'un corps et récupérer un morceau de lance pointu avant de se concentrer sur le combat, lui présentant son dos. Mais Marley n'avait aucun doute.

- Prof ! Se permit-il de crier enfin, espérant cette fois-ci que ce dernier ne l'entende.

Il observa frénétiquement autour de lui, son regard tombant sur le mécanisme permettant de soulever la grille qui scellait l'arène. Bien. Au moins, quand Prof réalisera qu'il était là, il aurait de quoi le faire sortir. Pour la suite.... On verra en temps voulut.




__________________________
H E Y , G U E S S  W H A T ?


I don't need to be rescured anymore.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://makethatdreamatruth.tumblr.com/
avatar

« I can see you... »
« I can see you... »



Traces de mon passage : 3152
Mon arrivée : 01/03/2012

MessageSujet: Re: Ave Caesar, morituri te salutent - Feat. Marley A. Jones [Rome, 47 av J.-C.] - Terminé   Mar 20 Mai 2014 - 15:18



Ave Caesar, morituri te salutent.

Feat. Marley A. Jones


Sa main se resserrait encore et encore sur ce bout de bois, son regard fixant l'homme en face de lui, l'homme qui se trouvait être son adversaire par la force des choses. Il n'était pas du genre à aimer la violence, même si des pulsions antiques et sadiques le prenaient parfois, les combats du genre ne l'avaient jamais exalté. Il aurait pu les mettre tous à terre en quelques secondes grâce à la télékinésie, où il aurait pu se téléporter ailleurs d'un simple regard, mais au milieu de l'arène il était visible et des milliers de romains pourraient voir ça, chose qu'il ne pouvait permettre. S'il prenait le risque de dévoiler ce pan de la réalité, se serait en dernier recours, à l'article de la mort, ce qui n'était pas encore le cas. Il n'était pas si facile de tuer le Professeur. Pas même un empereur de pacotilles n'en avait le pouvoir.

Gagner du temps, c'est ce qu'il faisait. Oh il ne croyait pas à une intervention extérieure miraculeuse, il cherchait juste un moyen de s'enfuir. Car même s'il battait les gladiateurs, il était là pour mourir, et les gardes s'en chargeraient qu'il gagne ou non. - « Prof! » - Mais cette voix lui permettait tellement plus. Le son attira son attention et son regard se posa sur une grande grille derrière lui, un peu plus loin, et juste derrière une silhouette. Il ne pouvait voir son visage de là, mais le son de sa voix était suffisant. Un sourire étira ses lèvres alors qu'il se retournait vers le gladiateur qui semblait avoir été suffisamment patient. En même temps, il avait tué l'autre avec une facilité déconcertante, ce type devait réfléchir à une façon d'attaquer. Seulement ça ne servait à rien de réfléchir, c'était fini d'avance. Plus besoin de gagner du temps, maintenant il devait agir vite pour partir encore plus vite.

Jetant le bout de lance par terre, contre toute logique, il étira ses bras en arrière en faisant craquer son dos. Quel homme saint d'esprit laisserait tomber son arme et prendrait le temps de s'étirer alors qu'un homme s’apprête à le trucider? Mais qui avait dit qu'il était saint d'esprit?
Entamant une course rapide et inattendue, il prit appuie sur ses pieds et sauta. Une pulsion qui lui fit exécuter un salto avant, plaçant ses jambes au dessus du gladiateur qui subit le coup directement sur la tête. Amortissant sa chute sur le corps désorienté de l'homme, Prof n'eut qu'à lui asséner un violent coup de poing pour le mettre hors jeu. Se saisissant du glaive dans la main de son adversaire, il le lança sur une trajectoire parfaitement droite si bien qu'il se planta dans flanc du gladiateur à sa droite, ne le tuant pas mais le mettant au sol de façon définitive. Se remettant sur ses pieds, il fila droit vers le dernier gladiateur alors que son collègue prisonnier au prise avec lui reculait d'un pas. Prenant appuie sur une seule main, effectuant une rotation aérienne horizontale pour le moins artistique, il mit le combattant à terre, et se redressant au dernier moment, il en termina en lui assénant un violent coup de pied en pleine tête tout en pivotant pour se retrouver face à la grille de sortie, dos à sa dernière victime qui s'écroulait au sol.

Tournant la tête vers le balcon impérial, il jeta un regard noir à César avant de partir en courant vers la grille, suivit de près par les deux autres prisonniers encore en vie. Il était temps de partir et il était temps pour Marley d'ouvrir la grille. En espérant que de son côté il n'avait pas eu de soucis entre temps.

__________________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://creativetear.tumblr.com
avatar




Traces de mon passage : 441
Mon arrivée : 12/11/2013
Localisation : Quelque part sur... Oh, ma chaise !

