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 Diary for an old friend.

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Traces de mon passage : 3152
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MessageSujet: Diary for an old friend.   Mer 27 Aoû 2014 - 1:32


Diary for an old friend

Jedediah, 37 ans, Humain amélioré
Feat. Michael Fassbender

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Dernière édition par The Professor le Mer 10 Sep 2014 - 22:43, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Diary for an old friend.   Mer 10 Sep 2014 - 18:57



When even God is outstripped.

Le futur, le passé, tout ça n'est qu'un concept, un concept auquel je n’adhère qu'en partit. C'est sur, tout à un début et une fin, et si l'on prend un point précis d'une ligne temporelle, alors ce point à un passé et un futur mais lorsque le présent est passé, lorsqu'on se dit que ce que l'on dit n'est plus du présent, alors là... et bah j'ai mal au crâne. Du coup j'ai jamais vraiment compris le principe des calendriers, c'est tellement subjectifs comme truc. Il n'existe pas de calendrier à l'échelle de l'univers, enfin peut être le calendrier gallifreyen mais il est trop compliqué pour que je m'emmerde à l'écrire dans ce journal... En même temps c'est pas pertinent.

Les filles, un jour elles auront ma peau... Enfin là c'était un mec, une machine de deux mètres à la peau très légèrement teintée de vert, atrocement sexy, j'ai pas pu résister. Mais qu'on vienne pas me dire que les montagnes de muscles ont le cerveau en moins parce que ce gars là était impressionnant. On a bien discuté et il en est venu à me raconter son histoire. Oui parce qu'aussi malin soit-il, j'ai toujours eu le don de faire parler les gens. Et j'ai découvert qu'il a été élevé dans un centre spécialisé, un genre d'orphelinat, mais avec des enfants hors du commun. C'est notre nuit qui a été hors du commun mais aussitôt partit le lendemain ma curiosité a prit le dessus et du coup j'ai fais quelques recherches sur cet orphelinat. J'ai vite été déçu de voir que je ne trouvais rien, ou en tout cas très peu d'informations. J'ai utilisé le peu que j'avais pour mener ma petite enquête et finalement en est ressortit le nom d'une planète: Alysium.



Le scan me révéla une faune pacifique assez dense et une zone de la planète avec un regroupement humanoïde. Ce n'était pas une colonie, c'était un seul bâtiment, immense, et c'était probablement pour cet endroit que l'existence de cette planète était si secrète. J'avais appris la localisation de cet endroit via un sénateur à la langue un peu trop pendue. Ça avait l'air d'être un centre de formation secret financé par le gouvernement mais avec un peu de réflexion je me disais que ça devait être financé par un groupuscule du gouvernement, peut être un ensemble secret scientifique et militaire, franchement rien d'étonnant. J'avais enfilé mon plus beau costume et m'était armé de mon sonique et de mon papier psychique avant d'atterrir sur place. Bro avait prit l'apparence d'un vaisseau consulaire et je m'étais donc fait passer pour un homme politique envoyé ici par le sénateur que j'avais "soudoyé". Bref, on m'avait accueillit à bras ouverts et j'avais pu entrer sans encombres.

Ce bâtiment était immense et magnifique. Vu de l'extérieur ça ressemblait à un sanctuaire religieux. Les murs étaient d'un blanc éclatant et la structure s'élevait en une double tour à une centaine de mètres au dessus des montagnes. Ça se trouvait en plein milieu d'une région très montagneuse et la neige tombait finement sans jamais s'arrêter. C'était isolé et magnifique. J'entrais donc dans le grand hall, une vaste salle circulaire aux teintes blanches et claires ornées de dorures nombreuses et diverses. Le directeur de l'endroit venait de me rejoindre et je simulais un agacement à peine exagéré pour l'attente que j'avais dû subir mais je ne me gênais pas pour dire au combien je trouvais cet endroit magnifique. La conversation peu intéressante le devint quand il me proposa d'aller jeter un œil aux installations. Au fond du hall deux magnifiques escaliers s'élevaient vers un balcon menant aux quartiers des pensionnaires. On passa entre les deux, descendant quelques marches pour atteindre une porte sécurisé qui s'ouvrit à leur passage. Le directeur m'avait confié que tout le monde avait en pass mais qu'il avait conditionné le sien en une broche fixée à sa veste, il aimait bien l'effet que ça avait quand tout s'ouvrait sur son passage... Et moi j'ai juste pensé petit narcissique mais passons.

Le couloir qu'on avait suivit ensuite avait été plutôt long mais assez vite les murs s'étaient transformées en baies vitrées donnant vu sur une multitude de laboratoire. Dans chaque salle il y avait des scientifiques, généralement deux, et un patient. Souvent un enfant, moins fréquemment un adolescent, et plus rarement un adulte. Le directeur m'expliquait qu'ici on élevait des orphelins supérieur à la moyenne. On leur apprenait un maximum de choses et on leur permettait d'exploiter et de contrôler des capacités spécifiques. J'avais bien sur tendu l'oreille au bon moment car à cet instant je pu observer l'un des enfants jouer avec des cubes de constructions... En les faisant léviter devant lui. Autant dire que la tronche que j'ai tiré à ce moment devait être cocasse. Les yeux écarquillés, la bouche entrouverte... Crédible dedans comme dehors. - C'est fascinant! Mais comment? - Question légitime. Moi je suis télékinésiste de nature, mais eux? Le directeur m'expliqua que certains êtres vivants ont un potentiel latent qui ne demandait qu'à être exploité et que c'est en partit ce qu'ils faisaient ici. Je voulais en voir plus, en savoir plus. J'ai passé une bonne journée là-bas. Le directeur aurait préféré que je parte mais d'un autre côté il semblait content de pouvoir exposer son travail. J'avais visité l'ensemble du complexe en commençant donc par les laboratoires, puis par les zones communes et enfin les chambres, individuelles, situées dans les deux tours. Les enfants n'étaient pas séquestrés, ils avaient accés illimités à une immense salle de sport, une bibliothèque. Bien sur les communications elles étaient limités, la télé tout ça, des choses contrôlées. Ça ne m'avait pas paru un problème. Deux choses m'avaient gênés: une portion de laboratoires que je n'avais pas pu visiter et le fait qu'il ne me parla jamais des modalités d'adoptions ou même de statistiques en rapport. Pour un orphelinat, le meilleur moyen de se faire bien voir, même pour celui là, c'était de démontrer qu'ils avaient un bon taux d'adoption, mais là non, l'important semblait être leurs avancés scientifiques. Bien sur le directeur n'avait pas dit ça comme ça, mais je sais reconnaître le vrai du faux. Pour autant je n'ai pas manqué de préciser que je n'en retenais que du bon et je suis partit... Enfin j'ai rejoins mon vaisseau et j'ai décollé. La suite a été quelques peu différente.

