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 Mad + Je ne sais plus si je suis folle

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MessageSujet: Mad + Je ne sais plus si je suis folle   Mer 16 Sep 2015 - 12:02

“ Maddison Crowley

« Cara Delevingne »

• Prénoms, Noms; Maddison (Mad) Hannaly Samantha Crowley
• Date et lieu de naissance; Londres, 16 septembre 1996
• âge; 21 ans
• Groupe; Humain
• Race; Humaine
• Autre; Mad a une deux vies bien distinctes. Elle s'est créée la deuxième pour échapper à la première, vivre "normalement". (Pour plus d'infos, voir la biographie)

♦♦ TELL ME WHO YOU ARE

• Who Am I; Folle. C'est la première chose que l'on dit sur Mad. Folle. Cette saleté de petite folle, bizarre, il ne fallait surtout pas qu'elle m'approche. Tout le monde la prenait pour une folle. Et folle, elle l'était sûrement devenue, après avoir entendu autant d'insultes, reçu tant de regards noirs. Un jour, on avait pris une fillette pleine de joie de vivre, un peu trop téméraire et aventureuse, on lui avait retiré tout ce qui la rendait si importante, pour les remplacer par de la folie. Elle ne l'avait jamais voulu, et n'avait rien demandé. Elle désirait seulement être comme les autres. Puis elle ne l'était pas vraiment. Folle.

C'était sans compter son esprit, relativement brillant et logique. Petite enquêtrice dans l'âme, accompagnée également d'un très bon sens de déduction, c'était ce qu'elle faisait presque tout le temps, avant qu'elle ne devienne la folle. Et ce fut ce qui devint sa couverture lorsqu'elle voulut faire croire qu'elle était normale. Tout cela associé à une furieuse envie d'aventures et d'extraordinaire, ainsi qu'à une imagination débordante, déjà enfant, Maddison était vraisemblablement une enfant peu banale.

Pourtant, ces nombreuses années de persécution l'obligèrent à enfouir toute sa colère en elle. Et des fois, il peut arriver que ça déborde. Ces bourreaux l'ont rendu colérique à un point effrayant, elle en veut à la terre entière. Elle est obligée de se retenir de se battre, car elle sait parfaitement qu'elle ne pourra pas se contrôler. Elle deviendra presque un monstre, emplie d'une rage effarante, violente. Pour se calmer, Mad se concentre sur l'art de la manipulation, pour lequel elle semble avoir un certain don. Ne l'usant pas toujours à bon escient, elle parvient, grâce à ça, très souvent à ses fins.

Toutes ces petites choses faillirent pousser plus d'une fois ses parents à l'envoyer dans un asile pour aliénés. Déjà potentiellement folle, elle devenait furieuse. C'était plus qu'inquiétant. En grandissant, la jeune femme a pourtant réussi à contrôler ses émotions, à donner une impression de calme et sérénité apparente. A ne pas devenir vraiment folle.

• What I look like; Postée devant un miroir, on me demande ce que je vois. Ce n'est pas bien compliqué, je me vois moi. Mais si ce n'était pas toi, si tu rencontrais cette personne pour la première fois de toute ta vie, qu'est-ce que tu verrais, me répond la présence. Question complexe. Je ferme donc les yeux un instant, et en croisant un regard dans la glace, j'oubliai qui j'étais. Alors, je vis. Je vis une grande fille, svelte, comme un long fil. En remontant un peu, je plongeai dans le regard vert d'eau de cette fille, ce regard étrange, légèrement hypnotisant, qui semblait avoir tant vu malgré sa jeunesse évidente. Il est encadré de longs cils noirs, tellement épais qu'ils lui donnent parfois un air d'endormie. Noirs, ils le sont vraiment, tout comme ces intriguants sourcils, épais mais avec un certain charme. C'est d'ailleurs la première chose que je remarquais chez cette grande blonde. Car oui, elle avait de longs cheveux blonds. Ils étaient aussi bizarres que le reste, à ne pas réussir à choisir une nuance de blond parmi tant d'autres, à ne pas savoir s'ils étaient lisses ou bouclés, en plus d'être trop souvent emmêlés, de partir en live, comme elle aimait le dire.

