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 Space Heist - Mark & Virginia, Mai 3029

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MessageSujet: Space Heist - Mark & Virginia, Mai 3029   Jeu 13 Nov 2014 - 1:55



Une semaine silencieuse, c’est ce qu’il avait promis à Virginia. Il avait décrété qu’ils ne feraient rien de trop dangereux, qu’ils se tiendraient à l’écart des époques à problèmes et qu’ils récupèreraient de leurs émotions concernant cette escapade à Woodstock ; entre quelques sorties discrètes du TARDIS, Mendax s’en était tenu à ses mots. Allant parfois, tandis qu’elle dormait, au Marché Noir qu’il connaissait pour se faire quelques crédits, et une autre fois pour sauver Mark d’une menace qui s’avéra être fausse, Mendax se contentait du reste de rester dans le TARDIS et de se ‘détendre’. Même si ce mot ne faisait pas vraiment partie de son vocabulaire en principe, il savait que mettre Virginia en danger était une mauvaise idée, autant que se mettre lui-même en danger. Pourquoi exactement ? Il n’en était pas sûr mais quelque chose de très profond dans son esprit, lui ordonnait presque de la protéger comme si elle était une membre de sa famille. Quoi que ce fût, Virginia était apparemment très précieuse, ce sentiment intense ne s’était jamais montré en Mendax que pour d’autres personnes qu’il avait adorées, ceux de son propre sang, son père comme sa mère, ou bien son frère et sa sœur. Voire même son TARDIS. Alors, plutôt que de chercher à véritablement comprendre ce qu’il ressentait à propos de Virginia, Mendax s’était convaincu qu’il obéirait à son instinct et la protègerait coûte que coûte.

Ils s’étaient écoulés peut-être bien cinq jours depuis qu’ils n’avaient pas atterris, et dans la salle de la console, on entendait le crépitement d’une flamme contre quelque chose qui semblait provoquer des séries de grincements et de grognements métalliques issus de la console elle-même, comme si elle souffrait. Il n’était pas bien compliqué d’apercevoir que l’un des quatre panneaux métalliques qui fermaient l’accès à un puits sans fond de câbles et de circuits était ouvert. Suspendu par des attaches en métal à ce même panneau, on pouvait apercevoir deux très longues chaînes qui tenaient en équilibre dans le vide un Mendax harnaché à son siège, une main tenant un chalumeau, l’autre tenant son pointeur sonique. Il avait les yeux couverts par de grandes lunettes opaques, et chaque fois qu’il approchait son chalumeau d’un long câble, le TARDIS grognait. Agacé, Mendax éteignit le chalumeau et leva la tête vers la console. « Oï, c’est pas de ma faute si t’es tombée malade vieille râleuse ! T’avais qu’à faire attention à tes ventilations toute seule ! » Il secoua la tête d’un air fatigué, il n’avait probablement pas dormi depuis des heures, si l’on en jugeait par la longueur de câble qui s’étendait jusqu’en bas de ce précipice gigantesque dans lequel il tenait en équilibre simplement grâce à deux chaînes. SI l’on en jugeait par l’allure des câbles, couverts d’un mucus blanc et gluant comme de la morve, Mendax avait démarré par le fin fond du puits, il ne devait rester qu’à peu près trois ou cinq mètres en hauteur avant qu’il n’ait terminé.

« Oh bien sûr Oméga, construisons des machines vivantes, c’est une très bonne idée Omega. Gnagnagna. » Fulminait Mendax contre sa propre espèce – une première ! – avant de se rendre compte de ce qu’il venait de dire ; il eut un moment d’incertitude, mais la large vibration qui fit trembler tout le TARDIS prouvait bien que le vaisseau l’avait entendu. « Oh ! Fais gaffe ! J’disais pas ça pour toi personnellement vieux tas ! Faut quand même avouer que le concept est dangereux, vous êtes vivantes, mais vous l’êtes pas. Z’êtes des machines, mais vous l’êtes pas non plus. Alors forcément, vous êtes vivantes du coup bah vous tombez malades. Et c’est qui qui doit nettoyer ? Bah c’est bibi ! Et j’aimerai vraiment ne pas avoir à nettoyer à chaque fois que tu éternues ! » avait-il continué en rallumant son chalumeau, au grand déplaisir du TARDIS qui recommença à gronder de mécontentement. Oh bien sûr, la douleur n’était pas si terrible que ça pour une machine aussi grande et aussi ancienne, mais tout de même, imaginez devoir vous moucher avec un lance-flammes. Reprenant son pénible travail, Mendax continua de faire brûler la substance gluante avant de s’arrêter une seconde fois, au bout de quelques minutes. « T’es pas supposée avoir de quoi te soigner toi-même de toute façon ? » Et là, visiblement, le seigneur du temps avait évoqué un sujet important, puisque la machine se mit à vibrer en toute hâte, faisant basculer Mendax d’avant en arrière, si bien qu’il fut forcé de s’accrocher aux câbles encore brûlants. Reprenant son souffle parce qu’il avait bien cru qu’il allait tomber, Mendax lâcha lentement les câbles avant d’utiliser son pointeur pour remonter à la console.

