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 Wake Up — [ UNIT, 2014 - PV The Professor ]

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MessageSujet: Wake Up — [ UNIT, 2014 - PV The Professor ]   Dim 28 Déc 2014 - 14:47


« Tu es faible… Ils t’ont tous abandonnés. Tu n’es rien sans personne. Un lâche… » Répétait l’horrible silhouette qui lui avait volé son apparence, ils étaient enfermés dans une pièce qu’il ne connaissait pas, et Alan s’efforçait de garder les yeux fermés, les mains plaquées sur ses oreilles, il ne voulait pas l’écouter. C’était un monstre, ce n’était pas réel. Il devait sortir de là, il devait quitter cette prison dans laquelle la chose pouvait le manipuler. Il la voyait toujours tourner autour de lui, quand bien même ses yeux étaient clos, il sentait sa terrible et écrasante présence autour de lui, ses mains tremblantes contre les oreilles, il s’efforçait de serrer les dents et de forcer ses paupières à se fermer, il voulait tout oublier, il voulait ne pas la voir, ne plus jamais la voir autour de lui. Il voulait partir ; qu’elle le laisse tranquille et qu’elle ne l’approche plus. Mais une terrible sensation avait pris forme dans ses tripes alors qu’il avait été rapidement sauvé par le Professeur et son compagnon, il ne se souvenait plus de ce qu’il s’était passé une fois que les ampoules au-dessus de lui et Spencer avait grillées, mais la seule chose qu’il gardait en tête était cet affreux rictus qui résonnait dans son crâne et qui lui perçait l’esprit un peu plus fort à chaque seconde. Comme un désagréable et immuable larsen qu’on ne pouvait faire cesser. Les ténèbres humides et insondables qui l’entouraient ne lui permettaient plus rien, il avait tout oublié. Il ne savait plus où il était, il ne savait plus comment il était arrivé là. Il ne savait même plus s’il était éveillé ou non. « Tu sais ce qu’ils vont faire une fois que tu te réveilleras ? Ils vont te torturer. Ils vont t’ouvrir et fouiller dans tes entrailles comme l’a fait Mendax. Ils vont t’arracher la cervelle alors que tu vivras encore, et ils vont l’étudier. Tu n’as aucune valeur pour eux, tu n’es personne. Juste un monstre parmi tant d’autres ; du bétail. Tu n’as aucune valeur. »

La silhouette sifflait entre ses dents, le front forcé contre celui d’Alan, et il ressentait la terrible pression d’un millier de couteaux sur son cœur et son esprit. Il aurait pu trouver la force de la pousser en arrière, de se redresser et de s’en aller, mais il était piégé dans une entrave que seuls les cauchemars connaissent, incapable de crier ou de courir, il était figé sur place. La terrible empreinte de la chose se noyait en lui, il baignait dans les humides et tempétueuses ténèbres que la chose avait développées en lui. Il était piégé. Et il voulait hurler, hurler à s’en époumoner, hurler à s’arracher les cordes vocales, hurler à s’en retourner la peau. Mais il était incapable de quoique ce soit, l’horrible chose s’était approchée de lui depuis trop longtemps et ses horribles crocs et griffes s’étaient plantées dans l’âme du jeune homme, elle ne pourrait plus le quitter, il ne pourrait plus la repousser. Ils ne faisaient plus qu’un depuis trop longtemps, et cette chose ne se délogerait jamais de lui. Il sentait ses bras brûler et son sang fondre dans ses veines, il sentait la terrible présence lui noyer les entrailles dans de la lave en fusion, et même s’il aurait voulu hurler de douleur, il ne pouvait pas. Tout était dans sa tête, ce n’était qu’un million de supplices mentaux qu’il éprouvait à cause d’elle. Il avait ouvert les yeux, sans se contrôler et tandis que l’horrible silhouette qui prenait son visage s’était reculée pour afficher un terrible sourire de défi et de malveillance, il fut projeté en arrière par un hurlement glacial et bestial.

Et dans un sursaut, il ouvrit les yeux et se redressa sur la chaise dans laquelle il était menotté. Il n’avait pas la moindre idée d’où il pouvait se trouver. Ni même ce qu’il avait fait pour se retrouver attaché contre une chaise, dans une pièce si étroite, ou sa seule compagnie était le terrifiant et livide reflet de sa personne dans l’énorme vitre qui lui faisait face. Il n’osait même pas parler, il n’osait même pas regarder autour de lui, ses yeux étaient plantés dans son reflet au teint malade et cadavérique. Il était couvert de sueur et d’inquiétude.



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MessageSujet: Re: Wake Up — [ UNIT, 2014 - PV The Professor ]   Dim 28 Déc 2014 - 15:43



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« Non mais c'est qui ce type! » - C'est ce que Spencer avait dit après coup, c'est ce qu'il continuait de penser à haute voix parfois. Et en soit, il avait raison de se poser la question. Alan était humain, comment pouvait-il être capable de telles choses? Il avait pu manipuler la matière, des champs électro-magnétique aussi. Si un corps surchargé d'énergie psionique aurait pu faire exploser les ampoules, faire fondre l'arme de Spence était une autre histoire, c'était au delà du don basique humain d'une télépathie exacerbée par le miracle de la génétique et de l'évolution. Non, c'était bien plus que ça. Prof n'avait pas vraiment répondu à Spencer sur cette question, il ne savait pas quoi lui dire, il n'avait aucune réponse. Il ne comprenait pas, et il détestait ne pas comprendre. Il s'était écoulé un jour depuis l'attaque de la boutique, presque 24h en fait. Ils avaient escorté le corps inconscient d'Alan dans le centre UNIT de Los Angeles, un endroit petit mais fonctionnel. Il y avait peut d'agents sur place, peut être une vingtaine, une équipe opérationnelle et des analystes pour la plupart. Ils avaient menotté les mains d'Alan à une chaise dans une salle d'interrogatoire de 4m² dont tout les murs étaient gris sauf un qui était constitué d'une immense vitre tintée sombre. Alan était donc sur une chaise devant une table en métal vissée dans le sol, quelque chose d’extrêmement solide. Alan avait été là pendant tout ce temps, inconscient, agité...

