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 What the hell am I doing here ? - Ft. The Professor & Spencer O'Donney [ Londres, 2015, U.N.I.T ]

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MessageSujet: What the hell am I doing here ? - Ft. The Professor & Spencer O'Donney [ Londres, 2015, U.N.I.T ]   Jeu 16 Avr 2015 - 16:00



What the hell am I doing here ?

« Non, mais je veux dire... Sérieusement ? »




→ The Professor & Spencer O'Donney ←
Londres, 2015


Marley émergea difficilement de son sommeil. Il était littéralement crevé, et la sieste qu'il venait de passer dans ce bus bondé n'était vraiment pas la meilleure idée qui était au monde, déjà parce qu'il avait maintenant mal partout, et puis parce que rien n'équivalait à une vrai nuit dans un vrai lit. Pourquoi n'avait-il pas prit sa voiture déjà ? Ah oui, il n'en avait plus. Il grogna en se frottant les yeux, regardant un instant par la fenêtre. Le paysage défilait et ils n'étaient plus qu'à quelques minutes du centre de Londres. Tant mieux, parce qu'il n'aurait vraiment pas pu tenir la longueur avec ce môme qui hurlait à quelques sièges à peine de lui, et qui l'avait réveiller en premier lieu. Il s'étira un instant avant de soupirer et de coller son front contre la vitre froide du bus, attendant patiemment l'heure d'arriver, qu'il puisse enfin se dégourdir les jambes.

Il avait prit une navette directe entre Cardiff et Londres. Marley était vraiment impatient d'arriver, il était en quête de réponse. Près de six mois plus tôt, il s'était réveillé à l'hôpital, où il avait été enregistré et admis suite à un accident de voiture. Il avait été fauché par un véhicule et avait atterrit à l'hôpital, ne possédant rien sur lui permettant de l'identifier, restant dans le coma pendant six longs mois. C'était ce que les médecins disaient tout du moins. Lui... Il n'y croyait pas trop. Il aimerait y croire, mais son instinct lui disait que quelque chose n'allait pas. Apparemment, il aurait quitté la police le jour de l'accident, rendant son arme et son insigne, sans de plus ample explications. Le fait est qu'il n'avait aucun souvenir d'avoir fait ça. Les médecins avaient dit que c'était à cause du trauma, et il les avait cru. Pendant un temps. Quand il avait voulut revenir bosser, son chef lui avait dit de prendre un peu de repos, le temps de se remettre de son coma. Sauf que Marley ne ressentait aucune fatigue attendue par les médecins et n'avait aucune faiblesse musculaire. Comme s'il avait juste fermé les yeux un soir pour les rouvrir six mois plus tard, d'un simple battement de cils. Les docs disaient que chacun réagissaient différemment au réveil d'un coma, certaines personnes disaient avoir ressentit chaque minutes passées, d'autres disaient ressentir comme lui, comme s'il ne s'était passé qu'une simple nuit. Mais maintenant, tout cela se terminait bien. Peut-être même, un peu trop bien.

Il aurait pu les croire et en rester là, s'il n'y avait pas eu les rêves. Trois mois après son réveil, Marley sentait de plus en plus que quelque chose n'allait pas. Il ignorait quoi, mais il était confiant en son instinct. Le matin, il se souvenait de plus en plus de ses rêves, qui lui laissaient un amer goût de regret dans la bouche. Il n'en parlait à personne bien sur, mais quelque chose lui disait que ce ne pouvait être de simples inventions de son esprit, ça ne ressemblait pas à ce qu'il 'imaginait' habituellement. Son instinct le lui criait et il avait longuement hésité à entreprendre des recherches sur la signification des rêves de pluie d'or par exemple. Mais quelques semaines de cela, il se mit à rêver d'un à Londres, alors qu'il n'y était que rarement allé à Londres. En fait... Il n'y était jamais allé. C'était bien ça le problème, il n'avait jamais foutus un damné pied à la capitale de l'Angleterre et pourtant, son corps avait comme une mémoire des endroits. N'était-il pas venu ici en moto ?

Et maintenant qu'il levait les yeux vers le haut du Shard, il était persuadé d'être déjà venu, il en était désormais sur. Il ressentait encore les frissons, son cœur qui tambourinait violemment contre ses cotes, le vent dans ... dans...

Le policier... Ou l'ex policier... Ou quoi qu'il était en ce moment, se frotta les tempes alors qu'une douleur lancinante s'installait doucement. Il avait cette étrange impression que... Comme si quelque chose se pressait à la frontière de sa conscience sans parvenir à la franchir. Soupirant de nouveau, il regarda autour de lui, son regard glissant sur une cabine téléphonique typique qui le fit sourire avant qu'il ne se retourne pour partir trouver d'autre choses instinctivement.


Il se figea.
Pourquoi avait-il sourit en voyant une vulgaire cabine téléphonique ?

Est-ce que...

Il secoua la tête. En fait, peut-être commençait-il doucement à devenir complètement marteau. Ou alors c'était la faim. Ouais, voilà, il manquait de sucre. Décidant que oui, tout a fait, manquer de sucre vous fait sourire à des objets inanimés, il se mit en quête d'une petite épicerie, ou quoique ce soit pour pouvoir grignotter un bout.

Bon. Il fit quelque chose comme quatre mètre avant que deux militaire lourdement armés et un pingouins « haut-placés » ne se mette en travers de son chemin.

- Monsieur Jones ?

Marley cligna des yeux – parce qu'il faut dire qu'il les avait pas venus venir ceux là, un peu en mode ninja, vous voyez ? - avant de froncer les sourcils, suspicieux.

- Ça dépend de qui le demande...
- C'est une information confidentielle. Veuillez nous suivre.
- … Euh, non.


Quoi ? Ils croyaient vraiment que venir simplement lui demander de les suivre, ça allait marcher ? Il n'était pas né de la dernière pluie tout de même !

- Bonne journée !
- Monsieur Jones, veuillez à ne pas nous faire usé de la manière forte et suivez nous sans discuter.

- Vous savez que je suis un flic quand même ?
- Tout a fait. Et vous avez déposé hier soir une demande de congé sabbatique et n'avez même pas attendu d'avoir une réponse positive pour venir jusqu'ici trouver des réponses, si en on croit le mail à votre chef de service. Vous voulez des réponses ? Suivez-nous. Dernière fois.


Marley cligna des yeux, regarda le pingouin en costard qui semblait excédé d'être ici, à lui demander de les suivre ; puis les deux gros bras qui l'entouraient. Ça sentait l'armée à plein nez.

- … Bon. Eh bien, c'est si gentiment demandé. Comment refuser. Railla-t-il.
- Après vous. L'invita – enfin, lui ordonna plutôt – le pingouin.

Et ainsi flanqué de deux gorilles et suivit d'un pingouin, Marley eu l'impression de partir à l'échafaud. Ou au zoo, au choix.




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MessageSujet: Re: What the hell am I doing here ? - Ft. The Professor & Spencer O'Donney [ Londres, 2015, U.N.I.T ]   Ven 17 Avr 2015 - 22:12



What the hell am i doing here?

Feat. Marley A. Jones


Six mois, six longs mois. La moitié d'une année. Pour lui, à l'échelle de son existence, ce n'était rien. Mais en l'état actuel des choses? C'était une éternité. Il avait passé 1000 ans dans l'entre monde mais ces six mois semblaient interminables et s'il n'avait jamais pu ressentir précisément autre chose que du vide dans le Void, ici il ressentait la tristesse, la frustration, la colère et l'ennuie. Il voulait partir, voler avec les étoiles, sa cabine rouge vif dénotant avec la noirceur de l'univers. Il voulait... Il voulait être lui et vivre, partout et tout le temps. Il voulait disparaître. Il pouvait disparaître, mais ne serait-ce pas une forme de suicide? Il avait fait ce choix une seule fois, par nécessité, par peur, pourrait-il y revenir? En viendrait-il à refaire ce choix à nouveau? Définitivement? Il aimait la Terre, il aimait les humains, mais y vivre... La Terre était pour lui une immense prison sur laquelle il était voué à rester. Son Tardis était son vaisseau, mais c'était surtout son foyer, sa maison, son lieu de sécurité et de replis et on le lui avait enlevé. Pourquoi? Pourquoi le destin et le Temps avaient décidé que son frère se lierait avec ce Tardis? Pourquoi en avait-il était décidé qu'ils se sépareraient ainsi, à ce moment précis, sur ce cailloux précis. Y avait-il une raison à tout ça? L'univers avait-il un plan pour chacun?

Durant ces six mois beaucoup de choses s'étaient passés. Prof avait décidé d'offrir ses services à UNIT. Il offrait ses connaissances et ses compétences en l'échange de l'asile et de moyens pour travailler sur son vaisseau. L'accord comprenait aussi son frère qui travaillait au QG, essentiellement sur le Tardis mais donnant régulièrement un coup de main aux ingénieurs. Si le travail du Clairvoyant ne concernait que l'aspect matériel et mécanique, Prof allait sur le terrain, allait voir les gens, combattait ou discutait. Il avait participé à plusieurs opérations et avait fait quelques connaissances entre temps mais plus le temps passait et moins l'envie l'animait. Il ne rêvait que de partir. Il avait réussit à piquer un avion de chasse et était allé faire un tour sans y trouver le moindre réconfort. Ce truc là était un jouet à côté de son Tardis, monter dans les nuages ne l’intéressait pas, c'était insuffisant. Et plus ça allait, plus il sombrait. Son frère avait pu exploiter la pousse de Tardis à l’intérieur du potager et en avait accéléré la croissance pour qu'il puisse l'utiliser. Le principe autant que la pratique était au-delà des connaissances du meilleurs savants de la Terre et il fit tout ça seul, dans son coin. D'autant que ce genre de savoir ne devait jamais être dévoilé. Il travailla à concevoir une capsule, utilisant des matériaux des plus solides. Il conçu un minuscule vaisseau pour deux, utilisant les propriétés du nouveau Tardis pour qu'un voyage soit possible. Un seul et unique trajet, directement vers Gallifrey.

Bien sûr, cela faisait des années que Prof savait que Gallifrey était de retour. Il avait reçu les signaux, les appels demandant aux Seigneurs du Temps de revenir pour que tous comprennent, s'organisent, apprennent. Il le savait, mais il ne voulait pas y retourner. Il avait peur, peur d'être rejeté, peur d'être détesté. Il était en partie responsable de tout ce qui était arrivé. Il avait fuit qui plus est, et doutait qu'on l’accueille à bras ouverts pour tout ça. Il avait vécu des siècles sans eux, pourquoi ne pourrait-il pas continuer. Mais si retourner dans les étoiles voulait dire retourner sur Gallifrey, alors il ferait ce sacrifice. La capsule était prête, elle était fonctionnelle, Farseeing l'avait terminé quelques jours plus tôt mais ils avaient convenu de ne pas en parler au risque que certains haut gradés ne veuillent la récupérer et l'étudier. Ils partiraient, ils le feraient, mais ils devaient encore s'organiser. Du coup, depuis ces quelques jours, tout deux passaient le plus clair de leur temps dans le laboratoire, à discuter, à réfléchir, à peaufiner. Et lorsque Spencer débarqua pour leur annoncer de la visite, Prof arqua un sourcil. Qui? Comment? Pourquoi? Avaient-ils été découvert? Et là, il entra. Grand, mince, ses yeux bleus perdu dans cet espace, encadré de deux gardes que l'ordre intimé par le regard du Clairvoyant exhorta à faire demi-tour. Seul Spencer était autorisé ici, c'était comme ça, non négociable, mais Prof s'en fichait.