Une fois en haut, il s’empressa de retirer le harnais qu’il portait au corps, pour s’approcher de la console et consulter ses écrans. Passant ses mains à proximité de l’interface psychique, une sorte de section de la console entièrement composée de commande gélatineuses aux couleurs iridescentes, Mendax n’eut pas besoin d’y rester bien longtemps pour comprendre ce qu’elle voulait lui dire. « Ooooh. Je comprends. Sorry love. » Chuchota-t-il en tapant délicatement la surface de la console. Refermant la grille d’un coup de pied, il fit le tour de la console avant de se décider finalement où il allait, vers la bibliothèque. Il était sûr d’avoir déjà entendu ça quelque part ; sur Gallifrey oui bien sûr, mais ailleurs aussi. Il était certain d’avoir déjà aperçu une autre mention au Validium… Gallifrey ne lui en donnerait pas de toute façon, même s’il était soi-disant pardonné de ses crimes, ça non. Ils étaient trop conservateurs, trop grincheux. Et de toute façon, avec leur foutue crise planétaire, ils garderaient leurs ressources pour eux et eux seuls dans tous les cas. Non, c’était ailleurs. Traversant les couloirs en réfléchissant dans ses souvenirs, il arriva finalement devant la porte de la bibliothèque et l’ouvrit sans attendre, se plongeant entre les allées, grimpant et descendant à plusieurs reprises les échelles et les étagères ; ouvrant des bouteilles à souvenirs, palpant des données psychiques ; il ne trouvait pas. « Ah mais où est-ce que j’ai vu ça ? » Se marmonnait-il en se grattant la tête, retournant sur ses pas et se dirigeant à nouveau vers la salle de la console.

Lorsqu’il arriva, il aperçut une silhouette, puis une autre. La première était penchée devant les commandes, l’autre se détendait nonchalamment par terre, adossée contre la console aussi. Le plus vieux des deux était fasciné par les mécanismes, mais n’y touchait pas, sachant pertinemment qu’il ne pourrait pas piloter ce mastodonte. L’autre avait l’air de patienter tranquillement. Mendax eut un moment d’incertitude, ne les reconnaissant pas tout de suite, avant de finalement se les remémorer. Cal Kalvax et le Prophète, deux pirates qu’il connaissait, à bord de son TARDIS, comme si de rien était. « Dîtes-moi si je vous dérange. » Grommela le seigneur du temps en s’approchant. Kalvax tendit une jambe en l’air comme il aurait tendu un bras pour saluer Dax et se releva en vitesse, le Prophète, lui s’était redressé et gardait un air plus sérieux que le jeune pirate. « Daaaax ! Dax. Dax. Dax. » Chantonnait d’un air insolent le pirate en s’étalant contre l’épaule de son équipier. « Ça fait un moment qu’on attend de tes nouvelles. Bientôt trois mois, et tu nous a toujours pas contactés… » Avait-il commencé en se détachant de l’autre pirate, plus silencieux et moins fanfaron. Kalvax se gratta la nuque, et passant son autre main vers sa ceinture, il effleura la surface de son arme tout en s’approchant, « J’espère que tu comptes pas nous faire faux bond, hein… Ce serait dommage. » Puis de la même main qui avait gratté sa nuque, et ses implants cybernétiques, le pirate attrapa le visage jeune du seigneur du temps. D’un air à la fois menaçant et amical, il semblait le menacer. « Oh oui, ce s’rait bien dommage de faire du mal à ton petit minois. » Terminait-il finalement, en adressant un clin d’œil au Seigneur du Temps.

« Flirter ne te mènera nulle part, Cal. » Répliqua Mendax en frappant la main du pirate à l’écart de son visage. «Si vous aviez patienté plutôt que de faire surface dans mon TARDIS, les trois mois vous ne les auriez pas senti passés, puisqu’ils n’auraient pas eu lieu. » Soupira Dax en s’approchant de la console, sous le regard intrigué du plus vieux des deux pirates. Pressant plusieurs touches de la console, Mendax fit vrombir le TARDIS et dans ce bruit de déplacement, ils changèrent d’époques. Chacun des mouvements de Mendax autour de la console était observé avec minutie par le second pirate, tandis que Kalvax tournait en rond dans la grande pièce. « Et t’es tout seul dans ton grand vaisseau ? Tu dois bien t’ennuyer… » Soupira Kalvax en se jetant sur le grand canapé situé dans un coin. Marmonnant une vieille chanson de Fleetwood Mac, il ne prêta pas attention à ce que Mendax répondait, tandis que le Prophète, lui, l’écoutait. « Non. Je ne suis pas seul. J’ai simplement insonorisé la chambre de Virginia pour qu’elle ne soit pas dérangée par les bruits du TARDIS que je réparais. Elle a tendance à hurler quand on utilise un chalumeau contre ses circuits. » Il lança un bref regard au pirate, et celui-ci se contenta d’hocher la tête, l’air de prendre des notes mentales, un sourcil brièvement haussé.



Pressant plusieurs touches, il avait activé un haut-parleur à travers duquel il s’exprima calmement, « Virginia, tu peux venir, s’il te plaît ? On a de la visite. Et je crois bien que c’est fichu pour le reste de la semaine silencieuse comme je t’avais dit. » Désactivant le communicateur, Mendax ajouta ensuite, avant d'être interrompu par le prophète « On touche pas Kalvax. —Oh t’inquiètes pas pour ça. S’il en avait autant qu’il prétend, ça se saurait. » Ne cessant pas pour autant sa petite chansonnette, Kalvax leva un majeur fier dans la direction des deux hommes.