Prof et Spencer quand à eux avaient partagé l'une des chambres d'invités du QG, une petite pièce basique à deux lits séparés. En réalité Prof n'avait que peu dormit, peut être une heure en tout, son cerveau cogitant encore et encore sur ce qui s'était passé dans la boutique. Il ressassa sa mémoire durant des heures, revoyant la scène, cherchant les détails qui pourraient l'aider à comprendre. Il avait regardé Spencer dormir en fait, entre deux projections mentales. C'est à l'aube qu'il avait finalement quitté la chambre pour aller s'asseoir de l'autre côté de la vitre tintée et était resté là immobile à fixer Alan pendant une bonne heure avant que l'un des soldat ne percute qu'il était là. Enfin peu importe, de toute façon ça n'avait pas grand interet. Il était resté là à le regarder et à réfléchir. Les heures passèrent, Spencer l'avait rejoint avec du thé, et ils étaient resté là à discuter, enfin surtout Spencer qui s'était hasardé à haute voix à trouver des solutions et Prof qui lui disait non à chaque fois. Alan avait passé une nuit très agitée, des cauchemars et des pensées persistantes et violentes. C'est quand il sursauta sur sa chaise, les yeux grands ouverts, que Prof s'était redressé sur la sienne en le fixant à travers la vitre tintée. Il était temps d'avoir des réponses, ou des questions, probablement des questions, enfin en tout cas il allait falloir qu'il se passe des choses, et vite.

Prof avait été clair, aucune personne ne devait entrer dans cette salle sans son accord, et son accord il ne le donnerait pas. Spencer n'entrerait pas non plus, il n'avait aucune défense face à lui, il ne pourrait rien faire. C'est après être allé cherché deux tasses de thé que Prof entra dans la salle. - Bonjour Alan. - Il posa les deux tasses sur la table et poussa vers Alan celle qui lui était destinée. Un regard et il cerna le jeune homme, il remarqua qu'il était plus perdu et effrayé qu'autre chose. - De quoi est-ce que tu te souviens?

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MessageSujet: Re: Wake Up — [ UNIT, 2014 - PV The Professor ]   Lun 29 Déc 2014 - 17:14


Resserré dans sa chaise, menottes à chaque main, il fixait son reflet d’un air inquiet et intrigué, il y avait quelque chose d’effrayant dans ce teint trop blanc qu’il avait. Il ne savait pas depuis combien de temps il avait cette allure, il ne savait pas pourquoi il était si pâle et n’avait pas envie de le découvrir ; il était effrayé. Trop de questions s’entrechoquaient dans ses pensées, et tandis qu’il ne trouvait pas la moindre réponse à toutes ces interrogations, il fut surpris par la porte qui s’ouvrit pour laisser passer le Professeur, ce type était louche. Alan ne savait pas qui il était ni comment il avait fait tout ce qu’il avait fait plus tôt, mais c’était étrange. Trop étrange. Quoique ce soit qu’il fut, ce n’était pas humain et Alan ne voulait pas rester près de lui plus longtemps. Il s’était approché d’un air tout à fait ordinaire. Les mains pleines de deux tasses, s’asseyant calmement et lui en glissant une devant lui. Quand bien même il était enchainé sur son siège, les chaînes étaient suffisamment longues pour qu’il puisse poser les bras sur la table. Mais il n’aimait pas le thé, c’était un américain, un vrai. Il observa un instant sa tasse et posa son regard contre elle, avant de la reposer sur le Professeur, il était donc britannique ? En tout cas, le thé, ça n’était pas dans les préférences de ce jeune américain, il préférait le café fort et violent. Il avait lancé un très simple bonjour en entrant, et ça, c’était tout aussi étrange que cette situation, cette pièce. Que tout ça. Alan n’avait pas osé répondre, il s’était contenté d’un très faible hochement de la tête. Il s’était écoulé de très courtes secondes durant lesquelles le Professeur avait posé son regard sur Alan et avait lu en lui aussi facilement que n’importe qui aurait pu, il n’était pas franchement difficile de voir la terreur et l’incompréhension dans ce jeune visage blafard. Il lui demanda alors s’il se souvenait de quelque chose.

« Où est-ce que j’suis ? » Demanda-t-il en premier, bégayant pour réussir à formuler le début de sa phrase. Trop inquiet sur sa sûreté, il avait l’impression d’avoir été enlevé et d’être retenu prisonnier, il ne savait pas ce qu’il faisait là, ni même où il était. Pourquoi avait-il été enchaîné ? « Je-je sais pas… je me souviens de rien. » Il marqua une pause, regarda les chaînes à ses mains et reprit ensuite, « J’me… J’me souviens que vous m’avez sauvé d’je sais pas trop quoi… J’me souviens de ça. J’ai couru, vous avez fait votre-votre truc bizarre. Les coups de feux… J’me souviens d’un bruit horrible, un sifflement incessant. » Il baissa les yeux et regarda autour de lui quelques instants, comme s’il cherchait à se retrouver dans cet endroit qui ne lui disait rien. La pièce était étroite, il ne l’avait pas remarqué auparavant, c’était effrayant de petitesse, il avait l’impression que les murs risquaient à tout moment de venir s’écraser contre lui. « Du noir… Une noirceur incessante, froide et humide. Terrifiante. Comme si, comme si j’avais été plongé dans les abysses les plus profondes. Comme si je tombais sans jamais m’arrêter de tomber. Et puis après, plus rien. Après, j’me suis réveillé là. Où est-ce que je suis ? » Il aurait pu expliquer que ce bruit strident, cet horrible sifflement qui lui avait tiraillé l’esprit était toujours présent, mais comme un bruit de fond. Il avait toujours été là, toujours depuis que Mendax l’avait enlevé et torturé, il n’avait jamais pu s’en défaire, et le terrible bruit n’était plus qu’une horrible habitude. Un incessant sifflement qui lui brûlait les oreilles, si faible et pourtant si dévastateur dans son esprit. Il voulait partir d’ici, il voulait rentrer chez lui et se réfugier au plus profond de son appartement. Il ne voulait plus en sortir et se réfugier dans sa chambre là où il se sentirait le plus à l’aise. Tout ça, c’était trop de pression pour lui.

