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 Le monstre sans visage

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MessageSujet: Le monstre sans visage   Sam 11 Oct 2014 - 21:03

Paris 1830, alors que la révolution est proche, la ville est frappée par des horreurs Sans Nom. Selon les rumeurs, une bête rôde, elle semble avoir une silhouette d'homme, mais sa gigantesque cape empêche de voir quoi que ce sois de son être mais, le plus effrayant est qu'on dit qu'il n'a pas de visage, qu'il possède un miroir à la place de son visage.

Bien sur, tout cela n'est que rumeurs populaires mais... Depuis quelque temps, cette créature se met à tuer, au début, elle jouait des éclairs et foudroyait des bourgeois. Alors, un homme fu chargé de l'enquête, l'inspecteur Vidocq. Rapidement, il découvrit que l'horreur était bien plus grande : Chaque soir, un meurtre est commis, la victime égorgée et de son sang il ne reste rien. Pourtant, il y a une exception à la règle : les soirs d'orage, lorsque la foudre tombe, Paris sait qu'elle est protégée du monstre pour une semaine.

Vidock était dans son bureau, relisant encore et encore son carnet de notes, quelque chose lui manquait, il le savait. La foudre... la foudre... Il l'utilisait pour tuer, au début, mais après elle était signe de bénédiction... Mais pourquoi ? Et ces pauvres personnes à la gorge tranchée... dont il ne restait plus une goutte... tout cela était lié à la créature, c'était certain, les témoignages étaient là. Il lui fallait du repos. Il se leva et sortit de son bureau, fermant la porte à clef derrière lui.

L'homme était plutôt grand pour l'époque, un mètre 75. mais il semblait très rondouillard, sa tignasse brune était en pagaille, tout comme ses pattes bien garnies. Il faisait partie de la classe populaire, ainsi, ses dents étaient un mélange entre or, argent et dentine ébréchée et pourrie jusqu'à la moelle. Sa redingote avait beau être un peu fatiguée, il en prenait soin, comme tout le reste de ses affaires, dont sa cane, dont il ne se séparait jamais.

Il sortit dans la rue et partit vers la taverne mais, soudain, il fu frappé par la vision d'un homme qui lui semblait fort excentrique. Il le suivit discrètement dans les rues. Pourquoi ? Direz-vous, tout simplement par habitude. Il aimait, parfois, suivre les gens excentriques. Il le suivit ainsi longtemps dans les rues, jusqu'au moment où il sentait qu'il avait été repéré, il fu alors obligé de se présenter à cette personne, suivant la deuxième partie de son petit jeu à lui.

- Bonjour Monsieur, je suis l'inspecteur Vidocq. Accepteriez-vous de boire un verre avec moi ?
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MessageSujet: Re: Le monstre sans visage   Dim 12 Oct 2014 - 13:53

Paris. Cette ville, qui, quelques soit l'époque, avait toujours ce petit quelque chose qui attirait le monde vers cette ville. Elle avait toujours possédé un certain charme, il fallait l'avouer, et surtout depuis que la Tour Eiffel en était devenu le symbole. Mais, aujourd'hui, alors que je marchais dans les rues parisiennes, ce symbole n'était même pas encore en projet de construction. 1830. Les auteurs tels que Balzac et Hugo, participent grandement aux événements politiques qui se déroulent, les plus beaux tableaux qui en témoignent et resteront dans l'Histoire française voient le jour. Mais, je ne suis pas ici pour cela. Non, je suis ici parce que des événements bien plus étranges venaient d'ajouter à ce portrait historique... Et qui n'en faisait définitivement pas partie. Non, c'était autre chose, et, de toutes les rumeurs qui couraient, je devais dire que cela avait définitivement attiré ma curiosité.

Le bruit courait, et avec de plus en plus de témoins, qu'un être à apparence humanoïde, mais avec un visage miroitant, était présent dans les rues et tuait de sang-froid les habitants de cette ville déjà bien agitée. Je m'étais donc mis à enquêter sur ce sujet, allant d'un bout à l'autre de la ville, trouvant rapidement quelques indices sur le mode de fonctionnement de cette créature intriguante. Je m'en rapprochais un peu plus ; il fallait dire que tous les genre de gadgets que je possédais se révélaient plutôt pratique pour détecter une présence non-Terrienne dans les environs. Et d'ailleurs, ce jour-ci, je m'en étais pas mal rapproché.  J'avais quelques pistes en tête sur le prochain endroit ou la créature pouvait se trouver, suite à des analyses que j'avais menées avec l'aide de mon précieux TARDIS. Ce qui restait frustrant, c'est que je n'avais aucune idée de l'espèce que cela pouvait être. Cela ne m'arrivait pas souvent, et donc, j'étais plutôt curieux de savoir de quelle planète cet être pouvait bien venir... Et la raison de sa présence sur Terre.

Et, aujourd'hui, je marchais donc des les rues en direction de l'endroit où je pensais que la créature pouvait se trouver, scannant les alentours de temps à autres. Et, au bout d'un moment, alors que je passais d'une rue à l'autre, je rangeais mon tournevis sonique dans une des poches intérieures de ma veste; je sentais une présence derrière moi, probablement juste un habitant de cette ville... Ce qui se confirma lorsque j'entendis la question de l'homme qui m'avait suivi. Si je voulais boire un verre avec lui ?

Je me retournais, regardant avec attention l'homme qui faisait maintenant face à moi. Il avait typiquement l'air du stéréotype de l'époque de la classe populaire... Le genre que l'on pouvait voir dans certaines caricatures apparaissant dans les journaux. Comparé à moi, qui n'avait même pas pris la peine de me changer, gardant mon costard, grande veste et converses... Le contraste était plutôt visible. De plus, un détail avait également attiré mon attention... Il s'était présenté en tant qu'inspecteur. Il avait donc probablement entendu parler des événements surnaturels qui se déroulaient, et un peu de coopération ne ferait sûrement pas de mal.

"Enchanté, inspecteur. Je suis le Docteur. Quant à boire un verre avec vous, s'il y a un endroit dans les environs qui soit animé et agréable, j'accepte volontiers votre offre."

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MessageSujet: Re: Le monstre sans visage   Dim 12 Oct 2014 - 15:29

- bien sur, suivez-moi.

L'homme l'emmena ainsi au détour des rues, tout en lui parlant de sa voix bourrue.

- Pardonnez- moi de vous avoir importuné ainsi, mais c'est un petit jeu que je me suis créé, de suivre les excentriques et de les étudier. Je suis de ces quelques comédiens qui aiment étudier la faune pour mieux s'y camoufler... Pourtant... Vous êtes certainement le plus étrange des excentriques que j'eusse vu lors de mes jeux. Ces vêtements... Et cette étrange machinerie que vous aviez à la main... Très curieux tout cela, mais j'imagine que c'est le sort de tous les docteurs de science.

Ils étaient enfin arrivés à une petite auberge. Ses murs étaient constellés de taches de tous genres qui recouvraient les murs dont les papiers peints jaunis par le temps avaient cette puanteur subtile des endroits dont on devinait le passé rien que par la puissance de notre tarin. L'endroit était animé d'une musique indéfinissable autrement que typiquement populaire et farci d'hommes et de femmes qui riaient tout en se goinfrant de bière. L'inspecteur parti voir la tenancière, une grosse femme à la limite du vulgaire qui se mis à rire grassement en voyant les deux.

Vidocq emmena le docteur à une table et l'y assis alors que la tenancière leur servait deux peintes d'une bière qui devait sortir d'une distillerie plus que fatiguée vu la qualité du breuvage.

- Si cela ne vous dérange pas, il me faut quelqu’un sur qui je puisse projeter mes conjectures et élucubrations... Et je vous pense être mon homme. j’imagine que vous avez entendu parler du monstre sans visage . Je suis l'homme chargé de l'affaire... Tout cela est horrible, n'est-il pas ? J'ai déjà creusé du côté de ses meurtres nocturnes mais ils sont disséminés dans tout Paris et les profils sont tous différents... il les choisit au hasard, cela est certain. Pourtant, j'ai compris depuis longtemps que les bourgeois qu'il a tués, eux, étaient bien liés. Ils formaient un groupe d'amis, fanatiques de sciences occultes et vendeurs d'armes. L'un d'eux été marié et, même si sa femme, depuis, s'est noyée dans l'opium... Je pense qu'elle pourrait m’apprendre beaucoup... Qu'en dit un homme de science tel que vous ?
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MessageSujet: Re: Le monstre sans visage   Mar 14 Oct 2014 - 22:03

Ah, Paris !
Étonnement, le chevalier errant n'y avait jamais mis les pieds. Pas même de son temps. Et là, du coup, vlà qu'on lui proposait l'affaire.
L'Agence du Temps était vide de ses hommes de terrain, en ce moment, et il ne restait plus que lui.
Il relut son ordre de mission. Il était censé dénicher le type bizarre à la gueule de miroir pour que le Teselecta s'en occupe. Enfin, s'il lui en laissait le temps... Amadys aimait bien se débrouiller seul.