Mendax quant à lui, resta autour de la console, actionnant d’autres commandes, il n’avait pas encore fait s’imprimer les documents que Kalvax et le prophète avaient envoyés à la console, et tandis que ça se serait fait, lui se rendrait ailleurs. D’un geste de son pointeur il actionna un système sur la console, qui empêcherait Kalvax ou le Prophète de l’utiliser en son absence rapide. D’un bond il se dirigea vers les portes du TARDIS et en ouvrit une, avant de se faufiler à l’extérieur, ne les laissant pas voir où ils avaient atterris. Dans l’appartement de Dichter, cette fois-ci, le TARDIS s’y était matérialisé. Sous la forme d’une ancienne cabine téléphonique berlinoise aux vitres teintées et opaques. Mendax eut l’air surpris de la voir prendre cette forme mais haussa finalement les épaules avant de tourner un peu partout dans l’appartement ; « Hello, hello. Maahaaark. Kinda besoin de toi tout de suite maintenant. » Pas de réponse immédiate, Mark devait être sorti. Tant pis, il rentrerait et comprendrait bien qu’une cabine de ce genre n’a rien à faire dans son salon, il devinerait qu’il s’agit de Mendax. Mais pour être sûr, le Timelord attrapa un post-it et le colla sur la porte du TARDIS, d’une simple note qui disait d’entrer.

Retournant à l’intérieur du vaisseau, Mendax ne précisa rien de ce qu’il avait fait et se contenta de leur dire « Maintenant, on attend. » Au grand dam de Cal qui était un impatient né. Le Prophète était plus sage, plus calme, et clairement beaucoup moins chiant. C’était à toujours se demander comment ils avaient pu finir par faire équipe, mais ça importait peu aux yeux de Mendax. Les documents falsifiés avaient été créés, et ils attendaient patiemment Mendax sur la console, il s’en approcha aussitôt qu’il les avait remarqués. « Vous avez vos affaires, j’ai les miennes dans notre vaisseau. Si tu pouvais simplement m’y renvoyer. Cal, toi et tes deux compagnons ferez votre routine habituelle, moi je veillerai au grain depuis nos ordinateurs. » Indiqua le Prophète. Mendax hocha la tête et d’un geste rapide, abaissa le levier en face de lui ; des étincelles bleutées traversèrent le corps du pirate et il fut téléporté ailleurs. Mendax lisait les dossiers médicaux falsifiés et les autres documents produits par le prophète tandis que Kalvax ne pouvait pas s’empêcher de reprendre sa chansonnette agaçante.

Cessant finalement de chanter, Kalvax prit la parole d’un air presque épique pour décrire au seigneur du temps ce qu’ils feraient. « Paradost. Le Musée le plus sécurisé de l’univeeeeers. J’suppose qu’ils ont pas pensé que ton peuple reviendrait un jour, vieille racaille. » Il s’était redressé de sa position allongée et observait Mendax en remuant de la jambe droite. « Tu la fermes jamais ? » Demanda Mendax en continuant sa lecture des dossiers. « Even fo’ ye merry eyes, aye. I’ll never shut it. I is gonna keep talkin’ an’ talkin’. ‘til death split us apart, love. » Avait continué Kalvax dans ce vieux jargon pirate qui massacrait toutes les règles de conjugaisons et d’orthographe.

Spoiler:
 


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Yesterday was a million years ago ; in all my past lives I played an asshole. Now I found you, it's almost too late... And this earth seems obliviating, we are trembling in our crutches. High and dead our skin is glass. I'm so empty here without you, I know it's the last day on earth ; We'll never say goodbye.
Love burns it's casualties


Dernière édition par Mendax le Sam 17 Jan 2015 - 1:32, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Space Heist - Mark & Virginia, Mai 3029   Jeu 13 Nov 2014 - 21:14




Mark n'était pas un lève-tôt même s'il se mettait une limite à ne pas dépasser. C'est un regard étonné qu'il posa sur son réveil en remarquant qu'il n'était que sept heures trente. il resta cinq minutes à tenter de se rendormir avant de capituler. Il ne s'était pas réveillé si tôt depuis des semaines et le dîner de la veille ne l'avait pas fatigué. Il avait été organisé par plusieurs ménages de l'étage d'en-dessous pour accueillir les nouveaux arrivants, dîner qu'il avait décliné à son arrivée dans l'immeuble en prétextant un rendez-vous très important. Il n'avait pu se défiler cette fois-ci. Et même si les habitants présents étaient généralement plus âgés, qu'il avait, la plupart du temps, servit de babysitteur (les gamins l'avaient de suite adopté. Lisbeth et Oliver lui avaient réclamé deux histoires d'affilée avant qu'ils ne se mettent d'accord pour que ça soit les dernières. Avoir un bon feeling était une chose, l'autorité une autre), il avait passé une agréable soirée.

Debout pour debout, Mark se dépêcha de se préparer pour passer à la boulangerie du coin. Il espérait naïvement qu'il lui reste des croissants chauds et secoua la tête en se dirigeant vers les escaliers. Il était trop imprudent de sortir avec son manipulateur de vortex quand bien même il lui permettait de réparer une machine aussi vieillotte qu'un ascenseur. L'escalier était plus sûr. Une demi heure plus tard, il était de retour et se dirigea tel un automate vers la cuisine sans jeter même un coup d'œil à l'immense cabine téléphonique allemande jaune flashi. Le faisait-il exprès ? Seul son subconscient le savait. Seulement voilà, il ferait semblant d'être aveugle jusqu'à qu'il ait pris un un café. Et peut-être un croissant. Ou deux. Là aussi, il avait un peu exagéré. Une dizaine de petits pains appétissants se retrouvaient dans le sac en papier qu'il tenait dans une main. Cinq ou dix bonnes minutes plus tard, lui même ne savait pas trop, il retourna dans l'entrée et croisa des bras en regardant d'un air amusé la cabine téléphonique qu'il devina immédiatement être le TARDIS de Mendax.