Il avait baissé la tête pour souffler et reprendre un instant ses esprits, toujours inquiet et terrifié, il ne voulait pas se mettre à paniquer dans cet endroit, pas maintenant. Mais quand bien même il essayait de garder son calme, la chose avait refait surface. Tournant la tête jusque dans la direction de la porte d’entrée, il avait perdu ce teint livide et avait retrouvé dans son attitude une terrible impression de confiance en lui, presque arrogant. Reposant son regard sur le Professeur, il joignit ses mains sur la table, et d’une voix tout à fait calme et posée, l’interrogea. « Vous pensez pouvoir me retenir avec des chaînes ? » Et sans rien dire ensuite, il s’était mis à sourire en coin d’un air arrogant. « Ça ne m’arrêtera pas. Toute cette petite base va s’effondrer. »



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MessageSujet: Re: Wake Up — [ UNIT, 2014 - PV The Professor ]   Lun 5 Jan 2015 - 22:08



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Prof constata au regard d'Alan que le thé... n'était pas sa tasse de thé, justement. Il devait préférer le café, maintenant qu'il y pensait, c'était plus évident pour lui, il aurait dû le comprendre, à croire que toutes ces nuits d'insomnies avaient enfin des conséquences. Heureusement que c'était sur ce détail. Ne se formalisant pas de cette erreur pour autant, il bu une gorgée de l'infusion chaude tout en accordant ses réflexions avant de tenter de répondre à Alan, l'ayant laissé parler sans l'interrompre jusque là. - C'est une base militaire. Pour reprendre du début, ton nom fait partit d'une dead list, ta tête a été mise à prix pour avoir été en lien d'une quelconque façon avec des Aliens. Ce qui s'est passé hier était une attaque de gang pour récupérer l'argent de la prime pour t'avoir ramené, mort je suppose. - Prof marqua une pause avant de reprendre. - Mais ne t'inquiètes pas, je ne suis pas là pour t'arrêter ou quoi que ce soit, ta vie avec les Aliens n'est pas un problème. J'étais là à l'origine pour voir qui tu étais et quels sont tes liens avec l'extra-terrestre, il se trouve que je suis arrivé pendant l'attaque, du coup voilà... Mais tu n'es pas prisonnier, tu rentreras chez toi. - C'est sur ces mots que Prof s'arrêta, posant son regard sur les menottes, et il allait reprendre, se corriger, lui expliquer, mais le changement rapide d'expression sur le visage du jeune homme l'en empêcha.

A la place du teint pâle, un teint étrangement normal, un sourire arrogant étirant ses lèvres, un regard des plus perçant à la place de la peur lisible quelques secondes plus tôt. Prof se redressa sur sa chaise, fixant Alan. Un cas de dédoublement de personnalité? C'était pas fréquent comme cas. - « Vous pensez pouvoir me retenir avec des chaînes ? Ça ne m’arrêtera pas. Toute cette petite base va s’effondrer. » - C'est sur que cette personne là était bien moins agréable. - Et si on sautait directement aux présentations en évitant les prévisions inutiles? Je suis le Professeur. Et vous? Quel est votre nom?

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MessageSujet: Re: Wake Up — [ UNIT, 2014 - PV The Professor ]   Ven 9 Jan 2015 - 1:57


« Oh mais il est prisonnier. » avait-il répondu dans un souffle presque amusé des remarques du Professeur. Il avait tout écouté, tout entendu, il savait tout ce qu’Alan savait et même bien plus que cela. Il était plus vieux, plus âgé, plus ancien et surtout plus terrifiant que lui. Lui, plus puissant et plus grand que ce gamin, avait vu des mondes tout entier naître ; il avait vu des peuple s’entredéchirer jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien. Il avait vu, et vécu, d’interminables guerres qui s’enchaînaient dans un infini cycle de chaos et de rage. Des mondes disparaissaient, des étoiles s’éteignaient, des vies s’effaçaient. Tout cela en moins de temps qu’il n’en fallait à ses cœurs pour battre une fois. Et au travers de tout cela, dans ce capharnaüm bruyant de violence et de sang, dans sa propre âme ; pas la moindre compassion, la moindre pitié, la moindre empathie. Des milliards de vies bâclées et gâchées. Il n’avait jamais rien ressenti. Et quand ce fut à son tour de disparaître, il comprit enfin. L’intrigante révélation qui lui vint lorsqu’il sentit son corps reprendre forme, quand il sentit la vie le retrouver une seconde fois. Il n’aurait pas dû revenir, pourtant il reprenait forme selon sa propre volonté. Il existait parce qu’il voulait exister. Il avait enfin compris, il avait tout compris. Il n’était pas différent, il était supérieur. Les pathétiques cycles de régénérations n’avaient plus la moindre saveur à ses yeux ; il existait selon sa propre volonté. À lui seul, il était une force de vie. Il pouvait créer la vie, la donner mais aussi la reprendre. Il était un dieu. « Lui, l’est. Ce pauvre, pauvre petit, Alan. Perdu et en larmes dans l’horrible labyrinthe de sa cervelle. Enfermé dans une terriiiible forêt cauchemardesque. Et moi ? Moi je suis libre. Enfin. Libre et en pleine possession de toutes mes capacités. »