MessageSujet: Re: Ave Caesar, morituri te salutent - Feat. Marley A. Jones [Rome, 47 av J.-C.] - Terminé   Mer 28 Mai 2014 - 12:54



Ave Caesar,
Morituri te salutent


« Des hommes en jupette couverts de sueurs qui se battent à coup de glaives ensanglantés... Je crois que j'aurais préféré que ça reste un fantasme. »




→ The Professor ←
47 AV J.C. ; ROME


Au début, Marley n'était pas sûr qu'il l'ai reconnu, si l'homme dans l'arène était effectivement Prof. Et si ce n'était pas lui ? Bah, il allait avoir l'air con. Ahahaha. Qu'importe. Se mordillant les lèvres, l'agent de Torchwood - quelque peu mal à l'aise dans sa jupette - plissa des yeux, étant presque sûr que l'autre ne le voyait pas. Il était dans l'ombre, l'autre ne plein soleil. Pourtant, ce dernier tourna la tête vers lui, et au vu du sourire qui illumina les traits du combattant, Marley n'avait plus aucun doute : Oui, c'était bien Prof là tout de suite, devant lui seulement vêtu d'un jupette. Oh my-- ça devrait être illégal d'avoir une telle musculature, nan ? Du sang, d'la poussière, un sex appeal qui-- Non non Marley. Faut rester concentrer. On matera quand on sera sorti de cette merde. Gentil Marley, j'ai dit. On ferme la bouche et on arrête de baver ! FOCUS ! Il reprit le fil de ses pensées quand Prof se détourna pour faire face à un nouvel attaquant. Il glapit en le voyant se débarrasser de son arme. Non mais qu'est-ce qu'il faisait ?!
Sa bouche s'ouvrit de nouveau pour le rappeler à l'ordre - peut-être ne l'avait-il pas vu en fait - mais rien ne sortit. Il aurait bien aimé lui gueuler dessus, mais voir Prof faire des acrobaties pour se débarrasser de ses asseyant, y a de quoi mentalement dysfonctionner. Mais de nouveau, CE N'EST VRAIMENT PAS LA QUESTION ! Focus bordel. À croire que son esprit lui faisait définitivement la tronche... Et même que peut-être que c'est l'cas... Aucune idée. Il se fit force pour détourner le regard quelques instants de son ami et jeter un œil dans le couloir. Pour le moment, rien n'indiquait qu'il avait été repéré et il restait à Prof deux assaillants à se débarrasser, ce qui lui laissait un peu de temps pour préparer leur fuite. Marley jeta un nouveau coup d'œil dans l'arène avant de se pencher commencer a soulever la grille à l'aide du dispositif. Quand Prof commença à courir dans sa direction, la grille était a mis chemin. Encore deux/trois tours de manivelle et le Seigneur du Temps n'aura même pas à se baisser pour venir à ses côtés. Malheureusement, les gardes n'étaient pas en reste et certains sautaient déjà dans l'arène pour commencer à poursuivre le fuyard. Et quand Prof passa la grille pour débouler à ses côtés, Marley n'eut d'autres choix que de dégainer son arme et trancher un peu brutalement la corde, ce qui provoqua la chute de la grille dans un fracas assourdissant. Il se tourna vers Prof et lui offrit un sourire.

- Comment tu fais pour te mettre autant dans la merde ?! Allez zou !

Il lui agrippa l'avant-bras et se mit à courir dans le couloir.




__________________________
H E Y , G U E S S  W H A T ?


I don't need to be rescured anymore.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://makethatdreamatruth.tumblr.com/
avatar

« I can see you... »
« I can see you... »



Traces de mon passage : 3152
Mon arrivée : 01/03/2012

MessageSujet: Re: Ave Caesar, morituri te salutent - Feat. Marley A. Jones [Rome, 47 av J.-C.] - Terminé   Jeu 29 Mai 2014 - 16:04



Ave Caesar, morituri te salutent.

Feat. Marley A. Jones

Se tournant pour voir les gardes se manger la grille en pleine course, Prof jeta un regard à Marley. - Pas ma faute si César est un imbécile mais si j'étais pas aussi dégueulasse je t'embrasserais! - Mais pas le temps pour ça, d'autant que couvrir de sang et de crasse un Marley tout pimpant dans son uniforme de garde romain, c'était juste hors de question. Ils partirent en courant, suivant les couloirs du Colisée. Cette fuite était trop simple,compte tenu de la situation, mais ça ne dura pas. Après tout ils se trouvaient dans le fief de la plus puissante armée du monde, ça ne pouvait être aussi simple. Mais maintenant qu'ils étaient à l'abris des regards du public, il pouvait employer les grands moyens.

Les couloirs n'étaient pas très larges et deux hommes pouvaient aisément les obstruer, il faudrait être rapide. - J'espère que t'es prêt à te battre parce que sinon tu te feras bouffer par un lion demain dans cette arène. - Il avait pas encore défoncé le lion, normal. Deux gardes venaient vers eux, à contre sens, mais pas le temps de les atteindre. La peau du Professeur vira au noir alors qu'il disparaissait, pénétrant la faille invisible qui le mena au Void. Quelques pas lui suffirent pour en traverser une autre et réapparaître un peu plus loin, dans le dos des deux gardes. Se retournant, il assomma le premier avant de plaquer le second contre le mur et lui asséner un violent coup de genoux dans le ventre puis un coup de coude dans la nuque pour l’assommer à son tour.

Ils approchaient de la sortie, le Tardis n'était plus loin et une fois à l’intérieur ils seraient hors de danger. Quelle idée avait-il eu d'aller voir Cléopatre? Non, quelle idée avait-il eu d'aller voir Cléopatre sans réfléchir à l'endroit où elle se trouvait. Pourquoi n'avait-il pas pensé à vérifier qu'elle ne se trouvait pas dans le lit de Jules César? Ah si, il avait pensé, bien sur qu'il avait pensé, mais avec l'autre glaive qui se balançait entre ses jambes. Se baissant, il détacha de sa ceinture le glaive pour avoir au moins une arme, et leva la tête vers Marley. - Marley! Derrière toi! - Deux gardes étaient à ses trousses et sur le point de l'atteindre. Il était temps que Marley, agent de Torchwood, se défende. C'était pas la joie...