Son regard ne pouvait se décrocher de Marley mais un détail clochait, il pouvait le voir. L'étincelle. Et lorsque leurs regards se croisèrent, il comprit. Il ne savait pas pourquoi, ou comment, mais il comprit. Prof se leva alors, une mine un peu déçu impossible à camoufler, avant de serrer la main de Marley. - Bonjour  Mr. Jones. Comment s'est passé le voyage? - Formel, ordinaire, comme s'il le rencontrait pour la première fois. Le Clairvoyant au milieu, s'étant déplacé pour voir les visages de chacun des deux protagonistes sans la moindre discrétion, n'eut qu'une seule réaction. - « Hein?! »

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MessageSujet: Re: What the hell am I doing here ? - Ft. The Professor & Spencer O'Donney [ Londres, 2015, U.N.I.T ]   Dim 19 Avr 2015 - 23:40

Spencer marchait dans les couloirs de UNIT pour rejoindre le Professeur et reprendre son rôle de nounou, quand il fut interpellé par l'arrivée de deux militaires, et deux hommes - dont l'un en costume trois pièces et l'autre habillé comme un civil, ce qu'il semblait être. Il alla à leur rencontre et leur demanda la raison de leur présence dans les locaux secrets, et plus particulièrement dans cette section du bâtiment. L'homme en costume sembla au premier abord ne pas vouloir répondre - sûrement à cause de l'accoutrement de Spencer, puisque le Prof ne voulait pas qu'il soit en uniforme, il penserait d'ailleurs à l'en remercier, c'était vraiment très utile...-, mais le soldat n'abandonna pas pour autant. Donnant son nom, son grade et son matricule, il assura à l'homme qu'il était sûrement le plus à même de le renseigner - à comprendre qu'il était celui à qui il devait rendre des comptes s'il voulait se balader librement ici. Finalement, l'homme se résigna et lui répondit enfin, lui donnant les raisons de leur présence, mais surtout de celle du civil. Ce dernier était un certain Marley Jones - ce nom lui rappelait vaguement quelque chose-. Et il devait voir le Professeur. Cependant, Spencer n'en sut pas plus. Soit parce que l'homme en costume n'en savait pas plus long sur la question, soit parce qu'il ne voulait pas l'en informer. Qu'a cela ne tienne.

- J'emmène Mr. Jones auprès du Professeur. Il est en plein travail, sur un projet confidentiel dont vous ne pouvez avoir connaissance, lui indiqua-t-il alors, cherchant plus à se débarrasser de l'opportun qu'à réellement protéger un projet classé secret-défense.

L'homme en costume ne contesta pas. Enfin, pas vraiment. Les deux militaires devaient les accompagner, c'était non négociable. Spencer ne chercha pas à discuter, il avait déjà perdu assez de temps comme cela. Il avait une mission qui surpassait tout ces absurdité, et c'était de veiller sur le Prof. Il reprit donc son chemin, suivit par Mr. Jones et les deux militaires. Il rejoignit rapidement le laboratoire, connaissant le dédale de couloirs par coeur, et entra dans la pièce. Lorsque l'attention de Prof fut sur lui, Spencer lui annonça que quelqu'un souhaitait le voir. Il fit un pas de côté pour permettre à ledit quelqu'un d'entrer, suivit par les deux militaires. Un seul regard du Clairvoyant suffit pour faire déguerpir les deux hommes qui avaient mené leur tâche à son bien : escorter Mr. Jones jusqu'au Professeur.

Une fois la porte refermée, Spencer reporta son attention sur le Prof qui observait le nouveau venu comme s'il le connaissait, souriant gentiment. Mais son expression changea bien vite et Spencer put y déceler comme de la déception. Le soldat s'interrogea longuement sur ce changement d'humeur, et plus encore quand le Prof se leva et rejoignit Jones en lui tendant une main pour se présenter. Le Clairvoyant, qui s'était déplacé à son tour au centre de la pièce, observa les deux hommes, une mine interrogatrice sur les traits avant de lâcher un élégant « Hein?! » surprit et surprenant. Une exclamation qui pourtant confirma les impressions du soldat : le Prof connaissait Jones. Mais alors, que voulait dire tout ceci ? Pourquoi Jones, lui, ne semblait pas le connaitre ? Était-ce parce qu'ils s'étaient rencontrés dans le futur de l'homme, qu'ils avaient des lignes temporelles inversées ? Pour ce qu'il en savait, c'était probable.

Spencer garda le silence, un oeil vigilant posé sur Jones, ses questions se bousculant sous son crâne sans qu'aucune ne franchisse la barrière de ses lèvres. Il en aurait les réponses en temps voulu. Il se contentait souvent de simplement observer pour comprendre et éviter de poser des questions stupides. C'était ainsi qu'on l'avait formé à l'armée, et c'était ainsi qu'il fonctionnait. Il observait, écoutait, patientait, réfléchissait et comprenait. Et il ne changerait pas de façon d'opérer, celle-ci lui convenait parfaitement.

Pourtant, le silence s'était fait, Jones ne semblait pas vraiment savoir ce qu'il faisait là, dans un laboratoire secret d'un bâtiment secret d'une organisation gouvernementale secrète, entouré par des hommes qu'il ne connaissait pas. Et le silence n'était, pour cette fois, pas vraiment révélateur de tout ce qui se tramait, ce dont le soldat avait en horreur. Il avait l'impression que, comme pour beaucoup de fois, ça porterait atteinte à la sécurité du Prof, ou de tout autre être humain vivant sur cette planète. C'était souvent le cas lorsque cela concernait le Seigneur du Temps. La sécurité des civils étaient mise à mal par certains aliens très peu coopératifs. Spencer se demandait quel serait le problème cette fois-ci...

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Test me.


The best that I could find.


Dernière édition par Spencer O'Donney le Dim 26 Avr 2015 - 1:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: What the hell am I doing here ? - Ft. The Professor & Spencer O'Donney [ Londres, 2015, U.N.I.T ]   Lun 20 Avr 2015 - 14:05



What the hell am I doing here ?

« Non, mais je veux dire... Sérieusement ? »




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Marley avait bien essayé de tirer les vers du nez des militaires mais, hey, on parlait justement de militaires. Et niveau conversation et communication, il avait connus des portes de cellules plus bavardes et plus extraverties qu'eux, dans son ancien commissariat. Enfin, son commissariat, hein. Techniquement, il était toujours flic-- Enfin non, pas techniquement, il ÉTAIT toujours flic, rien n'avait changé... N'est-ce pas ? Qu'importe.

Alors bon, après avoir réalisé que cela ne servait à rien qu'il pose des questions dans le vide et qu'il leur demande où est-ce qu'ils allaient parce que, vous comprenez, " Secret d’état " - Je vous en foutrais des secrets d’état moi -, Marley s'était muré dans le silence à son tour. Arrivé dans le véhicule banalisé - il aurait bien aimé faire le voyage dans un tank tiens, pour rigoler un peu mais hey, fallait pas trop rêver non plus - , il s'était retrouvé coincé entre les deux militaires pures souches, et pas moyen de regarder par la fenêtre, étant donné qu'on lui avait bandé les yeux. Bander les yeux ? Vraiment ? Pendant un instant fugace, et allez savoir pourquoi, il s'était demandé s'ils n'allaient pas dans la zone 51. Jusqu'à ce qu'il se souvienne que ça, c'était les amerloques. Du coup, il s'était mit à réfléchir sur ce qu'il avait bien pu faire pour se retrouver ici, escorté comme un terroriste, en direction d'un endroit top secret. Depuis quand sa vie était-elle aussi merdique déjà ? Hm ? Les gorilles n'avaient pas étés très délicats pour le sortir du véhicules, et il fut éblouis pendant quelques instants, quand on lui retira le bandeau, une fois arrivé dans un long couloir blanc, style hôpital militaire.

Il avait toujours eu BEAUCOUP de chance.

Comme personne ne jugeait bon de lui parler, lui non plus ne pipait mot, préférant observer discrètement autour de lui pour amasser le plus d'info. Bon, il n'avait pas peur, ça non, mais il devait reconnaître que s'il devait fuir d'ici, il n'allait pas pouvoir faire face au deux gros bras qui l'encadraient. Merde. Dans quoi s'était-il encore fourré ? Se mordillant la lèvre inférieur, il enfouie ses mains dans ses poches et se laissa escorter gentiment à travers les couloirs avant qu'une personne ne les interpelle. Grand, mince, brun, petite coupe parfaite... Putain, encore un militaire. C'était vraiment sa fête aujourd'hui, ou quoi ? Le pingouins et le militaire-en-civil discutèrent un instant sur son sort, en mode " Heeeey, t'es là, mais on fait comme si c'était pas le cas ! C'est cool, hein ? " et lui restait là, silencieux et attendant docilement son sort, crispé et mal à l'aise de se sentir à la fois surveillé comme le plus dangereux des criminels et en même temps ignoré comme la plus petite et insignifiante poussière.

Au final, ce fut le militaire en civil qui eu gain de cause, avec cette magnifique punch-line " J'emmène Mr. Jones auprès du Professeur. Il est en plein travail, sur un projet confidentiel dont vous ne pouvez avoir connaissance." Whaaa, super secret en fait. Ils étaient au MI6 ? Marley se mordit la lèvre de nouveau, mais pour s'éviter de ricaner cette fois-ci. Nan, vraiment, fallait un peu qu'il arrête de s'imaginer trop de chose, il n'était qu'un petit flic insignifiant, il n'avait rien à faire là. Et pourtant, c'était bien lui qu'on continua d'escorter à travers les couloirs - Un vrai labyrinthe cet endroit en fait -. Ils arrivèrent enfin à une lourde porte mi-blindée, avec code de sécurité, badge à passé et tout l'barda. La grande classe quoi.

Et là Marley commença à se demandé s'il n'était pas en train de rêver. Ils rentrèrent ce qui semblait être un laboratoire de recherche, au vu de l'état de la pièce - ultra clean, on pouvait manger par terre si on le voulait -, de toutes les machines, les installations et de tous les câbles qu'il y avait un peu partout. Wha, c'était la pointe de la technologie, voire même de l'avancée incroyable. Bon, il n'était pas très au point dans les découvertes que l'on pouvait faire, mais même avec ça, il était quasiment sur que ce genre d'installation n'était pas utilisées à la première friperie du coins. Il serra ses poings dans ses poches pour éviter de se passer nerveusement la main dans les cheveux, comme il le faisait habituellement. C'était un geste trop significatif, il allait se faire le plus dur à lire avant de savoir pourquoi il était ici.

Dans tout ça, il ne réalisa pas que son escorte avait désertée et qu'ils n'étaient plus que quatre dans le laboratoire ; il était bien trop occupé à observer autour de lui avant de reporter son attention sur les laborantins. Il eu une grimace alors que son mal de crâne, celui qui avait commencé quand il était arrivé dans Londres, augmenta un peu si possible, et cette même sensation de regret que celle du petit matin, après ses rêves étranges, le prit d’assaut quand un des deux laborantins se redressa et se rapprocha de lui avec une moue... Ennuyée ? T'inquiète pas mon pote, Marley était pas plus réjouit d'être ici que toi. Le militaire en civil avait beau dire que "quelqu'un voulait le voir", il était désolé, mais il n'avait rien demandé !

- Bonjour  Mr. Jones. Comment s'est passé le voyage ?

En tout cas, c'était bien lui que l'on voulait interpellé dans la rue et pas quelqu'un d'autre. A moins qu'il n'ai un homologue quelque part au royaume-uni, ou autre part. Mais c'était un peu tiré par les cheveux, non ? Quoique ... ça pouvait coller. Au vu de l'exclamation de surprise du deuxième laborantins, quelque chose n'allait pas, non ?

- J'ai connu mieux. Répondit-il enfin.

Marley regarda la main tendue, puis celui à qui appartenait cette main. De nouveau ce sentiment de regret et une nouvelle impression, celle de raté quelque chose d'important. Et plus étrange encore, maintenant qu'il était ici, dans cette pièce avec des gens qu'il ne connaissait pas, il était plus détendu. Son instinct lui disait qu'il était entre de bonnes mains et, ahaha, c'était pas du tout normal. Il sera enfin la main, un peu hésitant au départ, puis suspicieux.

Un silence s'installa, silence qu'il décida de brisé.

- Boooon. Eh bien, je me dévoue pour parler en premier, hein. J'aimerais juste savoir quelques petites choses. Premièrement, qu'est-ce que je fous ici ; deuxièmement, qu'est-ce que ce "ici" ; troisième, qui êtes-vous ; quatrièmement.... Bon y a pas de quatrièmement, mais ça ne saurait tarder.