Je poursuivais mon inspection, survolant le nez (légèrement retroussé), la bouche (tout ce qu'il y a de plus normale à mes yeux, en forme de cœur et d'une teinte pêche basique) ainsi que les joues (encore un peu arrondies par le jeune âge évident de la blonde). Cette fille qui m'observait de l'autre côté de ce vitrage était d'une minceur... effarante. Pire que tous ces mannequins qui se faisaient vomir, ça non, car je savais qu'elle ne l'avait pas voulu. Sa peau d'une blancheur presque cadavérique n'améliorait pas le résultat. Elle n'était même pas suffisamment poilue pour rajouter un peu de foncé au tableau. Je savais à quoi elle ressemblait, dans son tee-shirt Imagine Dragons trop large, sa chemise kaki plus masculine que féminine, son jean tant de fois rapiécé qu'on n'y trouvait pas un centimètre sans trou recousu, ses grosses lunettes à monture de plastique noir et ses Doc Marten's boueuses. Une folle. Seule trace de féminité chez elle : un étrange pendentif d'un doré usé. Honnêtement, à sa vue, je me serais empressée de dégager.

Tournant donc mon visage blanc vers la voix, je murmurai, dans un souffle empreint de défi : Sam.
• I'm not human; Réservé aux Aliens. En une dizaine de lignes minimum, décrivez votre race, à quoi vous ressemblez, votre planète, etc. Pour les Timelords, décrivez ici votre TARDIS, son acquisition, votre relation avec ce dernier, etc.



♦♦ TELL ME YOUR STORY



- Bonjour Miss Crowley !
- Bonjour Madame Collins !

Comme d'habitude, je ne passe qu'en coup de vent. C'est à peine si cette bonne Madame Collins parviendrait à reconnaître mon visage si on le lui demandait. Montant bruyamment les marches quatre à quatre, ignorant royalement les traces boueuses suintantes d'eau que mes pas y laissèrent. Je n'étais définitivement pas la locataire exemplaire, ce qui s'avérait paradoxal, ma gentille logeuse semblant presque être la perfection absolue. Grommelant comme toujours et pestant contre cet escalier, horriblement exigu. Je ne cessais de me cogner les coudes et les épaules contre les murs vert menthe. J'inspirais un grand coup après avoir ouvert la porte de ma chambre d'un coup de pied, étalant encore la crasse de mes chaussures sur le bois bleuâtre de cette même porte. J'étais claquée. Non, en fait, plus que claquée. Mon rêve, à cet instant précis, serait de me jeter sur mon gros lit bien fait (par Madame Collins, of course) et d'y faire un gros dodo plus que mérité. Après tout, je venais de me faire cinq heures de cours, suivies de trois heures de recherches à la bibliothèque. Plus une bonne heure et demie de courses.

Ma journée aurait dû donc, en toute logique, être terminée. Et bah non. Inconvénient lié à un choix que j'avais fais il y a maintenant deux petites années. Jetant donc sans ménagement ma grosse besace qui me tenait lieu de sac de cours sur mon lit, sitôt suivie d'un manuel volumineux traitant d'astrophysique. Je sautillai jusqu'à ma penderie en envoyant balader mes chaussures sous ma table de chevet. Pour la suite du programme, je devais dire au revoir à Maddison Crowley pour une petite période. Pénétrant complètement dans mon oh combien large placard, je me dressai sur la pointe des pieds pour attraper une boîte de bonne dimension, tout en chantonnant les paroles d'un générique de sitcom 100 % américain, comme on en faisait des tonnes. D'un geste fluide, serrant mon précieux butin contre ma poitrine, je rejetai mes mèches blondes derrière mon épaule, pestant à voix basse contre la poussière omniprésente qui voulait à tous prix entrer dans mon nez.