Il couru en vitesse jusque dans sa chambre pour attraper un pull et revint tout aussi vite pour ouvrir la porte du TARDIS avec un petit sourire. Elle lui avait manqué. Un peu. "C'était pas la peine le post-it tu sais." Ils n'étaient pas des masses à connaître son adresse et la seule à la connaître aussi bien pour ne pas se planter d'étage ou d'appartement était le TARDIS de la personne qui se trouvait devant lui. Son air enjoué se renfrogna en apercevant quelqu'un qu'il s'était efforcé d'oublier pendant ces quelques mois si bien qu'il n'avait pas vraiment repensé non plus à la discussion d'après l'épreuve qui avait mis à mal son pauvre appartement. La mémoire ne lui faisant pas encore défaut, il se souvenait de la journée en détail, de sa réaction quelque peu démesurée qu'il lui avait offerte quand ils avaient découvert le pot aux roses. Il ne pouvait pas condamner ce Mendax-là pour les actions de celui qu'il deviendrait plus tard. Il se sentait idiot mais ne le dirait surement pas maintenant que l'autre allemand était là. Ce n'était pas le moment. La tout de suite il avait un débat intérieur concernant ce Kalvax. Ce n'était pas parce qu'il 'travaillait' avec Mendax qu'il lui faisait confiance. Du tout.

"Alors ? On va vraiment l'faire c'est ça ?" lança t-il regardant tour à tour les deux personnes présentes dans la pièce. La réponse ne viendrait pas tout de suite. Y'avait autre chose. Ils semblaient attendre quelqu'un. Était-il bête. Bien sur. Virginia, Mendax lui en avait parlé, comment pouvait-il être aussi étourdis ?! Très bien, il attendrait que Virginia arrive pour ne pas qu'ils se répètent. Il se demandait qui elle était à quoi elle ressemblait. Toutes ses questions sur la récente compagne de Mendax l'empêchait de montrer son manque de patience quand à l'objet réel de ce cambriolage. Il se demanda un instant s'il devait leur proposer un croissant avant de secouer la tête. Pour lui c'était clair, pour eux ... il verrait bien. Il avait beau s'être réveillé avec son café, il était impensable de réaliser ce qu'ils avaient en tête pour cette journée le ventre vide : autant se tirer une balle dans le pied.

Il se rapprocha Mendax avec un mélange de curiosité et de méfiance pour celui qui était nonchalamment assis et vu son dernier passage, Mark avait toutes les raisons d'être méfiant du blond. "C'est parce qu'il est là qu'elle a choisi l'déguisement d'une allemande ?", lui demande t-il en essayant d'ignorer Kalvax sans pour autant y parvenir. Il chante. Il est agaçant. Si Mark ne l'apprécie pas, sa prestance les oblige à reporter l'attention sur l'intrus et Mark se souvient. Il se souvient parce que c'est la même chose pour lui. Il a le même accent qui font dire aux londoniens que Mark n'est pas d'ici. Si elle essayait de l'avertir de l'invasion du phénomène, il se fit une note mentale de la remercier plus tard et si c'était autre chose : il chercherait, quitte à ce que ça le déconcentre.

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NOT WITH HASTE

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MessageSujet: Re: Space Heist - Mark & Virginia, Mai 3029   Dim 28 Déc 2014 - 1:25




Virginia se disait en se coiffant le matin devant son miroir que l’avantage d’être une femme qui voyage dans le temps était que celui-ci avait une emprise bien plus moindre sur elle. C’était bien entendu de l’ordre des apparences et la duchesse n’était clairement pas encore au fait de l’ensemble des rouages qui constituent le voyage temporel. D’autant plus que depuis une semaine Mendax avait décrété qu’ils devaient être au calme, loin des rebondissements de l’univers retardant « considérablement » son apprentissage se disait-elle. Cette décision avait fort étonné Otis : l’homme-enfant aimait tant se frotter à l’imprévisible et au danger que de le voir si calme ces derniers jours rendait Virginia presque méfiante, ou du moins intriguée. Elle appréciait de se sentir dorloter subtilement de la sorte mais elle n’était pas en sucre, que diable ! La rousse ne s’était pas plaint de manière outrageuse mais elle s’était permise de poser une question ici ou là à son ami extraterrestre, sans grand succès. Elle en était venue même à se demander s’il ne disparaissait pas le soir lorsqu’elle dormait. Hypothèse difficilement vérifiable quand on loge dans un vaisseau d’une taille avoisinant l’infini… C’est donc un peu vexée que la jeune femme mit de côté ses questions et profita du temps libre qui lui était offert pour se prélasser dans ses appartements. Bien entendu, Mendax lui avait interdit de chercher l’aventure et Virginia avait donc sagement rangée son collier téléporteur dans son coffre fort dissimulé derrière une reproduction de La Grande Odalisque de Ingres. Ce n’était pas tous les jours qu’une femme comme elle acceptait (presque) sans broncher d’être obéissante. Elle n’était décidément pas dans son état habituel depuis qu’elle voyageait avec lui, songea-t-elle quelques fois.

Cet après-midi là, la jeune femme avait dégotée dans sa bibliothèque un livre de son vieil ami Oscar Wilde : Le Portrait de Dorian Grey. Parcourir ses lignes dessinait un grand sourire sur les lèvres ourlées de la rousse. Elle avait l’impression d’entendre la voix d’Oscar, pleins de malice et d’intelligence. Il était d’autant plus cocasse pour la duchesse de lire le roman de son ami qu’il n’a été publié qu’en 1890, soit sept ans après son départ de Canterville Chase. En contemplant la couverture, elle se demanda où elle pourrait bien se trouver à cette date…  

« Vous êtes bien pensive, Virginia, fit une voix de velours dans son dos.

Un frisson glacial parcouru sans attendre l’échine de la duchesse avant d’atteindre son esprit comme un éclair. Elle reconnaissait que trop bien cette voix. Virginia serra les dents et fit aussitôt volteface :

-Sorcière ! Siffla-t-elle à la brune vêtue de rouge qui la regardait avec son éternel sourire mystérieux. Cessez de jouer avec moi ! Que me voulez-vous vraiment à la fin ? Des informations sur Mendax ?