Il croisa les bras sur son torse, en position défensive. Il allait demandé à ce qu'on lui réponde rapidement avant que son regard ne remarque ENFIN l'éléphant rose de la pièce - comprenez ici cette énorme cabine téléphonique rouge au milieu de la pièce - .... What the fuck ?! Ses yeux s'écarquillèrent et il contourna le m'sieur mais dans sa précipitation, se prit les pieds dans les câbles qui traînaient au sol - rectification, on pouvait pas tant manger par terre que cela - et se rattrapa in-extrémiste à une des tables en pestant. Il releva la tête et fixa la cabine téléphonique. De nouveau, du regret.

" Oh! Et si on sautait du haut du Shard ! " *

- De quoi ?! S'écria-t-il en tournant la tête vers eux.

Mais au vu du regard que celui qui avait l'air surprit quand il était rentré avait lancé à celui qui lui avait demandé comment son foutus voyage s'était passé, personne n'avait rien dit. Et cette migraine qui continuait... Encore et toujours. Et un peu et ses jambes allaient le lâcher. Il s'agrippa au rebord de la table, une main sur ses yeux pour les frotter, marmonnant qu'il commençait vraiment à perdre la tête.



[ HRP : * Oui, c'est bien prof qui a dit ça, lors du premier RP /O/ ]




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MessageSujet: Re: What the hell am I doing here ? - Ft. The Professor & Spencer O'Donney [ Londres, 2015, U.N.I.T ]   Mar 21 Avr 2015 - 22:28



What the hell am i doing here?

Feat. Marley A. Jones


Oui, il était déçu, c'était certain. Mais pire que ça, il était perplexe. Il ne comprenait pas bien pourquoi ni comment Marley avait pu l'oublier. Bien sûr il existait des produits pour ça, il pouvait avoir eu un accident, mais pourquoi? Qu'avait-il bien pu se passer? Des dizaines de possibilités défilèrent dans sa tête pendant qu'il tenait la main de l'humain jusqu'à se qu'il ne commence à parler et à poser toutes ses questions, comme il avait l'habitude de le faire. Mais à peine avait-il eu le temps de finir que son attention était attiré ailleurs et Marley lâchait sa main pour passer derrière lui. Était-ce un signe? Prof le vit trébucher et il sourit. - Au moins il y a des choses qui ne changent pas! - Prof tourna la tête vers Spencer qui ne lâchait pas Marley du regard. Le considérait-il comme une menace? Il n'en était rien, il l'apprendrait vite. Pour autant, les questions de Marley restait sans réponses et Prof approcha de lui avant de commencer à combler les blancs. - Tu te trouves dans un complexe secret de UNIT, une organisation militaire et scientifique de défense mondiale. - Le tutoiement avait été instinctif, involontaire, mais la tournure de la phrase elle avait été réfléchie. Organisation de défense mondiale avait deux sens: à l'échelle mondiale, mais il y avait aussi l'idée de monde et mondes. - L'homme qui t'as mené à moi se nomme Spencer, ce monsieur là-bas... - Il désigna son frère du menton. - C'est le Clairvoyant. Quand à moi, je suis le Professeur.

Allez expliquer maintenant que les titres que vous portez, même n'étant que des titres, sont aussi votre nom, en tout cas dans un sens. Il ne donnait jamais son nom, personne ne l'avait prononcé depuis des années, personne ne l'avait entendu depuis plus d'années et son frère ici présent était l'un des rares encore en vie à le connaitre. Le Professeur, c'était l'identité qu'il avait donné à Marley ce premier jour dans le quartier économique de Londres. Ce jour, juste après son extraction de l'entre-monde. Ce jour béni où il avait enfin retrouvé la liberté après des centaines d'années d'isolement. Sa rencontre avec Marley était un pur hasard, une vaste blague, peut être trop hasardeuse mais après tout peu importe. Et il l'avait suivit sans le connaitre, il l'avait poursuivit même, jusque dans les airs et ce saut en chute libre depuis le sommet de l'immense bâtiment pyramidal. C'est après ça que tout s'était enchaîné mais qu'on se le dise, la première chose que Marley a fait en rencontre le Professeur a été de le menotter à un lampadaire. Mais l'entendait-il? L'attention de Marley était focalisée sur la cabine rouge qui trônait au milieu du labo. Comment pouvait-il l'en blâmer. Cette cabine était si spéciale. - Qu'est-ce que tu en penses, de cette cabine? - Marley semblait avoir eu comme un flash, quelque chose qui avait tilté dans sa tête. Prof hésitait sans le montrer, il voulait comprendre mais pas le brusquer. Pour autant, il ne comptait pas laisser Marley comme ça, et si la cabine était une clé, alors il l'utiliserait. Faisant un pas en avant, il poussa la porte qui s'ouvrit en grand.

Devant eux les dimensions se superposaient et désormais la porte ouverte laisser voir l’intérieur bien plus grand du Tardis. Si jusque-la, la porte n'était qu'entrouverte pour laisser les câbles passer, désormais on ne pouvait plus rater le bigger on the inside. Il était déjà passé par-là avec Marley mais s'il fallait recommencer, alors il le ferait sans hésiter. - Ceci est un TARDIS. Temps A Relativité Dimensionnelle Inter Spatiale. C'est un vaisseau capable de voyager dans l'espace et le temps.

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MessageSujet: Re: What the hell am I doing here ? - Ft. The Professor & Spencer O'Donney [ Londres, 2015, U.N.I.T ]   Mer 22 Avr 2015 - 23:12



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Marley ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Tout cela était beaucoup trop étrange pour son pauvre petit esprit de flic du pays de galles mais, étrangement, il était près à croire tout ce qui allait sortir de la bouche de celui qui lui avait serrer la main. Et ça n'allait pas. Quelque chose n'allait pas, parce qu'il avait beau être quelqu'un de sociable, il n'en restait pas moins un flic aguerrit qui faisait bien son travail et qui, par extension, était quelqu'un de soucieux et de méfiante. Sauf que dans ce cas présent, ce n'était pas ce qui se passait : Il se retrouvait là, dans un endroit totalement inconnu et pourtant, il était bien plus détendu et sereins depuis qu'il se trouvait ici, dans cette pièce, avec ces personnes, quand bien même il se trouvait une p**ain de cabine téléphonique en plein milieu. Et ce n'était pas normal, pas du tout. Il sentit l'angoisse commencer doucement mais sûrement à pointer le bout de son nez et Marley se fit force pour ne pas succomber à l'attrait non négligeable de l'évanouissement. Oui, il n'était pas honteux de reconnaître que, quelques fois, s'évanouir et tomber dans les limbes de la perte de connaissance était un bon moyen d'éviter les ennuis et de passer le temps plus rapidement sans aucun scrupule. Sauf qu'il n'eu ni l'occasion de se laisser submerger par l'angoisse, ni le temps de tomber dans les pommes : Sa migraine revenait en force, s'installant sur ses tempes, tambourinant derrière ses yeux, lui donnant des sueurs froides. Il baissa les yeux, tentant de se concentrer sur son rythme cardiaque pour le calmer.

- Au moins il y a des choses qui ne changent pas ! Déclara un des laborantin avec un sourire dans la voix.
- Ah non, tu ne vas pas commencer toi ! Lui rétorqua Marley en relevant la tête et le fusillant du regard.

L'ex - on - sait - plus - trop - où - il - en - est policier de Cardiff pâlit et bafouilla des excuses. C'était quoi ça ?! C'était quoi ce délire, cette exclamation qui sortait de nul part, cette familiarité, hein ? Elle sortait d'où... ? Ça ne lui ressemblait pas, et ce n'était pas très professionnel. Mais l'homme ne sembla pas le prendre mal, puisqu'il se rapprocha et commença a répondre à ses questions - ah, et bien quand même ! -

- Tu te trouves dans un complexe secret de UNIT, une organisation militaire et scientifique de défense mondiale.
- D'accord.


Quoi ?! Comment ça d'accord ? Ce gars lui sortait un truc énorme comme pas possible et que lui répondait-il ? Un simple d'accord, comme s'il était tout a fait d'accord avec ce que l'autre lui racontait ! Alors que non, non, il n'était pas d'accord, non ! Et il allait bien lui faire comprendre !

- D'accord. Répéta-t-il docilement en hochant la tête.

.... Ok, il avait rien dit alors. S'il pensait une chose et que son corps faisait tout le contraire, ce n'était même plus la peine de réfléchir alors !  C'était lui, ou il avait l'impression qu'il allait prendre tous les dires de ce gars pour des quasis paroles divines, ou quoi ? Ça se passait comment ? Allons - y, ne prenons plus aucune précautions, apparemment, ça ne servait à rien.

Marley lâcha un petit soupire en se redressant alors que laborantin faisait les présentations. Il hocha la tête vers le militaire, un certain Spencer. C'était mieux d'avoir un nom plutôt que de continuer à l’appeler " Le militaire habillé en civil " dans son esprit.
Le Clairvoyant ? Il haussa un sourcil en le regardant. C'était pas un nom ça, ce n'était pas plutôt un titre ? Alors on savait tout de lui - enfin, il avait l'impression qu'ils en savaient beaucoup sur lui - mais lui par contre, n'avait le droit qu'à de simples titres ?

- ... Quand à moi, je suis le Professeur.

Marley le fixa. Cette voix lui disait quelque chose non ?

" Je suis le Professeur. "

- Professeur ? Profes--

" Professeur de quoi ? "

" Ils recrutent aussi mal à la police ? "

" Je suis le Professeur. "

" Alors oui je n'ai pas le droit de vous arrêtez... "

" Je suis le Professeur. "


Il grogna en se frottant les tempes de nouveau. Oui, il connaissait cette voix. Oui, il connaissait ce nom. Oui, il le connaissait. Il en était sur. Parce que cette voix, il l'avait déjà entendu dans un de ses rêves. Mais comme il l'avait déjà dit, il n'était plus si sur que ce n'était que de simples rêves. Des souvenirs ? Parce que ... Cette sensation de regret, ces bribes de conversations qui se bousculaient dans son esprit, tout cela était peut-être un peu trop pour lui. Et l'autre qui ne lui donnait que les formalités de bases sans rentrer dans les détails... Il le faisait exprès hein ? Ça l'amusait beaucoup de le faire tourner en bourrique, ça l'avait toujours am--

Marley déglutit alors que son regard se voilait. Comment savait-il que ça l'avait toujours amusé, d'abord ? c'était quoi cette histoire, il était tombé dans une dimension parallèle, ou bien ? Ça se passait comment pour lui, il perdait la tête ? Si ça se trouvait, il était devenu complètement fou, les militaires étaient responsable de son état, l'avait donc enlevés et enfermés ici, dans une cellule qui ne semblait pas en être une, avec d'autre aliénés dans le même cas que lui, et dans le même délire. Ahaha !

- Qu'est-ce que tu en penses, de cette cabine ?

... Ah bah oui, parce qu'il y avait toujours la cabine téléphonique bien sur. Marley ferma les yeux quelques instants, se pinça discrètement la cuisse, lui lançant une vive et fugace vague de douleur dans tout le corps. Il rouvrit les yeux. Bah il avait bougé d'un poil. Et la cabine non plus. Et le Professeur le regardait toujours, avant d'ouvrir la porte et dans son regard, Marley perçut une invitation. Il ne bougea pas tout de suite. Avait-il vraiment envie de savoir ce que cette cabine avait de spéciale ? Ne le savait-il pas déjà ce qu'il se trouvait à l'intérieur ? Parce que oui, même s'il ne s'était pas approché et fixait toujours le Professeur, évitant la cabine du regard, il savait parfaitement qu'elle ne comportait pas de téléphone. Il le savait, et ignorait comment.

Il lâcha discrètement un souffle tremblant avant de se détourner du Professeur pour se rapprocher enfin de la cabine. La fameuse.

Là, devant lui, quelque chose d'impossible. Ce n'était qu'une simple cabine, rien de plus, et pourtant, elle renfermait une pièce gigantesque. Il y pénétra, tremblant et étrangement... Excité ? Impatient ? Fébrile ? Ce n'était plus du regret qu'il ressentait, mais autre chose, du soulagement, quelque chose comme ça.