__________________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://creativetear.tumblr.com
avatar




Traces de mon passage : 441
Mon arrivée : 12/11/2013
Localisation : Quelque part sur... Oh, ma chaise !

MessageSujet: Re: Ave Caesar, morituri te salutent - Feat. Marley A. Jones [Rome, 47 av J.-C.] - Terminé   Ven 11 Juil 2014 - 0:20



Ave Caesar,
Morituri te salutent


« Des hommes en jupette couverts de sueurs qui se battent à coup de glaives ensanglantés... Je crois que j'aurais préféré que ça reste un fantasme. »




→ The Professor ←
47 AV J.C. ; ROME


Putain... Putain ! Ça avait fonctionné ! Marley n'en croyait pas ses yeux. Son idée, plus que tirée par les cheveux avait fonctionné ! Et Prof était bien là, à ses côtés alors que les quelques gardes qui l'avaient suivi avaient étés stoppés par la grille. Incroyable. L'agent de Torchwood s'apprêtait à le suivre quand il gela quelques instants sur place, lui jetant un regard abasourdi. Wait... What ? César ? Genre... César ? Avec la couronne et tout ? Sérieusement ? Va falloir qu'il lui explique ce qu'il avait raté. Parce que bon, le tout en une nuit de som--... Il cligna quelques instants des yeux. Hé, mais attend. Combien de temps il avait dormi pour que son acolyte se mette dans de si beaux draps ?! Et puis surtout, par quel moyen tordu il était parvenu à se retrouver dans cette arène ! Parce que sérieusement... Il avait fait fort. Marley sentit un rire nerveux pointer le bout de son nez devant cette situation plus que cocasse, rire qui s'essouffla très vite quand le Seigneur du Temps se mit en route, Marley sur ses talons. Bon, au moins, ils étaient de nouveau ensemble. Et en un seul morceau. Certes, ils n'étaient pas encore sortis d'affaire, mais c'était un bon début... Non ?

- J'espère que t'es prêt à te battre parce que sinon tu te feras bouffer par un lion demain dans cette arène.
- Ça tombe bien, j'ai un certain feeling avec les chats.

Marley baissa les yeux sur sa tenue et sur son épée. Ou Glaive. Ou... Ouais, en fait, il n'avait aucune idée de ce qu'il tenait dans les mains, seulement que c'était tranchant. Et lourd. Bon, pour l'arme, il allait pouvoir s'en sortir. La jupette... On fera avec. Il retourna à sa course près du Seigneur du Temps, mais ils n'eurent le temps que de ne faire que quelques mètres avant d'être interceptés. Marley resserra sa prise en voyant apparaître deux gardes au tournant d'un couloir. Mais il n'eut pas vraiment le temps de faire quoique ce soit avant que Prof ne fasse son tour de magie préférée, ici disparaître dans son vide complet pour reparaître et mettre à terre les deux gardes.

.... O....K. Bon bah on va faire comme ça alors ! Il ne devrait pas être surpris pourtant. Il devrait être habitué maintenant... Un peu quand même. Mais nan. Cette badass attitude... À part avec le Capitaine - et encore, c'est à un moindre niveau, parce que Prof joue pire que dans la cours des grands -, il n'était pas trop habitué à des démonstrations de puissance et d'epicness de la sorte. Il faisait vraiment pâle figure lui, avec ces petites armes à feu customisées...

- Marley ! Derrière toi !

Ok, pas bonne idée de se perdre dans ses pensées ! Il jeta un regard par-dessus son épaule, manquant de se prendre les pieds sur un sol parfaitement lisse et ainsi perdre toute dignité en tombant tête la première. Deux gardes. Ouais, sauf que lui n'avait pas de super pouvoir de téléportation ! Qu'importe, à la guerre comme à la guerre. Sa paume devint presque douloureuse a force de tant serrer le pommeau de son arme quand il fit volte face, se stoppant par la même occasion. Il déglutit en voyant le garde le plus proche de lui lever son arme pour l'abattre sur son crâne. Il fit un pas sur le côté, parant l'attaque avec sa lame - putain, il était habitué aux répercussions des armes à feu, pas aux lourdes armes blanches ! - avant de faucher les jambes du pauvre gars qui n'avait rien demandé, puis l'assomma avec son pommeau. L'autre garde arriva à cet instant et Marley n'eut d'autre choix que de reculer un peu avant de faire un geste ample et de percuter l'armure du garde, le faisant reculer de quelques pas. Jouant de l'entrainement peu agréable des recrues de Torchwood, il s'élança avant que le garde ne reprenne trop vite ses esprits, le percutant de pleins fouets et l'envoyant contre un mur. Vu la vitesse et avec quelle force la tête du garde percuta ce dernier, il allait être assommé pendant un long moment. L'agent de Torchwood fit volte-face, invitant le Seigneur du Temps à reprendre sa course d'un signe de tête.