Cette dernière question fit éclater de rire la Sorcière.

-Ha ha ha ha ! Des informations ? Allons bon : je n’ai rien à apprendre sur Mendax. Je le connais par coeuuur, insista-t-elle sur ce dernier mot en faisant danser ses doigts en l’air comme une illuminée.

-Gosh… Ne me dites pas que vous êtes sa mère ? soupira la rousse presque désemparée en refermant sèchement son livre.

Elle avait bien du mal à imaginer que son étrange ami avait une mère malgré la jeunesse de ses traits. La brune lui jeta un regard attendrit :

-Haaan ! Minauda la sorcière en s’approchant de Virginia avant de lui caresser le visage. C’est si exaltant de vous observer ma chère. Vous êtes si précieuse ! Chantonna-t-elle. Je ne me suis pas autant amusée avec un primate depuis Ptolémée…

-Cessez votre baratin, répliqua froidement la duchesse sans même reculer face à la Sorcière. Dites moi une fois pour toute le marché que vous voulez passer avec moi et disparaissez.

-Oh… On donne des ordres maintenant, fit la mystérieuse apparition en haussant un sourcil. Très bien : je veux simplement que vous acceptiez mon aide lorsque tout autre issue sera vaine.

-C’est-à-dire ?

-Lorsque vous mourrez, lança de but en blanc la femme en rouge.

-Et cela amènera à quel but exactement ? insista Virginia, frissonnante.

-Sauvez mon fils, pardi ! s’étonna la Sorcière. Mendax et vous êtes liez par bien plus encore que ce que vous croyiez…

La Sorcière était donc bien sa mère… Virginia voulut poser encore des tas de questions mais elle n’en fit rien car la brune la stoppa d’un geste et lui tendit sa main.

-Alors ? Marché conclu ?

La duchesse scruta la main blanche de la Sorcière puis le regard de celle-ci :

-De quel ordre est le danger ?

-Immense », murmura la mère du timelord.

Sans attendre davantage, Virginia serra la main de la Sorcière. Sa peau était incroyablement chaude et douce. Elle sentit alors une forte piqure au creux de sa paume, sa vision se troubla puis…

« CHLIK ! VIRGINIA ? Crissa fortement la voix de Mendax dans le haut parleur de télécommunication. Tu peux venir, s’il te plaît ? CRRRCHHHH. On a de la visite. KRRRRRR. Et je crois bien que c’est fichu pour le reste de la semaine silencieuse comme je t’avais dit. BRZZZZZZ. CHLIK !»

La vue trouble, Virginia crut voir des yeux bleus tout près de son visage puis… rien. Elle était seule devant sa bibliothèque, son roman à la main. Qu’est ce que c’est déjà ? Ah oui, Oscar Wilde bien sûr… La jeune femme rangea son livre l’a où elle l’avait trouvée, la mine sombre. Encore une de ses étranges absences… Elle n’osait toujours pas en parler à Mendax. Cela faisait un moment que cela ne lui était pas arrivé.

La duchesse se scruta un instant dans le miroir pour rajuster une mèche rebelle puis sorti pour retrouver le chemin de la salle de contrôle. Elle se demandait bien qui pouvait vouloir rendre une visite à son ami extraterrestre. Avaient-ils au moins forme humaine ? La réponse fût vite éludée lorsqu’elle apparut dans la salle de contrôle dans sa grande robe bleu persan, ses cheveux de cuivre lâchés sur ses épaules. Deux hommes, un brun et un blond qui chantonnait, tenaient compagnie à Mendax qui posa sur elle un regard éloquent. Il était toutefois difficile encore de savoir s’il était agacé ou non par la situation. Virginia n’en tient donc pas cas et descendit la coursive avec son sourire diplomatique qu’elle maitrisait en toute circonstance gênante.

« Messieurs, salua la duchesse de Cheschire avec décontraction. Virginia Otis, se présenta-t-elle aussitôt aux deux inconnus. Et vous êtes ? »

Elle se tourna vers Mendax avec un sourire en coin.

-Tu ne m’avais pas dit que tu avais autant d’amis », osa-t-elle plaisanter.

La jeune femme se demandait bien ce que ces deux-là leurs voulaient. D’autant plus qu’ils la fixèrent comme on observe un animal curieux…



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« Nothing to keep me from the storm
And you can't hold me down
'Cause I belong to the hurricane »


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MessageSujet: Re: Space Heist - Mark & Virginia, Mai 3029   Dim 28 Déc 2014 - 3:29