- Ceci est un TARDIS. Temps A Relativité Dimensionnelle Inter Spatiale. C'est un vaisseau permettant de voyager dans l'espace et le temps.
- Je sais.


Un temps.

- Comment je le sais ? Murmura-t-il d'une voix nouée sans quitter la pièce des yeux.

" Dites, vous connaîtriez pas un capitaine Jack Harkness par hasard ? "

Jack Harkness. Ce fameux nom, celui qui le suivait depuis son enfance. Les affaires classées Torchwood. Pourquoi n'avait-il pas continuer ses recherches sur cette organisation ? Pourquoi avait-il baissé les bras pour retrouver le Capitaine, ça ne lui ressemblait pas pourtant. Il pénétra le vaisseau, sachant parfaitement où il allait. Pourquoi savait-il où il allait ? Il se stoppa face à la console, touchant d'une main tremblante les manettes, les boutons...
" Au fait, c'est normal que ... Enfin... Que cette cabine n'ait pas ... "

- ... de réel téléphone ... souffla-t-il d'une petite voix en touchant le fameux téléphone.

Un frisson le parcourut, peut-être même une nausée. Il se recula de quelques pas, puis se retourna, cette fois-ci définitivement sur qu'il perdait la tête, fixant son vis-à-vis.

- Prof, qu'est-ce qui m'arrive... ? Lui demanda-t-il d'une voix tremblante.

Sa poitrine était compressée et sa migraine toujours battante, mais plus il entendait ses souvenirs, plus elle semblait reculée, ou s'évanouir tout simplement.




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MessageSujet: Re: What the hell am I doing here ? - Ft. The Professor & Spencer O'Donney [ Londres, 2015, U.N.I.T ]   Jeu 23 Avr 2015 - 1:59



What the hell am i doing here?

Feat. Marley A. Jones


Il avait été déçu mais désormais il ressentait l'espoir. Plus les minutes passaient et plus il voyait que des choses se passaient dans la tête du peut être ou peut être pas ex-policier. Chaque mots, chaque sons, chaque images tintaient visiblement en lui comme une sensation familière. Son visage trahissait le retour de ces familiarités et ses exclamations incontrôlées ne faisaient que le confirmer. Rien de mieux pour que Prof retrouve le moral. Depuis tous ces mois il avait été froid, morose, déprimé. Même avoir son frère à nouveau, même avoir Spencer avec lui... Il avait été seul. Le Tardis, son Tardis, tout était partit de ça, de la mort du plus fabuleux vaisseau de l'univers, et même s'il savait que son frère était en partie ce qui avait fait de ce vaisseau ce qu'il avait été pour lui, ça ne l’empêchait pas de pleurer la perte de cet ami, attendant jour après jour un mieux, une bonne nouvelle, une lueur. Marley entra dans le Tardis, le pas hésitant mais les mains tremblantes d’excitation et il le suivit. Marley avait disparu le jour du crash. On lui avait dit qu'après l’interrogatoire il avait quitté les locaux de UNIT et était partit pour Cardiff. Comme ça, sans rien dire. Le crash et la régénération d'un frère disparu avait été trop à gérer pour lui? Après tout c'était possible, peut être avait-il eu besoin de temps, c'est pour ça qu'il n'avait pas essayé de le contacter en premier lieu. Et puis le temps passa et il en vint à se dire qu'il était simplement partit et qu'il ne reviendrait pas. C'était un coup dur qui n'avait fait que l'enfoncer.

Prof observa Marley approcher de la console. Il entendait sa voix mais il ne pouvait comprendre les mots qu'il marmonnait dans sa barbe. La salle était sombre. Elle était toujours grande, toujours dans les mêmes tons orangés, mais elle était sombre. La lumière qui semblait auparavant s'extirper de toute chose n'était plus. La lueur vitale était éteinte et désormais seules les lumières artificielles éclairaient l'espace dimensionnel du Tardis. Depuis tout ce temps Prof n'avait pas dépassé cette salle. Il n'avait osé aller plus loin dans le vaisseau que la salle de contrôle. Sa chambre serait probablement introuvable et puis après tout existerait-elle encore? Et le reste? Se tenir là lui donnait une sensation désagréable de vide, une sensation qu'il n'avait pas vécu depuis le Void, une sensation qu'il pensait mériter de subir en cet instant. Prof monta les quelques marches jusqu'à la plateforme de verre sans quitter Marley des yeux jusqu'à ce que celui-ci se retourne vers lui. Ses yeux s'écarquillaient, sa poitrine se soulevait violemment et sa respiration s'accélérait. Non, il n'avait pas oublié avec qui il avait voyagé pendant prêt de 6 mois. - Là tout de suite tu fais une crise d'angoisse. - Faisant un pas en avant il plaça ses mains de chaque côté de sa tête et maintint son visage bien en face du siens avant de capter son regard.

Dans la seconde, lorsque leurs regards se croisèrent, le monde autour sembla plus léger, plus calme, comme secondaire. Coup de foudre romantique? Que dalle! Il s'agissait ici de magie. Ou en tout cas quelque chose s'en approchant. - Respire, doucement... - Son regard avait accaparé l'attention de Marley pour faire passer ses angoisses au second plus, comme une hypnose légère, ses paroles devenant des suggestions implacables et douces. La respiration de Marley semblait déjà devenir plus régulière. - Quelque chose ou quelqu'un a altéré ta mémoire mais être ici a débloqué certaines choses, certaines bribes de souvenirs qui tentent de se frayer un chemin. - Prof ne lâchait pas Marley, il ne décrochait pas son regard et le silence environnant n'était plus aussi pesant qu'à l'accoutumé. - Je peux aider. Je peux faire en sorte d’accélérer le processus. Tu n'as qu'à me l'accorder. - Oui, il lui demandait sa permission. Oublier quelque chose était une façon très fiable de savoir si l'on voulait ou non la retrouver. Et lorsque Marley opina de la tête, un sourire soulagé vint étirer ses lèvres. Alors, à nouveau, son regard s'encra dans celui de l'humain.

Le Professeur n'était pas un télépathe, il ne l'avait jamais été et ne le serait jamais. Ça n'était pas dans ses compétence. Non, son truc à lui c'était le regard et le sortilège qu'il avait jeté. Sa capacité à pouvoir lire en une personne comme dans un livre ouvert rien qu'en l'observant était le résultat d'années de recherches et de travail mais son regard... La Magie avait toujours existé dans l'univers, remplacée dans les mondes par la sciences, sûre et universelle. Il y avait eu recours dans des temps reculés, sombre. Un sortilège simple et complexe à la fois. Il n'avait jamais souhaité être télépathe, préfèrent de loin ses connaissances à la facilité, mais à l'époque de sa première vie, toute connaissance était un luxe qu'il devait se permettre. Il avait alors exploré les arcanes sombres de sa discipline, dépassant de loin les limites de la science classique. Un sortilège découlant d'un rituel semblable à une expérience. Invisible, ses yeux avaient été gravé d'une suite de mots en apparence infinie, minuscule, microscopique, au-delà de l'infiniment petit. Si lire dans les pensées ne l’intéressait pas, les influencer était une autre histoire... Sous l'exposition d'une lumière spécifique certaines des gravures seraient visibles en trois cercles se croisant sur ses rétines. C'est ainsi qu'il accaparait le regard de Marley car c'est bien par le regard qu'il pouvait l'atteindre. Prof commença alors à influencer le subconscient de l'humain, créant une porte dérobée, une connexion dans sa mémoire, liant le conscient à un souvenir, le Moi à une mémoire estompée mais pas effacée, avant de le lâcher et de reculer d'un pas. Il était temps de voir à quel point ça avait fonctionné...

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MessageSujet: Re: What the hell am I doing here ? - Ft. The Professor & Spencer O'Donney [ Londres, 2015, U.N.I.T ]   Sam 25 Avr 2015 - 23:28

What the hell am I doing here ? Ft. Marley A. Jones and The Professor

Spencer ne quittait pas Jones des yeux. Il ne devrait pas, puisque le Prof semblait parfaitement connaître le filc et, puisqu'il le connaissait, il ne paraissait pas être un danger. Le Seigneur du Temps avait l'air de lui faire confiance, et était à l'aise avec le nouveau venu. Pourtant, Spencer ne pouvait s'empêcher de ressentir un petit soupçon, une sorte de méfiance envers l'homme à la mémoire aussi troué qu'un gruyère. Il émanait de celui-ci une espèce de confiance étrange. Non, mais, soyons plus clair : Jones semblait de toute évidence connaître Prof - ou du moins, connaissait - et inversement, pourtant il ne s'en souvenait pas, on est d'accord ? Donc, pour lui, il n'avait jamais rencontré le Seigneur du Temps, et ne savait même pas ce qu'il était, pas vrai ? Alors, pourquoi ne semblait-il pas plus effrayé que ça à l'idée d'être dans un laboratoire top-secret entouré par trois hommes qu'il ne connaissait visiblement pas - mémoire endommagée ou pas en ce qui concernait Spencer d'ailleurs - et qui pouvait lui vouloir du mal ? Les organisations secrètes n'étaient pas vraiment réputées pour être remplir de licornes à paillette et de bisounours serviables. Jones pouvait avoir été amené ici pour être exécuté, ou utilisé comme rat de laboratoire pour des expériences classées secret défense. Et pourtant, il ne semblait pas plus affolé que ça. Et, pour Spencer, c'était étrange.

Bien qu'il n'ait jamais fait d'étude sur le comportement humain, l'expérience suffit souvent à déterminer les actions et réactions de ses vis-à-vis. En l'occurrence, Jones aurait dû être mort de trouille. Evidemment, Spencer n'insinuait pas que l'homme aurait dû se mettre à pleurer tout en suppliant pour sa vie - quoi que ça ne lui aurait pas déplu... - mais il avait appris à discerner les petits gestes du corps. Le langage corporel était ce qu'il y avait de plus indicatif sur les sentiments et émotions d'une personne. Et personne, sauf avec un entraînement à la dure, n'était capable de cacher ou de changer son langage corporel. D'où la méfiance qu'il ressentait puisque soit Jones était à l'aise avec eux sans les connaître auquel cas c'était louche et pouvait cacher quelque chose, soit il se maîtrisait comme un maître, ce qui était encore pire et qui cachait assurément quelque chose.

Pourtant, le soldat ne laissa pas un mot franchir la barrière de ses lèvres. Il continuait d'observer, et se tenait prêt à intervenir pour protéger le Prof. Son corps entier était tendu à tout rompre, ses muscles prêts à réagir. Position pas très agréable, si vous vouliez son avis, mais ses années d'entraînement à l'armée lui étaient utiles ; il pouvait tenir plusieurs heures en restant sur le qui-vive sans jamais se détendre. Pendant que lui se méfiait et se mettait en condition de réaction rapide, Jones avançait vers le Tardis... en se rattrapant de justesse pour ne pas tomber, ses pieds emmêlés dans des câbles qui traînaient partout dans le laboratoire et qui rejoignaient le Tardis. Spencer se retint fortement de ne pas lever les yeux au ciel de dépit. Lorsque le Prof commenta sa maladresse avec un sourire, Jones se tourna vers les deux frères en leur aboyant dessus et en tutoyant celui qui avait commenté. Spencer fronça les sourcils, assez mécontent de cette soudaine familiarité. Et pendant que le flic s'approchait du vaisseau, le Prof répondait tranquillement à toutes ses questions. Sur la base et sur leurs identités - autant dire que Spencer n'a pas bougé d'un pouce leur le Seigneur du Temps le présenta -.

