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 Lorsque le passé resurgit - Spencer [Ete 2015]

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Mon arrivée : 31/07/2015
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MessageSujet: Lorsque le passé resurgit - Spencer [Ete 2015]   Jeu 6 Aoû 2015 - 17:18



Année 2220

Les rues étaient plongées dans l’obscurité. Seuls quelques faisceaux lumineux éclairaient mon chemin. Je n’étais pas de nature peureuse et ne craignais pas ce qui pouvait se faufiler dans les recoins les plus sombres. Je marchais doucement, et profitais de la fraîcheur de la nuit, ainsi que de la tranquillité des lieux. Je pouvais faire le point sur mes pensées, réfléchir aux options qui se présentaient à moi… Je détachais mes cheveux et passais ma main dans ces derniers. La proposition de ma mère résonnait toujours dans ma tête. Elle avait tenté de remettre ce sujet sur le tapis. Quand comprendrait-elle que ma vie était ici et nulle part ailleurs ?  J’avais ma famille, j’avais mes amis… Je ne désirais rien de plus. Je m’en contentais parfaitement.

Un bruit attirait mon attention. J’apercevais au coin de la rue un faisceau lumineux. Je me figeais et plissais les yeux. Qu’est-ce que ca pouvait bien être ? Je débordais de curiosité à cet instant. Je me mordillais les lèvres, regardant la direction que j’étais censée prendre. J’avançais et ne tournais pas. Je pressais même le pas en direction de la lumière. Ce n’est qu’en arrivant à sa hauteur que je me rendais compte qu’il s’agissait d’une sphère parfaite. Une merveille de géométrie. J’avais une forte sensation de déjà-vu. Je tendais le bras alors que l’ensemble de mon corps se raidissait comme pour me prévenir du danger. Je fermais les yeux et sentais la chaleur m’envahir.

Année 2015

Je heurtais le sol violemment, comme si je venais d’être poussé. Je passais mes mains sur mon visage. J’entendais des bruits me parvenir : des gens en pleine discussion, des moteurs… J’ouvrais grand les yeux. Je ne reconnaissais plus rien. Où était le bruit de l’eau ? Les murs semblaient si froids. Je me relevais. J’étais dans une ruelle mais je ne reconnaissais rien. Ca ne ressemblait à rien de connu. Je vacillais et m’appuyais sur le mur. Il me fallait quelques secondes pour reprendre mes esprits. Mes yeux commençaient à se remplir de larmes alors qu’il se posait sur un vieux journal. J’ouvrais la bouche. L’année y était inscrite en grand. Non ce n’était pas possible !

Je courrais à en perdre haleine, comme si ma vie en dépendait. Je fuyais quelque chose qu’on ne pouvait fuir : la réalité. Je refusais d’y croire. Mon inconscient avait déjà compris : les rues m’étaient familières, les bruits également… Je tournais à droite puis à gauche. Les gens s’écartaient sur mon chemin. J’en bousculais d’ailleurs quelques uns au passage, recevant un flot d’insultes auxquelles je faisais la sourde oreille. Ils devaient me prendre pour une folle. Mes poumons commençaient à me brûler et ma respiration se faisait de plus en plus bruyante. Je refusais de m’arrêter. Je ne m’arrêterai pas. Pas avant d’être chez moi. Je tournais dans un parc et alors que j’arrivais sur l’herbe, mes jambes cédèrent. Je tombais lourdement et crachais avec un manque évident de glamour. Ma gorge était en feu. La panique commençait à m’envahir. Je me retournais et me couchais sur le dos. Ma poitrine se soulevait frénétiquement. Merde.