Mais de nouveau, à peine avaient-ils parcouru quelques mètres que deux gardes sortirent d'un couloir à leur gauche. À croire qu'ils n'arriveraient jamais à sortir de cet enfer ! Surpris, les deux fuyards furent donc percutés de pleins fouets par les gardes, bien décidés à ne pas les laisser fuir. Marley tomba à terre, lâchant par la même occasion son arme et s'écorchant les jambes. Mais il n'eut pas vraiment le temps de se plaindre de sa condition avant que le garde ne cherche à l'embrocher vif. Il roula sur le côté, évitant de peu d'être tranché de l'épaule jusqu'au bassin. Il envoya son pied dans l'abdomen du garde qui ne chancela qu'un peu. Il était beaucoup plus robuste qu'un pauvre ex-flic Cardiffois du 21ème siècle et repartait déjà à la charge. Paniqué, Marley chercha à s'éloigner de cette montagne de muscles en rampant à reculons jusqu'à ce que sa main ne touche quelque chose de froid. Un rapide regard et son instinct de survie prit le dessus. Ses doigts crochetèrent le pommeau de son arme retrouvée et alors que le garde se jetait sur lui, Marley la leva et n'eut même pas le temps de fermer les yeux et de s'éviter une vie entière de cauchemar quand le garde s'empala aussi facilement que dans du beurre. Et bien sur, un silence religieux s'installa à cet instant. Le garde le fixait et Marley eu la malchance de voir la vie s'éteindre dans ses yeux. Il avait pourtant toujours pensé que ce n'était qu'une légende, qu'une fantaisie littéraire. Et pourtant, c'était bien le cas. Il venait de tuer un homme et avait assister à son dernier souffle.
Le corps glissa au sol et Marley n'eut qu'une micro second d'hésitation à lui donner un coup de pied pour le faire rouler aussi loin de lui qu'il le pouvait, autant dire trop peu loin à son gout. Il resta quelques instants interdit, figé jusque dans son souffle, son esprit n'arrivant pas à intégrer l'information. Et pourtant, sa lame maculée de sang toujours en mains et ce liquide carmin qui commençait à couler sur ses doigts étaient des preuves accablantes sur ce qu'il venait de se dérouler.

- Oh putain... Lâcha-t-il dans un souffle.

Il ne s'était pas vraiment préparé à empaler quelqu'un en se levant ce matin. Oui, il n'avait jamais tué personne. Et non, ce n'était pas rare chez les flics. On n'a pas tous affaire à de grands criminels, a d'élogieuses courses poursuites en bagnoles et à des doses phénoménales d'adrénalines toutes les deux heures !




__________________________
H E Y , G U E S S  W H A T ?


I don't need to be rescured anymore.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://makethatdreamatruth.tumblr.com/
avatar

« I can see you... »
« I can see you... »



Traces de mon passage : 3152
Mon arrivée : 01/03/2012

MessageSujet: Re: Ave Caesar, morituri te salutent - Feat. Marley A. Jones [Rome, 47 av J.-C.] - Terminé   Ven 11 Juil 2014 - 2:29



Ave Caesar, morituri te salutent.

Feat. Marley A. Jones

Sous le regard pressé du Prof, Marley se débarrassa des deux gardes dans son dos sans verser une goutte de sang, à part peu être du nez de l'un des deux soldats, rien d'important. Pas le temps de le féliciter qu'ils filaient, toujours plus vite, en quête du Tardis sacré qui les mettrait à l'abris, mais au croisement suivant, deux nouveaux gardes les bloquaient. Rien d'étonnant, chaque grille était gardée. Enfin bref, l'un des deux prit Marley d'un côté, Prof eu le siens pour lui tout seul, un grand type bien bâtis mais au visage ingrat. Après tout, tous les romains n'étaient pas beau. Prof ne perdit pas de temps de toute façon et déstabilisa son assaillant d'un coup rapide de la tranche de la main directement à la gorge. Profitant qu'il se penchait un peu tout en portant sa main à son cou, Prof le désarma d'un revers droit avant de lui asséner une gauche puissante. A partir de là, tout s’enchaîna très vite et les coups fusèrent. Des coups portés du bout des doigts, avec précision. Le creux de l'épaule, le ventre, le sternum, la tempe, le bras, le visage, à nouveau le ventre. Ces descriptions semblent large mais chaque impact touchait un point bien précis, et à chaque coup le garde semblait faiblir de plus en plus. Finalement, et sans finesse, Prof attrapa sa tête à pleine main et la poussa d'un coup sec en arrière, frappant l'arrière du crâne contre le mur si fort que l'homme pourtant solide s'écroula.

Son adversaire à terre, Prof tourna la tête vers Marley, lui aussi à terre, le regard vide, un glaive ensanglanté à la main, le cadavre du garde juste à côté. Prof le fixa un instant, un air sincèrement désolé prenant place sur son visage. Prof passa sa main dans ses cheveux, inspirant un coup pour reprendre contenance. Ils devaient bouger. - Marley! - Attrapant sa main libre, il le tira pour le relever et l’entraîna dans sa course. Le croisement suivant, et le dernier avant la pièce finale, était vide. Les gardes avaient dû bouger pour les attendre plus loin. Ceux-là avaient eu le temps de s'organiser et c'était pas bon pour eux. Ils déboulèrent finalement dans la pièce, une des entrée du Colisée, fermé de toutes parts, quatre gardes les y attendant armés et remontés, et ils déboulèrent la dedans, Prof freinant leur course au dernier moment. Marley ne réagissait qu'à moitié, il était en mode automatique, normal après ce qui venait de se passer mais clairement pas le bon timing. Lâchant sa main, il le laissa planté là. S'en rendrait-il seulement compte?