Et puis, Jones parvint enfin au Tardis, regardant la dimension qui se logeait dans cette petite boite à l'allure de cabine. Le Prof le rejoignit, et Spencer hésita à faire de même. Le Seigneur du Temps était loin de lui et trop proche de Jones, s'il arrivait quoi que ce soit, il ne pourrait pas intervenir à temps. Il avait tendance à oublier que le Prof était à même de se défendre seul et qu'il était loin d'être une demoiselle en détresse. Il lui arrivait même d'oublier que cette histoire de surveillance était plus pour contrôler et rapporter les faits et gestes du Seigneur du Temps que pour assurer sa sécurité. Il avait développé une sorte d'amitié avec le Professeur qui lui faisait presque toujours oublié le vrai but de sa mission. En fait, le lien affectif - mais si, quand on se soucie d'une personne, c'est qu'on a un lien affectif - qu'il avait développé envers le Seigneur du Temps le poussait volontairement à oublier cet aspect de sa mission. Il ne voulait pas simplement être un espion pour Kate Stewart. Surtout que cette amitié naissante le rendait plus... sournois, non ? En tout cas, il n'était pas vraiment en paix avec lui-même, comme s'il se servait de son amitié avec le Prof, de la confiance que celui-ci lui accordait, pour mieux rapporter à son supérieur. Spencer avait une certaine morale, et ça, ça ne faisait pas partie de ce qu'il considérait comme morale...

Il revint dans le présent, se rendant compte avec horreur qu'il avait arrêté de prêter attention à ce qui se déroulait sous ses yeux. Le Prof et Jones avait disparu. Ils étaient entrés dans le Tardis. Définitivement, Spencer ne pouvait pas rester dans le coin de la pièce. Non. Il devait avoir le Seigneur du Temps sous surveillance, devant ses yeux, en permanence. Il ne pouvait donc pas le laisser seul dans le Tardis - qui, rappelons-le, était un vaisseau spatial capable de voyager dans le Temps et l'espace, même s'il était "mort" (quoi que Spencer arrivait à en douter, les Seigneurs du Temps étaient parfois de véritables cachottiers, il le savait pour en connaître deux) - sans être présent. Il combla donc rapidement la distance, se demandant combien de temps il avait été mentalement absent - plus jamais il ne devait se laisser aller à penser de la sorte, c'était une distraction ! - et ce qu'il avait bien pu rater. Lorsqu'il se retrouva devant les portes du Tardis, il retrouva le Prof, les mains sur les joues de Jones, les yeux plongés dans ceux du flic. Mais qu'est-ce que..., pensa-t-il, et croyez bien que le mot "bordel" suivait cette pensée. Qu'est-ce que le Prof était en train de faire ? Tout ce que le soldat espérait, c'était ne pas être témoin involontaire d'un soudain rapprochement entre les deux hommes. Il aurait vraiment voulu détourner la tête ou même s'éloigner pour leur laisser de l'intimité, mais, sa mission passait avant la gêne éventuelle qu'il ressentirait en voyant le Prof embrasser Jones et le surprendre à les surveiller. Et puis, plus il observait et plus il espérait qu'il n'assisterait pas à ce genre de scène. Lorsque le Prof commença à parler, doucement, Spencer comprit que non, il ne se passait rien entre les deux hommes, hormis que le Prof essayait d'aider Jones à recouvrir la mémoire.

Et le processus était fascinant - si on omettait le fait qu'ils apparaissaient soudainement beaucoup plus proches qu'ils n'avaient semblé l'être auparavant. Le Seigneur du Temps parlait d'une voix douce et posée, presque basse, et Jones le regardait droit dans le yeux, acquiesçant automatiquement comme sous le coup d'un charme - magique ou non, si vous voyez ce qu'il pensait en cet instant. Spencer les observa avec intérêt, enregistrant la scène dans ses moindres détails, essayant même de voir l'espèce de magie qu'exerçait le Prof sur l'humain.

Lorsqu'il sentit que le Seigneur du Temps avait terminé, Spencer entra dans le Tardis pour se placer à côté de lui. Il n'était pas totalement idiot non plus. Recouvrir ses souvenirs d'un seul coup - que ça soit une seule partie ou la mémoire entière - c'était un processus violent, qui pouvait rendre le sujet dangereux pour lui-même comme pour les autres. Et Spencer n'allait pas risquer la sécurité du Professeur.


- Ne restez pas si près, Professeur, lui conseilla-t-il.

Il se doutait cependant que le Seigneur du Temps n'en ferait qu'à sa tête et n'écouterait pas son conseil. Il imaginait bien que le Prof allait vouloir rester près de Jones pour le soutenir dans cette épreuve...

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MessageSujet: Re: What the hell am I doing here ? - Ft. The Professor & Spencer O'Donney [ Londres, 2015, U.N.I.T ]   Jeu 30 Avr 2015 - 22:48



What the hell am I doing here ?

« Non, mais je veux dire... Sérieusement ? »




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Son cœur tambourinait dans ses côtes ; Quelque chose n'allait pas, et là c'était bien pire que durant ses cauchemar. C'était beaucoup plus et bien pire que tout ce qu'il avait pu vivre jusqu'ici, depuis son réveil dans cette chambre trop blanche, après soit-disant un long coma. Bien sur, un coma, et lui vivait au pays des bisounours arc-en-ciel qui bouffait des papillons goût vanille.

- Là tout de suite, tu fais une crise d'angoisse. Raisonna une voix à quelques pas.

Il cligna des yeux, une fois. Sa voix l'ancrait dans la réalité. Sa vision se stabilisa sur Prof qui se rapprochait.

Oh bordel. Qu'est-ce qu'il était en train de lui arriver là ? Lui était habitué à en voir tous les jours, des crises d'angoisses, ou alors il le connaissait très bien. Sauf que cela faisait des années que Marley n'avait pas fait de crise d'angoisse... N'est-ce pas ? Là, dans cette pièce vraiment étrange, cette pièce immense dans cette pourtant minuscule cabine téléphonique, le Professeur se rapprocha à grand pas de lui pour encadrer son visage dans ses mains. Et quand Marley le regarda dans les yeux, son cœur ralentit et la crise s’atténua doucement. Il lui demanda de respirer doucement, ce qu'il fit sans demander trop d'effort. C'était d'ailleurs une chose peu commune durant ses crises, il était du genre violemment secoué, très dur à ancré dans la réalité. Et pourtant là tout de suite, tout son corps réagissait positivement au timbre de voix du Prof. De Prof.

- Quelque chose ou quelqu'un a altéré ta mémoire mais être ici a débloqué certaines choses, certaines bribes de souvenirs qui tentent de se frayer un chemin.

... Quoi ?

- Je peux aider. Je peux faire en sorte d’accélérer le processus. Tu n'as qu'à me l'accorder.

Marley le reconnaissait : En temps normal, il n'aurait pas réfléchit plus que ça et aurait prit ses jambes à son cou. Parce que, sérieusement, cette situation vu par quelqu'un de l'extérieur pourrait être très mal interprété et tout le monde pourrait facilement finir dans un hôpital psy. Il regarda le Professeur sans vraiment le voir. Premièrement parce qu'il ne comprenait pas un traître mot de ce qu'il racontait - Enfin si, bien sur qu'il comprenait les mots, mais le sens ? Cela semblait être complètement... complètement insensé ! Et pourtant, il savait que ce qu'il disait était la vérité. Il le savait, parce que c'était comme si sa voix faisait écho à quelque chose de profondément enfouis en lui. Comme il l'avait dit en fait. Quelque chose qui bloquait. Ça n'avait aucun sens, et pourtant il hocha la tête.

Il eu cette impression étrange, celle de se noyer. Les yeux ancrés dans ceux de son vis - à - vis, il se sentit tomber tout en restant les pieds ancré dans le sol, totalement tétanisé. Sa vision périphérique se voila, avant de disparaître totalement, et sa migraine s’évanouit, alors qu'une sensation plus que désagréable le prenait. C'était comme un tiraillement, juste derrière les yeux, un peu comme lors de migraine ophtalmique. Sauf que là, c'était bien plus fort, bien plus dérangeant, comme une petite bête qui grignotait son cerveau ; comme une pression forte, avant que cela ne cède et qu'un voile noir ne l'engloutit totalement.

" - Marley, éloigne toi ! ""

Un linceul rouge, signe de mauvaise nouvelle. Il se traîna jusqu'au premier corps. Premier corps ? C'était un coup de chance, il n'était qu'évanouie. Oui, il était évanouie. C'était Prof, là, allongé sur le sol, sur le flanc. Il aimerait paniquer. Il aimerait comprendre pourquoi il n'arrivait pas à bouger, ou du moins faire ce qu'il voulait, là, dans l'instant. Sauf que Prof respirait, donc tout allait bien. Enfin, il faudrait peut-être qu'il se redresse, parce qu'il avait besoin de lui, là, tout de suite. L'autre était nu - Attendez, what ? - et comme tout seigneur du temps qui se respectait, il avait changé de tête. Il se redressa et lui agrippa le bras. Il avait mal au poignet. C'était le frère de Prof, qui avait lié sa conscience à--

-- celle du Tardis, littéralement. Certains câbles maintenait mon corps en vie alors que d'autres, essentiellement celui fiché dans mon cerveau, jouait le rôle du lien télépathique. J’étais... J'étais lui, j'étais le Tardis.

Et Marley était paumé. Pourquoi Prof avait l'air tellement perdu ? Après tout, c'était son vaisseau, non ? Oh bordel, il en était où là ?

Noir complet. Enfin presque. Un silence angoissant. Total cette fois-ci.

Il n'était plus surpris par les explications, après tout il voyageait depuis un moment avec Prof à travers le temps et l'espace,
alors--
Il était mort. Le Tardis. Comment c'était possible ? Il voulait faire quelque chose pour Prof, mais il ne pouvait sciemment dire qu'il était désolé parce qu'il était impossible pour lui de comprendre la perte qu'il ressentait. Mais ils ne pouvaient pas rester indéfiniment dans cette pièce. Il le lui dit.

Et puis ils étaient de nouveau dans cette pièce, cette grande pièce. Ils étaient six. Ou seulement trois. Ou six. Ou trois. Ou deux lui, deux Profs, un Spen-- Non, un Clairv--... Non.

Deux coups. Non, trois.

" - Docteur ? "
" - Je suis le Professeur. "
" - Ce n'est pas nécessaire. "
" - Je suis... "
" - Je sais-- "


- Ne restez pas si près, Professeur.

Marley fit un bond en arrière, regardant autour de lui. Qu'est-ce que... Oh... Oh. Oh !

- ... Bordel !

Ses jambes tremblaient sous lui, il tenait a peine debout. Il tituba en reculant, sa vision redevenant parfaitement claire après ce passage totalement flou. C'était un souvenir, un souvenir bien ancré en lui, qui détruisait totalement et définitivement les dires des médecins. Ce n'était pas un coma. C'était une perte de mémoire. Et se trouvait devant lui la personne avec qui il avait passé des mois avant ... avant quoi ? Qu'est-ce qu'il lui était arrivé pour qu'il oublie totalement l'existence de Prof ? Le fait qu'ils aient voyager ensemble et... Bon, même s'il en s'en souvenait pas totalement, même si en fait il ne s'en souvenait pas du tout. Il y avait toujours ce putain de trou noir dans sa mémoire, mais il savait que c'était ça, qu'ils avaient voyager ensemble, même si cela paraissait complètement fou. Mais c'était de Prof dont on parlait, c'était toujours un peu fou comme situation, no--

Il eu un haut le cœur et trébucha de nouveau, s'agrippant à l’accoudoir du fauteuil pour s'y laisser tomber. Oh, tiens, c'était son fauteuil ça. Enfin, pas vraiment son fauteuil, mais c'était celui sur lequel il s'installait toujours. Enfin, il pensait. Il croyait. Il en était sur.

- Oh bordel. Répéta-t-il en se prenant la tête dans les mains.

Il ne savait plus où donner de la tête. Il essayait de se concentrer, malheureusement plus il essayait, plus ça devenait un vrai merdier sous son crâne. Il avait l'impression de tourner de l’œil et de peser des tonnes.

Marley rouvrit brutalement les yeux et encra son regard sur le sol du Tardis, inspirant doucement pour faire passer la nausée. Tremblant, il releva la tête, fixant Prof et Spencer. Prof. Pas le Professeur, plus le laborantin, mais Prof. Il connaissait le gars devant lui, il connaissait... Le seigneur du temps.

Une inspiration tremblante.

- T'es encore là. Constata-t-il.

