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 Forcément, il fallait que je tombe sur toi... [5089 - PV Koscheii]

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MessageSujet: Forcément, il fallait que je tombe sur toi... [5089 - PV Koscheii]   Mer 13 Aoû 2014 - 18:53

Arkytior & Koscheii

Forcément, il fallait que je tombe sur toi...


Susan n'était pas motivée aujourd'hui. Il fallait dire que cette nuit, son cher vaisseau l'avait balancé hors de son lit en évitant de peu le Tardis du Docteur. Un vrai malade. Elle ne se demandait même plus pourquoi il n'avait pas eu son permis celui-là. Elle pouvait parler, elle ne l'avait pas plus que lui. En même temps, elle n'avait pas grand chose. Elle était restée quoi, quatre mois à l'académie avant de s'enfuir avec le Docteur. Elle avait presque tout appris avec lui de toute manière. Oui, presque. Le reste, et bien, puisqu'il l'avait abandonnée, elle avait dû se débrouiller. Depuis quelques heures maintenant, elle était penchée sur un vieux livre poussiéreux qu'elle avait trouvé dans une pièce mal rangée, avec des choses plus ou moins étranges avec. C'était un très vieux livre qui retraçait les années d'Oméga et de Rassilon. Et il faut avouer que le manque de sommeil l'empêchait d'être vraiment concentrée dessus. Puis elle la connaissait par cœur cette histoire, son grand-père l'avait quand même un minimum éduquer. Elle poussa un long bâillement qui signifiait très clairement qu'elle s'ennuyait à mourir. Elle se leva, les yeux toujours en train de lire le livre, et elle commença à activer les manettes de sa console. Elle mit son vaisseau en aléatoire, avec un peu de chance, elle irait s'attirer des ennuis quelque part. Elle jeta le livre sur un des sièges et commença son manège autour de la console, essayant de se donner ne serait-ce qu'un peu de motivation. Elle finit par atterrir , le son rouillé du frein à main mal enfoncé retentissant dans le vide. Elle attrapa sa veste et ouvrit la porte. Un frisson parcourut immédiatement son échine. Son Tardis avait pris la forme d'une statue de pierre, à l'effigie d'un Cyberman. Ca faisait froid dans le dos.

Le paysage était composé en grande majorité de montagnes rocheuses, en très mauvais état. Des morceaux de roche manquait. Tout était sablonneux, calme. Trop calme. Elle n'aimait pas beaucoup ça. Et ce frisson qui ne la quittait pas. Elle se stoppa. Quelque chose en elle lui hurlait la présence d'un Seigneur du Temps dans les parages. Ce n'était pas le Docteur, elle en était certaine. Pour l'avoir cotoyé pendant des dizaines d'années, elle pouvait le reconnaître à plusieurs kilomètres à la ronde. Mais deux minutes. Les Seigneurs du Temps ont été détruits, non ? Bien sûr, comme à chaque fois, elle se mit à imaginer les pires scénarios. Si ça se trouve, un imbécile de Seigneur du Temps envoyé par Rassilon était venu pour la choper et attirer le Docteur et Dieu seul sait ce qu'il se passerait ensuite. Ou c'était peut être juste un pauvre fou coincé ici à cause de son Tardis, qui sait. Elle prit pour une fois le temps de fermer la porte à clé de son vaisseau. On est jamais trop prudent. Si sa seconde hypothèse était valide, et que le dit Time Lord était mauvais, elle n'aurait pas l'air stupide à attendre le prochain Tardis. Méfiante, elle le désynchronisa d'une seconde dans le temps. Comme ça, c'était certain que personne ne mettrait la main dessus.

Mission numéro deux, trouver le Seigneur du Temps. Ouais, s'il avait besoin d'aide, elle n'allait pas l'abandonner. Il était proche, elle le sentait. Pas plus d'une centaine de mètres d'elle. Elle mit les mains dans ses poches pour se réchauffer un peu et se mit à avancer dans le paysage désolé. Au bout de dix minutes, elle repéra une forme au loin. Elle se mit à faire signe, avant de remarquer que la forme ne bougeait pas. Elle s'approcha. C'était une simple carcasse de Cyberman, posée sur un pic. Elle shoota dans le bout de métal, dépitée. Abruti de robot mort qui ne sert à rien. Celui là était vraiment très vieux, à en juger par la simple combinaison qui recouvrait son corps. Susan sortit son tournevis et le scanna rapidement. Non, il était bien mort celui-là. Bon. Il restait à trouver son Seigneur du Temps. Elle se retourna et tomba face à une paire d'yeux, la fixant. Elle fit un bond en arrière, surprise, faisant tomber son tournevis.

"Je... Euh... Bonjour."
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MessageSujet: Re: Forcément, il fallait que je tombe sur toi... [5089 - PV Koscheii]   Jeu 14 Aoû 2014 - 13:52