Affichant un énième sourire plein d’arrogance, il avait ôté ses yeux du blanc de ceux du Professeur et avait fixé la vitre sans teint qu’Alan avait fixé plus tôt pour y voir son reflet, et dans une fraction de secondes, on aurait juré y voir le jeune homme chercher à briser le reflet pour sortir de l’emprise terrible de cet être. Et l’illusion s’était rapidement estompée, comme si le regard de cette chose l’avait faite fuir. Il avait incliné la tête d’un air tout aussi arrogant que son sourire et dans un craquement bruyant, la vitre vint se fissurer de l’intérieur. Comme s’il avait déployé une force invisible et dévastatrice, la même impulsion indétectable qu’il avait utilisée plus tôt pour faire fondre l’arme de Spencer contre son corps. Il était effroyablement sûr de lui. Et tandis qu’il reposait ses yeux sur le Professeur, les sourcils haussés dans une moue de surprise ironique – pleine d’arrogance et de témérité malveillante. « Attacher ses invités, ce n’est pas très aimable, tout ça. » Il avait baissé les yeux sur les chaînes, ses mains toujours posées sur la table, confortablement jointe. « Et je vous trouve vachement lent, pour un ‘Professeur’. Il aurait fallu trouver un meilleur titre, non ? » Répondait-il dans un rire soufflé. Son sourire narquois planté dans ses lèvres tandis qu’il croisait une jambe par-dessus l’autre et reposait ses yeux vers la vitre désormais fissurée, si bien qu’elle était devenue opaque en certains endroits. Fort, il avait haussé la voix en posant son regard vers la vitre « Ça va Spencer ? » avant de sourire en fixant le verre, comme s’il savait exactement où l’humain se situait. « Tu seras le dernier ! Je vais te laisser savourer chaque détail de chaque mort avant de te faire la même chose, à toi. »

Il reposa une nouvelle fois ses yeux fiers et tumultueux de haine sur le Professeur et se pencha vers l’avant. « Et ça commence maintenant » Murmura-t-il tandis qu’une intrigante vague d’énergie rouge se déplaça en dehors de lui, comme mimant sa silhouette avant qu’elle ne disparaisse dans un grincement sonore. Devant le Professeur, la silhouette d’Alan était toujours dessinée, immobile et figée, presque sans vie et absente. On aurait dit qu’elle était très faiblement transparente. Pourtant, Spencer fut surpris par l’apparition grinçante d’Alan, ou du moins de la chose qui habitait son corps. Et dans un terrible boucan, la nuque brisée du garde qui était à côté vint se briser dans les mains de l’adolescent possédé. Et la chose disparue, dans ce même nuage électrique rougeâtre et ce grincement désagréable. Laissant un cadavre derrière elle. Pour réapparaitre sur sa chaise, les mains libres. Alors que la silhouette encore présente devant le Professeur vint s’estomper. « J’ai encore pleins de surprises auxquelles tu ne t’attends pas. »


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MessageSujet: Re: Wake Up — [ UNIT, 2014 - PV The Professor ]   Dim 18 Jan 2015 - 3:15



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Prof restait impassible, réellement, comme il savait si bien le faire. Impassible et silencieux, scrutant sans discrétion le visage d'Alan et sa gestuelle. En temps normal il aurait pensé à un trouble de la personnalité multiple très avancé et violent mais c'était plus que ça, il pouvait le sentir. Non vraiment, il pouvait le ressentir, cette présence en lui c'était similaire mais différent de ce qu'il pouvait ressentir en la proximité d'autres Time lord. Similaire, dans le principe mais différent dans la sensation, et d'autant moins définissable. Lorsqu'Alan regarda dans la vitre tintée Prof en fit de même, croisant son regard, saisissant un instant l'illusion, il pu finalement voir la fissure se former dans la vitre, une fraction de seconde seulement, sous la pression de cette énergie invisible. C'était une chose dont il aurait pu être capable, mais avec plus de difficulté. A la menace envers Spencer Prof inspira sans jamais que son visage ne montre autre chose qu'une profonde neutralité. - « Et ça commence maintenant » - Clignant des yeux, Prof se redressa rapidement, observant la trace énergétique rouge encore sur la chaise mais surtout l'absence d'Alan, puis son retour. Entendant d'une oreille des pas précipités derrière la porte, il ne releva pas le fait qu'Alan soit détaché, de toute façon ça servait à rien avec lui, et il alla ouvrir la porte pour poser son regard sur le corps sans vie du garde. Pourquoi s'étonnait-il? Pour la téléportation.

Refermant la porte après avoir lancé un regard se voulant rassurant à Spencer, Prof traversa les quelques pas le séparant d'Alan, ou du moins de son corps possédé par cette entité, et le saisit au col avant de le forcer à se lever et le plaqua contre le mur non sans un manque évident de douceur, son visage impassible donnant une tension tout à fait particulière et étrange à l'action. - Jouons voulez-vous? - Décollant le corps au visage arrogant du mur, il inspira insensiblement et le repoussa à nouveau contre le mur qui se déroba sous la pression, les laissant entrer dans le vide. Derrière Prof, la faille se referma, faisant disparaître les derniers rayons de lumière, les derniers sons, pour que le silence du néant ne s'impose. Prof n'avait jamais été durablement avec quelqu'un dans le néant mais il y avait passé un temps certain seul et il savait que le son ici n'avait pas d'existence. Lui parler ici ne servait à rien. Le temps ici non plus n'était pas logique. S'ils ne partaient que quelques secondes dans le N-space, dans le Void il pouvait se passer des heures, des jours, durant lesquels la pression du vide s'insinuerait dans leurs conscience. La noirceur. La faille se rouvrit finalement et Prof poussa sans ménagement le corps presque sans force d'Alan pour qu'il aille se raccrocher à la table vissée dans le sol. Prof traversa quand à lui la faille comme s'il n'était pas affecté. Sa peau reprit sa couleur normale et la faille se referma derrière lui, invisible pour tous sauf pour lui. Si les effets de Void avaient été désagréable dans la boutique, ça devait être pire maintenant, ils y étaient resté plus longtemps. - Moi aussi j'ai quelques tours en réserve.

Contournant la table, Prof tira sa chaise et s'installa, expulsant une bouffée d'air par le nez avant de poser son regard fixe sur la loque qu'il avait en face. Était-ce toujours l'arrogante entité ou Alan était-il revenu parmi eux? Ne perdons pas la face. - Votre nom!