Mendax, Mark & Virginia

« Ça m’a paru nécessaire, je sais pas ce qu’elle a, avec cette apparence, c’est pas son genre pourtant. Avait-il commencé en souriant. Il avait tourné la tête vers la console et avait continué Ce s’rait plus facile, si madame la grincheuse voulait bien m’le dire quand y a un problème, plutôt que d’en parler que quand c’est critique. » Finissait-il de râler en y donnant un léger coup de pied sans la moindre colère, une sorte de taquinerie. Tandis que Cal fixait les deux garçons, continuant sans cesse de chantonner, même s’il avait au moins fait l’effort de changer de chanson, ce n’était pas mieux. Presque pire. Il n’avait pas une voix faite pour la chanson, et cela s’entendait tellement douloureusement bien. Mendax soupira en adressant un regard au pirate avant de le reposer vers Mark, tandis qu’il entendait les pas de Virginia depuis les couloirs. Son ouïe était plus développée que les humains, c’était pratique pour ne jamais se faire prendre en pleine manigance louche. « Tu crois bien que j’aurai pas fait monter cette racaille à bord si on n’allait pas finalement faire ! » S’était-il exclamé en adressant un doigt d’honneur à Cal qui commençait à chanter plus fort pour les emmerder. « Et crois-moi, ça me fait chier autant que toi de devoir faire équipe avec lui. Il marqua une pause, ou fut plus exactement interrompu par une chaussure lancée contre son dos ; qui se heurta contre la console et manqua de presser quelques touches. Mais on n’a pas d’autres choix. Et Cal, va te faire voir ! » Avait-il terminé en ramassant la chaussure pour la lui rejeter dessus. Mendax avait laissé les dossiers de feuilles de côté et s’était contenté de croiser les bras, adossé contre la console, pour parler à Mark, continuant sur le même ton mêlé d’excitation et de mauvaise volonté – Cal était une véritable plaie — « C’est sûrement parce qu’elle doit faire une fixation sur toi, l’apparence berlinoise. Commençait-il à théoriser avant de se gratter la joue du bout du doigt. Ou alors, c’est sûrement dû au fait que ses réserves de Validium sont  presque à sec et qu’elle a besoin d’économiser son énergie, prendre une forme plus petite paraît judicieux… »

Il haussa les épaules et se tourna dans la direction de Virginia qui venait d’arriver, et bien avant qu’il n’ait eu le temps de dire quoique ce soit, après qu’elle les ait salués tous les trois, Cal se redressa en hâte, sa chaussure dans la main parce qu’il n’avait pas eu le temps de la remettre et souffla un long et embarrassant « Helloooooooo, you. » Auquel Mendax n’eut d’autre réponse qu’un soupir et une main massant l’extrémité de ses sourcils. Le pirate s’approcha et fit une maladroite révérence qui n’avait rien de crédible en admirant la robe – bien que ses yeux se décidèrent à vadrouiller plus haut – de la jeune femme. Avant de se présenter, la chaussure toujours dans la main, « Cal Kalvax, héros et défenseur de— Coupé par Mendax qui le fit taire d’un coup de pied dans l’arrière-train, « Cal Kalvax, un pirate du 29ème siècle. Une racaille pure et dure. » Il indiqua ensuite Mark, d’un air beaucoup moins colérique, de sa main gauche et le présenta, « Et lui, c’est Mark. Mark Dichter, l’humain. J’ai sûrement dû en parler plusieurs fois. Si je l’ai pas fait, faîtes connaissance ! » Avait-il commencé avant de se retourner vers la console et d’empoigner les énormes paquets de feuilles. Distribuant un petit tas à chacun d’entre eux. « Mais plus tard. On a un musée à braquer. » Mark était au courant, Cal aussi, mais pas Virginia. Et ça, Mendax l’avait oublié, il mis un court instant avant de s’en rendre compte, sous le regard amusé et incessant de Cal, qui semblait fantasmer éveillés en regardant ses trois interlocuteurs. « Ooooh. Right. Je t’ai rien expliqué, désolé Virgin. Donc, long story short, Cal et son compagnon pirate – qui n’est pas là parce qu’il va chapeauter notre petite expédition depuis leur vaisseau à eux – ont besoin de récupérer des trucs dans les coffres du musée le plus gardé de la galaxie au 31ème siècle. Nous, on intervient là-dedans aussi parce que j’ai un peu une dette envers ce taré là et son pote. Mais aussi parce qu’apparemment le TARDIS m’a alerté, y a même pas trente minutes, qu’elle manquait d’une ressource incroyablement importante à ses moteurs. C’est un métal Gallifreyen, le Validium, c’est en gros ce qui lui permet de créer sans limite toutes les pièces du TARDIS, comme de créer des outils, ses propres composants et ainsi de suite. Bref, c’est super rare, et Paradost est l’seul musée de l’univers a en avoir. »

« Des fois, je me demande comment tu fais pour parler autant sans respirer. » Fit Cal en croisant les bras derrière sa tête, l’air ailleurs. Marmonnant à voix très basse une autre chanson agaçante des années 80 et dodelinant sur les côtés, comme s’il s’occupait en attendant que les choses sérieuses commencent. Le seigneur du temps posa un instant un œil agacé sur le pirate et roula des yeux, détachant son regard de lui, pour les reposer sur le tas de feuilles qu’il portait dans les mains. « Donc, dans tout ce bazar, vous trouverez les informations, brochures et tout le toutim qui vous expliquera un peu tout sur le musée. On arrive le jour d’une très grande affluence touristique, en mai 3029. – Joyeuse naissance Mark – Et parce que ça débordera de touristes dans tous les sens, on pourra se fondre dans la masse et ne pas éveiller les soupçons en jouant les employés modèles. Il releva la tête et les regarda tous les trois l’un après l’autre avant de reposer ses yeux sur les fiches. Les pièces du musée, les trucs importants, sont sécurisées par des verrous que seuls des badges peuvent ouvrir. Et donc, naturellement, Prophète nous en a fait. On utilisera des noms d’emprunt, Mark et Virgin’ vous garderez vos prénoms… Parce qu’on n’était pas inspirés. » Marquant une pause, il posa ses dossiers sur la console et passa sa main au-dessus d’un compartiment fermé de la console, qu’il fit s’ouvrir d’un geste du bout des doigts et tendit à chacun de ses trois partenaires leurs badges encore tout chaud de l’imprimante. « Mark, tu seras Mark Schreiber, Virgin sera Virginia Osmann. Cal sera James Fisherr ; et moi Aron Torelevo. On est tous affecté au même groupe de visiteurs. Sur le papier, on est employés du musée depuis cinq ans. Donc, si jamais vous avez un doute, laissez-moi ou Cal parler. Ne paniquez pas, sauf si y a de quoi paniquer.
— C’que tu dis n’a aucun sens.
— Je t’emmerde. Rends-toi utile, veux-tu.
— Bien. Donc, y a une meuf qu’il faut éviter. Parce qu’elle connait les visages de tout ses employés. Ironiquement, elle est aveugle. Mais elle appartient à une espèce d’alien qui reconnaît les visages quand on les regarde dans les yeux. Donc si jamais elle passe, ne la regardez sous aucun prétexte dans les yeux. C’est elle la patronne et la curatrice du musée, le Dr Zasha Vantex. C’une puissante télépathe aussi. Donc hein. Moi j’dis qu’il faut la faire exploser, ça évitera les emmerdes, mais Dax veut pas que je la bourre. D’explosifs… » Avait-il terminé dans une moue d’enfant triste.