Il fila jusque son appart pour s'équiper en conséquence. Vu l'époque, il valait mieux ne pas porter d'armes apparentes. Son grand manteau de cuir noir dissimulait avec efficacité deux colt Python accrochés à sa ceinture façon cowboy, ainsi qu'une dague longue. Bon, d'accord, il avait aussi un holster d'épaule avec une arme un brin plus futuriste.

Quelques réglages de paramètres temporels plus tard, il déboulait en plein milieu de la ville-lumière via le vortex du temps.

Il lui fallut quelques secondes pour se remettre du voyage, et il observa les alentours avec un sourire un peu crétin. Bon, il avait eu trois jours pour étudier des plans d'époque, il se débrouillerait...
Il palpa sa poche, il avait des sous d'époque aussi au cas où. Allez, c'était le moment de bouger avant qu'on ne le regarde de trop prêt.

Le grand machin aux longs cheveux noirs noués en catogan, qui portait sous son long manteau des bottes de cavalier en bon cuir, un solide pantalon et une large chemise blanche au style un brin éculé pour l'époque (mais autant dire qu'il s'en fichait éperdument) s'enfonça dans une rue, puis l'autre, en quête d'une taverne mal famée où commencer son enquête.
Les rumeurs se dénichaient dans ce genre d'endroit. Et, fallait l'avouer, il était plus intéressé par la perspective de boire un coup que de rencontrer les grands types de l'époque.

1830... Il n'était pas vraiment calé sur l'époque, et sa culture du coin souffrait de lacunes... enfin, ça irait. Le résumé qu'on lui avait concocté devait suffire.
Tout en marchant, il se répétait des bribes d'information.
Les trois glorieuses étaient en approche. Donc, du bordel en perspective. Et en plus, ce tpe bizarre qui tuait des gens. Héhé...

Il allait rigoler.

Sur ces pensées fort réjouissantes, il poussa la porte de l'auberge où se trouvaient le Docteur et Vidocq. Le hasard était un foutu farceur et Amadys un sacré veinard.
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MessageSujet: Re: Le monstre sans visage   Mer 15 Oct 2014 - 12:55

Je suivais l'inspecteur tout en l'écoutant. Un jeu ? Suivre les excentriques ? Ah, ça, c'était particulier. Surtout que, certains excentriques n'étaient pas forcément des personnes très fréquentables. C'était déjà assez étrange comme jeu lorsque l'on y pensait, mais de plus, pas forcément si bénéfique qu'il l'en pensait, pour lui. Je décidais de le croire lorsqu'il me disait que j'étais le plus excentrique de tous ceux qu'il avait rencontré auparavant. Pour les vêtements, il est vrai que je pouvais avoir l'air quelque peu décalé ; même si un costard était souvent passe-partout, ce n'était pas toujours le plus approprié. Et puis, un tournevis sonique, à cette époque, était bien sûr encore plus singulier que dans les années 2010, où là encore on était étonné sur ses fonctions.

« Tous les docteurs de science... Oh, pas avant quelques années, et même après cela d'ailleurs... Disons que ma machine comme vous le dites est plutôt unique en son genre, à cet endroit en tout cas. »

Je me retenais presque de me lancer das d'autres explications ; cet homme avait l'air d'être de ceux qui restaient rationnels, et probablement sceptiques sur les événements qui prenaient place en ce moment, avec cette créature dans les parages. Même si la littérature fantastique commençait à se développer, la gloire du rationalisme scientifique faisait tout aussi sensation, et la littérature ne restait pour eux que simple fiction... Et je devais d'abord être exactement fixé sur cet inspecteur ; on ne sait jamais vraiment comment certaines personnes, et surtout de cette époque, réagissent à l'existence de d'autres espèces que l'être humain. J'avais beau être à moitié humain, je ne l'étais pas complètement et même si cela n'était pas visible, ça n'empêchait pas que je restais tout de même un Seigneur du temps.

Une fois arrivés dans l'auberge, je suivais l'inspecteur à une table tout en regardant les environs. Autant dire que l'ambiance était assez typique de l'époque, et cela nous permettrait de parler plutôt tranquillement, ce qui était un bon point.

Tout en écoutant Vidocq me révéler qu'il était chargé de l'affaire sur le même être que j'étais précisément en train de chercher, ce qui me permettrait effectivement de m'allier avec cet homme ; je remarquais du coin de l'oeil que je n'étais pas le seul à avoir l'air hors de l'époque. L'autre homme se fondait peut-être un peu plus que moi dans le décor, mais je savais très vite reconnaître les gens hors de leur temps... Bien que je ne pouvais pas cerner son époque d'origine, on pouvait deviner la raison de sa présence dans cette ville. Ce qui était moins commun, était que l'on se retrouvait dans le même endroit... Mais, pour le moment, je reportais mon attention sur l'inspecteur.

« Bien sûr, j'en ai entendu parler et je mène d'ailleurs ma propre enquête sur le sujet. Je vous l'accorde, ceci est horrible. Quant aux victimes... Je ne sais pas si cela pourrait être du véritable hasard, car comme vous le dites, il y a un lien indéniable entre ces personnes. Les lieux le sont également, ainsi que les circonstances. Il pourrait être intéressant de voir la femme d'une des victimes si elle est au courant de quoi que ce soit. Cela pourrait nous en dire un peu plus sur les motifs qui poussent cette créature à tuer et donc possiblement en savoir plus sur son espèce... »

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MessageSujet: Re: Le monstre sans visage   Mer 15 Oct 2014 - 22:05

L'inspecteur, entendant la fin de la phrase du docteur, compris tout de suite que quelque chose clochait. Il recula lentement pour mieux observer son interlocuteur. Son regard sembla se figer un instant, comme si on lui annonçait qu'il existait des aliens. oups, c'est vrais, c'est ce que le docteur viens d'implicitement faire.

- Que dites-vous...? son espèce ? Je ne vous suis plus... Oh et, qui est cet homme que vous avez regardé là-bas ?

Il fit un petit signe de la tête pour désigner le chevalier. Il resta ensuite silencieux un long moment, digérant les informations et conjectures qui lui venaient en même temps, son regard se faisait de plus en plus suspicieux et allait du docteur au chevalier. Il parlait comme s'il exprimait ses pensées à voix haute.

- Vous en dites trop...ou pas assez... D'abord cette histoire avec votre machine... vous vous dites prédicateurs d'avenir maintenant...? Et maintenant ça...?

Il sembla enfin reprendre ses esprits et sa raison. Son regard se planta dans celui du docteur, il semblait parfaitement concentré et conscient de ce qui se passait autour de lui.

- Je ne suis pas stupide, vous me cachez des choses, et cela, je ne peux l'accepter. Expliquez moi tout ce que vous savez, je vous le demande aimablement mais, sachez que, si vous refusez, je connais des gens capables de vous le faire cracher. Oui, je semble agressif en ces propos, mais quand vous avez vu tant de visages privés de la vie... Ça vous marque, et ça vous donne envie de tout faire pour retrouver le monstre qui a fait ça, TOUT. Je ne veux qu'arrêter cet être, que je ne considère même plus comme humain, et le faire guillotiner en place publique pour ses méfaits infâmes. Est-ce quelque chose de répréhensible ?

Il se retourna vers le chevalier, le fixant du même regard perçant.

- Et vous, venez. Vous l'avez reconnu, docteur, non ? C'est un ami à vous ? Je ne suis pas seul sur l'affaire, il est certain. Vous êtes tous deux d'étranges personnages... toute cette histoire est étrange... Docteur, dites moi la vérité, quelle qu'elle sois, je peux l'entendre, je VEUX l'entendre.
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MessageSujet: Re: Le monstre sans visage   Jeu 16 Oct 2014 - 0:53

Amadys dédia un grand sourire à une serveuse qui resta de marbre et se contenta de prendre sa commande, à savoir une pinte, et de la meilleure de leurs bières sivouplé.
Il n'était pas dupe, on lui refilerait de la saloperie, mais bon, il s'en fichait un peu, il était là pour... hum... observer, et laisser traîner ses oreilles.

Il embrassa la salle du regard, et ne tarda pas à remarquer l'étrange tandem assis deux tables plus loin. Pile poil pour saisir des bribes de conversation.
Le regard du type en costard était trop discret pour qu'il l'eut remarqué, mais... il avait comme un doute tout à coup. Ce costume...
Il baissa les yeux, se pencha un bref instant. Oh, ces drôles de godillots de toile qu'il n'avait jamais réussi à supporter, et pourtant il avait essayé. Une fois.