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MessageSujet: Re: Wake Up — [ UNIT, 2014 - PV The Professor ]   Dim 18 Jan 2015 - 17:49


Quand le Professeur vint le soulever de sa chaise, l’entité se mit à rire, un sourire plein de défi gravé dans ses lèvres. L’envahisseur prétentieux avait poussé un large ‘oh’ de surprise avant de souffler un rire dément quand il avait été plaqué contre le mur ensuite, les yeux fermés tant il riait, avant de les ouvrir une nouvelle fois pour observer le Professeur au travers de ses grandes pupilles narquoises et arrogantes « Ah oui, jouons ! » S’était-il exclamé en écoutant le Professeur, les bras immobiles le long du corps d’Alan, ne cherchant même pas à l’empêcher de blesser son hôte, il n’en avait que faire, visiblement. Mais son arrogance et sa prétention vinrent à disparaître quand ils chutèrent dans cet étrange plan que le seigneur du temps connaissait si bien. Rien, voilà ce que c’était, une absence d’absolument tout. Ça n’avait aucune logique, ça ne pouvait pas exister, et pourtant c’était là, bien vide, bien absent mais présent à la fois. Pas de son, pas de lumière, pas de temps, pas d’ombre. Seul le vide. Et pendant un court instant, il fut impressionné, puis commença à se sentir vaciller, et rapidement il commença à être terrifié. Autour de lui, il n’y avait plus rien, et ce contraste terrible avec l’endroit d’où il venait l’effrayait. Son univers à lui était Plein, il était Tout, mais l’inverse à la fois. Il n’était pas vide comme celui-ci. Et même s’il était entier, s’il continuait à vivre parce qu’il le voulait, parce qu’il le savait ; il se sentait défaillir. Il sentait son corps se désarticuler dans cette absence, il avait l’impression d’être tordu et déformé, d’être brisé dans tous les sens et de mourir plusieurs fois de suite. Il n’eut plus la force de garder les yeux d’Alan ouverts et fixer ce rien ne l’aidait pas à garder la tête haute, il commençait à perdre conscience. Lui, l’immortel et l’éternel perdait conscience face à l’un de ces microbes qui lui devait tant. Et d’un coup, ils quittèrent ce vide de tout et retombèrent sèchement sur le sol de la salle d’interrogatoire.

Il perdit l’équilibre et le Professeur le poussa vers la table immobile, contre laquelle il se rattrapa et resta vautré quelques instants. Le souffle difficile et bruyant, comme s’il n’avait plus respiré depuis si longtemps que chaque inspiration était douloureuse et impossible. Écrasé contre la table, les genoux par terre et la tête penchée dans le vide, un bras sur la surface de la table, il prenait de larges souffles et riait en même temps. Déjà pâle, le corps d’Alan était devenu si livide qu’on aurait cru voir un cadavre, comme s’il avait perdu toutes ses forces et n’était plus rien qu’un costume de chair qu’utilisait l’entité en lui. A plusieurs reprises, il s’était appuyé contre la table pour essayer de se redresser, mais il avait trébuché à chaque fois, comme s’il n’avait même plus la force de marcher, toussant bruyamment et difficilement, à cause de ce trop long passage dans le vide, l’entité ne riait plus. Ses sourcils froncés sur ce visage devenu cadavérique, il arriva finalement à se redresser suffisamment longtemps pour réussir à s’écraser une nouvelle fois contre le sol, en arrière. Trainant jusqu’au mur contre lequel il s’adossa, la tête penchée vers l’arrière, contre le mur, comme pour la faire tenir debout tandis qu’il fixait Le Professeur s’approcher, s’asseoir sur sa chaise et lui demander son nom. Retrouvant peu à peu des couleurs et cette arrogance dans son regard et son être, il posa finalement les yeux sur lui et se mit à sourire une nouvelle fois de cet éternel air narquois. « Oh oui, bien sûr. Avait-il commencé en prenant une grande inspiration, comme pour continuer à reprendre ses esprits de cette horrible expérience dans le vide. Je vais donner mon nom, tu vas savoir qui je suis, tu vas paniquer, m’enfermer, UNIT va péter les plombs. Tout ça tout ça. » Terminait-il en regardant vers la vitre brisée, l’air indifférent.

« Aidez-moi. » Avait marmonné Alan rapidement, reprenant le contrôle de lui-même pendant quelques courts instants, le visage rougi de larmes presque instantanément, mais pas assez longtemps pour qu’il puisse continuer à demander de l’aide, l’envahisseur avait refait surface et s’était mis à rire de l’intervention du jeune homme. « Il est mignon, non ? Persuadé qu’il pourra survivre... Ah les humains… Toujours aussi petits et dépendants aux nôtres. J’aurai presque pitié pour eux. » Il n’avait pas bougé, affalé contre le mur, mais même s’il était là, sans rien de menaçant en demeurant, toujours relativement sonné en fait par le passage dans le Void, il semblait confiant, presque trop. Au bout de quelques instants de silence, il s’était mis à chantonner d’un air nonchalant, se faisant rire tout seul, les yeux glissés vers la vitre sans teint fissurée. Cependant, quelque chose clochait un peu plus, puisqu’il suffisait de prêter attention à la dite chanson pour se rendre compte qu’il s’agissait d’un vieux conte gallifreyen, quelque chose de morbide ; une fable à propos d’un Roi déchu qui de rage avait fait se relever les morts. Et lorsqu’il l’avait mentionné dans ses marmonnements musicaux, il avait posé ses yeux sur le Professeur, un regard joueur et amusé planté sur lui. « Ooooh… Il aurait pas osééééé ? » S’était-il ironiquement interrogé pour se moquer du Professeur. Et il reposa son regard vers la vitre fissurée. Mais de l’autre côté, il ne se passait rien. Et c’est alors qu’on entendit une alarme se mettre en marche. Tout d’un coup, la chose qui occupait le corps d’Alan se mit à rire d’un air dément, et les communications de l’organisation furent toutes occupées par la voix d’un agent qui prévenait d’un problème à la morgue. Les cadavres prenaient vie.  