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MessageSujet: Re: Diary for an old friend.   Mer 10 Sep 2014 - 19:52



Au lieu de m'éloigner de la planète je suis passé en mode furtif et j'ai fait un tour dans le ciel avant de revenir me poser dans une zone à proximité, Bro prenant la forme d'un gros rocher. Bien moins voyant et bien plus petit. J'avais troqué mon costume impeccable contre une tenue qui me convenait beaucoup mieux, un truc type militaire mais en moins officiel et en moins encombrant. L'endroit semblait parfait vu de dehors mais quelque chose de louche me poussait à chercher plus loin, une intuition en fait, et si je ne trouvais rien, personne ne saurait jamais rien de ma petite incursion. J'ai marché une quinzaine de minutes dans la neige pour finalement voir les premiers murs blancs du centre. J'ai trouvé une faille et j'ai escaladé le long d'une plante épaisse pour entrer dans le parc. L'endroit était sécurisé, et comme il faut, mais pas contre quelqu'un comme moi. J'ai traversé le parc et j'ai pu revenir jusqu'au grand hall. Il faisait nuit, comme quand j'étais partit, mais l'heure était avancé et tout le monde dormait, à part peut être le système de sécurité et les gardiens. Je n'aurais qu'à les éviter. Quoi faire en premier, visiter les laboratoires? Ou fouiller les papiers du directeur? La paperasse avait jamais été mon truc.

J'avais donc emprunté rejoint le couloir entre les escaliers et j'avais piraté sans mal les portes verrouillés qui me bloquait l'entrée aux salles que le direct avait soigneusement évité. J'avais alors pu accéder à l'aile 3.2 de la zone scientifique. C'était une salle tout en longueur donc les murs étaient recouvert de placards réfrigérés aux portes de verres contenant... des éprouvettes. Des dizaines et des dizaines d'éprouvettes. Je parcourais chaque étiquettes, chaque nombre, chaque nom que je pouvais trouver pour finalement approcher d'un escaliers en colimaçon métallique que j'empruntais pour descendrait au niveau inférieur et tomber sur le poteau rose. Les éprouvettes en plus grand.



C'est presque choqué que je découvrais ces dizaines de clones. Enfin, pas tout à fait des clones. Ils étaient tous différents, mais je comprenais ce qu'ils faisaient ici. Les éprouvettes en haut et ces couveuses en bas. Ces enfants, tout les pensionnaires de ce soit disant orphelinat n'étaient rien de plus que des enfants fabriqués en laboratoire. J'ai passé prés d'une dizaine de minutes à fixer l'un des gars dans ces tubes avant de me décider à remonter pour fouiller dans les dossiers du labo et ce que j'y trouvais achevait de me foutre en rogne. Humains, Aliens, quelque soit la race, ils ne l'étaient plus tout à fait. On avait modifié ces gens, on les avait créé et on les avait génétiquement améliorés. Plus je lisais les rapports et plus tout s'éclairait. Ce complexe était un endroit où l'ont fabriquait des êtres "parfaits", génétiquement supérieur, à l'intelligence décuplée, à la forme physique améliorée... Même ces capacités qu'ils semblaient développer, ces capacités "biotiques" comme le directeur les avait appelé, c'était dû à une modification génétique. Il était temps que ce directeur me rende des comptes.

J'avais donc gravit les étages pour rejoindre la zone résidentielle et m'inviter dans les quartiers de cet imbéciles. Autant dire que mon entrée en matière a été plus que flippante. M'installer dans le fauteuil à même pas un mètre du lit où il dormait profondément et allumer la lumière... Il avait dû frôler la crise cardiaque et c'était bien fait. - Alors comme ça on s'amuse avec la vie? - Je l'avais fixé, le temps qu'il y voit suffisamment clair pour me reconnaître. - Je ne suis pas d'accord. - Avais-je conclu avant de le sortir du lit sans aucune douceur. Enfermé dans sa chambre, je lui ai fais avouer tout ce qu'il pouvait me dire: qui avait ordonné ça, quel gouvernement avait pu lancer ces expériences, qui finançait, que devenait ces enfants... Et bien d'autres. J'appris alors que chaque enfant qui n'atteignait pas un taux de réussites suffisant était retiré de l'équation. Officiellement on disait aux autres qu'il avait été adopté mais en réalité on les supprimait. - « Après tout ils n'ont aucune vie réelle, ils n'existe nulle part, alors pourquoi s'en formaliser? » - Ce à quoi j'ai répondu par un coup de poing dans sa tronche. C'était des êtres vivants bordel! Et bravo à moi, je l'avais assommé. De toute façon j'avais plus besoin de lui.

Mais une question me taraudait toujours. Si ces enfants étaient supérieurement intelligent, ils auraient dû comprendre la supercherie. Mais la réponse était évidente et je l'avais déjà trouvé dans les dossiers du labo: une drogue. Un tranquillisant spécifique qui accroissait la confiance envers eux. A leurs yeux ils n'étaient que des rats de laboratoire qu'ils pouvaient supprimer en cas d'échec. Il était temps que ça change, cet endroit devait être détruit et ses activités avec. J'accédais donc au moniteur de sécurité du directeur et je lançais bruyamment l'évacuation d'urgence. Ces enfants n'étaient pas des monstres, ils ne méritaient pas de mourir, et je ne comptais pas les laisser dans l'ignorance. J'avais juste le temps d'attraper le micro et d'activer la diffusion. - Chers pensionnaires, je suis le Professeur. Votre vie n'a été qu'un mensonge. Cet endroit n'est pas ce que vous croyez, on vous retiens contre votre grès. Vous pensez être en attente d'adoption? Faux! - J'avais fait une petite recherche des derniers départs tout en parlant. - Thomas, Klu, Merle... Vous les pensez dans une famille? Ils ont été assassiné, parce qu'ils n'étaient pas assez prometteur. - Je savais que j'allais très loin en parlant comme ça. Je ne disais que la vérité mais ils n'étaient que des enfants... Mais des enfants plus intelligents. - Brisez vos chaines, sortez d'ici. Il est temps que votre existence soit plus qu'une somme et un pourcentage! - Mais bien sur, on décida de déconnecter la diffusion. Quelqu'un semblait avoir coupé toute communication ouverte. Soit, au moins, on m'avait entendu, et déjà j'entendais des bruits d'explosions et de coups de feu. C'est pas mon genre d'encourager la violence mais je ne pouvais pas sauver tout le monde, je ne pouvais que les assister.