Il se redressa pour prendre sa pinte, tendre son du à la serveuse et grimacer à la première gorgée. Comme de juste, et en plus il payait à prix d'or cette horreur. Diantre, s'il n'était pas financé par l'Agence il eut fait un esclandre, provoqué une bagarre générale et se serait enfui avec la caisse... heu, enfin, ce n'était point très chevaleresque tout ça. Bon, disons juste mettre un peu de bordel, il aimait ça.

Il fallait dire qu'il s'était sacrément détendu depuis son arrivée dans le monde moderne. Il n'avait pas vraiment eu le choix non plus.

Il détailla l'autre homme qui parlait trop fort, et il songea qu'il aurait eu sa place dans un régiment de soudards.

Il fit mine de plonger le nez dans sa bière quand il l'interpella. Un procédé fort grossier qui ne devait tromper personne.
Et au mot magique, il bondit littéralement de sa chaise pour les rejoindre, fonçant sur l'homme au costard, un air d'adoration éperdue sur la trogne.

Docteur ? Vous avez dit Docteur ? Pas LE Docteur, tout de même ? Je me nomme Amadys d'Arnith-Camlaan, je suis un de vos plus grands fans !

Il s'assit entre les deux, sans attendre qu'on l'y invite, et arbora le plus large des sourires crétins qu'on lui avait jamais vus.
Noël venait d'arriver en avance pour les dix prochaines années au moins. C'était encore mieux que Bon Scott.
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MessageSujet: Re: Le monstre sans visage   Jeu 16 Oct 2014 - 18:44

Lorsque je vis l'inspecteur se reculer lentement et me regarder d'un air que je ne pourrais d'ailleurs pas précisément décrit, je le regardais d'une manière quelque peu sceptique. Je me demandais surtout ce qu'il allait dire maintenant que j'en avais dit peut-être un peu trop, je suppose, mais je ne pouvais pas tout dire d'un coup, et du coup, qu'il pose des questions, c'était pas plus mal...

« Je ne sais absolument pas qui est cet homme, il a juste l'air... de ne pas être du coin, du tout. »

Je regardais la bière qui m'avait été commandée par Vidocq mais je n'en buvais pas une goutte. Non seulement j'étais sûr que cette bière n'était probablement pas la meilleure de toutes, j'avais, en plus, bien que je sois maintenant à moitié humain, toujours des goûts plutôt particuliers et la bière ne faisait pas spécialement partie des choses que j'appréciais le plus.

Je l'écoutais attentivement, me menaçant, n'importe qui se sentirait offensé mais pas moi ; tout simplement parce que j'en avais entendu d'autre, et que je saurais rapidement calmer son jeu. De plus, je voyais qu'on ne fonctionnait pas de la même manière, ce qui allait peut-être devenir problématique par la suite, mais soit, c'était seulement un détail pour le moment.

« Pas besoin de menaces, inspecteur. Sur l'être qui a commis ces crimes, je n'en connais pas vraiment plus que ce que je vous ai déjà dit. J'étais d'ailleurs en train de le chercher lorsque vous m'avez trouvé et suivi. Mais, quelque créature que ce soit, je doute que cette créature soit humaine. Et c'est pour cela que, avant de l’exécuter, la discussion et la coopération si possibles sont des étapes nécessaires. »

Je regardais de nouveau l'inconnu qui avait l'air de sortir tout droit d'une autre époque lorsque j'entendis Vidocq s'adresser directement à lui ; le voyant faire semblant d'ignorer ledit inspecteur mais d'une manière disons peu discrète. Jusqu'à ce qu'il se décide soudainement à venir nous rejoindre, ses paroles révélant tout de suite pourquoi ce soudain changement d'esprit – et apparemment, j'en étais à l'origine.

« Hé bien, Vidocq, je n'ai aucune idée de qui est cet homme, mais lui à l'air de me connaître, de nom en tout cas. » Je me tournais vers le nouveau venu à notre table « Ravi de vous rencontrer, Amadys d'Arnith-Camlaan. C'est un heureux hasard que l'on se retrouve dans ce même endroit, dans ce cas. Je pense ne pas me tromper en disant que vous êtes ici pour la même raison que moi... Ce qui est toutefois plus intriguant est d'où vous venez. »

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MessageSujet: Re: Le monstre sans visage   Lun 27 Oct 2014 - 11:59

Vidocq finit par se taire et buvait plusieurs gorgées de sa bière avant de finalement parler.

- Excusez-moi docteur. Comme je vous l'ai dit, cette histoire est vraiment effroyable, j'ai même parfois l'impression que cette abomination me surveille... Me traque... Enfin bon, peu importe.

Il reposa sa pinte et envoya une pièce à la tenancière tout en se levant.

- J'avais dans l'idée de passer cette soirée à me saouler mais vous m'avez convaincu de continuer mon travail et de suivre cette piste. Je ne vous y oblige pas le moins du monde, mais si vous voudriez bien m’accompagner, je pense que nous pourrions être très utiles à l'un comme l'autre. quant à vous... Monsieur... Amadys... d'Arnith-Camlaan...? Il dévisagea longuement le chevalier. pourquoi pas ? Si nous approchons du but, une troisième paire d'yeux et de bras ne sera pas négligeable. Sur ce, Messieurs...

Il se leva et passa la porte de la taverne tout en sortant une note chargée de nombreux commentaires au crayon. Après plusieurs minutes de déchiffrage, il trouva finalement le nom et l'adresse de la fumerie où la veuve du docteur Antolin, Mme Fleur Antolin. Il commença alors à chercher des yeux une carriole et, finalement, grimpa dans l'une d'entre elles, donnant l'adresse au cocher. Il dévisagea un instant l'inspecteur et ses éventuels accompagnants pendant un instant. En effet, il connaissait bien l'endroit et il n'avait pas du tout une tête de riche opiomane. Finalement, voyant les pièces que lui tendait vidocq, il donna un coup de fouet aux chevaux et le tout parti.
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MessageSujet: Re: Le monstre sans visage   Lun 27 Oct 2014 - 13:46

Amadys dédia à l'un et à l'autre de forts jolis sourires bien crétins. Il était visiblement ravi d'être là. Pour la discrétion, par contre, c'était un peu râpé... Au moins Amadys était fidèle à son style.

Ravi aussi, Docteur. Et vous ne vous trompez pas. Je suis un Agent du Temps. L'Agence est sur le coup depuis au moins tout ça. Mais comme ils commencent à piétiner, ils ont envoyé bibi à la pêche aux infos.

Chevalier, hein ? Il avait un langage parfaitement moderne et tout à fait pas châtié. Il y avait travaillé pendant des années, histoire de perdre ses tournures surannées. Et il n'en était pas peu fier.
Il posa sa chopine encore à moitié pleine, ayant apparemment décidé que la bibine du coin ne valait pas la peine de se rendre malade pour elle. Il arborait soudain une mine singulièrement sérieuse, avec presque des airs de conspirateur, baissant la voix quand il reprit la parole.

Ce n'est pas mon genre d'en parler au premier rendez-vous, Docteur, mais puisque c'est vous... Je viens du Moyen-Age, je suis chevalier, et c'est une faille spatio-temporelle qui m'a amené au monde moderne.

Il ne tenait pas spécialement à ce que l'inspecteur Machin l'entende, mais bon, si c'était le cas... tant pis. Ptêtre qu'il s'évanouirait, ce serait drôle.

Il hocha la tête quand l'inspecteur le mentionna, bon, la première approche s'était plutôt bien déroulée et il était tombé pile sur ce qui lui fallait. Même mieux, puisque le Docteur était là.
Il se leva à la suite de l'inspecteur, ayant décidé de lui coller aux basques. Il était la principale source d'infos d'époque, et il préférait se laisser guider, d'autant plus que si l'autre avait déjà une piste, l'affaire à l'éclairage des connaissances d'un Seigneur du Temps pouvait prendre une tout autre dimension. Et théoriquement, Amadys serait à même de comprendre et de voir, lui aussi.
Il fallait avouer que s'il n'était pas con du tout, il était plus à l'aise dans le feu de l'action. Il se laisserait volontiers expliquer les aspects scientifiques de la chose par le Docteur.

Permettez que je vous accompagne, inspecteur...