Et sans plus attendre, le seigneur du temps fit un presque-bond vers les consoles et s’empressa d’actionner les commandes, avec tranquillité et calme. Leur mission n’avait rien d’une partie de plaisir, et ils risquaient de très lourdes conséquences s’ils se faisaient prendre en flagrant délit. Et tandis que le TARDIS traversait le vortex pour se mettre en orbite autour de la planète-musée, Cal s’était rapproché de Virginia en toute discrétion, après avoir finalement remis sa chaussure. D’un air pervers et sans manière, il lui avait reniflé les cheveux, sans y toucher avant de faire comme si de rien n’était et de tourner autour de la console, ses yeux bleus se posant parfois sur la jeune femme, parfois sur Mark, rarement sur Mendax. L’air plus sinistre et plus sérieux, il avait abandonné son attitude de clown et ressemblait à un tout autre homme ; des airs familiers s’étaient gravés sur son visage, semblables à ceux du Prophète. Comme s’ils étaient parents. Et tandis qu’on les remarquait, il observait d’un air silencieux les deux compagnons du Seigneur du temps, alors que celui-ci pilotait son vaisseau. Dans un grincement électronique on commença à entendre des perturbations statiques, que le Pirate s’empressa d’appeler « Prophète ! On est là ! D’you copy ? » D’abord un silence désagréable, puis une réponse maladroite et peu audible, que Cal fut bien le seul à comprendre, « Goooood ! On approche de Paradost. » S’exclamait le pirate en ne redressant pas la tête, la main plaquée contre sa nuque de laquelle on pouvait entendre un très léger bip sonore répété, comme un genre de sonar. Ses implants étaient en marches, et quand bien même ils étaient en mauvais état et mal-incorporé à son organisme, ça ne semblait pas gêner le pirate, qui devait sans doute s’y être habitué au fil du temps.

Sans perdre son apparence de cabine berlinoise, le TARDIS vint se matérialiser sur la planète, sur une sorte de grande terrasse à l’extérieur, de laquelle on pouvait voir l’étendue immense et sans fin du musée, qui recouvrait la planète toute entière. De gigantesques structures blanches s’élevaient dans tous les sens, le ciel était parsemé de grandes voitures volantes, aux allures de trains sans rails, et l’atmosphère bleutée semblait être artificielle, comme s’ils étaient sous un gigantesque dôme de métal qui affichait en continu la même image d’un ciel bleu et parfait. Sans rien dire, le seigneur du temps rangea son pointeur sonique dans la poche de sa veste tandis que Cal dissimulait son pistolet de la même façon. Le Pirate posa un instant son regard sur le Timelord et profitant qu’ils soient tous les deux à l’écart des deux compagnons, lui marmonna sur un ton beaucoup plus sérieux. « Tu comptes ne jamais lui dire ? À propos de Prophète ou de moi ? » Mendax croisa son regard silencieusement et ne répondit qu’après quelques secondes d’un long silence « C’est pas le moment. »


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Yesterday was a million years ago ; in all my past lives I played an asshole. Now I found you, it's almost too late... And this earth seems obliviating, we are trembling in our crutches. High and dead our skin is glass. I'm so empty here without you, I know it's the last day on earth ; We'll never say goodbye.
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MessageSujet: Re: Space Heist - Mark & Virginia, Mai 3029   Dim 25 Jan 2015 - 23:35



Il avait posé la question pour ne pas penser au reste. Ce n'était pas l'important, au fond, le pourquoi de l'apparence du Tardis même si cela le rendait nostalgique. Y penser l'empêchait d'écouter la chanson agaçante de Calvax. Ils allaient le faire, bien sur qu'ils allaient le faire. Mark était un peu stressé parce qu'il ne voulait pas que des problèmes surviennent dans leur 'mission'. En deux mots, il ne voulait pas se retrouver à nouveau derrière les barreaux et même s'il savait qu'il n'avait rien à craindre de ça, il y avait toujours un faible pourcentage de chance que cela arrive malgré tout. Il roula des yeux lorsque Mendax fila un coup de pieds sur sa console. Il avait parfois l'impression que la relation d'un Timelord et d'un Tardis était l'équivalent (en plus puissant) à celle de deux jumeaux bien fusionnels. Ce n'était pas le cas, bien sur mais il y avait toujours ce petit truc qui leur disait à eux, ces autres, qu'ils étaient différents et pas mal hors du coup.