Lançant un dernier regard au directeur complètement dans les vapes, le nez en sang, je quittais ses quartiers. Il fallait que j'atteigne les chambres des enfants pour les aider à descendre. Leur ouvrir le passage. Coordonner la fuite serait compliqué mais déjà le Tardis devait être entrain de se préparer, le tout était de sortir de là, en vie. Je suis pas un combattant, je suis une grande gueule et un fuyard...

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Dernière édition par The Professor le Mar 16 Déc 2014 - 1:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Diary for an old friend.   Mer 10 Sep 2014 - 22:02



Faute de coup de feu véritable, j'avais à faire à un armement laser dernier cri, de quoi rendre bien inutile ma tenue censée être conçu pour absorber les tir de projectile. Les lasers c'était autre chose. J'étais sortit des quartiers du directeur et avait traversé un large couloir jusqu'à me retrouver face à deux types armés. Au fond se trouvait l'ascenseur qui devait me permettre d'accéder au grand salon commun aux deux tours, juste avant qu'elles ne se divisent. Je sortais mon pointeur sonique et préparait dans mon coin une petite défense avant de sortir de ma cachette. Comme je m'y attendais les deux gardes ont tiré à vu mais la barrière que j'avais érigé absorbait les lasers... Jusqu'à surcharger. J'en profiter pour renvoyer l'énergie directement vers eux ce qui eu pour effet de les choquer, littéralement, me laissant le champ libre. La vague avait endommagée les portes automatiques de l’ascenseur mais rien que la force brute ne puisse arranger. Je montais et gravissait les étages jusqu'à arriver à destination et que les portes ne s'ouvrent...

Je découvrais alors l'horreur que j'avais provoqué. Le salon était sans dessus dessous et se croisaient projectiles télékinétiquement projetés et lasers rapides dans un carnage bruyant. A l'origine l'endroit était ovale, vaste, des canapés et des fauteuils partout, un comptoir central appuyé sur le même mur qui accueillait, de chaque côté du comptoir, les ascenseurs qui montaient dans les deux tours. Maintenant... Ce n'était qu'un champs de bataille miniature. Des corps jonchaient le sol, majoritairement des corps de gardes, mais des enfants aussi étaient tombés. Première étape, sécuriser l'endroit. Profitant du bordel ambiant, je m'étais glissé sur le côté, discret et j'avais fait coïncider mes différentes actions avec une projectile ou un tir pour passer inaperçu. Une arme qui grille, un laser dévié, un garde qui s'effondre... Je me mettais finalement à découvert pour en assommer un par derrière, me révélant aux enfants, manquant de me prendre une chaise en travers de la tronche, et si je n'avais pas utilisé ma télékinésie pour la dévier, j'aurais pu m'en prendre une autre. - Sécurisez cet endroit, je vais chercher les autres! - Ils avaient dû reconnaître ma voix parce qu'ils se mirent en place. On leur avait apprit quelques bases tactiques apparemment et ils étaient plutôt efficaces. - « Il y a deux tours, vous n'aurez pas le temps de tout faire! » - Lui avait crié l'un des enfants alors que je m'approchais de l’ascenseur de gauche. Je l'avais fixé un instant avant de me résoudre à lui donner raison. Je le savais déjà mais je ne pouvais pas leur demander plus... D'un autre côté je n'avais pas le choix. - D'accord, formez un groupe et occupez vous de l'autres tour, mais cet endroit doit rester sûr. - Le gamin acquiesça avant d'aller s'organiser. Moi je montais dans l’ascenseur et je lançais la montée.

Il y avait trois chambres par étages et bon nombre d'étages. Elles n'étaient pas très grandes mais elles contenaient le minimum, un lit et un bureau, avec une salle de bain commune par étage. Parfois j'allais voir pour rien, parfois j'arrivais trop tard, parfois je récupérais les enfants survivants. L'ascenseur n'était pas grand et je devais parfois faire des allez retour jusqu'au grand salon pour pouvoir repartir. C'était long mais nécessaire et à chaque fois que je revenais je trouvais de plus en plus de corps. Les chambres semblaient être attribués en fonction de l'âge et c'est tout naturellement que je m'attendais à trouver les adultes au sommet. Je descendais de l'ascenseur comme jusqu'à présent mais je ne trouvais personne. L'endroit avait été dévasté par une explosion. Les parois avait été soufflé par la déflagration et l'une des douches de la salle de bain projetais un jet d'eau froid qui embrumait tout l'étage. C'est le son d'un mouvement qui attira mon attention alors que j'allais filer. Je m'étais alors frayé un passage pour trouver un homme coincé sous une poutre en métal, inconscient. - Hey! - Je me dépêchais de le rejoindre pour voir s'il était vraiment encore en vie. Il avait dû se réveiller en entendant le son de l'ascenseur et les matériaux tordus se frotter bruyamment aux parois de la cabine. Il arrivait à ouvrir les yeux mais ça lui semblait difficile. - « Ils... Ils ont tout fait exploser... Ils sont même pas descendu de l'ascenseur... » - Il s'étouffer entre chaque phrase, sa cage thoracique comprimées par le poids du métal. Je réussis au prix de nombreux efforts à faire bouger la poutre pour le dégager mais il était bien amoché. - Ok. Allez maintenant, debout! - Mais il me repoussait du peu de force qu'il le pouvait. Il voulait que je le laisse. - Certainement pas. Tu te lèves, tu survis. Il est hors de question que je sois monté jusqu'ici pour que tu y restes! - Son regard brouillé me fixait derrière ses paupières à moitié closes. - « Vous êtes qui au juste? » - S'étouffa-t-il encore. - Je suis le Professeur. Et toi, c'est quoi ton nom? - Il m'avait fixé un instant, il semblait me jauger, et finalement il avait lâché prise alors que je m'étais mit à sourire. - « Jedediah... »