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MessageSujet: Re: Wake Up — [ UNIT, 2014 - PV The Professor ]   Dim 18 Jan 2015 - 19:49



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Prof trouvait une satisfaction étrange à voir cet imbécile dans cet état de faiblesse. C'était Alan, son corps, c'est sur, et il entendit l'appel à l'aide entre les paroles vides de l'entité, mais il n'y avait pas beaucoup d'options utilisables ici. Encore une fois il évitait de répondre à la question, ce qui venait à ne plus étonner Prof de toutes façons. Mais plus l'entité évitait, plus il voulait savoir, ce qui devait nourrir cet être malsain d'une quelconque façon. Un point sur lequel l'autre gagna, le visage de Prof se tordant en un mélange d'inquiétude et de surprise quand il entendit le marmonnement en gallifreyen. Il comprit chaque mot, se souvint même des paroles. Sur le coup, il ne comprit pas, mais une fois fini, une fois la provocation lancée, une fois l'alarme déclenchée et la voix dans son oreillette affolée, il comprit, limpide. Enfoiré. Dans la morgue quelques niveaux plus bas les corps sans vie entraient en mouvement et s'il en jugeait par les cris et les tirs dans la pièce à côté, le corps du garde venait lui aussi de s'animer. La fissure dans la vitre, les menottes qui fondent il pouvait s'y attendre. La téléportation vu qu'il en était capable, il pouvait le concevoir. Donner vie aux morts grâce à une fable gallifreyenne ça l'avait quelques peu prit de court, il devait bien l'avouer. C'est d'ailleurs bien pour ça qu'il fit une nouvelle bosse à Alan en projetant sa tête violemment contre le mur pas si éloigné d'une pulsion télékinétique, l'assommant. Fallait vraiment trouver une autre solution à ça, il pouvait pas l’assommer à l'infini. Il l'apprit après coup non sans une once de soulagement, les corps étaient redevenue inerte au moment où il avait assommé Alan. Ça n'allait vraiment pas être facile, et il pu entendre dans la voix de Kate au téléphone qu'il valait mieux qu'il trouve quelque chose car si elle ne pouvait pas lui pousser une gueulante, elle le contenait difficilement.

C'était un seigneur du temps aux pouvoirs tout à fait impressionnants. Il était incontrôlable, ancien probablement, mais avec le besoin évident d'un hôte pour vivre parmi eux. Oh bien sur quelques noms lui traversèrent l'esprit, mais aucun qu'il ne retint, par peur ou pour des raisons plus censées que ça. Deux jours s'écoulèrent durant lesquels il participa aux études sur le cerveau d'Alan. On lui avait fait des scanner pendant son inconscience et l'état de son cerveau était vraiment inquiétant. Prof pouvait le voir sur les scans et avait déjà largué les autres spécialistes à tel point qu'il se retrouva bien vite seul à réfléchir dans le labo. Il voyait des lésions, des malformations, aucune mortelles, toutes faites chirurgicalement. De quoi être vraiment inquiétant. L'étude du sang d'Alan révéla une forte dépression, des insomnies, la prise d'anti-dépresseurs médicamenteux... Cet état de faiblesse facilitait-il l'intervention de l'entité? Envoyé par avion privé, ils avaient reçu la veille plusieurs flacons de médicaments à la couleur orangée et à la forme triangulaire. Des anti-dépresseurs fabriqué en laboratoire par le Professeur lui même, pour Adam à l'époque. Ils étaient bien plus puissant et un peu alien aussi. A côté, les médicaments terriens étaient des bonbons pour enfants. Le tout était maintenant qu'Alan se réveille, que ce soit bien Alan qui soit là, et qu'il lui fasse prendre ces médicaments. - « Professeur? Il est réveillé. » - Ah bah voilà une chose de faites sur les trois. Suivant Spencer, Prof arriva devant la vitre teintée neuve, fraîchement remplacée, derrière laquelle il pouvait voir Alan. Scrutant un instant son visage à travers la vitre il sourit, c'était bien lui.

Bonjour Alan. - A peine répétitif tout ça. Prof referma la porte et posa le flacon de cachets sur la table avec un verre d'eau. - Prend ça. - Avait-il dit avant de reprendre. - Tu te souviens de rien je suppose?

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MessageSujet: Re: Wake Up — [ UNIT, 2014 - PV The Professor ]   Ven 23 Jan 2015 - 1:20

Alan & The Professor

Tout avait soudainement développé un étrange et presque familier air de déjà-vu. Il se souvenait de cette pièce et de ses horribles murs étroits et cette vitre qu’il savait sans-teint – il n’était pas né de la dernière pluie de toute façon et il avait vu suffisamment de films et de séries policières pour savoir comment ces choses-là se passaient. La table, les deux chaises, l’éclairage au néon du plafond, tout ça lui revenait lentement à  l’esprit. Il se revoyait courir, fuir quelque chose… Quelqu’un. Des gens armés. Il se souvint de sa cachette laborieuse puis de cette étrange impression de tomber dans le vide et de ne plus pouvoir reprendre pieds à la surface ; l’horrible impression de se noyer, de manquer d’air. D’être forcé à se déplacer ailleurs. Il n’avait pas compris ce qu’il s’était passé, mais il avait été téléporté, en quelque sorte, par le Professeur d’un endroit à un autre. Et ce fut beaucoup trop brusque pour lui puisqu’il se souvint de la désagréable sensation d’être frappé en plein estomac avec une telle force qu’il en avait vomi ses tripes. Il avait mal au dos et ne comprenait pas bien ce qu’il s’était passé. L’intrigante impression d’avoir été balancé dans tous les sens pendant des heures, ça le mettait mal à l’aise, horriblement mal à l’aise. Il avait pendant quelques rapides instants observé cet environnement peu développé, avant de reposer ses yeux contre la vitre sans vraiment trop savoir pourquoi il la fixait avec tant d’intérêt. Elle semblait l’obséder. Comme quelque chose qui restait enfermé au fond de ses pensées qu’il ne pouvait pas atteindre, il était intrigué à n’en point douter. Et alors qu’il s’efforçait de fouiller dans ses souvenirs pour trouver quelque chose, il fut interrompu par le bruit de la porte s’ouvrant.