Prof ne perdit pas de temps en parlotte et lança son glaive droit dans le torse d'un des types qui s'effondra. En conséquence? Un mouvement de recul des trois autres puis une rage profonde dirigé contre lui. Rien d'imprévisible. Seulement ici, il avait de l'espace et il n'y avait aucuns témoins possibles, il pouvait donc régler ça sans s'emmerder de précautions. D'une impulsion, il fonça vers les gardes, et d'un appel de la main, le glaive précédemment lancé s'extirpa du corps du mort pour revenir à son propriétaire juste à temps pour que Prof ne glisse au sol, esquivant deux attaques, et ne se retrouvent au centre du triangle ennemi. Comme s'il avait conscience de tout ce qui l'entourait sans pour autant le voir, il parait chaque coup, esquivait chaque attaque, comme si tout ceci n'était qu'un jeu, comme s'il voyait tout au ralenti. Et comme si ça ne suffisait pas, il ne se gênait pas pour utiliser ses pouvoirs, se téléportant parfois en dehors du triangle pour se dégager brièvement ou même parant certains coups d'une barrière télékinétique avant de les repousser violemment. Ses mouvements étaient parfaitement fluide et tout s’enchaînait si vite. Tout semblait si facile pour lui. Pourtant malgré tout gérer trois adversaires en même temps n'était pas évident et il devait en finir plus vite que ça, se prendre au combat n'était pas une bonne idée. C'est donc après une dernière parade qu'il conclu ce combat. Son glaive fila et trancha la gorge de l'un des gardes, sa chute encombrant un second qui céda sous le poids du cadavre pendant que Prof plantait sa lame dans le torse du troisième. Finalement, il s’apprêta à planter le dernier garde en vie... mais s'abstint. Il était hors jeu de toutes façons.

Laissant tomber le glaive au sol dans un bruit métallique assourdit par le sable, Prof attrapa la main de Marley et ils repartirent. Défoncer la grille d'une pulsion télékinétique fut une simple formalité et ils filèrent vers la cabine rouge à quelques rues de là en quatrième vitesse. Poussant l'agent de Torchwood à l’intérieur, Prof verrouilla la porte et s'adossa à elle, se laissant glisser au sol, sa peau crasseuse collant à la paroi ce qui rendit sa descente assez désagréable mais dans l'immédiat il s'en fichait. Il ne quittait pas Marley du regard, c'était pas bon ça... - Marley, parle moi. - Prof c'était levé pour se rapprocher de lui, gardant une certaine distance pour ne pas être assimilé à une agression mais restant suffisamment proche pour qu'il l'ai dans son environnement proche.

__________________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://creativetear.tumblr.com
avatar




Traces de mon passage : 441
Mon arrivée : 12/11/2013
Localisation : Quelque part sur... Oh, ma chaise !

MessageSujet: Re: Ave Caesar, morituri te salutent - Feat. Marley A. Jones [Rome, 47 av J.-C.] - Terminé   Sam 12 Juil 2014 - 20:20



Ave Caesar,
Morituri te salutent


« Des hommes en jupette couverts de sueurs qui se battent à coup de glaives ensanglantés... Je crois que j'aurais préféré que ça reste un fantasme. »




→ The Professor ←
47 AV J.C. ; ROME


Marley se sentait désorienté. Totalement perdu, amorphe. Est-ce qu'il venait véritablement de se passer ce qu'il venait de se passer ou commençait-il sérieusement à se perdre dans son esprit ? Non, parce qu'il pouvait commencer à se poser la question. Il était un adulte responsable, 27 ans, un bon flic, nouvellement agent de Torchwood... Ce n'était pas rien tout de même ! Mais là, dans l'instant, il avait purement et simplement l'impression de retomber en enfance. Cette époque bénie où la prise de conscience de la mort trop proche l'avait rendu totalement déréalisastique, muet et victime de nombreuses crises de paniques. L'odeur affreusement âcre de l'hémoglobine qu'il ne reconnaissait que trop bien le prit aux tripes. Mais il était trop amorphe pour ne serait-ce que sentir la nausée qui le prenait. Marley ne se sentait plus. Il avait vaguement conscience qu'il n'était plus au sol, que son arme était toujours dans sa main droite, le pommeau désormais poisseux, la chaleur du fluide corporel du garde contre sa main, ses jambes engourdies et les mouvements trop rapides devant lui que son cerveau désormais totalement déconnecté n'arrivait pas à lui traduire l'action. Il ne savait juste que peu de choses : Il avait récupéré Prof en un seul morceau, avait tué un homme à presque mains nues et le Seigneur du Temps l'avait - semble-t-il - embarqué dans une course folle pour sortir. Sortir d'où déjà ?

Ça y est. L'angoisse le prenait aux tripes. La main du Seigneur du Temps avait lâché la sienne et il se retrouvait seul. Un mur accueillit son épaule... non, accueillit tout son poids en fait. Des bruits de lutte lui parvenaient, étouffé comme s'il avait été plongé sous l'eau. La seule chose qu'il entendait clairement se trouvait être le sang qui battait ses oreilles à vif. Il n'arrivait pas à mettre au clair... Tout. Où est-ce qu'il était ? Il se passait quoi exactement ? Ses jambes se remirent en route alors qu'on lui avait repris la main. Le Professeur surement. Et d'ailleurs, pourquoi le Professeur ? Professeur en quoi ? Non, parce que c'est bien gentil d'avoir le nom d'un des sept nains de Blanche-Neige, mais ça n'avançait pas l'agent de Torchwood des masses. Et puis d'ailleurs... Euuuh... Tient, un sol. Ocre. Un sol connu. Le vaisseau ? Comment ils étaient arrivés jusqu'au vaisseau du Seigneur du Temps ? Le sang battait toujours à ses tempes et il se redressa. Enfin, il lui sembla qu'il se redressait. Et ses genoux étaient douloureux. Une voix près de lui. Hm. Quoi ?