Encore là, comme dans Encore sur Terre. Pourquoi ? Il fronça les sourcils. Ouais, il ne savait plus où il allait, où il était, qu'est-ce qui c'était passé... Enfin... Put--

- C'est toi qui m'a fait ça ? Pourquoi Unit ? Pourquoi... Comment...

...... C'est possible d'avoir un esprit désormais totalement vide ? Le regard fixe, dans le vague...

- .... Je crois que j'ai besoin d'un verre.... Ou d'une bouteille... Un bar peut-être.... Et d'une clope.




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MessageSujet: Re: What the hell am I doing here ? - Ft. The Professor & Spencer O'Donney [ Londres, 2015, U.N.I.T ]   Jeu 30 Avr 2015 - 23:54



What the hell am i doing here?

Feat. Marley A. Jones


Prof sentit la connexion se briser lorsque Spencer parla. C'était pas sa concentration qui lui faisait défaut, non, c'était Marley. L'humain recula de quelques pas, déstabilisé, désorientait. Prof tentait de capter son regard encore une fois, pour pouvoir l'observer, voir ce qui se passait, mais de là où il se trouvait il ne voyait rien. C'est seulement lorsque Marley se laissa glisser sur ce fauteuil, comme il l'avait fait tant de fois, et ouvrit la bouche qu'une vague de soulagement balaya les doutes. Un indomptable sourire étira ses lèvres. - Et oui, je suis toujours là. - Il n'avait aucune idée de ce dont il pouvait bien se souvenir, jusqu'où ça remontait, mais il pouvait déduire par ses questions qu'il avait pu retrouver la mémoire de ce qui s'était passé six mois auparavant dans le parc à côté de Westminster. Le TARDIS se crashant en plein Londres, une escouade armée de UNIT intervenant sur le champ... Le TARDIS mourant. Prof soupira de soulagement et se tourna vers le mini-bar pour en sortir cette bouteille qui avait tant plus à Marley la première fois, longue et fine, dont il extirpa le bouchon. Il versa le liquide dans un verre, un petit verre, pour éviter les déboires de la dernière fois, et lança un regard à Spencer avant de se raviser: un militaire en service ça boit pas. Il travaillerait sur ce détail. Pour l'heure il approcha de Marley et lui donna le verre. - Ce n'est pas moi qui ait effacé ta mémoire, je n'aurais jamais fait ça. - Pouvoir lui parler normalement, maintenant qu'il savait, lui faisait le plus grand bien. S'il aurait pu continuer de jouer la comédie et prendre des pincettes, ça demeurait douloureux.

Prof revint vers la console et la frôla du bout des doigts. Une voix s'éleva mais ce n'était pas la sienne, c'était celle du Clairvoyant, appuyé à l'embrasure de la porte ouverte du vaisseau. -  « Ce TARDIS est mort. » - Une pause dans cette révélation à moitié déjà vue. -  « Enfin dans le coma, c'est ça l'idée. La rupture de notre symbiose l'a laissé vulnérable et il n'a pas pu survivre. S'il était véritablement mort, les barrières dimensionnelles se serait rompues. Non, la seule explication et qu'il soit, pour dire ça dans vos termes, en mort cérébrale. Le corps fonctionne, la mécanique est viable, mais l'esprit est détruit. J'ai passé six mois à tenter de le réparer mais je ne peux rien faire pour son esprit. » - Les regards des deux frères se croisèrent. -  « Je sais que je suis responsable pour ça, mais ce TARDIS est perdu. C'est pour ça qu'on a fabriqué une capsule de secours. En utilisant des éléments de ce vaisseau et du matériel terrestre j'ai pu concevoir un appareil capable de nous transporter jusque chez nous. Je doute qu'il puisse servir une fois ce trajet effectué mais il aura fait son travail... Une fois sur place on pourra se trouver un nouveau TARDIS. » - Prof avait détourné son regard pour le poser sur Marley lorsque Farseeing avait dit ça. Il avait rendu à l'humain une partie de sa mémoire, il avait fait partit de sa vie pendant plusieurs mois. Partir comme ça lui donnait l'impression de l'abandonner mais cette capsule ne pouvait transporter qu'eux d'eux.

Et dés que je peux je reviens. - Oui. Dés qu'il trouve un autre vaisseau il revient. Pourquoi cette boule au ventre alors? Pourquoi cette sensation. Il ne voulait pas aller sur Gallifrey. Il avait peur d'être considéré comme un traître, un déserteur. Et même si Farseeing semblait ne pas se formaliser à ce sujet, il avait fait des choses proches de l'hérésie et il devait bien se douter qu'à son arrivée, on allait pas le regarder d'un bon œil. Mais non, au final, malgré tout ça, c'était de partir qui gênait Prof. C'était de laisser Marley. De laisser son vaisseau. Bien sûr il savait que depuis tout ce temps c'était son frère qui interagissait à travers le vaisseau, mais c'était aussi le TARDIS, moitié mécanique, moitié organique, qui agissait. C'était une symbiose, de ce fait, c'était aussi à ce vaisseau qu'il s'était attaché, indépendamment de son frère. Comment pouvait-il sérieusement le laisser là? Il pouvait toujours avoir l'espoir que sur Gallifrey, quelqu'un ai la solution mais si son frère ne trouvait pas comment le guérir, alors personne ne le pourrait. Il avait passé des centaines d'années à étudier les TARDIS, il était l'unique à avoir pu recueillir des informations sur l'esprit d'un de ces êtres. S'il ne savait pas... Machinalement, les doigts de Prof dans son dos glissaient sur la console, comme s'il la caressait, comme s'il voulait le rassurer, se rassurer. Son regard était ailleurs, perdu dans le vide de ses pensées.

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MessageSujet: Re: What the hell am I doing here ? - Ft. The Professor & Spencer O'Donney [ Londres, 2015, U.N.I.T ]   Ven 1 Mai 2015 - 21:18

What the hell am I doing here ? Ft. Marley A. Jones and The Professor

La voix de Spencer semblait avoir brisé quelque chose, cette espèce de connection entre Prof et Jones, et l'ex-policier recula maladroitement pour se laisser lourdement tomber dans le petit siège derrière lui. Son visage était confus et ses yeux vagues, comme s'il n'arrivait pas bien à reprendre pied dans la réalité - ce qui devait être le cas. Le soldat de UNIT ignorait ce que Jones s'était souvenu ou non, mais apparemment, ça datait d'y il avait six mois. Le jour où le TARDIS s'était crashé sur Terre et où UNIT avait sécurisé les lieux. Le lendemain, Spencer était convoqué par Kate pour recevoir sa mission. Protéger mais surtout surveiller les moindres faits et gestes de Prof. Mission à laquelle il ne devait en aucun cas faillir où il signait sa propre fin.

Il savait que beaucoup de soldats à UNIT ne voyait pas sa soudaine promotion d'un très bon oeil. Du jour au lendemain, sans prédisposition particulière, il était devenu plus important que la moitié de ses ex-compagnons. Il était gradé. Il avait de l'autorité. Il était à un poste que la plupart convoitait avec envie et qui, à présent qu'il était occupé, jalousait l'homme qui jouissait des droits et pouvoirs qu'il lui accordait. Il ne recevait d'ordre de personne d'autre que Kate. Il était inférieur à un général, même à un sergent, et pourtant, il ne prenait aucun ordre d'eux. Il ne répondait que devant Kate Stewart. Il avait un poste privilégié, il le savait. Il en était même que trop conscient. D'aucun guettait la moindre de ses actions et bondirait à la moindre de ses fautes. La plus petite erreur lui vaudrait cher. Réellement cher. S'il perdait son grade, s'il redevenait un banal soldat, alors les autres lui en ferait baver.

La plus part des gens pensait qu'à l'armée, l'unité était la force. C'était vrai, d'un certain côté. Mais dans une organisation comme UNIT, l'unité était relative et changeante, instable. Les soldats avaient tous appris l'entraide en entrant à UNIT. Une entraide pour mieux évincer les autres et briller aux yeux des supérieurs pour espérer obtenir une faveur, une promotion. C'était une jungle constante où il fallait qu'il survive tant bien que mal en se battant.

Voilà pourquoi Spencer était toujours si sérieux et si protocolaire. Si consciencieux et méticuleux. Si stoïque et si concentré. Il n'avait d'autre choix. S'il faillait à sa mission, il perdait tout. Il n'était pas prêt pour cela. Il n'allait pas faire d'erreur et il mènerait à bien sa mission, ou alors il mourrait en essayant. Pas autrement.

Le temps qu'il se fasse ces réflexions, Prof tendait un verre d'alcool à Jones avant de tourner son regard vers Spencer pour finalement ne rien proposer. Il avait bien fait, le soldat n'aurait certainement pas accepté de boire pendant son service. C'était à peine s'il se détournait un instant pour boire de l'eau - bon c'est peut-être légèrement exagéré, mais vous saisissez l'idée.

La voix de Clairvoyant retentit alors dans l'habitacle, racontant à Jones pourquoi le TARDIS était dans cet état. Spencer ne fit aucun commentaire et resta absolument silencieux, comme toujours. Jusqu'à ce qu'une phrase le fasse tiquer. Son visage laissa tomber le masque de l'impassibilité, ses yeux s'agrandirent légèrement de surprise puis se plissèrent de contrariété, ses sourcils se fronçant. Le Seigneur du Temps venait-il vraiment de dire ce qu'il croyait ?

Malheureusement, oui. Les dires furent confirmés par Prof. « Et dés que je peux je reviens. ». Spencer décroisa les bras, le dos raide, le visage légèrement crispé. Il n'avait pas compris, en voyant la capsule, que le Seigneur du Temps partirait lui aussi, avec son frère. Sa voix raisonna alors sans qu'il n'ait vraiment voulu dire quelque chose.

- Je ne peux pas vous laisser faire ça, Professeur, asséna-t-il, le ton dur.

S'il laissait Prof quitter la Terre, il était fini. Sa carrière était définitivement et irrévocablement finie. Kate ne manquerait pas de le sanctionner plus que sévèrement et les soldats de lui faire payer son favoritisme passager. Mais au-delà même de tout ceci, c'était son ego qui en prendrait un coup. Quel genre de soldat serait-il s'il faillait à sa mission ? Quel genre d'homme bafouerait ainsi son propre honneur ? Parce qu'il était question de ça, au fond. L'honneur. Ce serait pour Spencer une bien horrible opprobre que de laisser le Seigneur du Temps regagner sa planète natale.

Le déshonneur semblait déjà planer au-dessus de sa tête, tel un vautour attendant que sa victime agonisante succombe à ses blessures.

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MessageSujet: Re: What the hell am I doing here ? - Ft. The Professor & Spencer O'Donney [ Londres, 2015, U.N.I.T ]   Ven 8 Mai 2015 - 15:47



What the hell am I doing here ?

« Non, mais je veux dire... Sérieusement ? »




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Marley était perdu. Il comprenait à peine ce qui se passait, ce qu'il s'était passé parce que... C'était tellement étrange, non ? D'un côté, il était un flic rationnel, qui ne croyait que ce qu'il voyait, avec un passé pour le moins tumultueux et encore sombre pour lui... Et de l'autre côté, il était juste Marley, qui connaissait Prof depuis un bon moment, qui avait voyager au delà même de la compréhension humaine. Et c'était ça le plus étrange, parce que hey, Prof, face à lui ? Il n'avait aucun souvenir avec lui. Aucun.... Mis à part le crash qu'ils avaient vécut ensemble six mois plus tôt. Rien de plus. Il se revoyait clairement dans les couloirs du Tardis, la lumière rouge, les coups à la porte, le frère de Prof ; il se souvenait parfaitement de tout ça. Mais rien d'avant, ni d'après. Par contre, aussi étrange que celui puisse paraître, comme il se souvenait des derniers moments qu'ils avaient passés ensemble avant qu'il ne perde la mémoire ; comme il se souvenait à quel point il appréciait cet Alien qui était tombé - littéralement s'il en croyait ses impressions - dans sa vie avec la délicatesse d'un éléphant dans un magasin de verrerie de Murano, même si sa mémoire était encore un véritable gruyère, il savait pouvoir faire confiance à Prof. Enfin, dans la limite du possible.