Il s'installa dans la carriole, de façon à pouvoir observer dehors pendant le trajet. Des fois qu'un détail lui sauterait à la figure. Ou le type à la gueule en miroir, on ne savait jamais.
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MessageSujet: Re: Le monstre sans visage   Lun 27 Oct 2014 - 23:30

Vidocq était, bien qu'un genre de stéréotype de l'époque, quelqu'un d'également très particulier. Pas unique en son genre, mais je pouvais à peu près cerner le caractère du bonhomme – autant dire que, niveau coéquipier, on pourrait faire mieux, bien qu'il était loin d'être aussi naïf qu'il pouvait le paraître. En tout cas, il avait besoin de mon aide, et je lui donnerait volontiers ; disons que je n'étais en désaccord qu'avec un seul point, qui était du tuer la créature qui semait la pagaille, car, bien qu'ayant l'air d'être responsable de ces crimes atroces, tuer était toujours la dernière option pour moi. Il y avait souvent d'autres moyens, qu'on le croit ou non, de punir un être dangereux, et il y avait, souvent, bien pire que la mort...

« Un peu de repos lorsque l'on aura résolu cette affaire ne vous fera que le plus grand bien, inspecteur. Quelques jours en dehors des affaires. »

Je reportais mon attention sur le nouveau venu à notre table ; ah un agent du temps... Ca expliquait le décalage et confirmait ma théorie. Il me dit aussi venir du Moyen-Age, étant chevalier, et qu'une faille temporelle l'avait amené au monde moderne, il avait donc probablement croisé l'agence du temps lors de ces événements. Au final, en le regardant de plus près, je crois que j'aurais pu finir par le deviner, bien que le mélange de styles à la fois de l'époque, moderne et chevaleresque avait l'air de s'entremêler et donc rendre la tâche difficile.

« Ca a dû vous faire un choc, mais, je vois que vous vous êtes pas mal accomodé à l'ère moderne, chevalier. »

Effectivement, sa manière de parler était presque tout sauf chevaleresque, mais je pense que l'Agence du Temps avait dû probablement bien le faire bosser afin qu'il s'adapte le mieux possible et autant le dire, j'étais plutôt impressionné – tout simplement parce que, lorsque l'on voyait l'ambiance générale du Moyen-Age, je pense que peu de gens auraient réagi comme ce cher Amadys après avoir été propulsé dans un futur lointain.

« Hé bien, inspecteur, si vous êtes de nouveau prêt à vous pencher sur le cas de cette créature, je vous suis bien sûr. Et votre présence, Amadys, sera bien sûr un avantage, et ne peut que nous être bénéfique. »

Je suivais donc Vidocq, avec Amadys, dans la carriole, m'installant de manière à voir facilement à la fois l'inspecteur et le chevalier ; je préférais toujours garder un œil sur les personnes qui m'accompagnaient lors de mes aventures, qu'ils soient présents de courte ou longue durée.

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MessageSujet: Re: Le monstre sans visage   Mer 29 Oct 2014 - 10:51

Vidocq n'avait, visiblement, pas entendu la messe basse des deux, ni même vue puisqu'il partait déjà dehors. Lorsque le docteur lui parla, il ne fit qu'un signe affirmatif de la tête, l'air grave. Une fois dans la carriole, il s’installa confortablement contre la banquette et se mit à réfléchir à voix haute mais, vu son expression, il n'avait pas l'air de s'en rendre vraiment compte. Il faut dire que sa voix de basse n'est pas très discrète et que même ses chuchotements sont parfaitement audibles.

- Les meurtres de la créature avaient commencé avec ceux des trois bourgeois. De ces trois bourgeois, seul Antolin s'était marié, donc seule la femme de ce docteur pourra m'éclairer sur ses liens, autant avec les autres bourgeois qu'avec la créature. Remarque, si la danseuse ne m'a pas menti... leur lien entre eux est déjà tout trouvé. Tout de même, demander à une femme de devenir la prêtresse de leurs expériences occultes... Peut-être est-ce une punition de la part de la créature ? La foudre, ça sonne comme un jugement divin, la mort venue du ciel. Et tout ce travail d'organisation de la créature, menacer le nègre qui nettoyait leurs redingotes, pour être sûr qu'il y reste de la poudre et qu'ils prennent feu, et persuader la danseuse de glisser un de ses peignes dans le chapeau, pour attirer l'éclair sur sa cible... Tout cela révèle un certain sens du génie, et pourtant... pourtant ses innommables meurtres en pleins milieux de la rue... Au début il était propre, mort instantanée (bien qu'à chaque fois ce vampire suce tout le sang de sa victime, mais ce, postmortem) Mais ensuite... Moi qui croyais avoir vu l'incarnation même de l'abomination sur les champs de bataille napoléoniens... Je me tromp...

Soudain il sursauta, se rendant compte qu'il avait dit tout ça à haute voix. Il inspecta un instant le visage des deux hommes puis finalement tous entendirent la voix du cocher.

- On est arrivés M 'ssieur !

Tout de suite, l'inspecteur descendit et parti vers la fumerie. Le cocher se mis à protester mais Vidocq lui cloua vite le bec en lui disant que, s'il ne s'en souvenait pas, il avait déjà réglé la course. Lorsque tout le monde fut descendu, le véhicule parti précipitamment. L'enquêteur rentra dans la fumerie et, connaissant le numéro du fumoir habituel de la dame, il s’engouffra dans l'épais nuage de fumée d'opium, veillant tout de même à ne pas perdre ses compagnons. Finalement, ils arrivèrent au bon fumoir et Vidocq poussa doucement le rideau, dévoilant l'incarnation même de la décadence.

On disait de Fleur Antolin que, même si elle n'était pas une toile de maître, ce n'était certainement pas une croûte. Mais, malheureusement pour elle, elle a bien changé. En effet, elle n'était plus qu'une femme énorme aux traits plissés, aux yeux rétractés dans leurs orbites en un regard morne, presque mort. Ses lèvres sèches étaient bordées d'écume séchée et ses dents semblaient noires. Voilà tous les merveilleux effets de l'opium, se disait Vidocq. Heureusement pour lui, personne d'autre n'était là pour le moment et il se pencha doucement vers elle, essayant de ne pas la brusquer.

- Bonjour madame, je suis l'inspecteur Vidocq, est-ce que moi et mes collègues pourrions vous parler un instant ?

La femme sembla à peine bouger les yeux vers l'inspecteur.

- J'attendais ce jour avec impatiente, inspecteur. Vous voulez que je vous parle de mon mari, c'est ça ?
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MessageSujet: Re: Le monstre sans visage   Sam 1 Nov 2014 - 15:53

Le chevalier dédia un sourire ravi au Docteur. Le Seigneur du Temps avait tout à fait raison, et il était plutôt content d'être accepté aussi vite.
Il songerait à subtilement suggérer un squattage de TARDIS, plus tard, si du moins ils en avaient l'occasion... Tout dépendait du bon déroulement de cette affaire.

Un choc, oui... diantre, heureusement que mon père me m'a pas trop farci la tête de bigoteries, sinon j'aurais mis bien plus de temps à cesser de crier à la sorcellerie toutes les deux minutes pour chaque nouvelle chose que je voyais.

Il s'accorda à peu près trois minutes de souvenirs émus (on y croit, c'pas ?) avant de songer à ajouter quelque chose, ce qu'il ne fit pas. Il eut volontiers ajouté quelque considération sur les avantages comparés de la Harley Davidson face à un bon vieux canasson.
Il tendit l'oreille pour capter le monologue de l'inspecteur, qu'il avait pris en cours de route.
Un résumé gratuit, parfait... Il leur faudrait aussi une scène de crime, voilà qui leur en apprendrait beaucoup. Evidemment, ce qui était embêtant avec ce genre de truc, c'était la perspective de dénicher un innocent à peu près crevé en cadeau bonus. Et il n'était pas trop pour le découpage en règle de cadavre pour y comprendre quelque chose.
Il s'égarait encore... il se força à écouter la logorrhée de Vidocq, sans ajouter le moindre mot.

Expériences occultes ? Vampire ? (oui, il ne pouvait s'empêcher de penser au Dracula de Bram Stocker en entendant parler de suceurs de sang, encore un fichu bouquin assommant qu'il devait finir). De maigres indices, mais quand même, c'était bizarre.
Il glissa un oeil au Docteur, se demandant ce qu'il pouvait conclure de ces paroles, et sursauta presque en se rendant compte que Vidocq s'était tu.
Fieffé bavard que celui-là.
Il afficha une neutralité à peine feinte, et hocha imperceptiblement la tête façon "pas de souci, inspecteur, c'est comme si j'avais rien entendu".