L’univers est un marasme de violence et d’incompréhension, les choses évoluent perpétuellement, et rien n’a vraiment de sens au final. Koschei s’en doutait, et il avait décidé d’observer l’univers de cette façon, comme un grand spectacle sans queue ni tête. Il vivrait et continuerait de vivre dans ce grand brouillon cosmique sans le moindre sens. Aujourd’hui, il s’était décidé qu’il reprendrait ses études de la magie, qu’il avait commencé il y a très longtemps de cela, avant même de quitter l’académie. Il s’était amélioré dans ce domaine pendant ses dernières vies de son premier cycle de régénérations, et avait eu l’occasion d’essayer ses sombres sorts contre son autrefois meilleur ami et contre bien d’autre chose. Son TARDIS était grand, mais il n’en avait jamais tout exploré, plutôt que de se tordre l’esprit à trouver d’autres pièces, Koschei décida rapidement qu’il retrouverait un intérieur plus simple et plus familier, alors, il reprogramma les circuits de son vaisseau pour que celui-ci reprenne l’apparence ancienne qu’il avait autrefois eut, une grande pièce assez vide, où l’on trouvait une console au centre, noire, surélevée sur un plateau, lequel sur ses extrémités supportait des colonnes si longues qu’elles rejoignaient un plafond qu’on avait presque du mal à observer puisqu’étaient plantés de nombreuses lampes circulaires. Les fameux ‘‘round things’’. On devinait cependant un second étage, lequel était recouvert de grandes bibliothèques toutes pleines de livres anciens et complexes. Koschei était là. Une étagère vide et des tas de livres et parchemins éparpillés par terre autour de lui, lui qui était silencieux et affalé le dos appuyé contre la bibliothèque. Un livre sur la cuisse droite, un parchemin déroulé sur l’autre jambe qui était allongée au sol tandis que la droite était relevée. Il lisait avec intérêt et semblait fasciné par ce qu’il découvrait. Son TARDIS devait sans doute être en pilotage automatique puisqu’à l’extérieur, le cylindre gris continuait d’onduler dans l’espace, se dirigeant calmement quelque part, sans traverser le vortex temporel.

Tandis qu’il continuait sa lecture de cet épais ouvrage relié en cuir, il semblait en même temps rédiger quelque chose de sa main droite sur ce parchemin déroulé sur sa jambe, le Seigneur du Temps écrivait en cercle, dans sa langue maternelle et n’utilisait qu’une vieille mine en graphite plutôt qu’un outil d’ordinaire utilisé pour tracer des cercles parfaitement ronds, il était pressé et semblait plutôt brouillon dans son écriture. Les quelques notes qu’il prenait n’avait pas vraiment de sens, même si vous auriez pu comprendre la langue de Gallifrey. Il ne s’agissait que de mots, d’adjectifs en tout genre. Il n’écrivait pas de phrases, juste des attributs. Un instant, il leva les yeux de son livre et regarda dans la direction de sa console, qui continuait d’osciller et de vibrer calmement, il esquissa un sourire un instant et tira le marque-page en soie qui pendait derrière la première page de couverture et le positionna sur la page qu’il avait terminé de lire. Il était presque au centre du livre et le referma. Il ferma le livre et se redressa en enroulant le parchemin et en rangeant la mine de graphite dans sa poche de pantalon. Koschei était très sobrement vêtu, le temps des pourpoints et des robes cérémonielles était révolu, depuis Yana, il s’était finalement décidé à porter des vêtements terriens, il serait d’un coup plus simple pour lui de se fondre dans les masses s’il n’avait pas l’air d’être autre chose qu’un colon. Il se tenait bien à l’écart des époques où on l’avait croisé et se confortait dans des temps où il n’était jamais intervenu auparavant dans ses dernières vies. Bien sûr, il ne pouvait pas deviner où ses futures vies allaient se retrouver, mais il savait que s’il décidait à cet instant présent de ne pas se croiser plus tard, il savait que l’Univers et sa propre timeline allaient s’y accorder.

Une fois debout, Koschei observa les livres éparpillés qu’il avait lu et qu’il souhaitait commencer à lire pendant ce long et silencieux voyage hors du vortex, et décida de ne pas prendre la peine de tous les remettre en place dans l’étagère. Il descendit calmement les quelques marches qui séparaient l’étage des bibliothèques à la console et laissant sa main glisser sur la rambarde en métal grise il fit un léger bond pour rejoindre le plateau où siégeait la console et son grand Rotor Temporel– le grand pilonne au centre d’une console de TARDIS – Il fit quelques pas autour de la console et posa sa main contre le plastique protecteur qui donnait au rotor cette forme particulière, il resta immobile quelques instants et se laissa bercer par les vibrations du TARDIS. Les yeux clos, il écouta le bruit de l’univers autour de son TARDIS et inspira au rythme des galaxies et des soleils, il sentait les étoiles naître et mourir, il entendait le vide glacé de l’espace autour de lui, et il entendait vrombir des quasars aux quatre coins de l’univers. Le bruit des tambours n’était plus qu’une histoire ancienne qui n’avait plus d’intérêt dans son esprit. Il les entendait parfois, mais bien moins souvent. Ceux-là n’avaient plus de valeur, ils ne lui faisaient plus d’effet. Koschei était un homme différent, un homme redevenu maître de ses actes. Et dans sa liberté, il avait décidé de se tenir à l’écart de l’univers, de ne plus intervenir comme autrefois. Le seigneur du temps s’était investi d’une nouvelle quête, reprenant ses études de la magie noire il explorerait l’univers et découvrirait les secrets de la Création. Sa prochaine étape ? Le bout de ce voyage. Où allait-il ? Sur Telos. C’était une bien étrange destination que l’une des planètes originelles des Cybermen Mondasiens. Son TARDIS se mit à gronder le caractéristique son d’atterrissage et c’est ainsi qu’il posa le pied sur Telos. Il se couvrit d’une veste plus épaisse, laquelle possédait une très large capuche qui lui permettrait de cacher son visage.