Un verre apparut devant ses yeux, le sortant de ses pensées. Il releva les yeux vers le Seigneur du Temps - Attend, quoi ? Seigneur du Temps ?! - qui lui tendait un leger verre de ... Quelque chose. Il le remercia d'un petit signe de tête avant de prendre le verre et y tremper ses lèvres. Il plissa les yeux, il connaissait ce goût... Non ? Si, il connaissait ce goût. Il était incapable de se souvenir d'où, quand, comment, pourquoi ; mais cela ne lui était pas inconnus. Marley l'avait surement déjà goûté avec lui... Oui, surement ça.

- Ce n'est pas moi qui ait effacé ta mémoire, je n'aurais jamais fait ça. Lui déclara Prof.

Et Marley le croyait. A croire qu'il avait l'habitude d'avoir une confiance aveugle en cet homme, puisqu'il se sentit se détendre, une vague de soulagement le traversant. Il loucha quelques instants dans le fond de son verre, essayant de faire le tris dans ses pensées, ses souvenirs et ses ressentit, mais c'était dur dans l'instant. Il se mordilla l'intérieur de la joue, délibérant intérieurement ce qu'il devait faire maintenant, sans trouver une réponse claire et précise, mise à part prendre les éléments qui lui revenaient peu à peu comme argent comptant, laissant faire les choses par elles-même sans chercher à forcer le cours des choses. Ce n'était pas dans ses habitudes... En tout cas, si on parlait des habitudes dont il se souvenait.

....
....

Il était sur qu'on devait entendre son Mind ! Fuck de Cardiff. Il soupira doucement puis avala d'un seul coup l'alcool...

- Ce TARDIS est mort.

... et s'étouffa avec sa gorgée.
Il tenta de ne pas mourir, alors que le Clairvoyant expliquait calmement l’état du vaisseau et ce qu'il entendait par là. Et quand il parla de leur départ prochain, Marley sentit une chape de plomb tomber dans son estomac et il tourna la tête vers Prof, le sondant du regard.

- Et dès que je peux, je reviens.

Là encore, Prof disait la vérité.
En tout cas, Marley en avait l'impression. Mais bordel, tout pouvait arriver.

- Je ne peux pas vous laisser faire ça, Professeur. Déclara d'une voix forte le fameux Spencer.

Et même s'il avait presque oublier sa présence - ce mec était un ninja -, Marley ne pouvait lui donner tord, Prof ne pouvait pas faire ça, il n'avait pas le droit ! Parce que sinon... Enfin... Alors c'était ça ? Prof se pointait dans la vie de Marley, chamboulait le tout, soulignait les incohérences dans sa vie, dans sa mémoire, pour ensuite se barrer et le laisser se démerder seul ? Marley avait envie de rire, de crier, de grogner, de s'enrouler dans une couette et de bouder comme un môme - bordel, c'était pas lui ça. Il avait vraiment prit de drôles d'habitudes avec le Seigneur du temps alors - et de nouveau il fallait qu'il pense à lui demander ce qu'il entendait par là. Seigneur du temps ? Vraiment ? Il savait que c'était ce qu'était Prof, mais il ne savait pas comment il le savait, ni ce que cela sous-entendait, et bordel il se perdait encore -.

Mais un seul regard vers Prof l’empêcha de faire un scandale. Son visage était fermé, le regard perdu quelque part, et il était vraiment différent du seul souvenir qu'il possédait de lui. Marley se douta alors que son deuil lui était difficile, et il n'avait aucun droit de s'imposer.

Alors il soupira et se frotta les yeux, avant de jeter un faux regard noir vers Prof.

- T'as intérêt à revenir, et ne pas être en retard. Marmonna-t-il en mettant de nouveau debout.




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MessageSujet: Re: What the hell am I doing here ? - Ft. The Professor & Spencer O'Donney [ Londres, 2015, U.N.I.T ]   Ven 8 Mai 2015 - 17:49



What the hell am i doing here?

Feat. Marley A. Jones


Prof leva le regard vers Spencer, sortant de son absence pour lui adresser sa froideur. - Tu n'as pas le choix. - Et puis il se reprit, ayant eu besoin de quelques secondes pour cerner l'entièreté du problème. - Je ne suis pas en prison avec UNIT, je suis en prison sur cette planète. Tu n'as pas idée de ce que c'est que d'être coincé sur un gros caillou alors qu'on a passé son existence entière à voyager. - Prof se détacha de la console pour faire quelques pas tout en balayant l'endroit du regard. - Rassure-toi, tu ne seras pas ennuyé, j'y veillerais. D'autant que je reviendrais en TARDIS, donc je devrais réapparaitre ici seulement quelques minutes après mon départ de votre point de vue. - Du siens de point de vu en revanche, ça risquait de prendre du temps, mais il reviendrait, il l'avait promis. Il n'avait pas dit qu'il le promettait mais c'était sous-entendu. Un frisson parcouru l'échine du Professeur alors qu'un souvenir traversait son esprit, un souvenir chaleureux et simple de lui tournoyant autour de cette console. Il ferma les yeux, inspirant et bloquant sa respiration pour ne pas encore souffrir. - Venez, on sort. - C'était nécessaire. Il n'était pas rentré dans le vaisseau depuis tant de temps, parce que la vu de cette inactivité le rendait malade, au moins de l'extérieur il pouvait l'ignorer, l'éviter... S’empêcher d'y penser d'une façon ou d'une autre. Spencer et le Clairvoyant était en bas de la plateforme et Prof laissa passer Marley devant lui pour descendre les escaliers, le suivant de prêt. Il descendit une marche, puis une autre, puis se rattrapa à la rampe, une pression saisissant son cœur et ses entrailles, ses yeux s'écarquillant tels deux billes blanches perdu dans le vide. Il fit volte-face, s'agrippant à la rampe, fixant la console comme si quelque chose allait y bouger et son geste attira l'attention.

Il sentait ses cœurs battre dans sa poitrine, il sentait son esprit se répercuter en échos dans un champ télépathique bien vide... Et puis il sentait cette boule, cette étreinte. C'était comme si on tenait chacun de ses cœurs dans une main et qu'on tirait dessus. C'était une douleur douce et froide, faiblarde. Une larme perla à son œil droit, une réaction à la douleur et à la compréhension. - Il est toujours là... - Dans son dos le Clairvoyant le fixait, un éclair de tristesse traversant son regard. -  « Oui, il est enfouis sous des décombres impossibles à rassembler. Nous ne pouvons rien pour lui. » - Dans son regard on sentait une certaine détresse, comme lorsqu'on regard un homme chercher le dernier espoir de l'univers, s'y accrocher, s'y perdre...  - Il y a un moyen. - A ces mots, Farseeing perdit l'équilibre, se raccrochant au dernier moment à la porte ouverte du vaisseau. Son regard était perdu dans un vide profond, dans le Temps lui même, alors qu'une vision s'imposait à sa conscience. Elle était violente et désagréable et se faisait une place dans sa tête par la force du Destin. La peur devint alors visible sur son visage juste avant qu'il ne rive son regard sur le Professeur. -  « Tu ne peux pas faire ça! » - Prof se retourna alors, un fin sourire sur le visage, un sourire de défi, un sourire qu'on ne lui avait plus connu depuis le crash. - Tu es le plus grand Oracle de Gallifrey. Tu as acquis le don de voir au-delà du temps. Dis moi mon frère, que vois-tu? - Cette demande sembla choquer le Clairvoyant alors que son regard se perdit un instant dans le brouillard avant de revenir, paniqué. -  « Rien. Je ne vois rien. » - Il marqua une pause, reprenant son souffle. -  « Il n'y a plus rien, je ne vois que la pénombre, le Néant! » - Et ceci le paniquait visiblement. Farseeing pouvait tout voir, le passé, le présent, l'avenir. En méditation, il pouvait prédire des années à l'avance, voir des années auparavant, mais le Néant... C'était une chose qu'il ne pouvait constater car ça signifierait la fin. Alors pourquoi voyait-il ça? -  « Pourquoi? Pourquoi aller jusque-là pour un vaisseau? » - Prof fixa son frère, paisible, comme si tout semblait simple à présent. - Parce que je le sens.

Et encore une fois, cette réponse laissa le Clairvoyant sans voix. A côté de ça me direz-vous, nos deux humains pouvaient sembler de trop, confus, largués. C'était pas faux je suppose. Prof pouvait ressentir quelque chose, cette présence. Auparavant, avant le crash, il la sentait toujours mais avec les éclaircissement du moment il comprenait que c'était son frère qu'il sentait... Mais que sentait-il maintenant si son frère n'était plus en symbiose avec le TARDIS? Que restait-il? Prof posa son regard tour à tour sur Marley et Spencer. Un rire s’échappa de sa gorge. - Je suis désolé vous deux, il semblerait que nos plans aient changés. Je ne vais pas partir. Je ne vais pas rester non plus. - Il se retourna, le pas lent, serein. Il ouvrit un tiroir sous la console, tirant sur le vieil élément qui racla sur la paroi pour en sortir une seringue avant de le refermer. - Je ne pense pas que vous puissiez comprendre mais je le sens. C'est une sensation... Tellement au-delà que ce que vous connaissez, que ce que nous même connaissons. - Il posa son regard sur Marley. - Depuis ce jour au Shard, et jusqu'à maintenant... Tu me manquera. - Puis il le posa sur Spencer. - Si peu de temps et pourtant, tu me manqueras aussi. - Il les observait depuis là-haut, depuis la plateforme, depuis cette scène que le destin lui avait offert. Il posa finalement son regard sur le Clairvoyant. - Tu te souviens? De cette seringue? Tu sais ce qui s'est passé. Mais cette fois je n'oublierais pas. Je n'oublierais pas... - Une larme coula sur sa joue avant qu'il ne plante l'aiguille dans son cou, dans sa jugulaire, et qu'il y injecte une bulle d'air.


Il cru s'étouffer d'abord. Il avait déjà fait ça, une fois, plus de mille ans auparavant. Cette bulle, cette même bulle, qui se frayait un chemin rapide et douloureux jusqu'à son cerveau. Cette bulle d'air minuscule qui allait causer des dégâts irréversibles. Cette bulle qui éclata au niveau de son lobe pariétal alors que la peau de sa tempe droite rougissait et que des veines et des vaisseaux viraient au bleu violacé. Une nouvelle larme coula, suivit d'une autre. Fine, isolée. Il savait ce qu'il faisait, il connaissait le processus. Il ferma les yeux, inspirant, alors qu'une douce chaleur venait lécher sa main droite et qu'il lâcha la seringue qui s'écrasa au sol, ses morceaux de verre se répandant à ses pieds. Il posa son regard sur sa main, observant la lueur orangée se manifester tout doucement et gagner son autre main. C'était là, c'était ce moment, la lumière, la douleur. La chaleur gagna son torse, puis ses jambes, un courant d'air chaud semblant l'entourer comme si un tourbillon invisible l'entourait. Ses cheveux se soulevaient et ses rétines viraient au orange clair comme si une flamme venaient les remplacer. Il sentait la douleur, il sentait la chaleur, mais son visage n'exprimait que de la plénitude. Il allait partir, il allait s'étendre. Un autre prendrait sa place, il voyagerait, il verrait l'univers et ses merveilles. Il continuerait de grandir, d'apprendre, de vivre. Tout irait bien. La lueur se transformait en particule, en éclat de lumière, et puis la noirceur apparu. Prof observa ses mains alors que les flammes orangées viraient à l'ombre et que la base de la lumière, contre sa peau, devenait noire. Ses yeux devinrent noirs et les flammes grandirent. Une expression de terreur tordit son visage juste avant que ses derniers mots ne s'échappent. - SORTEZ!