- Hein ?

Son cerveau se reconnecta à cet instant. Ils étaient dans le vaisseau. Prof les avaient ramenés à bon port. Ils étaient sauf... Oui ?

- J'ai été d'une très grande aide.

Usé du sarcasme dans cette situation n'était pas vraiment la meilleure idée du monde, mais il n'avait pas d'autres options pour redescendre sur terre. Marley fixa Prof sans vraiment le voir, les yeux dans le vide, son esprit reprenant peu à peu pied. Prof sembla ne pas osé s'approcher de lui, le fixant quelques instants avant de s'avancer vers la console et commencer à entrer de nouvelles coordonnées. Marley se mordilla la lèvre en se glissant contre un mur et soupira. Il retira d'un geste un peu trop vif son casque qui tomba à terre dans un bruit métallique. Puis, sentant l'hyperventilation pointée le bout de son nez, il encercla ses jambes de ses bras et posa son front contre ses genoux pour prendre une grande inspiration et calmer les battements de son cœur. Mais malheureusement, s'il osait fermer les yeux, des images de l'heure passée se superposaient avec son traumatisme enfantin. Passant une main tremblante dans ses cheveux, il fixa son regard sur Prof pour éviter de reperdre pied une nouvelle fois. Malheureusement, les images étaient trop fortes pour son pauvre esprit déjà assez malmené comme ça. Ses mains stoppèrent leurs tremblements pour se crispées, une en un point sérré, l'autre dans ses cheveux, prés à se les arrachés par poignées. Mais la douleur était minime à côté du poid étouffant qui lui comprimait la poitrine. Il savait reconnaître les symptomes, il avait pendant longtemps su geré ce genre de crise par lui même. Mais là, il n'avait plus la force de réfléchir correctement. Ce poid lui comprimait tant la poitrine qu'il se combattait lui même pour avoir de l'air, essayant d'inspirer un peu d'oxygène. Mais plus il prenait d'air, plus son cerveau en était gorgé, plus il perdait pied et plus il avait l'impression de manqué d'air. Le serpent qui s'mord la queue.




__________________________
H E Y , G U E S S  W H A T ?


I don't need to be rescured anymore.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://makethatdreamatruth.tumblr.com/
avatar

« I can see you... »
« I can see you... »



Traces de mon passage : 3152
Mon arrivée : 01/03/2012

MessageSujet: Re: Ave Caesar, morituri te salutent - Feat. Marley A. Jones [Rome, 47 av J.-C.] - Terminé   Sam 12 Juil 2014 - 23:04



Ave Caesar, morituri te salutent.

Feat. Marley A. Jones

Prof leva la tête quand il entendit le son métallique qui entrait en contact avec le sol de son vaisseau, posant vite son regard sur un Marley blafard et clairement dans un sale état. Continuant de piloter ou en tout cas de bidouiller sans le lâcher des yeux. Il l'observa se laisser glisser au sol, se mettre en boule, se balancer. Il l'observa se crisper, manquer d'air, tenter de respirer sans jamais y arriver. - Marley! - Lâchant tout, bon rien mais peu importe, Prof se rua vers Marley, descendant les escaliers de la plateforme et s'accroupit à son niveau. Passant sa main sous son menton, il releva sa tête et ne perdit pas une seconde pour l'embrasser. Oui, pour de vrai. Ses lèvres de Time Lord et les lèvres de l'humain, collées. Ça tue le glamour du truc je sais. Prof passa sa main dans le dos de Marley et doucement, restant si proche, leur chaleur fusionnant, il le releva, sans jamais cesser de l'embrasser. Il sentait sous sa peau son cœur ralentir et sa respiration se normaliser, si bien qu'il pu simplement tenir Marley, une main en bas du dos, l'autre sur sa nuque, leurs corps collés, poursuivant ce baiser que seul l'espace brisa alors que leurs lèvres se séparaient. Sans détendre cette proximité, Prof fixa Marley, un calme parfait s'étant installé dans le Tardis. - Ça va mieux? - Il ne disait rien. Il le fixa encore quelques secondes, le temps de voir que ça allait mieux, avant de retourner à la console sans rien dire.