A chemin entre la chute et le dépôt délicat, la boîte se retrouva sur mon lit, supportant une partie de mon poids, étant presque affalée dessus. A peine l'eu-je ouverte que la moitié de son contenu se déversa sur l'édredon et le parquet. Quelle journée de merde... Gémissant de fatigue, mêlée d'une certaine flemmardise typique de ma personne, je m'agenouillai au milieu des différents tas de tissus, babioles et, plus particuliers, perruques. Toutes brunes, à peu près identiques, à quelques différences près. Attrapant sans aucune délicatesse, comme toujours, les objets cités plus tôt pour les balancer auprès de ceux qui avaient eu l'intelligence de rester sur le lit, je collais finalement ma joue contre le sol, jetant un regard sous mon lit, remarquant encore quelques bijous, dont les boucles d'oreilles que je comptais mettre. Ainsi que... qu'une étrange mallette, qui me parut, aux premiers abords, totalement inconnue. Mais finalement, je retrouvai l'histoire liée à cette objet. Inconsciemment, sans plus contrôler le moindre de mes mouvements, je la tirai à la lumière, caressant avec une affection inexpliquée le vieux cuir, attrapant entre mes doigts des brassées de poussières.

Sans même pousser un seul grognement, j'écrasai les vêtements précédemment ramassés sous ma nouvelle découverte. J'étais tellement silencieuse, étrangement, que je parvins à entendre le locataire du deuxième étage jouer de la guitare. Je ne savais même pas qu'il en jouait... Mais bref, l'important n'était pas là, mais en cette mallette. Cette vieille mallette. Lorsque mes doigts se posèrent sur les loquets, je vis qu'ils tremblaient. Etrange, je n'avais pas l'impression d'avoir peur, ou de souffrir de stress, car, après tout, ce n'était qu'une vieille boite à souvenirs. Mais des souvenirs, c'étaient justement ce que j'avais voulu effacer.

Cependant, avant même que je ne réagisse, elle était ouverte, son contenu enfin dévoilé au grand jour après tant d'années. L'élément sur le haut de la pile me fit immédiatement monter les larmes aux yeux. Je tremblais tellement que je ne parvenais pas à attraper le large feuillet -une photo- entre mes doigts. Me jetant sur la poignée de la porte pour la fermer à double tour, j'essuyai rapidement les larmes qui commençaient à poindre, et pris la photo du bout des doigts. Sur l'image, il y avait mes parents, beaux, jeunes et heureux. Ma mère, un beau sourire éclatant illuminant son visage, serrait un nourrisson dans ses bras. Ivy. Ma petite sœur. Tout allait bien à cette époque, je n'avais pas encore tout gâché. Enfin, pas pour longtemps...

Cette journée, je m'en souvenais parfaitement, pour mon plus grand malheur. Laissant la vieille photo glisser sur mes genoux, mon regard se fit vague, tandis que je me laissais déjà rattraper par le passé.

14 mars 2002


- Ne t'éloignes pas trop, Maddison !

- Ouais, ouais M'an !

- Fais attention princesse.

Riant à gorge déployée, les bras écartés à la manière d'un avion, je sentais les brins d'herbes gratter contre ma peau tandis que je me précipitai à la lisière de la forêt, courant à la suite d'une de mes nombreuses balles de base-ball. J'en perdais à chaque fois que l'on se rendait au parc. Papa n'arrêtait pas de dire que je lui coûtais plus cher en balle qu'en nourriture, mais je savais parfaitement qu'il était ravi de voir que j'appréciais ce sport autant que lui. Même si, de mon côté, j'adorais les perdre, le but pour moi étant de les retrouver. Sans cesser de faire résonner mes gloussements aux quatre coins des bois, je m'enfonçais de plus en plus profondément sous le couvert des arbres. Les rayons du soleil ne passaient presque plus au travers des feuilles. Pourtant, en enfant insouciante, je n'avais pas peur, je continuais ma course, sautant par-dessus les racines et les buissons, guettant en même temps le bruit de ma balle. Jusqu'à une clairière. Essoufflée, mais toujours aussi heureuse et souriante, je fouillai du regard l'espace. La petite balle blanchâtre aurait dû se trouver ici, son roulement s'était arrêté, et pourtant, aucune trace. Mon esprit embrumé d'enfant n'assimilait pas le contexte. Une balle ne pouvait pas tout simplement... "disparaître" ! C'était inconcevable, même avec une imagination débordante !