Bien que le Circuit Caméléon soit parfaitement fonctionnel, le TARDIS ne jugea pas qu’il fût nécessaire de changer de son apparence d’origine, ainsi il garda cette allure de cylindre métallique d’un peu plus de deux mètres de haut pour une soixantaine de centimètres de large. Cependant, parce qu’ils se trouvaient sur un monde ennemi à Gallifrey, le TARDIS créa un champ de force circulaire, une bulle en somme, autour de lui, pour se protéger d’éventuels habitants qui souhaiteraient dérober le vaisseau de Koschei. Le seigneur du temps fit quelques pas et fut hors du champ de force, l’air était frais et les montagnes avaient toutes été violemment défigurée par des esclaves des Cybermen. Tout était silencieux, on n’entendait pas les mineurs, ni leurs geôliers. On n’en voyait aucun à l’horizon et c’était sans doute une époque où ils n’étaient déjà plus sur ce monde. Koschei était venu sur Telos à la recherche de quelque chose en particulier, quelque chose que même les plus hauts gradés de la Cyberiad ne connaissaient pas, seuls quelques Cyberplanners en avaient les informations et il savait qu’il trouverait ce qu’il cherche dans l’une de leurs tombes. Koschei n’était pas spécialement armé, mais sa résurrection lui avait offert des dons remarquables qui seraient évidemment utiles contre d’éventuels ennemis. Il avait toujours son dispositif laser avec lui, il en avait fabriqué un nouveau et serait prêt à se défendre si jamais c’était nécessaire. Il marcha longtemps avant d’apercevoir le sommet d’une grotte laquelle semblait être gardée par deux silhouettes qu’il n’arrivait pas à déterminer d’aussi loin. Se cachant derrière des rochers il continua sa marche discrète jusqu’à être suffisamment prêt pour voir clairement, il s’agissait de Cybermen très ancien, bien avant qu’ils soient devenus entièrement métalliques. Utilisant son laser, il en désarma un, et l’autre fut frappé par la foudre qu’il fit émerger d’entre ses mains. Le choc de l’électricité fit tituber l’alien jusqu’à ce qu’il ne s’écrase contre un pic métallique. Profitant de la situation, le Timelord sauta sur le Cybermen désarmé qu’il n’avait pas encore vaincu et le poussa jusqu’à l’intérieur de la grotte où il lui arracha la tête avec une force étonnante.

Reprenant son souffle, Koschei eut une étrange impression, quelque chose venait de troubler son esprit, et cela résonnait dans sa tête, c’était une sorte d’image télépathique qui résonnait, une silhouette. Féminine. Secouant la tête il parvint à effacer cette image de ses rétines et se redressa intrigué, approchant de l’extérieur de la grotte, il distingua cette silhouette féminine et tout à fait jeune. Même pour une Time Lady, la jeune femme était bien jeune pour se retrouver hors de l’académie, ou sans Tuteur pour l’accompagner dans un voyage. Et puis, il y eut un autre flash dans son esprit et pendant un court instant il crut apercevoir une jeune femme qu’il avait déjà croisée autrefois, ses deux cœurs résonnaient dans ses oreilles et il était désormais certain de connaître cette Time Lady en particulier. Ses yeux s’écarquillèrent tandis qu’il approchait d’elle qui découvrait la dépouille de Cybermen empalé. Il s’immobilisa sur place et comprit. La bouche de Koschei s’ouvrit pour laisser échapper un souffle de stupeur et de surprise mais aucun son ne s’en échappa. Elle était désormais en train de scanner le cadavre à l’aide d’un tournevis sonique, Koschei se mit à sourire elle était si similaire à son grand-père en des tas de choses. C’était étonnant. Il fit un autre pas dans sa direction, l’observant plus calmement intrigué de la voir ici, et elle se retourna dans sa direction, surprise de sa présence, elle n’avait pas dû l’entendre arriver, elle sursauta et fit tomber son tournevis.

« La petite Arkytior… » Murmura le Maître, d’un air presque heureux de la voir et d’une voix mélancolique. « La Petite-Fille… »

Koschei se pencha pour ramasser le tournevis de la Time Lady et le lui tendit, son visage était paisible, et ne dégageait rien de cette folie d’autrefois, il était définitivement différent. Et se souvenant qu’elle ne l’avait jamais vu sous ce visage il se dépêcha de reprendre d’une voix plus sérieuse et plus convaincante,

« J’oublie toujours que vous ne me connaissez pas sous cette incarnation. C’est moi, Koschei. » Dit-il, en abaissant la capuche qu’il avait toujours sur la tête.


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MessageSujet: Re: Forcément, il fallait que je tombe sur toi... [5089 - PV Koscheii]   Jeu 14 Aoû 2014 - 18:55

Susan eut énormément du mal à se remettre de sa surprise. Elle détestait être prise de court par un inconnu. Il était un peu plus grand qu'elle, barbu, une longue capuche recouvrant sa tête. Ses deux coeurs battaient encore la chamade. Okay. Définitivement un Seigneur du Temps. Elle pouvait le sentir, maintenant qu'il était plus qu'à quelques centimètres d'elle. Mais ce ne fut pas ce qui lui fit le plus peur. Cet homme connaissait son nom. Non, non, pas son nom actuel, son ancien nom, celui qu'elle avait échangée contre son "titre". Oui, ça n'en était pas vraiment un. Ce qui lui mit la puce à l'oreille, ce fut qu'il murmura un "La petite-fille". Elle en conclut donc assez facilement que ce Seigneur du Temps connaissait son grand-père. Et il n'y avait que deux personnes assez folles qui auraient eu le cran de quitter Gallifrey. Ushas et Koschei. D'accord, à moins que la Rani ne se soit régénéré en homme, ce qui était vraisemblablement très peu probable, ça ne pouvait être que lui. Et il le confirma d'ailleurs en retirant sa capuche. Susan se mit à rougir. Bon sang, elle ne l'avait pas vu depuis... Et bien, depuis six cent ans, et elle était encore toute petite à cette époque. Elle ne savait pas vraiment pourquoi, mais elle était impressionnée. Nan, enfin, vu les relations que son grand-père et lui entretenaient lorsque Susan et lui s'étaient enfui, il était étonnant que les deux hommes soit toujours en vie. Elle l'avait cotoyé quelques temps dans son enfance. Bon, c'est vrai, elle était petite et ne se souvenait pas de tout, mais vu qu'elle était toujours collée à son grand-père...