Et je ne perdis pas de temps avant de le soulever, soutenant son poids pour le traîner jusqu'à l'ascenseur et lancer la descente. J'avais fait tous les étages, je redescendais directement au salon avec lui en espérant ne pas retrouver tous les survivants... morts. Le temps de descendre, Jedediah avait reprit un peu de ses esprits et s'appuyait seul à la paroi de la cabine. Il me fixait, je le sentais, mais je ne lui disais rien. Et les portes coulissèrent pour me laisser entrer à nouveau dans le salon, enfin plutôt me jeter à couvert à peine un pas fait. Des gardes avaient réussit à entrer, nombreux, et certains enfants n'y avaient pas survécu. La seconde tour était compromise, l'ascenseur avait subit une explosion plutôt violente, et il ne restait qu'une dizaine de gosses encore en vie, peut être quinze grand maximum. Avec ce que m'avais dit Jedediah en haut, je savais désormais que les gardes étaient là en tant qu’exécutant, ils étaient là pour tuer. Les tirs étaient précis, fatal, et surtout nombreux. On était dépassé et j'allais tenter quelque chose de voué à l'échec quand les son des tirs furent étouffés. Je vous raconte pas ma tête quand j'ai entendu ça et que je me suis relevé. Une épaisse barrière énergétique divisais la pièce et nous séparait des gardes qui continuaient de tirer mais sans succès. Je cherchais l'origine de ce bouclier du regard et tombais sur un Jedediah qui s'était laissé tomber par terre mais qui avait la main tendu, concentré. C'était lui, et tout ce qu'il trouva à me dire quand il me vit le regarder, c'est... - « Je suis le plus vieux, n'oubliez pas... » - Et c'était pas faux. Il était le plus vieux des résidents du complexe, par conséquent il avait obtenu les meilleurs résultats tout au long de sa vie. Ça faisait de lui le pensionnaire le plus accomplit et le plus puissant. Je lui avais répondu par un sourire avant de chercher un moyen de nous faire sortir.

Pendant que je scrutais chaque vitre désormais brisées, Jedediah avait repoussé sa barrière biotique jusqu'à forcer les gardes à sauter par les fenêtres ou être comprimés jusqu'à l'inconscience. Il avait fini par étendre la barrière à l'ensemble de la pièce afin qu'elle prenne la forme de l'endroit, bloquant toute entrée possible. Vite rejoint par certains des enfants pour le soutenir dans son effort et l'en décharger en partie, Jedediah pu se relever et venir jusqu'à moi. - « On fait quoi maintenant? » - Vous êtes pas censé être super intelligent? - J'avais répondu du tac au tac sans vraiment réfléchir. Certes j'étais largement devant, mais ils étaient supérieur à la moyenne. Pour autant je n'avais obtenu aucune réponse, rien d'autre qu'un silence lourd de sa part, de quoi me faire lever les yeux vers lui. Il allait me répondre quand mon regard s'est illuminé. Pourquoi s'emmerder à sortir du bâtiment alors que leur sortie pouvait entrer?

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MessageSujet: Re: Diary for an old friend.   Mer 10 Sep 2014 - 22:40



Pas besoin de sortir pour s'échapper! - Sur ce coup là, comme tant d'autres à l'avenir, Jedediah m'avait regardé d'un regard intrigué mais inquiet. Il me prenait pour un fou et c'était pas faux, mais là, je savais ce que je faisais. - Aide moi, il faut dégager un peu de place. - Déjà l'ascenseur venant du bas s'ouvrait et malgré que les gardes restaient piégés à l’intérieur, il continuait de tirer dans la barrière désormais uniquement maintenue par les enfants qui ne tiendraient pas bien longtemps. Dégager le centre de la pièce ne fut pas bien compliqué, pousser les meubles tout ça... Non, le plus dur allait être de faire venir le Tardis jusque là. Il fallait se raccorder à lui, utiliser le lien psychique tout en lui envoyant l'ordre mécanique. J'avais sortit mon sonique de ma poche et l'avais activé pour mon servir comme d'un point d'ancrage sur lequel Bro pourrait se focaliser. En parallèle j'ouvrais ma psyché et essayait d'établir un lien. Certes le lien était déjà établi, mais encore fallait-il pouvoir l'exploiter. Patient, concentré, les yeux fermés, j'arrivais même à ignorer le regard de Jedediah rivé sur moi, enfin partiellement, jusqu'à ressentir comme un déclic. J'ouvrais alors les yeux, quelques peu alarmés, le regard de Jedediah s'alarmant en même temps par mimétisme sans vraiment comprendre ce que je foutais... Et le doux son se fit entendre.

Un courant d'air frais s'éleva en tourbillons au centre de la pièce alors qu'une lueur s'extirper du vide. Le son des moteurs du Tardis avaient alors envahit la pièce, couvrant tout le reste. Les gardes avaient même cessé de tirer, voyant ce truc apparaître comme ça. Un sourire avait étiré mes lèvres alors que mon Tardis, mon beau Tardis, sous la forme d'un magnifique arbre luminescent, termina d’atterrir en plein milieu du salon. - Parfait! - Je jetais un regard amusé à Jedediah avant d'aller ouvrir la porte, enfin, l'écorce, qui était la porte, enfin peu importe. - Allez tout le monde! A l’intérieur! - Avais-je crié avant que les enfants ne se ruent à l’intérieur. Oh bien sur ils avaient dû se poser des questions, mais le temps était précieux. Je tenais la porte et je fixais Jedediah qui maintenait désormais seul la barrière. - Jedediah? - Il restait là, à me fixer, à fixer l'arbre. Les enfants ont une imagination débordante et un esprit malléable à souhait. Même plus intelligents, ils restent des enfants et certaines choses restent totalement improbables pour des adultes. - Allez, un grand garçon intelligent comme toi s'en remettra... Maintenant bouge! - Le ton plus fort que j'avais employé avait sortit Jedediah de sa contemplation et il s'était dépêché d'entrer alors que je refermais derrière lui. La barrière biotique avait dû s'estomper puisque j'entendais déjà les lasers frapper le vaisseau à l’extérieur.

Je me ruais alors vers la console centrale. - Attention attention. On se tient où on peut et on évite de lâcher prise! - Et j'actionnais l'un des leviers qui lançait le décollage. Le vaisseau s'était alors mit à trembler dangereusement avant de les faire valdinguer dans tous les sens. Mon rire se mêlait aux bruits du Tardis alors que nous disparaissions de cet endroit de malheur. Jedediah en tant qu'adulte n'avait aucun mal à se tenir et son regard, illuminé, ne quittait pas la console une seule seconde. Il me fallu quelques secondes pour stabiliser le vaisseau afin que les secousses cessent et encore quelques minutes pour que je nous pose. - Est-ce que tous le monde va bien?... Enfin compte tenu des circonstances? - Aucune voix ne s'éleva, juste des regards et des acquiescement avant que je ne lève mon regard vers Jedediah et qu'il ne me confirme du siens que tout allait bien. J'expulsais un soupir de soulagement plus pour moi que pour eux avant d'aller cherche de quoi boire pour tout le monde. Le temps était au repos. Et maintenant qu'ils étaient sortit d'affaire? Il faudrait bien les amener quelque part non? Exactement.