Ce baiser aussi agréable fut-il ne voulait rien dire ou presque. Pour faire cesser une crise d'angoisse, il fallait un choc, et quoi de mieux que ça? A l'évidence rien. Sursautant, Prof commença à se palper, palper chaque parcelle de tissus qu'il portait, soit très peu, à la recherche de son pointeur sonique... Disparu. - Et merde. - Pas de soucis cependant, il savait où il l'avait laissé. Il n'aurait pas prit le risque de le laisser à des mains ennemies et il pensait savoir où exactement il se trouvait. Il se trouvait dans des mains oui, des mains alliées, des mains expertes et douces, des mains fines et alors que le Tardis se posait et qu'il en sortait pour débouler dans une chambre claire et luxueuse du palais de Rome, il posait son regard sur son sonique entre les doigts bruns d'une femme magnifique exceptionnellement vêtue de vêtements romain. Le regard de la belle brune parcouru chaque parcelle du corps du Professeur avant de lâcher un... - Sexy... - ... qui lui arracha un rire et alors qu'elle se leva de son fauteuil de bois pour le rejoindre et travers la distance qui les séparait. Amour? Non. Tension sexuelle? Toujours. Prof tenta de prendre le sonique mais elle le sortit de sa trajectoire, lui lançant un regard plus qu’équivoque. - Oh très chère, auriez-vous une idée derrière la tête? - Ce à quoi elle répondit. - Laissez moi donc profiter de cette vision si stimulante. - A ces mots le Professeur embrassa la reine et si le moment avec Marley plus tôt avait été chaud, celui-là était brûlant. La main du Prof frôlant doucement le bras de la jeune femme pour remonter ensuite le long de son dos, leurs corps s'enlaçant dans un tout incandescent jusqu'à ce que le sonique soit à sa portée et qu'il le lui prenne de la main sans jamais desceller ce baiser passionné. Et leurs lèvres se séparèrent, un dernier souffle court les accompagnant. - Vous le savez je dois vous quitter. - Elle acquiesça. - Je ne manquerais pas de le faire payer à mon ami, d'une façon aussi subtile qu'écrasante. - Oh oui, je sais que vous en êtes bien capable. Soyez prudente cependant. Les lions de l'arène sont loin d'être aptes à réellement vous apprécier autant que moi. - L'arène? Il m'y suivrait. Lui et son empire. - Un sourire en coin étira les lèvres du Prof. Tension sexuelle, qu'est ce que j'avais dit.

__________________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://creativetear.tumblr.com
avatar




Traces de mon passage : 441
Mon arrivée : 12/11/2013
Localisation : Quelque part sur... Oh, ma chaise !

MessageSujet: Re: Ave Caesar, morituri te salutent - Feat. Marley A. Jones [Rome, 47 av J.-C.] - Terminé   Dim 13 Juil 2014 - 1:22



Ave Caesar,
Morituri te salutent


« Des hommes en jupette couverts de sueurs qui se battent à coup de glaives ensanglantés... Je crois que j'aurais préféré que ça reste un fantasme. »




→ The Professor ←
47 AV J.C. ; ROME


Marley aurait pu en crever. Enfin il croit qu'on peut crever d'une crise de panique. Non ? Enfin, sérieux, c'est une situation et des sensations tellement horribles et puissantes à ressentir que oui, il pensait qu'il allait crever. Mais Prof su réagir à temps. Et comme réaction, Marley n'aurait pas pu rêver mieux. Enfin si, il avait déjà rêver mieux MAIS là n'est PAS le propos ! Le Seigneur du Temps avait réagit au quart du tour, l'avait rejoins rapidement et l'avait embrasser. Et puis-- Wait, WHAT ?! Pour le coup, Marley en oublia la douleur qu'avait provoqué sa crise. Voire même en oublia sa crise. Restait seulement les lèvres de Prof sur les siennes, et une main dans son dos. Et une sur la nuque. Peut-être, il ne savait plus très bien. Mais au moins, sa respiration fut coupée et l'oxygène arrêta de saturer son cerveau. Puis il reprit enfin pied, littéralement d'ailleurs. Prof l'avait ceinturé et remit sur ses jambes, qui tremblaient un peu tout de même. Et si quelques instants avant, il avait été frigorifié, sueur froide et tout le tintouin d'une crise en bonne et due forme, la proximité du corps du voyageur qu'il aurait jugé bien trop près de sa personne en temps normal l'avait considérablement réchauffé. Puis ils se séparèrent. Le Seigneur du Temps le fixa quelques instants, semblant sondé son état.

- Ça va mieux ?

L'agent de Torchwood cligna quelques instants des yeux et hocha la tête en inspirant doucement par le nez. Oui, pour le coup, ça allait mieux. Bon. Il allait être totalement crevé dans quelques heures, mais oui, il allait mieux.

- Désolé... Marmonna-t-il d'une voix un peu rauque. Il toussa un peu. Merci.

Prof était déjà retourné à la console sans rien dire. Marley, encore tremblant, fit quelques pas hésitant jusqu'à la console avant de se laisser gracieusement tombé dans le fauteuil - qui allait finir par prendre la marque de son corps s'ils continuaient comme ça -. Il inspira profondément, se massant les tempes. Pathétique. Il avait été pathétique.

- Et Merde.

Il rouvrit les yeux, jetant un regard interrogateur à Prof, mais ce dernier était déjà en train d'entrer de nouvelles coordonnées. Puis le Seigneur du Temps se détourna. Marley se redressa et n'eu même pas le temps de lui demander où il comptait aller comme ça avant que Prof ne disparaisse derrière la porte. Non mais quel goujat ! Il fronça ses sourcils, se redressa eeeet ... faillit se ramasser. Encore. Pour changer. C'est vrai qu'on s'en lasse pas de ce running gag, hein ? Il était encore beaucoup trop fébrile pour être totalement opérationnel et il espérait vraiment qu'ils n'auraient pas besoin de se battre... Encore... Un long frisson le parcourut mais il secoua très vite la tête pour éviter les images qui pourraient se pointer. Non, hors de question d'être de nouveau pathétique. Alors il bomba le torse et s'avança jusqu'à la porte. Et pour dire vrai, il ne s'était pas attendu à ça. Nope, pas vraiment. Prof n'était pas vraiment en danger... A moins que la superbe femme qui l'embrassait avait pour but de l'étouffer avec sa langue. C'était une idée à exploiter cela dit. Haussant un sourcil, Marley croisa les bras en s'adossant à l'encadrement de la porte, les regardant faire leur petite affaire. Vraiment, il espérait qu'ils n'allaient pas aller plus loin, parce que ça allait être dérangeant... Un tout petit peu oui. Marley hésita un instant à se racler la gorge pour signaler sa présence mais heureusement pour sa santé mentale, ils se séparèrent. L'agent détourna le regard, attendant patiemment qu'ils aient fini de parler. Il décida d'ailleurs de leur laisser un peu d'intimité - histoire d'éviter qu'il ne voit des choses qu'il aurait préféré ne pas voir, en tout cas, pas maintenant, pas en cet instant, pas alors qu'il était encore déphasé, non merci - et retourna à la console, s'y adossant un peu en l'attendant. Très vite, Prof le rejoignit, jouant avec un bâton noir. Marley lui offrit un petit sourire.