Dans un sens, elle était ravie de voir un autre Seigneur du Temps que son grand-père. De l'autre, c'était assez inquiétant. Il était censé être mort. Plusieurs fois d'ailleurs. Le peu qu'elle avait vu de Koschei pendant qu'elle espionnait le Docteur l'avait pas mal effrayée. Cet homme était dangereux, tout son être le lui hurlait. Mais dans un sens, les temps ont changé, alors pourquoi pas lui ? Elle se gratta nerveusement la tête et attrapa le tournevis sonique qu'il lui tendait toujours. Elle le rangea dans sa poche, puis posa ses deux yeux sur le Maître, car, après tout, c'était son titre.

"Pour une surprise..." dit-elle doucement. "Je suis contente que vous en soyez ressorti vivant. De la Guerre du Temps je veux dire." D'accord, ce n'était pas top comme approche, c'était déjà pas mal. Elle se frotta le bras, frissonnant. "Qu'est-ce que vous faites par ici ? Il n'y a plus rien sur cette planète, c'est qu'un tas de ruines" rajouta t-elle en donnant un coup de pied dans la carcasse du robot, décrochant sa jambe.

Elle espérait qu'il ne soit pas venu parce qu'il l'avait localisée. Non, parce qu'elle détestait être suivie. Et puis si les Seigneurs du Temps se mettaient à reparcourir l'univers, elle se retrouverait piégée bien rapidement. Elle était trop jeune pour avoir son Tardis personnel, et surtout un Type 40. Mais bon, avec un tuteur comme le Docteur, les Seigneurs du Temps ne pouvaient rien lui refuser, non ?
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MessageSujet: Re: Forcément, il fallait que je tombe sur toi... [5089 - PV Koscheii]   Dim 17 Aoû 2014 - 13:57




Koschei, intrigué, ne pouvait cependant pas se permettre de révéler les raisons de sa présence, ici sur Telos, pas même à la petite-fille de son autrefois meilleur ami et désormais meilleur ennemi. Il n’avait aucune preuve qu’elle était venue de son propre chef sur ce monde, et rien ne prouvait au Seigneur du Temps qu’elle n’avait pas été envoyée par le Haut-Conseil pour l’appréhender. Après tout, il était toujours Le Maître, un criminel. Et rien dans l’univers ne pourrait l’acquitter de ce qu’il avait fait dans le passé ou ce qu’il pourrait faire dans l’avenir. Et voilà qu’ils se retrouvaient à croiser leur route sur un monde qui avait été autrefois un joyau de destruction et de chaos. Non, Koschei ne pouvait pas faire confiance à cette gamine, et il ne pouvait certainement pas lui dire la vérité sur sa présence. « Pourquoi n’en serais-je pas revenu ? » Demanda-t-il en tournant la tête vers la dépouille métallique. « Je n’y ai pas pris part, il n’y aucune raison que j’en sois mort. Ces conflits stupides et arrogants ne me concernaient pas, je suis parti avant la chute. » Fit-il remarquer en reposant ses yeux sur elle ensuite. « Mais vous. Vous vous n’y étiez pas, et vous auriez dû, c’était votre devoir de citoyenne d’y prendre part. Où étiez-vous ? » À dire vrai, Koschei n’en avait rien à faire de ce qu’elle faisait au moment où Gallifrey brûlait. La dernière Guerre était de l’histoire ancienne, si ancienne qu’elle n’avait plus lieu d’être.

Tournant les talons vers le Cyberman qu’il avait tué, Koschei observa avec silence la gamine y donner un coup de pied, en décrochant la jambe, c’était une situation ridicule. « Ce que je fais ne regarde que moi, Arkytior. Mais de l’aide ne serait pas de refus. » Ajoutait-il l’air de rien, posant son regard sur elle. « Mais je ne répondrai pas aux questions, je fais ce que j’ai à faire et c’est tout. Je ne vous dirai rien, pas de pourquoi, pas de comment. Tout ce que j’ai besoin de faire, c’est d’aller dans une de leurs tombes. » Désignait-il la dépouille mécanique en continuant de parler. « Ils ont quelque chose que j’ai besoin de récupérer. » Koschei n’en dit pas plus et souleva la carcasse en métal, d’un geste il attrapa son dispositif laser et en scanna la dépouille. Récupérant les informations dont il avait besoin il ne fit rien de plus et balança le Cyberman par terre. Sans attendre quoi que ce soit de la part d’Arkytior il retourna dans la direction de la caverne et ne s’arrêta pas de marcher, jusqu’à ce qu’il arrive devant une grande porte close. « C’est gênant ça. » Remarqua-t-il avant d’actionner le laser de son tournevis, et commença à déverrouiller la porte avec calme et tranquillité, faisant grincer et fondre le métal petit à petit.


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MessageSujet: Re: Forcément, il fallait que je tombe sur toi... [5089 - PV Koscheii]   Lun 18 Aoû 2014 - 13:22

Susan se gratta la tête nerveusement lorsqu'il lui renvoya sa remarque dans la figure. Il avait fui comme ça. Enfin, il n'y "avait pas pris part". Il avait fui donc. Étrangement, ça ne l'étonna pas. Il faut dire qu'elle n'avait pas vraiment fait mieux. Elle baissa la tête, le visage un peu plus rouge. "J'ai pas été appelée. Mais j'ai vu que les Seigneurs du Temps disparaissaient, donc je suis partie voir sur Gallifrey. J'ai assisté à la disparition de la planète, c'est tout." En tout cas, s'il y avait quelque chose qui n'avait pas changé, c'était le Maître. Il l'embarquait dans une aventure sans même lui demandé son avis. Mais il avait piqué sa curiosité. Bien sûr, c'était bien mal la connaître. Le pourquoi et le comment, elle finirait pas l'avoir. Ce n'était pas la petite-fille du Docteur pour rien, et elle n'allait certainement pas se laisser écrabouiller par l'influence de "Môsieur Tambours" juste parce qu'il le lui demandait. Il était déjà parti devant d'ailleurs, pendant qu'elle réfléchissait. Elle le rejoignit au pas de course.