Il sauta à terre derrière l'inspecteur, vérifia que son manteau de cuir noir dissimulait toujours aussi bien ses armes et le suivit, un pas en retrait.
Il fronça du nez en sentant la fumée. S'il aimait bien boire un coup, la fumette ce n'était pas son truc. Il faillit perdre ses compagnons, et finalement, réussit à se glisser à nouveau derrière Vidocq qui entrait dans une des... il ne savait pas trop quoi. Une cantina spatiale standard puait moins que ça... mais visuellement, il avait vu pire là-bas.
Il salua l'énorme femme d'un signe de la tête et resta silencieux. Pour le moment, ça valait mieux.
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MessageSujet: Re: Le monstre sans visage   Dim 2 Nov 2014 - 21:54

Je répondais au chevalier avant de suivre Vidocq « Ah, ça... Le Moyen-Age avait ses désavantages, une des raisons pour lesquelles je n'y traîne pas souvent... Je n'y ferais probablement pas long feu. Il existait peu de gens comme vous qui étiez près à remettre les choses en questions, en tous cas. »

Une fois dans la carriole, j'écoutais attentivement Vidocq. Vu le ton qu'il employait, il n'était probablement pas spécialement conscient qu'il parlait à voix haute, mais vu que ça allait nous faire économiser pas mal de temps, je ne l'interrompais pas, bien au contraire. C'était au contraire plutôt arrangeant. Des  expériences occultes... Et la foudre, ah, ça, c'était plutôt intriguant, je n'étais pas pour le punissement divin, mais il devait probablement y avoir un lien entre tout ça... Et plus Vidocq parlait, plus cela me semblait étrange. Il semblait que la créature qu'on cherchait avait possiblement changé de méthode d'un seul coup, et je n'étais pas spcialement sûr de ce que cela pouvait signifier... Du coup, je finissais moi aussi presque perdu dans mes pensées, pas à voix haute bien heureusement, mais pour le coup, je ne prêtais plus aussi attention à Vidcq qu'avant en essayant de relier les choses entre elles. Je m'étais mis à douter et il fallait que je trouve une nouvelle logique à tout ça... Et du coup, je n'en menais pas très large.

Je ne me rendis compte d'à quel point je m'étais presque isolé lorsque je vis l'air avec lequel Amadys me regardait, comme s'il se demandait ce que j'en pensais ; avant de me redresser lorsque je me rendis compte que Vidocq s'était tu. Je crois que mon expression suffisait presque pour qu'il pense que je n'ai rien entendu. Alors que c'était tout le contraire, mais...

Vu que nous étions arrivés, je suivais mes deux nouveaux compagnons à l'extérieur. J'aurais bien rapidement jeté une petite pièce au cocher histoire de le satisfaire et de le remercier mais, je n'avais jamais de monnaie sur moi... Le désavantage de voyager à travers le temps et l'espace ; cela m'encombrerait bien de trop. Je regardais les environs avec attention, je préférais toujours situer l'endroit où je me trouvais et ce à quoi je pouvais m'attendre. Ah, de la fumée... Définitivement pas un des endroits dans lesquels j'aime généralement me retrouver, mais, si ça pouvait me mener quelque part au final, et sur les traces de l'alien que je cherchais... En tout cas, je l'espérais.

Je me demandais bien ce que quoi on avait l'air, l'inspecteur, le chevalier, et moi, mais au final, vu le genre de femme à laquelle on avait affaire, c'était mieux de se dire qu'elle ne se poserait probablement pas de questions... Je la saluais également d'un rapide mouvement de tête lorsque l'inspecteur nous présenta, restant silencieux pour le moment. Après tout, l'inspecteur avait l'air d'être plus informé que moi sur certaines personnes et ça valait donc mieux, pour le moment en tout cas, que je ne fasse qu'écouter – intervenir, je le ferais quand la femme qui nous faisait face nous aurait donné plus d'informations et que j'aurais de quoi réfléchir... Mais, vu ce qu'elle venait de dire à l'inspecteur, ce ne serait probablement pas bien long avant que j'en sache justement un peu plus.

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MessageSujet: Re: Le monstre sans visage   Lun 10 Nov 2014 - 18:26

Les yeux de la femme perdirent soudain leur éclat de vie. Elle agrippa alors frénétiquement une clochette et la fit tinter plusieurs fois. Vidocq lui attrapa alors délicatement les mains et la lui retira.

- Je veux ma dose...

- ils vont venir... Ils vont venir, dites nous ce que vous savez...

la femme tourna alors ses yeux vers les trois hommes, ils semblaient avoir une expression de peur.

- Mon mari était... Tout comme ses deux amis... Un homme fasciné par les sciences occultes... mais il a fini par aller trop loin...

Vidocq sembla étonné, la femme, elle, avait la voix qui semblait dérailler et elle prenait de grandes inspirations entre chaque tirade. Ses yeux, eux, s'étaient fixés sur le docteur et, désormais, elle semblait lui parler à lui plus qu'aux autres, comme si elle le sentait être plus important que les autres.

- Trop loin, dites-vous ?

- oui... Un jour... Ils ont rencontré un homme... S'il peut porter ce nom... Il se faisait appeler " l'alchimiste " ... il leur a enseigné des sciences obscènes... Qui disaient des choses absurdes... Mon mari m'avait, une fois... Affirmé que le monde résultait d'une grande explosion... J'ai alors compris qu'il devenait fou... Mais ce qui m'a convaincu de l’horreur de la chose... C'est quand j’appris ce qu'il avait demandé en échange... Mon mari le fournissait en sang humain... Il disait que c'était pour lui donner de la force... Je finis par le convaincre d'arrêter... mais je n'aurais jamais du... Le monstre les a tués pour se venger... J'en suis con...

Elle fut interrompue par l'employé qui amenait la pipe à opium.

- Messieurs... Excusez-moi mais vous allez devoir sortir... De toute façon... Je vous ai tout dit...

Vidocq entraîna les autres puis, au dernier moment, il demanda à la femme énorme :

- Madame, une dernière chose : Savez-vous ce qu'est devenu l’attelage qu'il utilisait pour se rendre chez l'alchimiste ?

La femme sembla réfléchir un instant, enfin, si on pouvait considérer sa mine morte comme de la réflexion.

- je crois qu'il est encore dans nos écuries... C'est le seul qui reste...

Vidocq eut les yeux qui semblèrent s’illuminer et il partit vers la sortie, entraînant les deux autres. une fois dehors, il entraîna les deux vers la carriole la plus proche.

- J'ai une idée... Etes-vous prêts à rencontrer l'alchimiste ?

Il avait un sourire un peu dément aux lèvres, traduisant une joie dont on n'aurait pas su s'il était dû à la joie de résoudre l’affaire ou à celle de pouvoir étriper lui-même le monstre.
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MessageSujet: Re: Le monstre sans visage   Jeu 13 Nov 2014 - 14:02

Le chevalier écoutait en silence, s'efforçant de faire abstraction du spectacle pitoyable qu'il avait devant les yeux. Cette pauvre créature valait bien les junkies de l'espace qu'il avait cognés une fois. Un sacré souvenir, il avait même certainement quelque part une cicatrice causée par un tir de laser. Un truc bas de gamme qui se vendait pas cher sous le manteau, heureusement...

L'alchimiste, hein ? Il haussa un sourcil. Drôle de bazar, il n'aurait pas été surpris d'entendre parler de Pierre Philosophale. Mais puisqu'elle évoqua le Big Bang aussitôt après (ça c'était cool, une fois qu'il avait arrêté de hurler au sacrilège il s'était repassé la simulation au moins une bonne centaine de fois à l'Agence) il se dit que ce surnom cachait autre chose que les sottises habituelles.

Probablement un voyageur temporel. Tiens, première question, comment donc le type avait-il fait pour arriver là ? Seuls les Seigneurs du Temps maîtrisaient le concept à la perfection. Son Manipulateur de Vortex en comparaison était un joujou pour premier âge.

Et puis... un mec à la gueule en miroir, buvant du sang ? le design collait pas. Se pouvait-il qu'il y en avait deux qui se baladaient en pleine nature ?

Et surtout, quel était le but de la créature ? Il ne pouvait encore le voir clairement et il n'aimait pas ça.


Non, tout ce bordel ne lui inspirait pas confiance.

Il glissa un oeil au Docteur, il aurait bien aimé avoir une petite discussion en aparté avec lui, mais l'autre n'en ferait probablement pas tant de mystère et ferait part de ses conclusions assez vite, du moins le supposait-il.
Il devait s'avouer qu'il n'était guère à l'aise en présence de Vidocq.
Et puis, tout cela allait un peu trop facilement.

Quoi qu'il en soit, il était ravi de quitter la fumerie. L'odeur lui tournait un peu la tête et il avait besoin de toutes ses capacités en cas de combat.

Il regarda l'inspecteur, catastrophé, ce qui se manifesta par une expression un brin stupide sur sa trogne, ce qui ne durait jamais assez longtemps pour que l'interlocuteur qu'il avait en face de lui pense qu'il était parfaitement idiot.
Ça lui suffisait ?
Alors il fit le seul truc logique dans pareille situation.

Qu'en pensez-vous, Docteur ?