Sursautant à chaque craquement de feuilles et bâtons sous mes pieds, je parvins finalement au centre même de la clairière. L'air y était plus trouble, même si je ne le distinguais pas encore. En réalité, tout se passa très vite. Je trébuchais sur mes lacets défais, me retrouvais évidemment face contre terre. La première chose que j'avais remarqué, c'était l'herbe. Enfin, disons plutôt, l'absence d'herbe. Il n'y avait qu'un sol affreusement dur, recouvert d'une fine couche de sable. Interloquée, je me redressai en titubant, les yeux survolant tous les éléments étranges du décor m'entourant. Je n'étais plus dans la forêt, oh que non, c'était une certitude ! On aurait plutôt dit... un marché. Un immense marché. Tout n'était qu'or, pourpre et mauve. J'étais tout simplement en extase. Dans tous les coins, des êtres, inconnus à mes yeux, d'une étrangeté... étrange. Je ne comprenais pas un mot de leur bla-Bla. Et n'y attachais, de toutes manières, aucune importance. J'eus à peine le temps d'attraper une étrange pièce sur un étalage, rongée par la curiosité, que mon pied glissa sur une petite balle. En touchant le sol, celui-ci avait encore changé, devenant de larges pavés durs, comme ceux qu'on pouvait trouver dans de vieux quartiers. J'eus la présence d'esprit de rouler sur moi-même en entendant les sabots d'un cheval résonner à mes oreilles. Heureusement, car un quart de seconde plus tard, j'aurais été piétinée à devenir compote. Où étais-je désormais ? Pas à mon époque. Ces sortes de grands carrosses, on n'en voyait qu'aux alentours des parcs, pour profiter d'une petite balade confortablement installée derrière le conducteur. Et les tenues des passants.... Je n'avais vu ça qu'à la télévision ! Plus surprise qu'effrayée, j'esquissais le geste de me relever. Mais déjà, une autre voiture tirée par un magnifique cheval s'apprêtait à me rouler dessus, je visualais donc un caniveau, vers lequel je roulais... Pour revenir dans la forêt. Mon petit voyage n'avait duré qu'une minute ou deux, rien n'avait changé, en dehors de mon manteau recouvert de sable et de quelques saletés récupérées sur les pavés. Ainsi que la pièce involontairement volée au marché de... D'où ? C'était une excellente question. Il n'y avait aucun humain, là-bas, ou du moins, je n'en avais pas vu un seul.

Présent


Les larmes coulèrent toutes seules. C'était toujours ainsi, quand cette aventure me revenait en mémoire. Ce qui c'était passé ensuite n'avait été qu'une suite de catastrophes dont j'avais été la cause. Mais je ne pouvais retenir mes souvenirs, qui me submergèrent telle une gigantesque vague. Je me revoyais courir vers mes parents, criant à qui voulait l'entendre que j'étais allée voir des extraterrestres, et puis que j'étais partie dans une étrange ville du temps passé. Prenant tout à la rigolade, mon père et ma mère ne tardèrent pas à comprendre que ce n'était pas une histoire, du moins, pour moi. J'en étais allée voir, des psy, et même un nombre incalculable, sans en démordre une seule seconde. Je savais ce que j'avais vu. Et ne pouvais m'empêcher de le raconter à tout le monde, chacun de mes camarades, jusqu'à ce qu'on commence à me traiter de folle.

Levant lentement les yeux vers ma fenêtre, j'attrapai machinalement une de mes perruques brunes et, après l'avoir démêlé, et m'être nouée les cheveux en un chignon bien serré, la posai délicatement dans ma tête. Revenant à la mallette, et à son contenu. C'est ainsi que mon attention se concentra sur un petit bracelet en plastique blanc, rigoureusement identique à ceux des hôpitaux. A la seule différence qu'il venait d'un autre type d'hôpital. Ceux pour les fous. Ce que mes parents pensaient que j'étais devenue...

14 mars 2008 - Asile pour mineurs de Campbellston


- Ne sois pas triste, Maddison.
- Et pourquoi ne devrais-je pas l'être ? Mes parents viennent de m'abandonner !