Manquant de sursauter, il tourna la tête dans la direction du Professeur qui venait d’entrer, le saluant, le jeune homme eut l’impression de déjà-vu et haussa un sourcil un instant, et répondit ensuite d’un hochement de tête assez nerveux, il avait l’impression d’avoir déjà vécu tout ça et le sentiment qui s’en dégageait était bien des plus étranges, avait-il rêvé tout ça ? Ou bien le rêvait-il maintenant ? Ou bien était-ce la chose en lui qui l’avait manipulé pour lui faire croire qu’il avait déjà vécu tout ça ? Ou pire encore ? Il n’avait aucune réponse à tout cela et semblait s’efforcer de garder son calme intérieurement, sans rien dire ou manifester au dehors. L’air un peu malade, il était pâle et avait de lourdes cernes sous les yeux, comme s’il n’avait plus dormi convenablement depuis des mois, peut-être même plus. Après avoir refermé la porte de la pièce, le Professeur vint poser contre la table un verre d’eau et un flacon pleins de cachets ;  « Qu’est-ce que c’est ? » Avait-il demandé en jetant son regard sur le flacon après l’avoir pris, tandis que le Professeur lui avait dit de les avaler. « Non… J’me souviens juste… Juste du magasin, quand je fuyais ces types et que-que vous avez fait votre truc là. Après c’est le noir complet… » Il marqua une pause, et reposa le flacon sur la table, sans rien prendre, avant de regarder tour à tour le Professeur puis la vitre « J’ai l’impression d’être déjà venu ici… J’ai manqué combien de jours ? »

Il y avait tant de questions auxquelles Alan ne pouvait répondre, et le peu qu’il avait réussi à formuler ne composait même pas la moitié des choses qui lui occupaient l’esprit. Plus que tout, il aurait voulu connaître les raisons du seigneur du temps derrière tous les sévices qu’il avait dû endurer ; il aurait voulu savoir pourquoi lui et pas un autre. Pourquoi tant d’acharnement alors qu’il n’avait rien fait et qu’il ne le connaissait même pas, ce seigneur du temps. Et pire encore, avant tout cela, Alan ne savait même pas que le reste de l’univers était habité. Quoi qu’avait le motif de la colère de ce Mendax, Alan était innocent. Il n’avait rien avoir dans tout cela… Et pourtant, il en avait été la seule victime. Il avait été la seule victime de cet horrible acharnement déployé contre lui, et maintenant, à cause de sa seule existence, il était l’hôte d’un monstre qui s’amusait de sa faiblesse pour le manipuler et faire de lui un pantin au travers duquel ses desseins sombres et maléfiques pouvaient prendre réellement forme. Il y avait quelque chose en lui, et ça n’avait rien d’un être bienveillant.


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MessageSujet: Re: Wake Up — [ UNIT, 2014 - PV The Professor ]   Dim 25 Jan 2015 - 23:49



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Prof comprenait très bien la confusion dans laquelle pouvait se trouver Alan à cet instant. Il se réveillait d'une sieste de deux jours sans souvenirs apparent de ce qui avait bien pu se passer. Pire, il avait fait l'expérience d'énergies violentes et contraires auquel un corps humain ne peut résister. Il s'installa en face de lui, entendant ses questions, mais ne le voyant pas prendre l'un des cachets. Suspicion? Compréhensible. Après tout il n'était personne pour lui, pourquoi devrait-il lui faire confiance. - T'as dormis deux jours... de plus. - Prof croisa les bras en s'adossant à la chaise. - Tu as dormis un jour après la boutique et tu t'es réveillés mais... L'Autre, a prit le contrôle. C'est pour ça que tu as cette impression de déjà vu. - Déjà vu volontaire d'ailleurs. Il avait fait exprès de redire les mêmes choses en entrant, de refaire les mêmes choses, pour tester Alan d'une façon bien particulière. Prof se redressa et attrapa le flacon de cachets, le regarda un instant, puis le lui tendit à nouveau. - Ces cachets sont des antidépresseurs de ma conception, plus puissants que ceux que tu prends actuellement. Ils aideront à contrôler ses interventions. - Prof posa le tube sur la table, retirant sa main, recroisant les bras, s'adossant à nouveau à la chaise, attendant clairement qu'Alan prenne l'un des médicaments avant d'ouvrir à nouveau la bouche. Il les lui ferait prendre de force s'il le devait car outre la condition de détresse d'Alan, son alter ego était une menace certaine qu'il fallait contenir.

C'est au moment où Prof pu voir le liquide emporter le cachet dans la gorge d'Alan qu'il reprit la parole. - Je voudrais revenir sur une chose que tu as dites à la boutique, pendant ta crise. - Durant cette crise d'angoisse, coincé dans la salle de l'étage, Alan avait prononcé nombre de paroles insensées jusqu'à ce qu'un mot bien précis sorte de sa bouche, un nom... - Mendax. Tu as dis ce nom. Comment le connais-tu? Qui est-il pour toi? - Mendax, Time Lord, menteur, rencontré à plusieurs occasions, pas toujours très joyeuses... Il connaissait Mendax, du moins une partie de lui, il se doutait de ce qu'il pouvait être et faire. Qu'avait-il fait à Alan, c'était ça la question. Accessoirement, il trouvait bien étrange toutes ces références à Mendax. D'abord Mark à Londres et maintenant Alan ici? Ce type était toujours fourré chez les humains ou quoi? D'autant qu'il les supporte pas, ça Prof le savait, il l'avait déduit. Étaient-ils si nombreux à vivre ici? A jouer avec les humains? Le Docteur était presque une célébrité ici, mais combien étaient-ils d'autres, dans l'ombre?