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MessageSujet: Re: Lorsque le passé resurgit - Spencer [Ete 2015]   Lun 10 Aoû 2015 - 22:21


Lorsque le passé resurgit
ft. Lily E. O'Donney




Spencer marchait dans les rues de Londres, ne sachant pas quoi faire. Il n’avait pas l’habitude de ne rien faire. Normalement, il était soit occupé à UNIT, soit avec le Professeur. Il n’avait pas le loisir de s’avachir dans l’oisiveté. Aussi, il marchait dans les rues, comme un homme perdu. Il fallait dire que c’était une situation exceptionnelle ; habituellement, le Prof se créait des ennuis, et ils étaient obligés de les régler. Mais cette fois-ci, l’alien avait simplement décidé de faire un arrêt à Londres pour il ne savait quelle raison d’ordre cosmique, et ils ne repartiraient pas avant au moins deux jours. Spencer se demandait si le Professeur n’en profitait pas simplement pour retrouver Marley. Ce qui exaspérait de manière irrationnelle le soldat. Après tout, qu’en avait-il à faire, si le Seigneur du Temps voulait revoir l’humain ? Rien, il n’en avait rien à faire. Ce n’était même pas ses affaires.

Il secoua la tête de dépit face à la tournure dangereuse de ses pensées et préféra se concentrer sur ses pas et sur les gens qui l’entouraient, pour éviter de les bousculer. Pourtant, cette pensée ne quittait pas sa tête, flottant sous son crâne comme pour le narguer. Est-ce qu’il était  vraiment jaloux de Jones ? C’était d’un ridicule accablant ! N’importe quoi. Evidemment que le Prof appréciait plus l’autre humain, il le connaissait depuis plus longtemps, et ils avaient déjà vécu plus d’aventures que Spencer n’en avait eu – l’expérience de l’Orient Express étant la seule qu’il ait vécue. Ses pensées fâcheuses dérivèrent alors vers la jeune Elizabeth. Il se demandait si la jeune femme allait les suivre pour leur prochaine aventure. Peut-être que d’avoir été propulsée dans un train, dans l’espace, dans le future avait calmé ses ardeurs et ses envies de voyage, après tout, ils ne s’en étaient sortis qu’in extremis. Comme à chaque fois, avec le Prof. C’était comme ça. Tout semblait finalement perdu, quand soudain, ce vieux fou avait une idée lumineuse pour les sortir de là.

Il décida de s’arrêter acheter un café à emporter ; bien qu’il fasse assez chaud et beau, pour une fois à Londres, il avait envie de sentir la caféine lui parcourir les veines, lui donner un regain d’énergie, le booster. Peut-être cela lui permettrait-il de chasser ses pensées indésirables qu’il nourrissait envers et contre tous. Il était envahi par des pensées parasites et négatives. Il ne se demandait pas pourquoi, pourtant. Son anniversaire approchait à grand pas. Une année de plus sans avoir parlé à ses parents. Une année de plus à avoir perdu sa petite sœur. Une année de plus à s’être engagé dans l’armée, l’endroit où il se sentait le mieux, avant qu’il n’ait écopé la charge de surveiller le prof, le mettant en position de favoritisme devant tous les cadets, voir l’unité entière de l’armée, puisqu’il était intouchable, ne recevait d’ordre de personne hormis Kate, et pouvait en donner à n’importe qui, ou presque. Il avait obtenu plus de grade qu’un général sans rien faire de spécial, sans gravir les échelons.  La moindre erreur lui coûterait très cher. Et cette situation précaire le rendait mal-à-l’aise. Il soupira.

Le soldat paya et remercia le vendeur et repartit avec son café brûlant entre les doigts. Il continua sa marche sans but, lorsque son attention fut vivement captée par une lumière blanche et vive éclairant d’une ruelle pas très loin de lui. Cette lueur… C’était la même qui avait amené Elizabeth sur l’Orient Express. C’était la même qui avait emmené Lily loin de lui. Son cœur se mit à battre de manière déraisonnable, sa respiration s’accéléra avant de se bloquer quelques secondes. Il retenait son souffle ne sachant pas quoi faire. Il aurait donné cher pour que le Professeur soit là. Il savait toujours quoi faire lui.