Arrivée dans une caverne, elle trouva le Seigneur du Temps en train de faire fondre le métal. Elle sortit son tournevis et se mit à le faire tourner dans sa main, un peu à l'écart. Elle pourrait ouvrir la porte, et il se vexerait. Elle pouvait attendre, il allait s'énerver parce que la porte ne s'ouvrait pas assez vite et lui faire la tête ensuite. Tant pis. Autant lui montrer tout de suite qu'elle n'était pas une poltronne. Elle actionna son tournevis sur la serrure. La porte se dévérouilla dans un clic. Elle sourit innocemment à Koscheii. "Oh, avec votre truc, dans une heure, on serait encore là. Allez, on va récupérer votre bidule." Elle ouvrit la porte et passa devant.

L'intérieur était assez sombre. Il y avait plusieurs carcasses de Cybermen contre les murs, dans un sorte de transe. Elle s'approcha de l'un d'eux et le scanna. "Ils n'ont pas l'air actifs... Et ils sont poussiéreux. Ca doit faire un bon moment qu'ils sont là." Elle se tourna vers le Maître. "Mais vous savez, si vous voulez que je vous aide à trouver ce que vous cherchez, un indice ne serait pas de refus." D'accord, ce n'était pas exactement le genre de chose à lui dire, mais elle ne comptait pas se laisser faire parce qu'il était plus vieux qu'elle. Et puis, si jamais c'était une arme de destruction massive, elle pourrait toujours courir demander de l'aide au Docteur. On ne sait jamais avec lui. Elle restait sur ses gardes de toute manière. Le Maître était particulièrement connu pour retourner la situation à son avantage. Et elle n'avait pas vraiment envie d'être prise dans une explosion de planète ou quelque chose dans le genre. Elle avait promis à son Grand-Père de n'intervenir que lorsque c'était nécessaire. Enfin... A vrai dire, elle n'avait pas obéi une seule fois à cette règle depuis le début.

Elle repéra soudain quelque chose qui luisait dans l'obscurité. Elle s'approcha lentement. Avant de serrer les dents de faire demi-tour. Elle attrapa Koschei par le bras, pointa du doigt ce qu'elle avait vu et lui fit signe de se taire. Un Cyberman venait de bouger la main. Et si lui se réveillait... Beaucoup d'autres allait certainement en faire de même.
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MessageSujet: Re: Forcément, il fallait que je tombe sur toi... [5089 - PV Koscheii]   Mer 20 Aoû 2014 - 11:19


Les Tombes Mondasiennes ne sont plus à proprement parler des tombes, en vérité il s’agit de gigantesques pièces destinées à l’hibernation, la maintenance et la mise à jour d’armées de Cybermen, et c’est généralement presque impossible d’y entrer, à moins d’être un Seigneur du Temps débrouillard, ou un aventurier un peu con. Elles sont toujours situées aux extrémités lointaines d’un monde, toujours à l’écart d’autres civilisations ou de la faune et la flore locale du monde où elles sont installées, sur Telos, il n’y a pas grand-chose à part des rochers et des fossés, du temps où ils avaient encore des esclaves sur ce monde, les Tombes étaient simplement tenues un peu à l’écart des postes de commandements et des quartiers, si on pouvait appeler cela comme ça, destinés aux esclaves. S’y rendre était impossible, puisque les Cybermen tuait sans sommation quiconque s’en approchait sans autorisation, peu importe l’espèce et l’allégeance. Nombreux sont ceux qui furent exécutés en cherchant à pénétrer certaines Tombes. Celle-ci semblait avoir été trop à l’écart pour être plus tôt affectée par la présence d’aventuriers téméraires. Profondément dissimulée dans les souterrains d’une grotte, personne ne pouvait la trouver à moins de déjà savoir qu’elle était là. C’était un secret bien gardé par les hommes de ferrailles. Si bien qu’ils avaient encore eut des troupes positionnées pour en surveiller l’entrée. Ceux que Koschei avait tués. C’était toujours étrange de voir d’aussi vieux exemples de la suprématie technologique de Mondas, et ceux-là n’échappaient pas à la règle, ils n’étaient pas complètement fait de métal comme les plus modernes, mais portaient des combinaisons qui cachaient leurs restes humains modifiés par des circuits électroniques et bien d’autres horreurs qui les rendaient surpuissants et les déshumanisaient. À l’intérieur de la grotte, devant les très épaisses portes qui scellaient à tout jamais la tombe, Koschei s’efforçait de percer le métal pour forcer un court-circuit et ainsi les faire s’ouvrir. C’était quelque chose de long et de fatigant. Et Arkytior n’était pas d’avis d’attendre, puisqu’en utilisant son propre dispositif sonique elle força les portes à  s’ouvrir. Le Seigneur du Temps tourna la tête dans sa direction et fronça un instant les sourcils tandis qu’elle se plaignait de la lenteur de son outil laser.

« Peut-être, mais au moins j’aurai été discret. Votre outil est sonique, idiote. S’ils se réveillent, ce sera de votre faute. » Grogna-t-il, d’un air menaçant en serrant son tournevis laser devant elle. Il faisait quelques têtes de plus qu’elle et la regardait de haut, d’un air colérique, mais pas au point d’être dangereux, c’était simplement de la frustration.