- Satisfait ?

L'autre ne lui offrit qu'un clin d’œil suggestif avant de déposer son bâton sur la console - apparemment, ça devait être important puisque c'était ce qu'il venait de récupérée auprès de la demoiselle -. Tiens, d'ailleurs...

- Qui était-ce ?




__________________________
H E Y , G U E S S  W H A T ?


I don't need to be rescured anymore.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://makethatdreamatruth.tumblr.com/
avatar

« I can see you... »
« I can see you... »



Traces de mon passage : 3152
Mon arrivée : 01/03/2012

MessageSujet: Re: Ave Caesar, morituri te salutent - Feat. Marley A. Jones [Rome, 47 av J.-C.] - Terminé   Dim 13 Juil 2014 - 1:54



Ave Caesar, morituri te salutent.

Feat. Marley A. Jones


Oh il avait sentit le regard gêné de Marley dans son dos mais il était bien trop prit par le regard juste devant lui. Sans vraiment qu'il ne s'en rende compte sa main était retournée caresser le bras de la jeune femme, et son regard à lui, comme à elle, criait désir. Un air faussement outré s'afficha sur le visage du Prof. - Vous êtes une torture pour mon self-contrôle! - Et si vous laissiez simplement couler? Nous pourrions... nous épancher plus longuement sur votre contrôle. - Un petit rire et il enchaîna. - Nous pourrions, j'en serais enchanté, mais ce n'est probablement pas le bon moment. Mon ami m'attend et votre mari va rentrer... en rage. - Il n'aura droit qu'à ce qu'il mérite, mon air froid et mes cuisses fermées. - Vous êtes parfaite. - Je suis une reine, à quoi vous attendiez vous? - Le naturel avec lequel elle avait dit ça poussa Prof a rire à nouveau alors qu'il se détournait de l'objet de son désir pour retourner vers le Tardis. - A très bientôt très chère. - Et il entra, entendant la jeune femme lui répondre pendant qu'il fermait la porte. Gravissant les escaliers en souriant il adressa un clin d’œil à Marley qui lui demandait s'il était satisfait. Et il n'aurait que ça comme réponse car il aurait été pleinement satisfait en utilisant le lit.

Qui était-ce? - Prof leva les yeux vers Marley, le fixa un instant avant de lui répondre tout naturellement dans un sourire amusé. - Cléopâtre, reine d'Egypte. Tu dois connaitre. - Et il tira un levier qui provoqua une secousse et le décollage du Tardis. Malgré cette crise d'angoisse évitée, Marley demeurait fragile et il était hors de question qu'il le ramène chez lui pour le moment. Ce qu'il avait vécu, ce qu'il vivait, était un traumatisme violent et profond et il voulait garder un œil sur lui, pour être sur qu'il irait bien ou autant que possible. C'était important. - Marley je comprend ce que tu peux ressentir mais sache bien une chose, ta présence aujourd'hui a été fondamentale. N'oublie pas une chose, si tu n'avais pas été là, je serais toujours dans cette arène. Tu es loin d'être pathétique. Dis toi bien que tu m'as probablement sauvé la vie aujourd'hui et ils sont pas nombreux les humains qui peuvent s'en targuer. - Sur quoi il enchaîna par le tournage d'une molette qui calibra les sous paramètres de coordonnées temporelles. Peut être est-ce que ça l'aiderait...

Que faire maintenant? Oui, une chose vitale: prendre une foutue douche! Poser le Tardis dans un coin tranquille ou mieux le laisser en orbite quelque part, lâcher la console, aller dans sa chambre, balancer cette jupette en cuir dans un coin et prendre un douche chaude pour faire partir toute cette crasse et ce sang séché. Et une bonne nuit de sommeil aussi, parce qu'il avait beau ne pas avoir besoin de 8h par nuit, passer deux nuits dans les cellules du Colisée ce n'était pas très reposant. Oui, une bonne douche, un bon lit, et un bon Prof tout neuf ensuite. Et pendant ce temps Marley resterait avec lui, période d'observation. Colocation dans le Tardis, ça pouvait être sympa.

__________________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://creativetear.tumblr.com
Contenu sponsorisé





MessageSujet: Re: Ave Caesar, morituri te salutent - Feat. Marley A. Jones [Rome, 47 av J.-C.] - Terminé   

Revenir en haut Aller en bas

Ave Caesar, morituri te salutent - Feat. Marley A. Jones [Rome, 47 av J.-C.] - Terminé

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
• THE SILENCE HAS FALLEN • :: trash & co' :: archives RPG.-