Il pressentait vaguement qu'ils fonçaient joyeusement dans un piège, et il espérait sincèrement ne pas être le seul à penser ça.
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MessageSujet: Re: Le monstre sans visage   Dim 30 Nov 2014 - 12:59

Pour le moment, je me contentais d'écouter plus que de parler ; ça n'arrivait que rarement que je me taise et observe, mais je savais que je pouvais très vite taper sur les nerfs des gens avec mon genre d’enthousiasme quand j'enquêtais sur quelque chose. Et là, je n'étais pas bien sûr de la direction que l'on prenait, mais quelque chose me disait qu'il fallait que je la suive tout de même. J'avais le sentiment que l'on ne se dirigeait pas vers la bonne piste, mais que cela restait tout de même lié à la créature que je cherchais depuis quelques temps. Un petit détour ne ferait pas de mal, je suppose... Il suffisait juste qu'on ne se jette pas tout droit dans quelque chose de trop dangereux. Ce qui ne me dérangeait pas en soit, un peu de danger était toujours le bienvenu ; mais je devais tout de même faire attention à où j'allais.

Je regardais globalement autour de nous mais cela n'empêchait pas que je me concentrais sur les réponses que nous offrait la femme interrogée par Vidocq. L'alchimiste... qui boit du sang... serait celui qui a tué tous ces gens ? Hm, c'était plutôt étrange. Je restais silencieux toutefois, pensant intensément à ce qu'elle venait de dire, tout en continuant à écouter ce semblant d'interrogatoire. C'était toujours utile, bien que j'avais les informations dont j'avais besoin pour voir que quelque chose clochait. Nous n'étions définitivement pas sur la bonne voie. Le problème ? Je ne savais pas exactement ce qui nous attendait. Mais du coup, il fallait que j'aille jusqu'au bout. Ma curiosité me piquait, j'avais besoin d'en savoir plus sur cette histoire d'alchimiste... Et au final, ce mec avait l'air plus humain qu'autre chose, disant des chose aberrantes pour l'époque certes... Il se pouvait très bien qu'il ne soit pas humain mais juste humanoïde, en tout cas, il avait des connaissances supérieures à celles de l'époque. Un autre voyageur temporel. Ah... peut-être. Ou alors, quelqu'un de trop intelligent pour son époque. Ce qui était moins probable.

Vidocq avait beau croire que ses intentions et renseignements étaient les bons, toute la dimension 'surnaturelle' de l'événement lui échappait totalement. Il n'avait qu'à voir comment il avait réagit lorsque j'avais parlé avec le chevalier un peu plus tôt. Mais, au final, il était un de mes seuls alliés dans toute cette histoire, donc je devais faire avec. Je me contentais de hocher la tête quand Vidocq nous proposa d'aller voir l'alchimiste. Ce n'était jamais très bon lorsque je gardais le silence, mais ni Vidocq ni Amadys ne pouvaient le savoir ; quoi que, si Amadys savait qui j'étais, il devait peut-être en savoir un peu plus que l'inspecteur sur mon caractère. D'ailleurs, je me tournais vers le chevalier lorsque je l'entendais me poser une question courte et simple mais qui en disait long sur ce qu'il pensait de toute cette situation. Je pense que, lui aussi, se doutait que nous nous dirigions droit vers une endroit dans lequel nous ne devions pas spécialement être.

« Je ne pense pas que l'alchimiste soit la créature que nous cherchions... Mais ils sont probablement liés, d'une certaine manière. Je ne vois par contre pas encore comment... »

J'étais franchement perplexe, je m'éloignais d'une piste qui aurait été bien plus rapide ; mais maintenant qu'on se lançait sur celle-ci il me fallait le fin mot de l'histoire, je ne pouvais pas laisser des choses inexpliquées en suspens...

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MessageSujet: Re: Le monstre sans visage   Dim 30 Nov 2014 - 17:44

Vidocq n'en attendait pas plus. Il semblait vraiment hystérique, il avait enfin le moyen de trouver la créature... Le moyen de détruire un monstre des plus horribles. Il interpella le cocher et lui dicta une adresse, après l'avoir déchiffrée sur un papier dans sa poche, puis embarqua. Une fois que tout le monde était dans la carriole, Vidocq se pencha vers ses compères et leur expliqua son plan sur le ton de la confidence, pourtant trahie par son excitation manifeste.

- J'ai eu une idée... Si le docteur a toujours utilisé le même attelage pour aller chez l'alchimiste, et s'il y a été si souvent... Il y a des chances que les chevaux se souviennent du chemin ! Nous n'aurons qu'à nous laisser guider par les bêtes vers l'entre de la bête.

Il eut un petit ricanement nerveux qui appuyait encore sur sa plaisanterie d'un gout douteux. Il se remit contre la cloison du véhicule, tout en continuant de ricaner, les yeux visiblement dans le vague. Cela dura tout le voyage et, quand ils arrivèrent, il jeta une pièce au cocher puis se dirigea tout de suite vers la grande résidence. Il interpella un laquet qui indiqua la direction de l'écurie. L'inspecteur y emmena les deux hommes et grimpa à la place du cocher et attendit que ses compagnons soient montés.

Tout du long, il avait gardé cette expression un peu folle sur son visage. La démence s'était visiblement et définitivement encrée en lui. Mais, après tout, n'étais-ce pas normal de la part de cet homme qui avait vu tant de cadavres et qui avait enfin l’occasion de venger ces gens ? Les chevaux partirent et semblèrent suivre le chemin de mémoire, mais Vidocq le fouettait allègrement, désirant arriver le plus vite possible. Ils faillirent percuter plusieurs passants et chevaux mais l'accident fu, à chaque fois, évité de peu. Ils traversaient les quartiers, à chaque fois rentrant dans des quartiers de moins en moins fréquentés. Ce n'était pas les plus pauvres, mais les plus vieux.

Ils arrivèrent finalement devant une très vieille bâtisse qui semblait avoir été une église... autrefois. Aujourd'hui, ce n'était plus qu'un grand bâtiment dont la silhouette elle-même inspirait l'ancienneté. Mais le pire, dans tout cela, c'est que, sans que rien ne puisse l'indiquer où le suggérait, l'atmosphère semblait malsaine... Il y avait comme une légère odeur de mort à peine perceptible. Le sourire de Vidocq semblait s'être éteint. Sa folie hilare avait, visiblement, tourné en une peur terrible. Toutefois, il resta digne et cacha assez habillement sa peur dans sa voix.

- Bien, messieurs... Je crois que la clef du mystère se trouve derrière cette porte.

Il désigna de sa canne la grande porte de bois pourris et noircit par le temps qui marquait l'entrée du bâtiment. Un bon observateur aurait aussi remarqué un détail troublant : la pointe du clocher de l'église semblait très longue et comme... Comme métallique...
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MessageSujet: Re: Le monstre sans visage   Sam 6 Déc 2014 - 23:32

Amadys hocha la tête. Le Doc' était d'accord avec lui, ça le rassurait un peu. En revanche, la trogne ainsi que le comportement hystérique du flic lui filaient une monstrueuse envie de l'assommer pour partir régler l'affaire avec le Docteur.
Il grimpa dans la carriole avec un déplaisir certain qu'il masqua du mieux possible, mais son air d'impatience inquiète ne tromperait personne. Il avait du mal à ne pas sortir au moins une arme.
Le Doc' n'apprécierait pas. Il le savait bien, mais il n'aurait peut-être pas le choix.
Un colt Python, une dague, un blaster de poche. Ça ne pesait pas lourd face à l'inconnu.

Il arbora un air singulièrement blasé à la blague de Vidocq, avant d'esquisser un sourire carnassier.

666, the number of the Beast...

Il avait un sale accent, en angliche dans le texte, mais il avait l'air sacrément fier de sa référence au morceau éponyme d'Iron Maiden, qu'il devait être le seul à connaître à moins que le Doc' ne fut fan de New Wave Of British Heavy Metal.
Les missions où il avait le droit de se balader avec des écouteurs dans les oreilles étaient d'ailleurs ses préférées. Malheureusement, dans le passé, ça ne le faisait clairement pas.
Il regarda l'inspecteur avec son sourire en coin.

Vous êtes complètement dingue, m'sieur Vidocq.

Il grimpa derrière, de façon à ne pas être vu de Vidocq, et ouvrit son grand manteau pour y prendre son colt et vérifier qu'il était chargé. Il ne se préoccupa pas du Docteur, connaissant son opinion au sujet des armes. Simple précaution, il espérait qu'il pouvait comprendre au moins ça. Il était fou, mais pas un malade de la gâchette.