Elle entra ensuite, observa les Cybermen en stase, couverts de poussières dans leurs compartiments qu’on aurait pu appeler des cercueils s’ils étaient fermés et en scanna quelques-uns. « Évidemment qu’ils ne sont pas actifs, nous sommes dans une Tombe, Arkytior. Ils sont toujours en stase dans leurs tombes, jusqu’à leur éveil. Les Tombes Mondasiennes sont des gigantesques stations de maintenance, ils sont mis à jour par leur Cybercommander et reçoivent les dernières upgrades au fur et à mesure du temps qu’ils passent là-dedans… » Soupira-t-il en s’approchant d’un ordinateur situé à l’opposé des cercueils et des Cyborg inactifs. « Mais pas tous, certains sont morts. Pas mortellement morts, mais électroniquement mort. » S’était-il mis à commenter en actionnant l’ordinateur et en en lisant les informations qu’il ouvrait au fur et à mesure des manipulations du Seigneur du Temps. « Ce doit être dû à l’une des visites de votre grand-père. Il est déjà venu sur cette planète, au moins deux fois. » Koschei savait beaucoup de choses, des choses qu’il ne devait pas savoir puisqu’il n’était pas là, mais il les connaissait, il savait que Théta Sigma était déjà venu pendant sa seconde et sa sixième incarnation. Comment pouvait-il le savoir ? C’était un mystère pour tout un chacun, mais il le savait.

Il tourna les talons et s’approcha d’un des Cercueils, il était couvert par une espèce de bâche en plastique aux allures de placenta, on devinait la silhouette d’un Cyberman derrière, en hibernation. « Celui-ci n’est pas mort. Et les autres qui sont couverts de la même façon dans leurs cercueils non plus… Ils sont nombreux, au moins une quarantaine. » Disait-il en redressant la tête, pour observer au-dessus de lui, il y avait une passerelle en métal qui l’empêchait de bien voir, mais c’était certain, il y avait plusieurs étages. « Ils sont toujours là, toujours avec leurs gigantesques tombes. Tout le temps. » Marmonnait-il en retournant vers le gigantesque ordinateur, il s’agenouilla devant celui-ci et avec son dispositif laser en fit fondre quelques vis qui fermaient un compartiment pleins de fils et de circuits.

« Pourquoi auriez-vous besoin de savoir ce que je suis venu chercher ? Ce n’est pas comme si j’allais le partager avec qui que ce soit. » Avait-il commencé, tout en trifouillant l’intérieur de l’ordinateur, déplaçant des fils et en rebranchant d’autres. « C’est typique de votre fichue famille, ça, toujours à vouloir se mêler de tout. Même à l’Académie, Théta Sigma ne pouvait pas s’en empêcher, il devait être au courant de tout. Ça avait le don d’énerver tout le monde, aussi bien Ushas et moi que Borusa et le reste du Déca… » Disait-il sur un ton devenu nostalgique vers la fin. Il s’était mis à repenser aux jours d’avant la guerre, il s’arrêta un instant et contempla le vide, les yeux tristes. Une décharge lancée par un fil mal-branché le fit sortir de ses pensées et ses souvenirs. « … Je suis à la recherche d’un vieil artéfact, ça n’a pas de nom en particulier, mais ça se fait souvent surnommer le ‘Telomite’. J’ai donc supposé que c’était lié à cette planète. Et si je suppose bien,  ça doit se trouver quelque part dans leurs foutues Tombes, ils sont comme ça les Mondasiens, toujours à voler et garder les choses précieuses pour ne laisser quasiment rien aux autres. Je suis sûr qu’ils ont—Ah ! » Il s’était à nouveau électrocuté le bout des doigts et de la foudre s’était mise à tournoyer pendant quelques courtes secondes autour de son poignet avant de disparaître en lui, « Je suis sûr qu’ils l’ont récupéré et s’en sont servis pour leurs Tombes. » Disait-il en se redressant finalement, après avoir fini d’altérer les circuits de l’Ordinateur énorme.

Il se pencha devant les commandes de la machine et se mit à en actionner quelques-unes en observant les nombreux écrans qui étaient plantés dans le mur métallique. « Voilà, j’ai re-calibré ce bazar, ça devrait servir de carte interactive mainten— » Mais avant qu’il ait le temps de voir quoique ce soit de sa recherche Arkytior l’attrapa par le bras et lui indiqua un coin obscur où quelque chose luisait. Un des Mondasien en hibernation s’était éveillé. Koschei serra son dispositif laser entre sa main et lança un regard à Arkytior avant de regarder les autres cercueils. « Et merde, et merde. » Chuchotait-il en observant la silhouette lente s’animer et sortir de son hibernation. Koschei leva son laser dans la direction du Cyberman et lui lança une salve d’énergie qui le fit retomber par terre. « Surcharge temporaire de ses circuits, il est sonné, mais va se relever bientôt. Il faut que je trouve ce fichu artéfact, cours! »

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MessageSujet: Re: Forcément, il fallait que je tombe sur toi... [5089 - PV Koscheii]   Ven 24 Oct 2014 - 10:52


S'il y a une chose qui définissait bien Koschei, c'était son besoin de se sentir à chaque fois et systématiquement au dessus de tout le monde. Elle ne réagit pas à son insulte, elle avait déjà eu bien pire. Et puis ça se voyait à peine qu'il était frustré le pauvre petit chou. Dans d'autres circonstances, elle aurait répondu, mais avec lui, et le connaissant, mieux valait ne pas le provoquer si elle voulait avoir une chance de sortir d'ici vivante. Elle détestait être regardée de haut. C'est pour cette raison qu'elle se mit sur la pointe des pieds, mais même là il était encore trop grand. Tant pis. En rentrant, Koschei ne put s'empêcher d'étaler sa science, un peu comme son grand-père. En même temps, ces deux-là se croyaient maîtres de l'univers, c'est normal qu'ils se croient les plus intelligents. Quel dommage que les Seigneurs du Temps et en particulier Rassilon n'étaient pas du même avis. Elle tourna la tête quand il lui dit que son grand-père était déjà venu ici. Comment il savait ça ? Ils faisaient des réunions tous les deux mois où ils se racontaient leurs aventures respectives en buvant du thé ? Elle sourit à cette idée ridicule. Ce n'était pas vraiment le genre de Koschei. En revanche le Docteur...