Il nous fallu plusieurs heures pour soigner les blessures de chacun et les remettre d'aplomb. Finalement j'avais déposé tous les mineurs dans trois orphelinats différents, des endroits que je connaissais, dans lesquels je savais qu'ils seraient bien. Les quelques jeunes adultes décidèrent d'eux même ce qu'ils voulaient faire et je me pliais à leurs demandes, ils l'avaient mérité. Au bout d'une journée, il ne resta plus que Jedediah. Cet homme devait avoir une trentaine d'années bien comme il faut. Il n'avait jamais vécu ailleurs que dans ce centre, que pouvait-il bien vouloir. - « Je voudrais rester. » - Je l'avais regardé sans rien dire. Je ne m'attendais pas à ça en fait, bizarrement, alors que j'aurais dû je suppose. Mon silence le mit mal à l'aise pourtant. - « Vous ne voulez pas? Je comprend... Laissez moi où vous voudrez alors... » - Non non, pardon. C'est d'accord! - Ma réponse illumina son visage d'un magnifique sourire. Le genre de sourire qu'il n'avait pas dû porter depuis des années. Adoptons un ton faussement sérieux j'approcha alors de la console, posant ma main sur l'un des leviers et je le fixa du regard. - Alors, Jed. L'univers et le Temps, qu'est ce que tu voudrais voir?


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MessageSujet: Re: Diary for an old friend.   Mer 28 Jan 2015 - 18:13



Golden cage.


Ça avait été une nuit comme les autres, probablement. Cela faisait quelques jours que nous n'avions pas bougé de là. Nous nous étions posé sur cette petite planète, dans la ruelle d'un petit village. Bro avait prit l'apparence d'un cabanon en bois plutôt fragile en apparence et Jedediah et moi avions visité les lieux. C'était un petit village des plus simples et de ce que j'en avais compris, la planète en elle même n'était qu'une immense étendu de champs et de hameaux comme celui-ci, j'en avais d'ailleurs déduis que c'était une colonie agricultrice. Aux alentours du 45 ème siècles ça avait commencé à se faire. La colonisation était en marche mais faute de pouvoir utiliser les petites planètes, et préférant utiliser les plus grandes, les humains les utilisait comme ressources premières. Certaines étaient vidées de leurs minerais, d'autres servaient à exploiter l'eau. Celle-ci était un garde manger en suspension dans l'espace à la proximité d'un soleil suffisamment chaud pour que la pousse soit rapide sans pour autant que tout ne crame. De ce fait, l'endroit était comme un désert, mais en plus supportable, l'irrigation et les pluies artificielles étant le moyen le plus efficace de protéger les plantations. Enfin bref, on avait visité un peu, on avait discuté, on avait même partagé un repas avec les locaux. Peu de conversations mais des gens vraiment gentils. Et quelques jours donc que nous squattions leur espace, jusqu'à ce soir.

Je ne suis pas un pervers, enfin pas tout le temps, et écouter au porte ne m’intéresse pas, mais Bro en revanche... C'est en pleine nuit que les lumières de ma chambre se sont allumées alors que je lisais tranquillement faute de dormir, l'écran au mur m'alertant d'un problème avec Jed. J'avais tout juste eu le temps de sauter du lit pour sortir que je voyais au bout de mon couloir la porte de sa chambre et des cris de terreur traverser les murs. Bro avait déplacé la porte pour que j'y arrive plus vite mais les cris, eux, étaient intacts et intenses. Torse nu, un pantalon de pyjama pour seul vêtement, j'avais traversé le couloir en courant pour débouler dans la chambre. La porte en elle même était un porte coulissante en bois blanc mais l’intérieur de la chambre était simpliste mais original.


Une fois à l’intérieur j'avais pu observer Jed recroquevillé sur lui même en position fœtale, une main s'agrippant de toute ses forces aux draps, la peau humide de transpiration, le visage tordu par la peur, et les cris, plus forts que jamais, tonitruant. - Jed! - Les terreurs nocturnes avaient ce don d'être impressionnantes, effrayantes aussi, surtout quand c'est un être psionique qui en avait. Autour de lui, toute la chambre était en lévitation. Chaque élément, les chaises, les coussins, le bureau, tout flottait en l'air comme en apesanteur. Une lumière oubliée tremblait dangereusement, son intensité faiblissant et revenant sans arrêt. Fonçant au lit j'avais attrapé Jed par les épaules et l'avait secoué vigoureusement. - Jedediah! Réveille toi! - Pressé par un temps fictif et la peur de l'humain qui semblait se faire plus forte encore, j'avais arrêté de réfléchir et un claquement sonore fit écho dans la pièce alors que Jed, sa joue rougissante, ouvrait les yeux et avait un mouvement de recul. Autour de nous tout retomba bruyamment sur le sol, s'écrasant d'une chute de quelques mètres. Le bureau et l'une des chaises même se disloquèrent en plusieurs parties. Jed regardait autour de lui les yeux écarquillés par la surprise et la peur. - Jed regarde moi. Tout va bien. - Et il riva son regard sur moi avant que son corps ne soit prit de tremblement dû à l'état de choc. Lui évitant d'entacher la dignité à laquelle il tenait tant, je m'étais approché et l'avait prit dans mes bras avant qu'il ne bascule. J'avais alors sentit sa peau froide et ses mains saisissant mes bras, serrant du peu de forces qu'il lui restait. - Tout va bien...

Cette nuit là n'était pas la première, ce n'était pas la dernière non plus. Ça faisait déjà quelques semaines que Jed était avec moi et il avait déjà fait ce genre de crises à plusieurs reprises. Il n'en parlait jamais, il ne voulait pas de mon aide alors qu'il en avait clairement besoin. Maintenant hors du joug de ses maîtres, il avait regagné en fierté et en détermination, peut être un peu trop, mais je ne m'en plaignais pas, je préférais ça à le voir en esclave. Il n'en parlait pas, non, et n'acceptait mon aide que durant les crises, pour l'en sortir, pour le calmer. Il était comme un enfant à ce moment là, perdu et faible, et je ne comptais même pas les nuits passées avec lui pour qu'il dorme un peu. S'il avait une trentaine d'années, on lui avait volé son enfance, son innocence et tout ressortait maintenant. Il avait beau savoir que tout était fini, il ne pouvait s'en défaire. J'avais cela dit remarqué que quand on voyageait, il pensait à autre chose, et il ne faisait pas de cauchemars, ou en tout cas pas aussi forts. Du coup j'avais décidé de lui faire visiter un nouvel endroit. Je lui avais proposé plusieurs endroits, lui en avait fait une description rapide pour pas non plus tout lui dire à l'avance, mais sa réaction m'avait surprise. - « Changeons les règles. Vous me proposez toujours des destinations, des endroits que vous connaissez, mais justement, vous y êtes vous même déjà allé, c'est moins drôle. Pourquoi pas trouver un endroit que vous ne connaissez pas non plus? » - C'est sur, je ne l'avais pas vu venir celle là. Qu'on me demande un endroit génial, merveilleux, chaud, froid, ça j'aurais pu prévoir. Mais ça? Qui penserait à ce genre de détail? - Et bien pourquoi pas. - Après tout j'étais toujours curieux. J'avais donc lancé un choix aléatoire en précisant quelques critères de sélections comme par exemple éviter le danger, oui, parce que le potentiel danger d'un endroit fait partit des critères de descriptions des guides touristiques. Encore que je m'étais vite rendu compte que l'endroit sur lequel on était tombé ne devait être sur aucun guide.