Je vois passer dans le regard de l'infirmière -Marty, comme l'indiquait son badge- un éclair de pitié, à moins que ce ne soit de la compassion ? Quoi qu'il en soit, elle serra ma main dans la sienne, finissant d'accrocher un étrange petit bracelet blanc, en plastique, sur lequel était inscrit mon nom, mon âge et quelques autres informations que je ne comprenais pas. Maman et papa étaient partis depuis longtemps, ils m'avaient laissé aux mains de Marty après avoir discuté avec le directeur et remplis quelques papiers.

Les jours qui suivirent mon entrée dans "l'asile" furent cauchemardesque. L'institution Campbellston était un étrange mélange d'hôpital et de pensionnat, avec un règlement digne de l'armée. J'avais rendez-vous avec un psy, le docteur Jen, tous les matins après le petit déjeuner. Chaque matin, elle me demandait ce qui c'était passé dans ce bois, en 2004.  Je ne pouvais me retenir de rajouter que c'était réel, comme pour me justifier, alors que, de toutes évidences, ça ne faisait qu'aggraver  mon cas aux yeux de la médecin...

En fait, plus je grandissais, plus je m'intéressais à certaines choses, et plus les autres s'intéressaient à moi. Mon caractère téméraire et aventureux les attirait irrésistiblement, sans que ni moi ni eux n'y comprennent une seule chose. De mon côté, j'étudiais discrètement la logique et en profitais pour approfondir mon côté manipulatrice, qui me rendait si fière. De cette manière, un jour, je compris qu'il fallait cesser d'y croire. Oh, bien sûr, pas intérieurement, je campais sur mes positions, je savais parfaitement ce que j'avais vu. Non, c'était aux autres, au personnel de l'hôpital, à ma famille que je devais faire croire que j'avais compris. Que rien n'était réel.

De cette manière, après quatre ans passés dans cette antre du cauchemar, je retrouvais les rues de Londres.

Présent


Quand j'étais rentrée chez moi, en grande asperge de seize ans, pleine de colère et d'espoir de vie normale, j'étais presque certaine que tout se passerait pour le mieux. Ils étaient mes parents, ils ne pouvaient qu'être ravis de mon retour. J'ai rapidement compris que c'était aussi faux que l'histoire que j'avais raconté pour sortir de l'horrible pensionnat. Il m'empêchait d'approcher Ivy, de rester trop longtemps seule avec elle, ou même d'avoir une vraie discussion avec ma petite sœur. Bien plus tard, j'avais déduis qu'ils avaient peur que je la "contamine". Ils craignaient que je ne replonge, lui raconte mes "fariboles".

Remontant la fermeture éclair de mes bottines, je poussais un très long soupir. J'étais bientôt prête, en plus d'être en retard. Mais bon, mon statut me permettait bien de faire quelques petits caprices, autant donner raison aux tabloïds, pour une fois. Traversant ma chambre pour rejoindre le petit miroir surplombant ma commode, je sortis tout mon petit matériel secret qui me permettait de devenir quelqu'un d'autre. Et, comme chaque fois que je me maquillais, j'attrapai machinalement le trousseau de clés qui traînait sur le plateau. C'était ça, la suite de l'histoire.

14 juin 2012


Un dernier regard en arrière, c'était l'unique extra que je m'accordais. J'en profitais pour admirer chaque petit détail de cette maison, ma maison. Je ne pouvais retenir quelques larmes. Je pleurais pour Ivy. Ces dernières semaines, nous avions transgressé les règles, j'avais enfin pu découvrir qui était ma petite sœur. Je lui avais expliqué tout mon plan, elle avait été ravie pour moi. Sauf qu'elle me manquait déjà. Lorsque mes parents n'étaient devenus que des inconnus pour moi, j'avais eu l'impression d'avoir connu Ivy depuis toujours.