Il rengaina et remit la lanière qui maintenait l'arme dans son holster, et reboutonna le manteau. Inutile d'affoler le flic qui fonçait comme un dingue dans les rues façon film de kéké à coups de grosses bagnoles, ce qui fit presque rire le chevalier, pendant environ cinq secondes avant que le premier passant ne manque de trépasser.
Il étouffa plusieurs bordées de jurons, et serra les dents.

Enfin, ils s'arrêtèrent.
Il leva les yeux, embrassant la bâtisse du regard. Hé bé... sacré morceau.
Il eut un presque frisson. L'atmosphère avait changé, clairement changé, et pas pour le mieux. Il se passait... non, il y avait quelque chose qu'il ne pouvait s'expliquer.

Espérons que vous ayez raison.

Il glissa un regard au Docteur.

J'aime pas ça.
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MessageSujet: Re: Le monstre sans visage   Mer 10 Déc 2014 - 21:33

L'enthousiasme de Vidocq m'irritait presque ; mais essayer de le raisonner ne servirait à rien, mis à part probablement me le mettre à dos, et, même si nous n'allions possiblement pas dans la bonne direction, perdre un 'allié' n'était pas vraiment la meilleure des idées. Ah, il y avait certains humains très brillants, y compris à cette époque, et d'autres... Tellement typique de leur époque. Ce n'était pas une mauvaise chose, bien au contraire. C'est ce qui permettait à cette planète d'avancer et d'évoluer, passant d'une période à une autre avec des révolutions diverses, apprenant de leurs forces et leurs erreurs. Ca m'avait toujours fasciné, quand on venait d'un endroit qui pouvait être qualifié de 'conservateur' si on prenait un mot typiquement terrien pour le décrire.

Je ne fis pas très attention à la blague douteuse de Vidocq, si ce n'était que je me disais qu'à côté de ça, mon propre humour était au final peut-être pas si étrange que ça. J'entendais peu après le chevalier Amadys fredonner – si c'était le bon mot – ce que je reconnaissais être une chanson d'Iron Maiden. Pas que j'en étais particulièrement fan, mais ayant parcouru la planète Terre sur diverses périodes on commençait à s'intéresser à tout ce qui fascinait les foules ; c'était donc presque naturellement et inconsciemment que je me mettais à répondre

« Hell and fire was spawned to be released, torches blazed and sacred chants were praised. »

Mais, ce n'était pas vraiment le moment pour commencer à chanter quelque chose qui n'était d'ailleurs pas vraiment d'époque... Mais Vidocq était tellement persuadé qu'il tenait le bon bout qu'il ne prêtait de toutes manières plus trop attention à Amadys et moi. Pas que cela me dérangeait, c'était presque une opportunité d'ailleurs, pour penser tranquille. Je voulais avoir le fin mot de l'histoire, et cela en était presque stressant d'avoir l'impression de trop s'éloigner de la piste initiale.

Puis je réalisais que l'on venait enfin de s'arrêter. Descendant rapidement du véhicule je regardait autour de nous ; l'ambiance avait changé, tout semblait plus... lourd, plus étrange. Je scannais les environs avec mon tournevis sonique, même si le mieux serait de le faire une fois à l'intérieur, ce que je me fis la rapide note de faire. Je remarquais l'apparence... métallique, du toit, qui n'allait pas avec l'aspect lugubre du reste de l'endroit. D'accord, quelque chose clochait, définitivement, et je n'aimais pas trop ça...

« Oh, je l'espère aussi... Car quelque soit cet endroit et son utilité actuelle, je n'aime pas non plus ça. »

Je touchais le bois de la porte, le regardant de près, avant d'entrer ; un des mystères que nous suivions allait-il enfin être résolu ? Nous dirigions-nous, même par un long détour, vers l'alien que je cherchais avant de rencontrer l'inspecteur et Amadys ? Je l'espérais fortement...

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MessageSujet: Re: Le monstre sans visage   Ven 12 Déc 2014 - 12:00

Les portes étaient grandes et lourdes, et ainsi, lorsque le docteur les poussa, tous purent sentir un grand courant d'air qui avait une certaine odeur fétide. Le bâtiment était bien une église, son architecture intérieure était classique des églises qui devaient être familières au chevalier. Il faisait une obscurité de nuit, mais on pouvait remarquer un flambeau. Vidocq craqua une allumette et alluma le flambeau qui, par un ingénieux système de rigoles de pierre contenant de la graisse à brûler, illumina de nombreux flambeaux tels que le premier à l’intérieur du bâtiment.

La nef était remplie de tables, elles-mêmes pleines de divers objets, allant du matériel de chimie aux outils de mécanique les plus divers et des parchemins aux plus divers livres. Il y avait également un grand tas de pièces détachées blanches et d'une texture semblable au plastique qui auraient certainement attiré l'attention du docteur. Les bas côtés étaient remplis de multiples exemplaires de la même machine : une grande bobine de fil métallique, que les deux voyageurs auraient reconnu à coup sur comme des bobines tesla. Mais le pire était dans le chœur qui n'était pas éclairé à cause, semble-t-il, d'une rupture dans l'ingénieux système d'éclairage. Pourtant, la lumière permettait de deviner un grand tube.

Enfin, alors que tout le monde était rentré dans le bâtiment, les portes se fermèrent violemment. Vidocq ne pût réprimer un petit cri d'effroi. Il est vrai qu'il avait l'air très mal à l'aise, toute sa folie et son excitation s'étaient changés en un effroi craintif.

- Vous avez remarqué cette odeur de..... de sang....

Soudain, une ombre sembla tomber sur Vidocq et l’attira dans l'ombre du chœur. Il hurla puis il y eut plusieurs coups de feu avant de nouveaux cris de colère et non plus de terreur. Un des tirs avait semble-t-il atteint l'un des flambeaux du chœur, créant une étincelle qui ralluma le système et illumina le reste de l’église : Il y avait bel et bien un grand tube de verre dans le cœur, mais il était plein d'un liquide qui semblait être du sang et qui avait même l'air de suinter à la base du tube. Vidocq était en plein pugilat contre l'homme, on ne distinguait rien de lui à cause de sa grande cape noire, mais ses gestes étaient fluides et précis, et il réussit vite à déjouer les coups de l'inspecteur avant de sauter sur une échelle, tentant de se réfugier au niveau du toi, mais Vidocq réussi à le rattraper et l'échelle se détacha, les faisant tous les deux chuter dans la grande cuve.

Au bout d'un instant de latence, la paroi de la cuve se fissura avant que n'en sorte l'être, accompagné d'un grand flot de sang et du cadavre de Vidocq, peut-être juste inconscient, ou littéralement mort. L'alchimiste était à genoux, dégoulinant de sang, sa cape collait à son corps et lui donnait une silhouette humaine. Pourtant, sous sa capuche, on pouvait voir une sorte de miroir, fait de pentagones orange de la texture du verre. Sa voix était totalement monocorde et dénuée de vie, presque métallique. Elle était pourtant ponctuée par les grands coups de poing qu'il se mit à donner au sol.

- Tout cela pour rien...
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MessageSujet: Re: Le monstre sans visage   Lun 15 Déc 2014 - 23:58

Doc', je vous adore.

Il esquissa un sourire qui s'évanouit assez vite. L'endroit ne lui inspirait aucun sentiment positif. S'il avait pu choisir... il serait resté en ville, à se soûler, et ptêtre à trousser de la donzelle. Ça lui arrivait parfois... hum. Peu importait en vérité. Il n'était pas du genre à s'attacher, ou du moins n'avait-il encore trouvé personne pour ça. Il désirait plus que tout voyager avec un Seigneur du Temps avant de se trouver une fiancée, ptêtre une extraterrestre, ça ce serait cool.
Diantre, c'est qu'on s'égare en plus.

L'église. Et son paternel qui l'y entraînait de force, mais quelle horreur... Et...

Ça puait, ouais.

Amadys fronça du nez, et déboutonna son manteau, plongeant une main du côté du holster de son colt Python pour ôter la lanière qui calait l'arme dans sa gaine de cuir.
Autant être paré à toute éventualité.
L'église lui rappelait de mauvais souvenirs qu'il s'empressa de chasser de son esprit pour se concentrer sur ce qui se passait.

En voilà un fourbi...

Il s'approcha pour regarder et examiner ce qui se trouvait là, et fronça du sourcil. Qu'est-ce que ça pouvait bien être... ?
Il examina particulièrement les bouquins, qui pouvaient lui fournir des indications précieuses sur ce qui se tramait là. La théorie et la pratique étaient réunies dans un même lieu, autant en profiter...