D'après le Tardis nous allions à Aurum, poétiquement intitulée "cité d'or des Arabesques". L'écran nous montrait une image mais j'avais préféré voir de mes yeux et avait ouvert la porte du Tardis pour que mon regard observe ce balais scintillant. Les Arabesques, deux planètes forestières se tournant l'une autour de l'autre, laissant derrière elles une traînée artistique scintillante, tout ça autour d'un soleil jaune. C'était un phénomène gravitationnel unique à mon sens et la vue que nous avions expliquait bien le nom qu'on avait donné à ces planètes. A peine avait-je refermé la porte que le Tardis accelera le pas pour aller se poser sur l'une des deux planètes, au fin fond de la foret. - A toi l'honneur. - Avait-je dis à Jed, le laissant faire le premier pas sur cette planète que ni lui ni moi ne connaissions, et sur ce coup là, je pouvais le remercier. Cet endroit était tout simplement magnifique, enchanteur. Un voile opaque extrêmement fin emplissait l'air, comme une poussière claire ambiante, comme en éternelle suspension. De ce qu'on pouvait voir, chaque chose, chaque objet, était parcouru d'or. L'herbe au sol était verte mais avec des reflets dorés, les veines des feuilles étaient dorées, l'écorce des arbres était parcouru de veines d'or pur, même les pierres et rochers semblaient en contenir. Un oiseau nous passa dessus et ses plumes étaient elles aussi parsemées d'une pellicule dorée. Si j'avais pu rejoindre le courant d'eau qui frétillait à mes oreilles, je suis sur que j'y aurais vu de l'or.


Je regardais Jedediah et je voyais sur son visage un sourire immense, ses yeux grands ouverts, son regard attiré par tout et rien. Plus mesuré dans mon comportement, la force de l'habitude, je n'en étais pas moins excité et j'avais attrapé sa main pour l’entraîner plus avant dans ce nouveau lieu, laissant le Tardis à l'entrée de la cité parmi les arbres dorés dont il avait prit l'apparence. Nos pas lourds et nos voix fortes raisonnaient dans le sous bois et bien vite l'attention fut attiré sur nous. Je n'avais pas encore rencontré tels humanoïdes. Une peau halée d'or, un cou sensiblement plus long que la moyenne et des yeux marrons si clair qu'on les auraient dit eux aussi fait d'or liquide. Une femme était venu vers nous, l'air grave, alarmée, mais surtout agacée. C'est sur un ton sec et bas qu'elle nous avait parlé. - « Silence voulez-vous! » - Avait-il dit avant de repartir, le pas pressé et incroyablement silencieux. Abasourdi par cette intervention, j'avais regardé alentour les regards des habitants, tous rivés sur nous. Pourquoi ce silence? C'est à ce moment là que je croisais le regard d'un enfant qui me montra discrètement du doigt, pour éviter que son père le voit, une ouverture dans une structure en pierre. A y regarder de plus prêt, on disait cité, mais je n'avais pas vu de bâtiments, et pour cause. La ville n'était pas souterraine, mais pas nécessairement visible. Les bâtiments étaient un compromis entre pierre, bois et or et pour des yeux étrangers elle semblait invisible. Suivant l'instruction silencieuse du garçon, j'avais attiré Jed à l’intérieur.

On pourrait se dire, des gens vivants dans la foret comme des ermites, ils doivent vivre dans des grottes... Et bien détrompez vous. Si vu de l’extérieur ce n'est qu'une structure en pierre dorée, à l’intérieur un luxe étrangement simple fait force. Des lumières fines, un sol pavé, des escaliers boisés, une structure finement dorée... J'étais bouche bée, impressionné, et je n'avais pas vu arriver deux hommes habillés différemment des autres. Ils nous avaient intimé l'ordre de les suivre et nous avions obéit. A vrai dire Jed avait obéi et j'avais suivi. Ils nous avaient mené dans une pièce relativement petite, mais parfaitement isolée et à peine l'un d'eux avait-il refermé la porte que l'autre parla à volume normal. - « A quoi pensez vous! » - Oh bien sur j'avais lancé un regard interrogatif à l'homme, et c'est probablement ce qui le fit se reprendre. - « Vous devez être des voyageurs. Sachez que nous ne sommes pas très enclins à laisser des étrangers se balader sans qu'ils ne connaissent nos règles. » - Pourquoi ce silence? - Prendre le temps de discuter? Non. L'homme se tut un instant, surement pas ravi d'être interrompu. - « Vous vous trouvez sur les Arabesques, ici la tension chimique est telle qu'un bruit trop fort et continu provoque la chute de l'or, c'est pour ça que nous cultivons le silence. » - « Et ici? »  - « Ici nous sommes dans une chambre de parole. Elles sont parfaitement isolées de façon à ce que nous puissions parler sans risquer de provoquer la chute. » - « Une chute d'or vous dites? Mais ça doit être magnifique! Pourquoi ne pas laisser faire? » - A cette question je réagis plus vite que les autres. - Un équilibre fragile. Imagine si trop d'or tombait, les végétaux seraient étouffés, et je doute que la vie pourrais survivre. Ça deviendrait un désert doré. C'est ça? - « Exactement. La vie ici est régit par une règle absolue, le silence, c'est une règle, une coutume, et un mode de vie. C'est seulement durant le rituel de la pluie que nous faisons volontairement chuter l'or de façon à remplir nos caisses et nos stocks de matériaux mais aussi et surtout pour alléger les accumulations d'or qui se trouvent dans le ciel. Tout ce qui n'est pas évacué dans l'espace, nous le récupérons. » - Il se tut un instant sous le regard de l'autre. En avait-il trop dit? Peut être. Je compris vite ce qui les inquiétait. - Oh ne vous inquiétez pas, nous ne sommes pas ici pour vous voler. - Si le simple fait de le dire ne prouvait rien, le fait de l'avoir dit avant d'en être accusé donnait une tournure de vérité à mon affirmation. - « Si vous voulez rester, vous êtes le bienvenue mais vous devez respecter cette règle. » - Et quand aura lieu cette cérémonie? - « Dans... 10 jours il me semble. Nous faisons ça une fois par mois. » - Bien, bien... Merci pour nous avoir expliqué tout ça.