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MessageSujet: Re: Wake Up — [ UNIT, 2014 - PV The Professor ]   Lun 2 Fév 2015 - 1:10

Alan & The Professor

Déboussolé et franchement perplexe, le garçon regardait autour de lui, comme s’il essayait de se souvenir de ces jours qu’il avait manqué. Le Professeur venait de lui dire qu’il avait passé deux jours dans un état second, il avait dit qu’Alan avait dormit, mais ça n’avait rien eu l’air de tout ça. Il savait ce que c’était que de dormir, et ce qu’il avait ressenti n’avait rien d’un agréable sommeil. Au mieux, il avait été mis dans le coma, un coma où il ressentait absolument tout ce qu’il se passait autour de lui, mais était incapable de faire quoique ce soit pour empêcher cette chose qui se servait de lui d’arriver à ses fins. Il avait beau vouloir se contrôler et refuser de bouger, la chose était plus forte que lui. Plus ancienne, plus âgée et plus dangereuse que son misérable petit être. Il aurait tout fait pour avoir imaginé tout ça, pour qu’il ne s’agisse que d’un mauvais rêve, mais le sérieux qui se dégageait du Professeur lui prouvait bien qu’il n’avait rien rêvé et que ces derniers jours avaient bien eut lieu et qu’il était impossible de revenir en arrière et de tout annuler. L’image gravé dans son crâne de l’agent auquel l’entité avait tordu le cou lui revenait sans cesse en tête, incapable de s’en débarrasser autrement qu’en priant un dieu auquel il ne croyait pas. Il se répétait sans cesse dans ses pensées que ce n’était pas de sa faute, que ce n’était pas lui le responsable. Qu’il n’avait rien à se reprocher, il n’avait rien demandé, on lui avait tout imposé ; et voilà que tout s’acharnait finalement contre lui, qui était si innocent en principe. Il n’avait rien à faire dans ces histoires galactiques et spatiales, mais il s’y était retrouvé jeté sans jamais donner son accord. Une victime dans toute cette histoire. Finalement, en écoutant les explications du Professeur sur ces nouveaux cachets, Alan eut un instant de réflexion, suivi d’un hochement de la tête qui laissait s’échappait de lui un air qui avait presque l’air de n’en avoir plus rien à faire, s’il existait un moyen de faire taire la chose qui le hantait, alors il se jetterait dessus sans attendre qu’on l’avertisse de quelconques effets secondaires.

Et c’est ce qu’il fit, avalant un cachet en toute hâte, presque impatient de ne plus avoir cette chose dans son esprit, à utiliser son propre corps. À tuer. Et finalement, l’interrogatoire – parce que c’est bien ce que c’était, en quelques sortes – repris. Le Professeur revint sur quelques évènements qui étaient encore récents dans l’esprit embrumé et confus d’Alan, mais qui avaient donc plusieurs jours à leur compteur, puisqu’il en avait manqué deux tout entiers. Et ce n’est qu’à ce moment précis qu’il s’était dit que ces jours manqués allaient lui retomber dessus, qu’on allait lui reprocher à l’université, et qu’on râlerait après lui de rattraper son retard. Et ce n’était certainement pas le moment d’y penser, mais c’était bien la seule chose qui occupait ses pensées tandis que le Professeur continuait ses questionnements, revenant sur ce qu’avait dit Alan au plein milieu d’une crise d’angoisse. Un prénom. Un nom, ou autre chose. À dire vrai, il ne savait pas exactement ce que c’était, mais c’était comme ça que son bourreau se faisait appeler. Et il eut du mal à former une réponse, c’était insupportable de s’imaginer prononcer son nom, ou de revivre ce qu’il avait vécu. Il ne voulait plus y penser, plus jamais. Mais il n’avait pas d’autres choix, il était obligé. S’il ne disait rien, on ne pourrait jamais l’aider. Et ce Professeur semblait clairement en mesure de pouvoir faire quelque chose, puisqu’il avait confectionné de quoi repousser l’emprise de l’entité sur lui. Alors, peut-être épris de confiance en cet homme, Alan se força à former quelques mots, puis des phrases. « C’est… C’est lui. Avait-il commencé en dirigeant une main nerveuse sur sa tempe, avant de la rebaisser, de froncer les sourcils, se mordre la lèvre et reprendre plus clairement. C’est lui, qui m’a fait ça. La torture, la vivisection… C’est à cause de lui tout ça. La dépression… Le reste aussi j’imagine. »

En vérité, il n’imaginait pas. Il s’en doutait très bien, il n’avait jamais présenté les moindres signes ou symptômes d’une dépression avant de finalement se faire enlever et d’être massacré dans tous les sens par ce monstre. Et s’il n’était jamais intervenu dans la vie d’Alan, il aurait pu vivre en paix. Mais c’était bien trop tard, le mal était fait et pour encore trop longtemps, il devrait vivre avec ce fardeau de souvenirs douloureux et terrifiants accompagnés par la présence de ce monstre qui vivait en lui et s’amusait à prendre contrôle quand bon lui semblait. Il était condamné à servir de pantin aux folies d’un autre monstre.

Et ce précédent monstre, responsable de toutes les peines et de tous les maux d'Alan fut le seul sujet de la conversation, qui dura quelques longues et fatigantes heures pour le jeune homme. Il fut plus tard reconduit dans une chambre qui avait tout d'un hôpital privé, sûrement propre à l'organisation. Et même s'il n'était pas supposé sortir, puisqu'ils voulaient même le faire enfermer dans une prison secrète, le Professeur vint convaincre le reste d'UNIT de laisser ce pauvre jeune homme rentrer chez lui au bout de quelques semaines. Les médicaments créés par le Timelord étaient efficaces, il n'y eut plus la moindre soudaine apparition de la chose qui vivait en lui, et quand bien même il vint retrouver un train de vie assez ordinaire, ou presque pour la première fois, il était heureux, il n'était pas loin des embûches. Son nom était toujours sur la liste d'OMLA, après tout.


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