"C'est ça.", sourit-il amusé à la réflexion de Mendax alors qu'une chaussure valsait en direction de Calvax. Sa théorie des jumeaux avait tendance à se confirmer d'une façon des plus étranges. Si elle faisait une fixation sur lui, ce n'était qu'à travers Mendax mais là encore, il y avait des choses qui se devaient d'être tues, deux fois plus lorsqu'ils avaient de la compagnie. Mark haussa les épaules et attendit. Il était impatient et manger le dernier croissant ne fut pas suffisant pour calmer ses interrogations sur la récente compagne de Mendax. L'arrivée d'une jolie rousse fit taire momentanément le pirate. Momentanément parce qu'avant qu'ils n'aient eu le temps de dire quoique ce soit, la parade commença. Calvax était envahissant, extravagant. Il fut rapidement coupé par Mendax et Mark ne pu réfréner un ricanement mi amusé, mi moqueur devant le pirate coupé dans son élan, devant les présentations si ... Mendaxienne du Seigneur du Temps. "Juste Mark.", corrigea t-il avec un sourire un peu moins moqueur, un peu plus franc tout en saluant Virginia de la main. Jusque là tout allait bien, jusque là Mark n'avait pas fait réellement attention à la façon dont la jeune femme était habillée parce que ce n'était pas l'important. Puis, en y regardant d'un peu plus près sans pour autant copier le regard insistant de Calvax (que Mark voulu gifler pour son manque de civilité. Être pirate n'excusait pas tout), l'écrivain se demanda s'il n'aurait pas dû agir autrement. Elle les avait appelé 'Messieurs' et habillée ainsi, elle ne devait pas être n'importe qui à son époque et peut-être même ici. Il regarda Mendax qui commençait ses explications dans l'espoir d'en savoir d'avantage. En vain.

Validium. Ce nom ne lui était pas étranger parce qu'il savait ce que cela signifiait pour le Tardis et, entre autre, parce que Mendax lui en avait parlé juste avant. C'était bien cette seule raison qui le poussait à partir à l'aventure avec un Pirate qu'il n'appréciait pas tellement. Mais pour le moment les questions qu'il se posait n'étaient en rien dirigées vers leur braquage (ll se demandait d'ailleurs si la dite Virginia connaissait ce terme à son époque. Elle en avait surement appris la signification en côtoyant Mendax pendant qu'il n'était pas là. Absent. Derrière les barreaux). Il se focalisa sur la voix du Timelord pour ne pas y penser. Dax l'avait dit, ce n'était pas le moment. Il savait qu'il n'était pas le premier compagnon du Seigneur du temps même si Mendax l'était pour lui. Ils venaient de deux univers totalement différents, avaient des conceptions différentes, des idées différentes sur ... sur. Damn it. Voilà qu'il y pensait encore.

Validium. Braquage. Musée. 3029. Ses yeux s'écarquillèrent à l'annonce de son année de naissance. Il croisait des doigts. S'il s'en fichait bien du reste, il avait juste envie que rien de ce qu'ils allaient faire ne chamboulerait ceci, sa naissance. C'était incroyablement égoïste de penser cela mais exister quelques années dans la vie de Mendax était mieux que de ne pas exister du tout. Il ne voyait cependant pas comment amener ses interrogations lors de la mise en place de leur projet ambitieux. Il préféra se taire et écouter la suite. Touristes. Son cœur se serra. Pourvu qu'ils ne soient pas là. Tout était possible après tout. Il ferait n'importe quoi pourvu qu'ils ne soient pas présents, qu'ils ne leur arrivent rien. Il ne voulait pas de dommage collatéral qui le concerne.

L'allemand joua un moment avec son badge, signe visible d'inquiétude, avant de le mettre momentanément dans la poche de son Jeans. Cette histoire le chiffonnait, il n'arrivait pas à se focaliser sur la mission et même les enfantillages des deux plus calés sur le sujet ne parvinrent pas à les lui faire oublier pour lever les yeux au ciel. Quelque chose n'allait visiblement pas chez le Dichter et ce ne fut qu'à la mention d''exploser, qu'il décida d'intervenir. Mendax s'était déjà dirigé vers la console, ils étaient fin prêts. Enfin presque. Se sentant observé Mark leva la tête et croisa le regard de Calvax. "Pas d'explosion.", lança t-il d'une voix incertaine. Il approuvait Mendax mais leurs raisons étaient peut-être différentes. "Pas de répercussion.", lâcha t-il sans pour autant s'expliquer. Il se dirigea vers Virginia. Il ne savait pas tellement comment l'aborder et utilisa comme elle le cas Mendax pour engager la discussion avant qu'ils n'arrivent. "Mendax peut être très populaire quand il le veut.", lança t-il avec un petit sourire. Ils ont un point commun. Mendax a presque trop souvent toujours l'avantage de les surprendre. "Ravi de faire enfin votre connaissance Virginia." Vous. Tu. Son but n'étant pas de la froisser, il avait choisi la prudence. "Je n'ai vu d'aussi belles robes que dans des films d'époque. Vous venez de là-bas ?" L'Histoire n'avait jamais été son point fort mais l'envie d'en savoir un peu plus sur la jeune femme avant qu'ils n'aillent faire leur besogne était palpable. Jamais, du moins depuis sa rencontre avec Mendax, il n'avait été aussi curieux. "Désolé pour Calvax.", osa t-il. "Ce pirate n'a aucune manière." Il se doutait bien qu'il n'y avait pas que cette facette chez l'allemand mais l'écrivain n'avait pas forcément cherché à le connaitre d'avantage. Ils n'eurent cependant pas le temps de faire d'avantage 'connaissance' puisqu'ils étaient arrivés. Mark siffla en posant l'pieds dehors. Ils allaient braquer ce musée. Impressionnant mais faisable s'ils avaient un plan, pas juste des bribes d'informations que les deux lascars avaient bien voulu leur donner. "On a eu la base de la base mais, en gros ... c'est quoi l'plan ?"  

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Space Heist - Mark & Virginia, Mai 3029

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