De quoi clore la conversation et nous laisser partir. Cet endroit était fascinant, même sans le crier. Sans un mot, d'un simple regard, nous nous étions mis d'accord et nous avions filé au Tardis. Le rituel de la chute, la cérémonie durant laquelle ils faisaient neiger l'or, nous voulions voir ça. Ça allait être un spectacle à couper le souffle. Et en vérité? Ce fut le cas. Nous étions même resté pour les festivités, ce qui avait clôt notre séjour à Aurum. Nous étions repartis les poches pleines de poudre d'or et la peau scintillante. Contre les attentes des locaux, nous n'avions pas fait de réaction somnifère à la pluie d'étoile, ce qui ne m'étonna pas en soit. Ma biologie était résistante, et Jed était un humain amélioré avec une résistance plus importante que la moyenne. Pour autant il avait dormit comme un bébé durant deux jours ensuite. Allais-je devoir le nourrir de voyage et d'histoire pour calmer ses terreurs ou allait-on trouver une solution plus rapide et plus précise?

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MessageSujet: Re: Diary for an old friend.   Dim 26 Avr 2015 - 3:28



The great stronghold of Cazardros.


Ils auraient pu être sur une planète où le soleil se levait caché par des nuages rosés et incertains. Ils auraient pu se trouver debout à l'orée d'une aube rougeoyante. Ils auraient pu se tenir là, le regard perdu dans un déluge d'eau, le ciel si fermé et le paysage si clair. Ils auraient pu, mais le Tardis vous extirpe de ce magnifique et naturel déroulement des choses. En suspension dans le vide, c'est d'une sphère argentée de la taille d'une voiture que le vaisseau avait adopté l'apparence, une sphère reflétant la lumière d'un lointain soleil. Pourquoi cette apparence? Il n'y avait rien ici sur quoi se calquer, rien sur quoi prendre exemple. On s'atteindrait à voir une telle sphère aux confins de l'espace, comme on ne s'y attendrait pas. Alors après tout, pourquoi pas. Mais si de l’extérieur, ce paysage semblait immobile et intemporel, à l’intérieur des choses se déroulaient. Des choses... Oh tellement communes. L'horloge interne du cosmos interne indiquait une matinée bien avancée et c'est une silhouette à la démarche maladroite qui ne faisait que le prouver, encore qu'un homme quelque peu ivre pourrait donner le change. S'appuyant d'une main contre la paroi du couloir dans lequel il avançait, l'homme s'évita un déséquilibre inopportun avant de reprendre sa marche. La soirée n'avait pas été de tout repos et les bouteilles s'étaient entassées. Humain amélioré oui, pour sûr, mais la tolérance améliorée à l'alcool avait été oublié dans l'histoire.

Jedediah déambulait lentement dans le couloir qui le mena au balcon donnant sur la salle de contrôle. Les yeux rouges et mi-clôt, les cheveux en batailles, il ne jeta même pas un regard en contre-bas et se hasarda dans les escaliers pour rejoindre la plateforme jusqu'à ce qu'une voix s'élève. - Jed? - A peine le son de la voix grave avait-il atteint les oreilles de l'humain qu'il sauta d'un bond derrière le canapé et attrapa un coussin qu'il plaqua tout contre son intimité. Aurais-je oublié de préciser la nudité absolue de notre bon vieux Jed? Le Professeur se tenait donc là, un tournevis dans une main, un chiffon sale dans l'autre, son t-shirt blanc et son short en jersey gris souillés par un liquide sombre non identifiable. Ses cheveux étaient en bataille aussi, au moins une constante. Mais au final, le plus drôle dans l'histoire était bien sa tronche. Pas choqué, pas enjôleur, juste amusé, une moue faussement impressionné venant finalement animer son visage. Trois ans de vie commune et quelques bouteilles semblaient suffirent à ce que le Tardis deviennent un club naturiste à l'évidence. Jed quand à lui ne s'en amusait qu'en partie, son coussin toujours maintenu, son visage rougissant à toute allure. S'il avait été habitué dés son plus jeune âge à ne pas être pudique, le gain de sa liberté était venu avec un bonus naturel. Décidé à le mettre plus mal à l'aise encore, le Prof croisa les bras et fixa Jedediah de toute son attention, attendant le moindre mouvement de sa part sans la moindre arrière pensée perverse.

« Tu comptes resté planté là?! » - Avait-dit Jed avec une pointe d'agacement dans la voix. - « Bien sûr que oui... » - Conclu-t-il pour lui même. Ce raisonnement semblait l'avoir convaincu que de toute façon il était coincé et désormais c'était une lueur de défi qui éclairait leurs regards. Jed allait-il s'en sortir ou Prof allait-il pouvoir se moquer? Ni l'un, ni l'autre. Contre toutes attentes Jed se redressa, droit comme un I, sûr de lui, et laissa tomber le coussin sur le canapé. Nu comme un vers, confiant, il soutint le regard du Prof sans animosité aucune et c'est seulement lorsque le Time Lord l'observa de haut en bas avant de se retourner, ne perdant pas une miette des atouts de son compagnon de voyage, que le jeu cessa et c'est victorieux que Jed se déplaça vers la console sans la moindre gène et agit comme si de rien n'était. - « Qu'est-ce que tu fais? » - Et Prof arqua un sourcil, un instant décontenancé par ce changement radical d'attitude, pour finalement s'en accommoder sans soucis. - Je changeais des coupleurs en bas, rien de bien intéressant. Bien dormis? - « Comme un bébé. » - Un bébé alcoolisé ouais! - Jed ne répondit pas à ça, rougissant un peu en détournant le regard.

Cette soirée avait été pour le moins animée. Ils étaient allés dans la ville de Calypsia, une cité lumière new age sur l'une des planètes du système des Mariniels. Cette ville était réputé pour ses soirées enflammés et c'était l'un des plus gros partenaires  commercial des différents producteurs et revendeurs d'alcool dans le coin. Peu de résidence permanente, beaucoup de bars et boites de nuit. Ils en avaient visité six, bu un verre minimum dans chacune, fait jeter d'une seule et dragué dans toutes. La mise à la porte de la quatrième résultant de la drague de la mauvaise fille: la cadette du patron. Non mais quelle idée aussi d'aller dans la boite de son propre père. Enfin peu importe, les balafres, ça donne un air sexy, et le Professeur la portait toujours au coin gauche de sa lèvre.  Enfin, plutôt qu'une balafre c'était plus une lèvre fendue bien visible mais bon, détail. - Tu comptes t'habiller à un moment où je dois m'habituer à te contempler dans ton plus simple appareil? - « Pourquoi? Je t'incommode? » - Prof entrouvrit la bouche, inspirant, plusieurs réponses se bousculant dans sa tête, avant que ses lèvres ne se referment. Il employa alors le ton du défis. -  Oh ne me tente pas. - Parce que tout deux savaient très bien comment cette histoire finirait et ce serait certainement avec des vêtements étalés partout et deux mecs à poils faisant de la mécanique.