Il explosa. Les flammes noires et orangées se répandant dans toute la salle, jusqu'aux confins de chaque coin, de chaque mur, du plafond et de ses vitres. Les bras tendus, un cris de douleur s'extirpa de sa gorge, long, puissant, effrayant. Il serra les dents, tentant de contenir ce cri, mais les flammes intemporelles détruisaient tout sur leur passage. Le cylindre de verre au centre de la console éclata des flammes brulantes prirent sous les commandes et une explosion lumineuse retentit sous la plateforme alors que le verre qui la constituait se brisait et tombait en contre bas. Suspendu en l'air, le corps du Professeur continuait de brûler d'une lumière vive et éclatante comme le soleil. Perdant son combat contre lui même, sa mâchoire lâcha prise et son cri reprit de plus belle, ininterrompu, comme s'il n'avait pas besoin d'air pour l'entretenir. Son corps se mit à grandir, ses cheveux à s'allonger, sa peau s'étira et ses vêtements craquèrent. Les flammes le consumèrent, s'imprégnèrent, et une force invisible déferla dans tous le vaisseau, un vent puissant, si puissant que rien ne lui résista. Cette même force poussa Marley, Spencer et le Clairvoyant hors du vaisseau et la porte claqua, le verre de ses vitres se brisant, des flammes vivaces s'échappant des ouvertures. Les parois rouges étaient brûlantes et la peinture semblait se ramollir, fondre.

Cet apocalypse dura encore de longues minutes avant que la peinture ne commence à reprendre sa place en un rouge sensiblement plus foncé, plus sombre. Les vitres se reconstituèrent, comme si elles poussaient, comme si elles guérissaient, et la lumière derrière le panneau "TELEPHONE" s'illumina de plus belle. Un silence parfait s'imposa alors, entre le son des néons et le souffle coupé de tout ce petit monde. La porte s'entrouvrit enfin et une main apparue, s'appuyant sur la paroi. Un visage suivit, fatigué, humide. Ses yeux étaient d'un bleu cristallin, acier, sa mâchoire allongée et recouverte d'une barbe un peu plus que naissante. Ses cheveux étaient blonds ou châtains, mi-long et en arrière et son regard semblait si clair. C'était lui. C'était le Professeur.


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MessageSujet: Re: What the hell am I doing here ? - Ft. The Professor & Spencer O'Donney [ Londres, 2015, U.N.I.T ]   Sam 9 Mai 2015 - 11:30

What the hell am I doing here ? Ft. Marley A. Jones and The Professor


Le Professeur avait dardé sur Spencer un regard dur, et son ton froid et sans appel ne prêtait pas à confusion. « Tu n'as pas le choix. ». Spencer l'avait su, au fond. Il connaissait le Professeur pour l'avoir surveillé pendant six mois. Il avait su qu'il n'en ferait qu'à sa tête, qu'il ne prendrait pas en considération ce qu'il laissait derrière lui, ni qui il laissait. C'était ça, être un Seigneur du Temps, Spencer avait fini par le comprendre. Ces êtres vivaient si longtemps, pourquoi se préoccuper d'êtres à la longévité inférieure ? Spencer se doutait de la souffrance que cela devait être que de s'enticher d'êtres humains si faibles et si fragiles comparés à eux. Alors, il valait mieux pour eux ne pas s'attacher et toujours partir sans un regard en arrière, sans se soucier des conséquences. Cependant, le soldat ne pouvait s'empêcher de trouver cette attitude égoïste. Parce que c'était toujours les humains qu'ils laissaient derrière qui pâtissaient de cette indifférence feinte mais obligatoire pour leur survie. En l'occurrence, c'était Spencer et Jones qui en pâtiraient. L'ex-flic (était-il encore policier ? Même dans son dossier, ce n'était pas clair) encaissait deux fois le départ du Seigneur du Temps, et subissait pour la deuxième fois cette incertitude de le voir revenir un jour malgré sa promesse.

Professeur sembla se reprendre et comprendre ce que Spencer n'avait pas eu l'intention de sous-entendre, puis qu'il reprit plus doucement : «Je ne suis pas en prison avec UNIT, je suis en prison sur cette planète. Tu n'as pas idée de ce que c'est que d'être coincé sur un gros caillou alors qu'on a passé son existence entière à voyager. » Non, Spencer n'en avait pas idée. Il n'en aurait probablement jamais une idée. Mais, en revanche, l'emprisonnement, il savait ce que c'était. Il avait déjà ressenti cette sensation, lorsqu'il était encore adolescent, lorsque ses parents le contraignaient encore et toujours, l'empêchant de faire ce qui lui plaisait vraiment, à savoir rejoindre l'armée.

Professeur continua : « Rassure-toi, tu ne seras pas ennuyé, j'y veillerais. D'autant que je reviendrais en TARDIS, donc je devrais réapparaitre ici seulement quelques minutes après mon départ de votre point de vue.» Je ne serais pas ennuyé..., pensat-il, dubitatif. Bien sûr. Il en aurait presque ri, d'un rire jaune. Comment lui, un alien qui n'a aucun pouvoir sur le gouvernement britannique, pouvait lui éviter d'être discrédité auprès de toute l'armée ? Comment lui, l'alien qui n'interagit pas avec l'autorité, pouvait lui éviter de perdre sa carrière près des années de dévotions ? Il n'avait pas l'air de comprendre, le Seigneur du Temps, que s'il partait, Spencer n'avait plus de raison d'être gradé. Aucune raison d'être accrédité. Aucune raison d'être encore estimer. Alors comment pourrait-il veiller à ce que personne ne l'ennuie ? Et puis, Spencer ne croyait pas non plus à son retour. En tous cas, pas à son retour dans l'immédiat. Non pas qu'il mettait en doute la volonté du Professeur ou même sa parole, mais il savait pour avoir pu entendre ou lire des choses sur les Tardis, que la conscience de ces machines était imprévisible et que, par conséquent, il était impossible pour le Professeur de savoir s'il pourrait revenir deux minutes après son départ de Terre. Peut-être ne reviendrait-il que dix, quinze, cent ans après son départ, qui savait ?

«Venez, on sort.» Oui. Mieux valait sortir. Que pouvaient-il faire d'autre, de toute manière ? Il n'allait pas rester dans ce TARDIS mort, n'est-ce pas ? Ils n'avaient plus rien à y faire n'y à y dire quoi que ce soit. Spencer regarda Jones descendre les quelques marche qui menaient à la console puis attendit que le Professeur les rejoignent pour sortir. Sauf que le Seigneur du Temps ne descendit pas les marches. Au lieu de ça, il s'arrêta en haut après seulement deux marches, les yeux dans le vague, se rattrapant à la rampe comme s'il était saisit d'une faiblesse dans les jambes avant d'entamer une discussion qui n'avait pas le moindre sens pour Spencer. Il comprenait au moins qu'ils parlaient du TARDIS, de sa conscience. Toujours présente mais... enfouie sous des décombres ?Là, le soldat ne comprenait plus. Comment était-ce possible qu'une conscience soit enfouie sous des décombres ? L'immatériel prisonnier du matériel ? Ce n'était pas possible, si ? A partir de là, le pauvre soldat était largué. Les deux frères semblaient parfaitement se comprendre, parlant par fragment de phrase sans avoir besoin de les terminer.

Mais Spencer commença à paniquer - oui, réellement - quand il crut comprendre de quoi il était question. Le Néant. Clairvoyant qui ne voit rien. Ça annonçait la fin. Et ce qui frustra le plus le soldat, c'est qu'il avait l'impression de savoir ce qui allait ce produire sans vraiment arriver à mettre le doigt dessus. Vous savez, comme cette impression de savoir un mot, de l'avoir là, sur le bout de la langue, mais de ne pourtant pas réussir à le trouver. Et bien, Spencer expérimentait cette sensation là : il pressentait quelque chose de terrible, mais n'arrivait pas à savoir ce que le Professeur comptait faire. C'était une chose qu'il désapprouverait, il en était persuadé.

«Je suis désolé vous deux, il semblerait que nos plans aient changés. Je ne vais pas partir. Je ne vais pas rester non plus.» Spencer s'interrogea longuement sur la signification étrange et sans aucun sens du Professeur. Il ne fit donc pas attention au déplacement de celui-ci près de la console. Il loupa même le discours du Seigneur du Temps. Mais il ne retint qu'une phrase, une seule phrase : «Si peu de temps et pourtant, tu me manqueras aussi.» Cela sonnait comme un adieu. Pourquoi cela sonnait-il comme une adieu ?

Evidemment, quand il comprit enfin de quoi il en retournait, c'était trop tard, bien trop tard. Il n'avait pas réagit assez vite. Il avait vu le Professeur approcher une aiguille de son cou - aiguille qui était sortir de nulle part, d'après le soldat qui n'avait pas vu le Seigneur du Temps la prendre - et l’insérer sous la peau délicate pour trouver une veine. Il poussa le piston et ce fut pour Spencer comme une action au ralenti. Il fit quelque pas, monta quelques marches, mais trop tard, c'était trop tard. Une bulle d'air se propageait d'ors et déjà dans le corps de Professeur. Elle remontait déjà probablement vers son cerveau. Il était déjà mort.

Il put apercevoir deux larmes rouler sur le visage pâlissant du Professeur avant de voir une lumière dorée entourer une de ses mains, puis l'autre, pour s'étendre sur tout son corps. Il connaissait cette lumière. Il ne l'avait jamais vue, mais il la connaissait. Le Professeur se régénérait ; il mourait alors il changeait, ultime mécanisme de défense des Seigneur du Temps. Bientôt, la lumière se fit plus forte encore, trop forte pour être supportable, mais Spencer ne pouvait pas détourner les yeux de ce spectacle à la fois fascinant et horrifiant. Terrifiant. Impressionnant. Et puis, du noir vint ternir la pureté de l'or. Le ténèbres courraient sur la peau du Seigneur du Temps et celui-ci eut une expression de terreur qui n'échappa à personne. Ses derniers mots, son dernier souffle adressé aux trois personnes présentes, furent un ordre urgent. Sortez. Voilà ce qu'il avait hurler à ses compagnons. Mais Spencer semblait comme hypnotisé par la mouvance de cette lumière dorée noircie à sa base.

Un long hurlement se fraya un passage le long de la gorge du Seigneur du Temps. Spencer en eut des frissons tant la douleur qui transparaissait dans ce cri semblait insoutenable, brûlante et destructrice. Personne ne bougea, observant le Professeur léviter sur place, le corps arc-bouté en arrière, les bras tendus par lesquels jaillissait la lumière d'or pour gagner chaque recoins du TARDIS. Quand cette lumière explosa, la force de l'explosion propulsa Spencer, Clairvoyant et Jones hors du TARDIS avant d'en claquer les portes avec force, contenant la puissance destructrice de la régénération.

Les minutes qui suivirent furent comme irréelles pour le soldat. L'attente angoissante semblait s'étirer encore et encore, alors que le rythme de son coeur battait des records, que ses mains tremblaient encore légèrement, et que ses yeux restaient immanquablement fixés sur les portes closes. C'est là qu'il put observer le changement. Le vaisseau semblait d'un rouge plus vif, comme s'il se reconstruisait, comme si était neuf à nouveau. La lumière du "Téléphone" brillait de nouveau.C'était une deuxième naissance pour le TARDIS. Il renaissait de ses cendres tel un phœnix. Le Professeur venait de sauver la conscience du vaisseau. Il avait sacrifié une de ses vies pour sauver son vaisseau. Son geste forçait admiration et respect, quoi qu'on puisse en dire...

Les portes s'entrouvrirent enfin. Le coeur au bord des lèvres, l'estomac noué, Spencer fixa la main qui venait d'en sortir, s'agrippant à la parois. Il savait, oui, il savait que le Professeur n'aurait pas le même visage, les mêmes traits de caractère. Mais il y avait un gouffre gargantuesque entre le savoir, et le vivre. Le nouveau visage du Professeur apparut à son tour, suivant la main, et Spencer relâcha le souffle qu'il n'avait pas eu conscience de retenir. Professeur était à présent un homme châtain clair, les cheveux mi-long tirés en arrière, le visage légèrement marqué par le temps, les yeux d'un bleu profond, glaciers, la mâchoire recouverte par une barbe sombre. Le Professeur avait un nouveau visage.

- Professeur ? ne put s'empêcher de demander le soldat, une fois certain que sa voix serait posée et maîtrisée.

Et si Professeur ne se souvenait plus de rien ? Comment allaient-ils gérer ce nouvel homme ?

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What the hell am I doing here ? - Ft. The Professor & Spencer O'Donney [ Londres, 2015, U.N.I.T ]

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