Il sursauta et sa main se porta instinctivement à la crosse de son arme. Que n'avait-il emporté une épée ! Mais pour la discrétion, c'était pas le top, et ils aimaient fort peu qu'il se balade avec ça, à l'Agence. Quel dommage que ce fut également valable pour les bazookas...
Il jura, pour toute réponse, et dégaina, coursant l'inspecteur et son ravisseur, mais il comprit rapidement qu'il ne pourrait intervenir sans blesser Vidocq. Il rengaina et ne put qu'observer impuissant la chute des deux protagonistes.

Ça puait le sang à plein nez, probablement que la créature qui faisait décidément très fantôme de l'Opéra avait vidé plus d'un humain pour ça.
Les gestes de la créature semblaient indiquer une certaine aptitude pour le combat, valait sans doute mieux ne pas l'affronter au corps à corps. Les Machines étaient bien plus puissantes que les humains...
Il se maudit presque lui-même pour penser à un roman d'Asimov dans un moment pareil.

Il bondit, tachant ses bottes de sang pour attraper l'inspecteur et le mettre hors de portée de la créature. Comment Vidocq était-il mort, dans ses livres d'histoire ? Il ne s'en souvenait pas. Mais ce n'était pas ainsi, ce n'était pas possible... sinon, ça risquait de changer le cours de l'histoire, et ce n'était pas le but recherché.
Il regarda la créature.

Qu'est-ce que vous êtes, au juste ?
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MessageSujet: Re: Le monstre sans visage   Dim 21 Déc 2014 - 20:42

Une fois à l'intérieur, j'avançais lentement, continuant à scanner les environs ; seul le faible son de mon tournevis pouvait être entendu Une fois fait, je regardais rapidement les environs. Ce lieu ne m'inspirait définitivement pas confiance, de toutes manières, quel genre de lieu pouvait m'inspirer confiance lorsque j'étais dans de telles situations ? Très peu, mais cela ne me fait pas reculer pour autant, bien au contraire. J'étais parfois même du genre à foncer dans un piège juste pour en avoir le dernier mot ; peut-être moins qu'avant car j'avais appris à arrêter quand il le fallait – je tenais probablement ça de Donna, quand on y pense.

Mais, revenons au moment présent... Tout autour de nous était, au fond, ce à quoi l'on pouvait s'attendre de la part d'un alchimiste, mais cela n'en restait pas moins... étrange ? Je ne saurais pas vraiment mettre le bon mot sur ma pensée, mais dès le premier regard on pouvait relever des éléments qui clochaient, des détails plus ou moins flagrants. Tout cela semblait presque trop... moderne ? Pour cette époque. Je ne savais pas exactement dans quoi on venait de s'embarquer mais je n'aimais définitivement pas ça...

En plus du climat plus qu'étrange et limite étouffant, l'odeur n'aidait pas à apprécier l'endroit. Cela formait un tout avec l'ambiance générale, quand on y pensait... Et ça ne laissait présager rien de bon. Ce qui se confirma lorsque Vidocq se fit emporter par... quelqu'un, ou quelque chose, qui bougeait beaucoup trop vite. Ce qui fit que tout s'accéléra d'un coup, je fis donc appel à mes réflexes pour suivre la situation et essayer d'intervenir, repérant en même temps le chevalier Amadys ; avec une arme dans les mains ce qui contrastait un peu son titre – je n'étais déjà pas très fan des armes, mais bon, je savais globalement comment l'agence du temps fonctionnait...

« Quoi qu'il se passe, même si vous en avez l'occasion, ne tirez pas ! »

J'avais besoin du ravisseur/agresseur en bon état si possible, et donc, tirer dessus n'était définitivement pas l'action la plus préférable pour cela. De toutes manières, je ne pouvais pas faire grand chose de plus... Risquer quelque chose, signifierait probablement que j'entraînerais Vidocq dans le même mouvement, et même si je voulais souvent agir, il y avait aussi ces moments où il fallait que j'accepte que je ne pouvais rien faire...

Le décor qui se révélait à nous était plus que morbide, et le spectacle de Vidocq et la personne ou l'être indéterminé s'ajoutait à ces environs qui changeaient complètement d'une église classique, et pas pour le mieux. Puis lui et Vidocq tombèrent dans le tube avant qu'il ne se brise ; Amadys étant le plus rapide j'allais faire face à la créature qui venait de prendre la parole.

« Par application des lois de la proclamation de l'ombre, je vous demande de révéler votre espèce, votre nom et planète d'origine... »

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MessageSujet: Re: Le monstre sans visage   Lun 29 Déc 2014 - 15:48

L'être arrêta de marteler le sol, il ne bougeais plus.

- Je vous prierez de définir ce qu'est la proclamation de l'ombre.

Il commença alors à se relever et retira sa cape pour l'essorer. Son corps, malgré le sang, semblait être une grande armure de métal, humanoïde malgré tout.

- Mais pour ce qui est des informations demandées, j'accepte d'accéder à votre requête : Espèce : Spectre ; Nom : Adrore ; Nom de la planète d'origine : Adroria. De plus, je vous demanderais les mêmes informations à vous deux. Pour ce qui est de vidocq, mes capteurs indiquent que son cœur bas encore. Par contre, je vous conseille de lui faire cracher ce sang qui lui est étranger.

Adrore parti alors sur l'un de ses plans de travail puis, soudainement, il fit partir à la renverse tout le matériel de chimie qui s'y trouvais et il attrapa le docteur par le col. Pourtant, sa voix semblait parfaitement neutre et gardais toujours ses petits accents métalliques, il ne haussait même pas le ton.

- Mais par les seigneurs de la galaxie, pourquoi m'avez vous condamné ? Cette pile chimique était ma seule chance de survie et, désormais, vous m'avez condamné.

Il envoya le docteur valser quelques mètres plus loin, défoulant sa rage sur l'une des tables.

- Tous ces pauvres malheureux dont j'ai du prendre le sang pour ma propre survie. Je regrette encore d'être tomé sur les travaux de ce foutus alchimiste, mais le fait est là : Je n'ai jamais vu de meilleur catalyseur énergétique pour ces piles prétechnologiques. Bien sur, dès que la foudre tombais, j'usais de mon parc d'extrapolation énergétique pour en tirer un maximum mais.... C'était trop peu.

Il se retourna finalement vers les deux hommes, semblant se calmer.

- Et au fait, comment avez vous pu me retrouver ? Vous n'êtes pas de ces stupides barbares en tout cas, d'où venez vous ?
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MessageSujet: Re: Le monstre sans visage   Sam 10 Jan 2015 - 23:46

Bien sûr qu'il ne tirerait pas. D'ailleurs, il rengaina rapidement, son arme le gênant pour vérifier que Vidocq n'était pas en train de partir vers un monde meilleur.
Il redressa l'inspecteur et frappa un coup précis dans son dos, entre les omoplates. Enfin, il lui semblait qu'il devait faire ça... on avait tenté de lui enseigner quelques gestes qui pouvaient lui sauver la vie, mais pas si sûr que ça avait été efficace.

Techniquement, ça devait aider Vidocq à cracher le sang qu'il avait avalé. Un pseudo-vampire inspecteur français. L'idée aurait pu faire rigoler Amadys, mais la situation ne s'y prêtait guère.

Il installa Vidocq, le dos contre un pan de mur, histoire qu'il ne s'étouffe pas une seconde fois, et il alla rejoindre le Docteur.

Une fois de plus, le bidule fut trop rapide pour lui et il n'eut pas le temps de s'interposer. Le Doc lui échappa de justesse, et il fut sacrément tenté de reprendre son arme et de tirer sur l'être étrange. Mais blesser les autres était une option bien trop risquée, et hormis quelques rares cas où il n'avait pas eu le choix, il était positivement respectueux de la vie d'autrui.
Et massacrer le Doc, hérésie !

Il esquissa un sourire un brin sardonique. L'autre avait brutalisé le Doc et essayait de tirer des infos sur eux, maintenant ?

Diantre, messire, quoi que vous soyez, sachez que la violence n'est certainement pas un moyen d'obtenir des informations... Réfléchissez une minute. Le Doc que vous venez d'envoyer balader est probablement votre meilleure option de survie, si vous cessez d'agir ainsi. Sinon je serai forcé de vous éliminer.

Après sa tirade, il réflechit exactement deux secondes, et choisit de lâcher un peu d'informations pour amadouer la créature.

Sachez néanmoins qu'on me nomme Amadys d'Arnith-Camlaan. Je suis humain et chevalier... et agent du Temps.

Voilà sans doute de quoi rendre les choses un peu plus confuses, et attiser la curiosité de l'être. Un Seigneur du Temps en plus devrait achever de l'intéresser, enfin, en principe, parce qu'il ignorait à peu près tout du Spectre et de sa planète.
Qu'importe... Il fallait au moins tenter de convaincre l'être de se faire aider, et surtout, de stopper le massacre...

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" La violence est le dernier refuge de l'incompétence. "


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Le monstre sans visage

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