De toutes manières, je ne pouvais plus faire machine arrière. Plus ou moins confortablement installée dans ma voiture (offerte par mon paternel à mon retour dans l'espoir d'effacer la froideur évidente que l'on ressentait l'un envers l'autre), je sifflotais doucement la mélodie de la chanson qui passait à la radio au même instant. Bien que le soleil soit à peine levé, la châleur était déjà étouffante, je roulais toutes vitres ouvertes, sans destinations précises. J'irais où la route me mènerait, même si l'Angleterre n'était peut-être pas le pays le plus intéressant pour une mineure sans but précis...

Présent


Ce qui c'était passé ensuite, songeai-je en reposant le trousseau et mon mascara, c'était que j'étais partie en paquebot jusqu'aux Etats-Unis, y avait poursuivi quelques temps ma route en voiture, avec comme seule distraction mon bon vieil autoradio et les trois ou quatre CD que j'avais pu acheter avec mes maigres économies. D'ailleurs, ce fut évidemment ce qui posa problème en premier. J'étais alors, heureux hasard, à une dizaine de kilomètres de Los Angeles. J'y trouvais, miraculeusement, une colocation à la hauteur de la fortune absente qui emplissait mes poches. J'eus en plus l'excellente idée de ne pas donner mon vrai nom, choisissant, presque avec automatisme, l'identité que je m'étais créée enfant, ma carapace, le moi que j'aurais rêvé de devenir, sans la folie. S.A.M. Sadness and Madness. Sam Casteller. Je devais avoir un ange gardien, car d'autres petites coïncidences miraculeuses me poussèrent là où j'étais aujourd'hui. Actrice. Car c'était ce que j'étais. Une actrice, accédant à la célébrité à une vitesse fulgurante, devenant mondialement connue. Tout ça à cause d'un petit film historique, dans lequel je jouais un rôle secondaire, rien d'incroyable, et pourtant... Le mystère flottait partout autour de cette étrange et jeune Sam. Aucune famille, aucun passé connu.

C'était donc Sam que je voyais dans mon miroir. Deux visages, une personne. Mad, la jeune étudiante en astrophysique sans attraits particuliers, et Sam, la fameuse et sublime actrice adulée par nombres d'humains à travers le monde.

Secouant la tête comme pour se réveiller, une brunette élancée perchée sur hauts talons dévala les escaliers de la demeure de Madame Collins, cachée sous la capuche d'un vieux sweet usé et de larges lunettes de soleil lui mangeant la moitié du visage. C'est à peine si la gentille logeuse entendit la porte claquer dans le dos de son étrange locataire. Elle a l'habitude, maintenant, et même si cette petite représente une énigme, elle l'aime bien.

Pour les Time Lords, en plus de l'histoire, deux tests RP vous sont imposés. Dans un minimum de 50 lignes pour chacun d'entre eux, nous vous demandons de nous raconter comment vous avez fait face au vortex du temps à vos huit ans, et votre premier voyage à bord de votre TARDIS.


♦♦ AND YOU, WHO ARE YOU

• Prénom/âge/sexe; Morgane/15 ans/Fille
• Région; Ile-de-France
• Fréquence de connexion; 7/7, la plupart du temps.
• comment as-tu découvert le forum ? Alors là... Je suis passée au moins une dizaine de fois, sauf que, mon ordi avait un problème avec lui, il rechargeait la page toutes les deux secondes. Mais maintenant, ça a l'air d'aller mieux. Je suis donc ravie de m'inscrire enfin !
• Double compte; Nope !
• Code du règlement;
• Autre chose ? Shake it off, guys


Dernière édition par Maddison H. Crowley le Mer 30 Sep 2015 - 18:27, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: Mad + Je ne sais plus si je suis folle   Mer 16 Sep 2015 - 12:18

Bienvenuuuuue =) Si tu as des questions,n'hésites pas! ^^

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MessageSujet: Re: Mad + Je ne sais plus si je suis folle   Mer 16 Sep 2015 - 12:29

CARAAAAAAAAAAAA.
Bienvenuuuuuuuue
Comme il dit l'bonhomme du d'ssus, si t'as des questions n'hésites pas à venir nous voir