Adoptant une attitude totalement innocente, Jedediah se mit à jouer avec les boutons de la console. - « Et sinon, qu'est ce qu'on fait aujourd'hui? » - On va sur une planète naturiste. - Et ils se jaugèrent encore du regard, avant que finalement Prof ne reprenne la parole. - Non, j'en sais rien. - « Tu m'avais pas parlé d'une lune là, comment ça s'appelle... » - Cazardros? Oui tiens, pourquoi pas. - L'univers, le temps et l'espace, tant de chose à voir, et pas foutu de choisir une destination. Jetant le tournevis et le chiffon dans la caisse à outil ouverte, Prof contourna la console et alla pousser un levier. Le Tardis se mit alors à vibrer. Tapant le nom de la planète sur le clavier, il régla les coordonnées temporelles et démarra. Le vaisseau entra alors dans le vortex temporel dans une secousse à laquelle tout deux étaient désormais habitués. Prof tournait autour de ses commandes, un fin sourire sur les lèvres comme à l'accoutumé, quoi que cette fois il était un peu douloureux à cause de sa petite blessure. Passant un peu trop près de Jedediah, le frôlant copieusement, Prof s'arrêta et tourna la tête vers son service trois pièce avant de remonter le regard vers son visage. - Va t'habiller.

Il aura fallu le temps du voyage à Jed pour revenir attendre dans la salle de contrôle que le Prof ai fini de se doucher et de se changer. Une analyse rapide des conditions météo à l’extérieur leur avait apprit que la température avoisinait les 10° C et qu'il faisait nuit ce qui expliquait que Jed ai sortit sa veste en cuir et Prof son trench noir. L'une des premières choses que Jedediah avait acquis une fois dehors, cette fine veste en cuir. Prof la lui avait acheté lors d'un de leur premier voyage en voyant ses pupilles se dilater et ses yeux s'illuminer en la voyant. Trois ans étaient passés et elle lui allait toujours parfaitement bien. Elle serait d'autant plus nécessaire qu'à peine un pas dehors et déjà leurs souffles devenaient opaques. Sur ce cailloux le Tardis avait prit l'apparence d'une petite tour de style gothique et pour cause, le paysage était des plus atypique pour l'époque. Ils se trouvaient courant 37ème siècles sur une planète de petite taille terraformée et développée. Une civilisation y avait vécu, en tout cas sur ce continent-ci, et avait disparue sans la moindre explication. Le territoire était vaste et plutôt vide mais le monument important de l'endroit était... - Le grand bastion de Cazardros. - Un immense bâtiment au style gothique fait d'une pierre sombre tirant sur le marron. Si l'ensemble des constructions de la ville étaient gothiques et flippants, comme suspendu dans le temps, cet immense simili cathédrale était pour le moins effrayant. Sa structure squelettique projetait des ombres sur le sol pavé et les vitraux de chaque ouverture semblaient brisés. C'était une vision dantesque qui s'offraient à eux, impressionnante et effrayante.

Jedediah resserra ses bras autour de sa taille, le froid saisissant son corps autant physiquement que moralement. Cet endroit semblait dégager une aura, une froideur gagnant votre cœur. Même le Professeur avait les mains dans les poches, les épaules relevées, et pourtant ils ne partaient pas. L'ambiance morne ne surpassait pas leur envie de voir, de visiter, leur curiosité. Ils avancèrent, se rapprochant insensiblement comme si la noirceur autour d'eux les enfermait. Brisant le silence de la place, malgé les dizaines de touristes, Jed ouvrit la bouche. - C'est quoi l'histoire de cet endroit? - Prof leva alors les yeux vers l'immense structure et réfléchit un instant. - Il y a une légende. - Il rassembla ses idées et reprit. - Enfin, une histoire plus qu'une légende. On dit qu'à une époque, un homme se retrouva ici, seul, piégé et blessé et que la planète l'adopta et le changea. Il devint froid et mauvais et fédéra de nombreuses personnes en une obscure secte. On raconte qu'il a utilisé ses disciples pour faire du mal un peu partout avant de disparaître, lui comme eux, sans laisser de traces. - Jedediah fixait le bâtiment, perdu dans ses pensées et sa contemplation, Prof quand à lui observait son acolyte, voyant bien que l'endroit semblait l'atteindre plus que ce qu'il ne pouvait supporter. Un point négatif à être arrivé avec le Tardis, ils n'avaient pas reçu à leur arrivée le bracelet qui repoussait les effets néfastes de cet endroit.

Prof approcha de Jedediah et posa sa main sur l'arrière de sa tête. - Ça va? Tu veux qu'on rentre? - Avait-il dit, inquiet. Un acquiescement de la part de Jed et les voilà faisant demi-tour pour rejoindre le Tardis. Prof n'était jamais venu ici, il avait été curieux, avait lu sur cet endroit, mais n'était jamais venu et l'ambiance le surprenait. S'il avait su l'influence que ce lieu pouvait avoir, il aurait revu à deux fois avant de débarquer comme ça. Le bras atour de l'épaule de Jed, plus pour lui apporter de la chaleur que pour le soutenir dans sa marche, il entendit l'homme demander... - « Et c'était quoi son nom? » - Il se faisait appeler Ather. - Puis le silence jusqu'à ce qu'ils ne referment la porte du Tardis. En fait, le silence perdura mais l'aura froide de Cazardros ne les atteignait plus désormais. Ils décollèrent et se placèrent en orbite stationnaire. Prof ouvrit la porte et observa la planète vu d'en haut, Jed le rejoignant quelques secondes après. De là, c'était une grosse boule marron, parfois zébrée de formes linéaires rougeoyantes. Peut être de la lave, pas sûr. Il ne semblait pas y avoir d'eau à la surface, pas même de végétation. S'il y avait une faune locale, elle ne devait pas être très nombreuse. Qu'est-ce qui pourrait-survivre ici-bas... Jedediah referma la porte et retourna à la console, actionnant quelques leviers pour les envoyer ailleurs. Oui, Cazardros l'avait atteint, trop atteint. Le Prof s'en voulait mais qu'y pouvait-il, il n'aurait pas pu le deviner, il n'aurait pas pu deviner que l'influence serait aussi puissante. Enfin, ça c'était ce qu'il se disait pour ne pas subir la culpabilité de l'état de son ami. Tous les voyages n'étaient pas sans taches. Non, loin de là. Une nouvelle nuit sur Calypsia et tout serait oublié.

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