Alors qu’il s’était figé au milieu des passants, une jeune femme aux longs cheveux auburn en sortit en courant, l’air effrayé et perdu. Son instinct de soldat se réveilla face à la détresse évidente de cette femme qui, il devait l’avouer, lui rappelait vaguement quelqu’un. Il scruta derrière la rousse pour voir si quelque chose la poursuivait ; il était assez resté avec un extraterrestre pour savoir que la lumière qu’il avait vue était une sorte de portail, une faille spatio-temporelle. N’importe qui ou quoi pouvait en sortir.

Pourtant, rien ne surgit après la jeune femme qui, de surcroît, courait rapidement dans sa direction, bousculant nombre de passants sans même se soucier de s’excuser au passage. Elle semblait vraiment être effrayée. C’était même plus que cela. Elle passa près de lui sans s’en rendre compte, et il ne chercha pas à arrêter sa course. Mieux valait la suivre. Il se mit donc à courir après elle, remerciant intérieurement ses années d’entraînements à l’armée qui lui permettait de tenir longtemps sur une longue distance en courant comme si sa vie en dépendait.

Il vit la jeune fille tourner à un angle pour finir dans le parc. Spencer eut un frisson. Il n’était pas retourné dans ce parc depuis dix-neuf ans. Depuis la disparition de sa petite sœur. Après une courte hésitation, il s’engagea à son tour dans cet espace vert où il avait perdu l’innocence de son enfance en même temps que Lily ; il ne pouvait pas laisser une jeune femme en détresse à cause de ses états d’âme. Il était un soldat. Il ne se laissait pas envahir par ses émotions.

Il ne tarda pas à retrouver la rousse, allongée au sol, essoufflée, le visage tourné vers le ciel. Il s’approcha à pas rapide.

« Est-ce que quelque cho – » commença-t-il.

Il ne parvint pas à terminer sa phrase. Maintenant qu’il était au-dessus d’elle, qu’il observait son visage de près, il ne pouvait pas endiguer son flot d’émotion. Cette femme ressemblait  Lily. Vraiment. Elle avait la même forme de visage, même si elle avait les traits plus matures, le même nez, et les mêmes yeux. C’était surtout ça, le plus frappant. Spencer avait passé des jours entiers, pendant des mois, à regarder des photos de sa petite Lily, pour être sûr de ne jamais oublier son visage ; il en avait gravé les moindres détails. Et les yeux de Lily étaient ce qui lui donnait ce regard si particulier, plein de malice et de joie. Il était unique. Il n’en connaissait pas deux comme ça. Personne ne pouvait avoir les mêmes yeux que sa Lily. C’était impossible.

Il tituba légèrement, clignant prestement des yeux, espérant s’être trompé tout comme il espérait que ce soit sa petite sœur. Pourtant, il ne se faisait pas d’illusion ; le mois qui avait suivi la disparition de la petite O’Donney, il avait passé son temps à l’apercevoir dans la rue, à l’appeler, à la suivre… Deux ans de thérapie, ça avait pris, pour qu’il cesse d’espérer et d’attendre son retour. Cependant, il ne pouvait pas maîtriser la pointe d’espoir qui enserrait doucement son cœur, qui réchauffait son corps.

« Lily ? » souffla-t-il, sans pouvoir s’en empêcher.

Elle le prendrait sans doute pour un fou, il perdrait peut-être l’occasion d’aider une jeune femme dans le besoin, pourtant, il n’avait pu retenir le prénom de sa sœur. Et si c’était vraiment elle ?

Oui mais, si ce n’était pas elle ? L’espoir cruel lui mordrait le cœur, rongerait sa chair, entamerait sa raison. Il ne pouvait pas continuer à l’attendre. Il le savait. Mais il ne pouvait pas s’empêcher de le faire. Il était persuadé qu’il la reverrait, un jour. D’autant plus qu’il voyageait maintenant avec le Professeur. Il avait nourri le secret espoir de tomber sur elle, au détour d’une planète, dans un futur plus ou moins proche. Il n’était pas du genre à croire à la Providence ou au Destin, mais pour ça, il voulait y croire. Férocement.



'Rika

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Test me.