Bien sûr, lorsqu'elle lui demanda ce qu'ils cherchaient, il se braqua presque immédiatement. Voilà, ça c'était lui tout craché. Il partit immédiatement dans les explications, insultant sa famille. Elle serra les points et le dévisagea. "Sans mon fichu grand-père, ça ferait bien longtemps qu'on serait morts." Okay. Elle n'aurait pas du dire ça. C'est également pour cette raison qu'elle sourit quand il lui expliqua -enfin- ce qu'il cherchait, en s'électrocutant à la fin. Après avoir découvert le Cyberman, Koschei paniqua. Tant mieux, ça prouvait qu'il lui restait encore un tant soi peu de bon sens. Mais il voulait quand même son stupide artéfact. "On n'a pas le temps pour ça, ils vont tous se réveiller !" Elle se mit elle-même à paniquer. Courir, il était bien lui. Courir où ? Elle n'allait quand même pas l'abandonner ici. Comment elle irait expliquer ça à son grand-père ? Oh, j'ai retrouvé le Maître mais cet abruti s'est fait tuer par des Cybermen. La bruit de la porte qui se referme la surpris. Génial. Elle regarda Koschei. "Si je le fais au sonique ça va tous les réveiller. On fait quoi ?!"
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MessageSujet: Re: Forcément, il fallait que je tombe sur toi... [5089 - PV Koscheii]   Mer 5 Nov 2014 - 16:30



« Et bien qu’ils se réveillent tous ! C’est pas mon problème ! Je suis là pour récupérer mon artéfact, et je ne partirai pas sans ! » Grogna-t-il d’une voix caverneuse, colérique et autoritaire à la jeune timelady, presque avec de la haine dans son regard, on lisait en lui qu’il était furieux, mais peut-être pas pour les raisons qu’on pouvait penser. Il y avait bien des choses qui se bousculaient dans l’esprit de Koschei, et ces choses-là étaient sans doute cause d’interférences dans ses pensées. Il fulminait de haine contre l’univers comme toujours, comme à chaque fois, mais pourtant n’était pas si dangereux ou mauvais qu’avant, il avait sans doute véritablement changé. Mais ça, personne ne pouvait en être sûr. À part lui. Koschei aurait bien voulu ne pas croiser cette pauvre petite fillette sur sa route d’ailleurs. Mais maintenant qu’elle était là c’était trop tard. Il allait devoir la supporter, elle et son attitude de petite je-sais-tout, similaire à son ancêtre. Ce genre de comportement avait rapidement le don d’agacer le Timelord, il était plus vieux qu’elle et savait décemment plus de choses qu’elle, elle n’avait pas à prétendre être son égal. Le Maître était supérieur en tout point. Ses pensées s’entrechoquèrent un instant, et il hésita à la tuer sur le coup de sa frustration. Après tout, son outil laser était mortel, et elle n’avait rien d’autre qu’un vieux jouet sonique comme ceux que Théta Sigma avait l’habitude d’adorer. Mais comme s’il s’était giflé mentalement, Koschei se retint. Elle serait utile, si jamais il avait besoin d’un appât ou de quelqu’un pour faire diversion. Oui, il la garderait en vie pour se protéger lui-même. C’était la chose la plus logique et la plus simple à faire.

Et de toute façon, Arkytior ne lui faisait pas confiance ; il le savait et ça ne le dérangeait en aucun cas, puisqu’il savait qu’elle n’oserait jamais lui faire ce qui lui ferait. Il était trop mauvais pour qu’elle ne s’en inspire, elle était trop fiable et trop humaine dans ses actes comme Théta pour s’essayer à la froideur d’un meurtre ou d’une trahison. C’était une faiblesse que le Maître avait toujours perçu dans cette famille, tous si fragiles, optimistes et pleins de soi-disant bonnes intentions. Koschei n’était pas là pour se donner un genre et faire croire à son entourage qu’il était un pseudo héros. En vérité, l’univers, il n’en avait rien à faire. Et s’il voulait faire quelque chose c’était bien s’en amuser de cet univers fragile et éternel. Et pourtant, lui qui avait presque tout préparé avec précision s’était retrouvé sur le cul, littéralement, en apercevant cette fichue jeune femme. Elle ne devait pas être là, elle était supposée être morte, ou sur Terre avec son foutu être humain qu’elle aimait tant. Mais non, en plus de s’être régénérée elle était sur un autre monde et avait son propre TARDIS à n’en point douter ; ce que c’était étonnant et surtout agaçant. Et tandis qu’ils couraient tous les deux pour s’éloigner rapidement d’un Cyberman désactivé qui risquait de reprendre ‘conscience’ à tout moment, ils finirent par traverser un couloir sans trop s’en rendre compte et derrière eux la gigantesque porte métallique qu’ils n’avaient pas vu se referma avec violence contre le sol. Faisant sursauter au passage Arkytior. « Et bah ne le fais pas ! » Grommela-t-il lorsqu’elle se mit à se plaindre du danger que son sonique pourrait provoquer en éveillant tous les Cybermen endormis si elle ouvrait la porte. « On va faire autre chose, trouver un autre chemin. C’est pas plus compliqué que ça. En même temps je pourrai trouver c’que je suis venu chercher et une fois qu’on aura trouvé une sortie, toi tu pourras t’en aller et hurler dans tous les sens que je suis en vie et blablabla. » Avait-il continué en croisant les bras et la fixant d’un regard soupçonneux.