__________________________

Yesterday was a million years ago ; in all my past lives I played an asshole. Now I found you, it's almost too late... And this earth seems obliviating, we are trembling in our crutches. High and dead our skin is glass. I'm so empty here without you, I know it's the last day on earth ; We'll never say goodbye.
Love burns it's casualties
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MessageSujet: Re: Mad + Je ne sais plus si je suis folle   Mer 16 Sep 2015 - 12:33

Merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii à vous deux !
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MessageSujet: Re: Mad + Je ne sais plus si je suis folle   Ven 18 Sep 2015 - 15:33

Oooh bienvenue Maddie Suuper choix d'avatar **
Courage pour ta fichette. Une humain, ouais same team. J'suis curieuse

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NOT WITH HASTE

We will run and scream. You will dance with me. Fulfill our dreams and we'll be free. We will be who we are. And they'll heal our scars. Sadness will be far away
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MessageSujet: Re: Mad + Je ne sais plus si je suis folle   Mar 22 Sep 2015 - 20:24

Merci beaucoup

Plus que la bio et ma fifiche sera finie !
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MessageSujet: Re: Mad + Je ne sais plus si je suis folle   Mar 29 Sep 2015 - 23:47

Oooookey! J'ai bien aimé lire tout ça ^^
Bon déjà je te le dis, j'allais direct me mettre en mode "mais whaaat" parce que tu répète sans arrêt "folle" dans ton caractère, mais à la lumière de ton histoire je me rend compte que c'est sarcastique. Je me trompe? (parce que techniquement elle n'est pas folle)

Enfin bref j'ai pas grand chose à redire en soit, même si il y a quand même quelques points.
- Bon déjà rapport au début de ta fiche, c'est pas une double personnalité mais une double vie qu'elle a. Tout simplement. Parler de schizophrénie n'a pas lieu d'être. (d'ailleurs un schizophrène n'a pas de dédoublement de la personnalité mais on va pas entrer dans les détails. *sort*) Je comprend très bien ce que tu voulais dire, mais autant simplifier et être précis ^^
- Caractère, physique, j'ai rien à dire (du coup. XD)

- L'histoire j'ai deux choses. Lorsqu'elle se retrouve à voyager rapidement dans le temps et l'espace, tu dis qu'elle déduit l'époque (Londres XIXe)... Sauf qu'elle a 6 ans. A 6 ans on ne constate pas ça, on ne déduit pas ça. Elle peut à la limite comprendre qu'elle était dans le passé, après coup, mais honnêtement 6 ans pour s'en rendre compte c'est jeune. Vu comment tout ça à l'air de se passer vite, je doute qu'elle ait vraiment le temps de percuter. Je dis pas qu'elle n'a pas conscience de ce qu'elle voit ni de ce qu'elle vit, je dis simplement qu'elle n'a pas les ressources pour l'analyser correctement. En revanche elle peut en prendre conscience plus tard, avec les informations et la maturité. (par exemple durant l'adolescence, à partir de 13/14 ans, elle peut faire un rapprochement avec des photos d'époques. J'ai bien vu l'histoire du livre offert par sa grand-mère mais comme je te le dis, 6 ans, c'est trop jeune. Qui plus est à 6 ans on commence à peine à lire alors bon XD) D'ailleurs, cette histoire de voyage time & space, c'est pourquoi? Jveux dire tu en connais la raison? (toi la joueuse) Si tu ne souhaites pas que ça apparaisse dans l'histoire pour le développer in rp je comprend, mais j'ai besoin de le savoir pour être sûr que c'est faisable donc au pire dis moi ça par mp. Si tu sais pas... Bah si tu sais pas encore et bien qu'il en soit ainsi XD

Et l'autre chose, c'est le moment où tu parles de ses rendez-vous avec son psy, à l’hôpital psychiatrique. C'est un détail hein, mais il me dérange. Une hallucination est un symptôme, un groupement de symptômes forment une pathologie et cette pathologie découle d'un traumatisme psychologique. Aucun psy digne de ce nom n'irait dire à une jeune adolescente, comme ça de but en blanc, que ce qu'elle a vu n'est pas réel. Ce serait comme retirer sa béquille à un infirme et puis c'une adolescente, se serait foncer dans un mur et le renforcer x10 par la même occasion. Il va essayer de comprendre l'origine de cette hallucination, de cette idée. C'est seulement si son cas est trop sévère ou urgent qu'il va lui balancer ça en pleine tronche et deux choses: elle est jeune pour ça à ce moment-là ET son cas n'est clairement pas si sévère et urgent, du moins du point de vu du psy puisqu'on sait nous qu'elle a bien vu ce qu'elle a vu et que c'était bien réel.