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MessageSujet: Re: Lorsque le passé resurgit - Spencer [Ete 2015]   Mar 11 Aoû 2015 - 22:48



Ma vie ne semblait pas être exceptionnelle. Je ressemblais à toutes les jeunes filles de mon âge, n’ayant jamais cherché à me distinguer des autres. Je n’avais jamais eu les cheveux bleus, bien que ce fût fort tentant à un moment de mon existence. Non… Ce qui était spécial chez moi était bien plus profond ! J’avais vécu à deux époques bien différentes. J’avais deux familles, deux possibles existences. J’avais fait un choix, bien malgré moi pendant un temps… Mais j’avais eu la possibilité de revenir en arrière et je ne l’avais pas fait. Je ne voulais pas de grands changements dans ma vie. Je voulais simplement prendre en main mon existence. Le destin en avait décidé autrement.

Mon inconscient avait rapidement compris que je n’étais plus chez moi. Les bruits étaient trop différents, l’air n’était absolument pas marin, l’architecture était improbable… J’étais de retour. Comment avais-je pu être aussi idiote ?! Si la boule lumineuse était à l’origine de ces changements, de mes problèmes, son retour amenait forcément d’autres ennuies… Ou rétablissait l’ordre naturel des choses. Je tentais de fuir sachant parfaitement que c’était peine perdue. Elle avait disparu pendant dix neuf ans. Pourtant je l’avais supplié de revenir, de me ramener auprès de ma famille. J’étais seule à ce moment-là mais ce n’était plus le cas. Pourquoi maintenant ? C’est sur cette pensée que je m’effondrais dans l’herbe d’un parc. Pas n’importe lequel. Celui où tout avait commencé. Mon esprit avait guidé mes pas. J’avais besoin d’un repère, d’un endroit familier. Assez ironique comme choix. Les arbres, les allées avaient été source de cauchemars pour moi pendant près de dix ans ! Je l’avais aujourd’hui choisi comme refuge.

Ma poitrine se soulevait rapidement, mon cœur battait à tout rompre. J’essayais de calmer ma respiration, ne serait-ce que pour éteindre le feu qui grandissait dans ma gorge. Sur le dos, je ne voyais que le ciel, mes mains se refermaient sur des touffes d’herbes. Je ressentais à nouveau l’angoisse de la première fois, celle du voyage qui m’avait enlevé à ma famille d’origine pour m’offrir une autre vie… Pour m’obliger à vivre autre chose ! Des larmes glissèrent le long de mes joues. Je ne voulais pas de ce changement. Je le haïssais.

Je plissais les yeux alors que quelqu’un se penchait sur moi. Je n’arrivais pas à distinguer le visage de cette personne à cause du contre-jour mais c’était un homme, je n’avais aucun doute là-dessus. D’ailleurs la voix qui s’élevait me confirmait mes certitudes. Il ne terminait pas sa phrase. Sa voix résonnait dans ma tête. Les vertiges se mêlaient à une forte migraine grandissante. Comme la dernière fois. Je me relevais légèrement, prenant appuie sur mes bras. De cette manière, mon regard avait la possibilité de croiser le sien. Le choc m’empêchait de réaliser. Mon corps avait cette fois une longueur d’avance sur mon esprit. Mon rythme cardiaque se calmait… Jusqu’à ce qu’il prononce mon nom, mais si cela ressemblait plus à un souffle. Je sentais sa surprise se mêler à la mienne. Je voulais fuir mais je n’en étais pas capable. Je ne pouvais pas tenir sur mes jambes. Pas encore. Je tentais tout de même de me mettre à genoux. J’y arrivais. Légèrement chancelante. « Aide moi. » soufflais-je en baissant la tête, laissant tomber un rideau de cheveux sur mon visage. « je veux rentrer chez moi. » hurlais je cette fois, attirant l’attention de quelques curieux. Ma main s’était posé sur la seule chose susceptible de me rassurer en ces lieux : Mon collier. Un vieux souvenir. Un merveilleux compagnon.

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