C’était évident dans l’esprit de Koschei qu’elle ne le laisserait pas s’en sortir comme ça, « Ou peut-être que tu iras directement à Gallifrey te plaindre et essayer d’obtenir une audience avec les anciens corrompus qui ont bien des choses plus importantes à faire, comme maintenir le foutu écosystème de notre monde que ton si précieux grand-père a fait revenir. C’est le chaos là-bas, et je doute qu’ils en aient grand-chose à faire que je sois en vie et très loin d’eux. » En vérité, même s’il donnait l’impression d’être sûr de lui, Koschei n’avait pas la moindre idée des manigances qui pouvaient bien se dérouler du côté des Seigneurs du Temps, même s’il se doutait nécessairement que le conseil et ses Anciens étaient toujours aussi pourris et corrompus jusqu’à l’os qu’ils l’étaient déjà, peut-être avaient-ils encore espoir de le capturer ou même pire de le soumettre à leurs ordres. Il espérait tout de même qu’ils gardent en mémoire qu’il les avait aidé quand ils le lui avaient demandé et qu’ils cessent finalement de le considérer comme un prétendu monstre. Il n’avait rien d’un monstre, ce pauvre Koschei, après tout. Le visage marqué d’une expression assez furibonde, il fixait la jeune time lady et trouvait amusant de voir qu’elle ne ressemblait pas plus dans cette incarnation que dans la précédente à son grand-père. Il ne fit pas de commentaire à voix haute, mais un simple coup d’œil à son visage permettait de le deviner.

« Piégé sur Telos avec la petite-fille de Théta Sigma… Si on m’avait dit ça un jour... » Soupira-t-il d’un air moins tendu qu’avant, pour détendre l’atmosphère et hypnotiser la jeune femme pour la faire tomber dans un état de confiance envers lui.



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MessageSujet: Re: Forcément, il fallait que je tombe sur toi... [5089 - PV Koscheii]   Dim 9 Nov 2014 - 16:22

Okay. Koschei avait décidé de faire la tête. Bien. S'il croyait qu'elle allait supporter son sale caractère jusqu'à la fin de cette foutue aventure, il pouvait aller se brosser. Il ne savait rien d'elle. Il ne savait pas tout ce qu'elle avait enduré depuis que son grand-père l'avait abandonné, et, oh, grand damne, il ne devait pas savoir qu'elle était devenu très très forte au combat. Bon, pas encore de là à affronter un Dalek à mains nus, elle n'était non plus suicidaire, mais elle s'était endurcie, face aux épreuves qu'elle avait vécut, au morts qu'elle avait vu tombé de sa faute.

Mais s'il y a une chose qu'elle détestait plus qu'autre chose, c'était qu'on lui dicte sa conduite. Elle croisa les bras quand il partit sur son monologue comme quoi elle allait aller chouiner à Gallifrey qu'il était en vie. Elle le laissa parler un moment, le regardant droit dans les yeux, le défiant presque. Oui presque, parce qu'il fallait toujours rester sur ses gardes avec ce malade. Son regard. C'est là que tout passe chez lui. Comme chez le Docteur. "J'étais là." dit-elle simplement. "J'étais là quand le Docteur a brûlé votre corps. Après ce qu'il s'est passé sur le Vaillant. Il ne m'as pas vu." Elle se tut un instant. "J'ai fui Gallifrey. Comme vous. Comme le Docteur. Ce n'est pas pour y retourner. Vous pourriez mourir que je m'en contreficherai. J'ai appris à me débrouiller seule, sans personne, et ce n'est pas aujourd'hui que ça va changer." Elle avait siffler ça entre ses dents, mauvaise, consciente du mépris que le Seigneur du Temps avait à son égard. Mais le coup de grâce, ce fut le regard qu'il lui lança, en disant qu'il était piégé.

S'il croyait seulement qu'elle n'avait pas vu ce qu'il essayait de faire. L'hypnose chez Koschei est quelque chose de naturel. Elle en avait déjà croisé un. Et elle avait appris à fermer ses barrières mentales à cette sorte d'entrée par effraction de son esprit. Et sa main partit toute seule, claquant violemment sur sa joue. Okay. Un, ça faisait du bien. Vraiment. Deux. Elle allait probablement se faire tuer maintenant. Déjà que l'autre ne l'a portait pas vraiment dans ses coeurs, là... Pourtant, elle continua à le provoquer ouvertement, un grand sourire aux lèvres.

"Je ne suis pas comme mon grand-père. Je suis une battante. Et lorsque l'on tente d'entrer mon esprit, je me défends. Vous n'êtes pas supérieur à moi, et je vous rappelle que nous sommes entourés de Cybermen en face de réveil, juste si vous voulez me tuer. De plus, si je ne reviens pas d'ici trois heures à mon Tardis, il va aller chercher le Docteur. Et si je suis morte, je peux vous parier que vous ne sortirez pas d'ici vivant."

Sur ce, elle passa devant lui la tête haute et se dirigea vers le couloir, le plus naturellement du monde. Il faisait sombre. C'était une nouvelle salle, pleine de Cybermen, alignés en rangs. Ils semblaient calmes. Cependant, quelque chose luisait dans l'obscurité, d'une lumière verte. Et ça semblait alimenter les Cybermen. Si on y touchait, ça allait probablement tous les activer. Ou les désactiver, allez savoir. Elle retourna dans la salle, et regarda Koschei.

"Est-ce que votre stupide artefact ressemble à un gros cube vert qui brille ? Parce que si c'est le cas, on a un gros problème."
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MessageSujet: Re: Forcément, il fallait que je tombe sur toi... [5089 - PV Koscheii]   

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Forcément, il fallait que je tombe sur toi... [5089 - PV Koscheii]

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