- Un dernier truc: relis toi s'il te plait. Y'a un paquet d'erreur de conjugaison (le plus souvent des Imparfait incomplets du genre "Je comprenai", manque le s) ou j'ai aussi noter jsais plus ou une erreur de mot "d'effet" au lieu de "défais" (de défaire).

Voilà voilààà =D

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MessageSujet: Re: Mad + Je ne sais plus si je suis folle   Mer 30 Sep 2015 - 12:01

Oui, justement, la plupart des points que tu as énoncé faisaient partis de mes hésitations.

J'hésitais à ce que Maddison comprenne l'époque, mais tu as raison, il vaut mieux que je change.

Après, l'histoire du voyage, c'était pour avoir un fait incroyable qui la ferait passer pour folle aux yeux de son entourage, quand elle était certaine d'avoir raison.

Pour le psy, c'est vrai, je n'y avais pas pensé.

Les fautes de conjugaison, c'est mon p'tit problème, surtout les terminaisons... Je peux essayer de corriger...

Folle, elle ne l'est pas vraiment, c'est juste qu'elle en donne l'impression, et qu'on la croit ainsi.

M'enfin bref, tout ça pour dire que je vais rebosser un peu tout ça pour que ce soit plus correct. Merci pour les précisions !
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MessageSujet: Re: Mad + Je ne sais plus si je suis folle   Mer 30 Sep 2015 - 12:10

Super! =) Y'a que ça, du reste tout va bien. Et quand je dis "que ça" c'est vraiment pas énorme, donc une fois modifié ce sera bon je pense ^^

L'histoire du voyage peut être une petite intrigue pour ton perso: après tout Mad a "volé" une pièce sur le marché, elle peut être importante, va savoir! =)

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MessageSujet: Re: Mad + Je ne sais plus si je suis folle   Mer 30 Sep 2015 - 12:23

Oui, c'est vrai qu'elle pourrait avoir une importance ^^

J'ai corrigé les points de l'histoire, je m'occuperais plus tard de la correction de mon orthographe :3
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MessageSujet: Re: Mad + Je ne sais plus si je suis folle   Mer 30 Sep 2015 - 13:11

Parfait, tiens moi au courant! =D

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MessageSujet: Re: Mad + Je ne sais plus si je suis folle   Mer 30 Sep 2015 - 18:28

Je pense que c'est bon... Les verbes restants n'ayant pas de "s" à la fin sont, normalement, tous au passé simple, ce qui est donc normal...

J'espère que je n'ai rien oublié ^^
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MessageSujet: Re: Mad + Je ne sais plus si je suis folle   Mer 30 Sep 2015 - 21:20

“ welcome in the game !

Félicitations, ton personnage est validé ! Tu peux désormais commencer le jeu en créant tout d'abord tes fiches de topics et de liens, en remplissant bien ton profil et en faisant recenser ton avatar ici. N'oublie pas de nous prévenir en cas d'absence, ici. Si tu as la moindre question ou réclamation à faire, adresses-toi aux administrateurs et modérateurs, ils se feront une joie de te répondre. Bon jeu à toi !

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A broken heart is better than no heart at all.
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MessageSujet: Re: Mad + Je ne sais plus si je suis folle   Dim 1 Nov 2015 - 22:40

BIENVENUE !

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Ne vous demandez pas pourquoi les gens deviennent fous. Demandez-vous pourquoi ils ne le deviennent pas. Devant tout ce qu’on peut perdre en un jour, en un instant... Demandez-vous ce qui fait qu’on tienne le coup... @ ALASKA.
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Mad + Je ne sais plus si je suis folle

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